« Il faut en finir avec le secret bancaire et les paradis fiscaux »

Le député de Québec solidaire Amir Khadir estime qu’« il en faut plus pour combattre réellement les Earl Jones et Vincent Lacroix de ce monde. La vraie justice pour les investisseurs ce serait qu’ils puissent revoir la couleur de leur argent. Il faut donc en finir avec les paradis fiscaux et lever le secret bancaire qui permet à ces criminels de cacher 50 milliards de dollars de l’argent du Québec dans les 84 paradis fiscaux identifiés par l’OCDE. »
Par Mis en ligne le 02 septembre 2009

Québec soli­daire appuie vigou­reu­se­ment la pro­po­si­tion d’augmenter les peines pour les frau­deurs en cra­vate. Toutefois, « s’en tenir stric­te­ment à des peines de prison plus sévères pour com­battre ces crimes éco­no­miques relève davan­tage de l’opportunisme que du cou­rage poli­tique, d’ajouter la porte-parole et pré­si­dente de Québec soli­daire Françoise David. Si M. Charest est sin­cère, le gou­ver­ne­ment du Québec doit joindre sa voix aux nom­breux pays qui, à l’instar des Etats-Unis du pré­sident Obama, réclament l’abolition des para­dis fis­caux. Dans le cas d’Earl Jones, des cen­taines de mil­liers de dol­lars ont pris le chemin des Bermudes. »

Pour éviter la répé­ti­tion de telles fraudes, le pro­blème doit être réglé à sa source. Le député de Mercier pré­cise que « les dépla­ce­ments de fonds consi­dé­rables se pour­sui­vront tant que le secret ban­caire garan­tira des retraites dorées aux frau­deurs, dont Jones et Lacroix ne sont que des exemples mineurs »

Pour Québec soli­daire, les gou­ver­ne­ments devront tirer les leçons de la crise finan­cière qui se fait encore sentir. « Il est fon­da­men­tal de régle­men­ter plus sévè­re­ment le sec­teur finan­cier, cette éco­no­mie casino, qui explique pour­quoi des épargnes indi­vi­duelles et col­lec­tives peuvent s’évaporer du jour au len­de­main », de conclure Amir Khadir.

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