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	<title>Nouveaux Cahiers du socialisme</title>
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	<description>Faire de la politique autrement, ici et maintenant...</description>
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		<title>Qui est payé le plus : les travailleurs du secteur public ou ceux du secteur privé?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 02:16:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués / Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[La récession et les déficits publics qui en ont résulté ont incité les pouvoirs publics à examiner à la loupe les niveaux de salaire et de rémunération dans le secteur public. De nombreux gouvernements ont imposé des gels salariaux et des limites et ont eu recours à la sous-traitance des services publics, en invoquant entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h3></h3>
<p>La récession et les déficits publics qui en ont résulté ont incité les pouvoirs publics à examiner à la loupe les niveaux de salaire et de rémunération dans le secteur public. De nombreux gouvernements ont imposé des gels salariaux et des limites et ont eu recours à la sous-traitance des services publics, en invoquant entre autres le fait que les travailleurs du secteur public sont systématiquement mieux payés que ceux qui occupent des emplois comparables dans le secteur privé.<span id="more-8447"></span></p>
<p>La présente étude utilise les données les plus détaillées et les plus complètes disponibles sur les gains par profession et montre que la réalité est bien différente. En général, le salaire moyen offert dans le secteur public est très similaire au salaire accordé dans des professions comparables du secteur privé. Le taux de salaire du secteur public est aussi beaucoup plus équitable, qu’on le mesure en fonction du sexe, de l’âge, du groupe professionnel ou de la région.</p>
<h3>Principales constatations :</h3>
<ul>
<li>En général, les niveaux de salaire moyens pour des emplois comparables entre employeurs du secteur public et du secteur privé sont très similaires. Le salaire annuel moyen dans le secteur public était de 49 655 $, 0,5 p. 100 de moins que la moyenne du secteur privé de 49 407 $.</li>
<li>Cette « prime salariale » est due entièrement à l’écart salarial plus faible entre hommes et femmes dans le secteur public, grâce aux règles d’équité salariale plus rigoureuses qui y sont appliquées.
<ul>
<li>Les femmes du secteur public étaient payées en moyenne 4,5 p. 100 de plus que les femmes occupant des emplois similaires dans le secteur privé : 45 821 $ contre 43 841 $ dans le secteur privé.</li>
<li>Les hommes du secteur public étaient payés en moyenne 5,3 pour cent de moins que les hommes occupant des emplois similaires dans le secteur privé : 57 318 $ contre 60 531 $ dans le secteur privé.</li>
</ul>
</li>
<li>Les femmes sont toujours payées moins que les hommes pour des emplois similaires dans le secteur public, mais l’écart est moins large que pour les femmes du secteur privé.</li>
<li>Si les femmes du secteur public étaient payées comme les femmes occupant des emplois similaires dans le secteur privé, elles recevraient en moyenne 1 980 $ de moins par année, ce qui accroîtrait considérablement leur écart salarial.</li>
<li>Ces constatations—écart salarial moindre pour les femmes et salaire moyen plus faible pour les hommes que dans le secteur privé—valent pour tous les différents niveaux de gouvernement et les grandes composantes du secteur public : fédéral, provincial, local, santé et services sociaux et éducation.</li>
<li>Les salaires dans le secteur public sont non seulement plus équitables pour les femmes, ils le sont aussi systématiquement pour tous les grands groupes d’emplois, groupes d’âges et régions.</li>
<li>Les différences salariales entre les secteurs public et privé sont plus importantes pour les emplois au haut et au bas des échelles salariales.
<ul>
<li>Ceux qui ont des emplois moins bien payés—nettoyage, préparation des aliments, commis—sont généralement mieux payés dans le secteur public que dans le secteur privé.</li>
<li>Les emplois mieux payés—cadres, avocats et comptables—tendent à offrir un salaire beaucoup moins élevé dans le secteur public que dans le secteur privé.</li>
<li>Ces différences seraient plus marquées si les emplois où les différences sont encore plus importantes n’avaient pas été exclus par un filtrage de la qualité des données utilisé dans l’analyse.</li>
</ul>
</li>
<li>L’information sur le coût additionnel des régimes de retraite et d’avantages sociaux n’est pas systématiquement accessible par profession. Toutefois, les données de Statistique Canada sur tous les revenus du travail supplémentaires, dont les régimes de retraite et d’avantages sociaux, indiquent que ce coût est supérieur de 4,6 pour cent en moyenne dans les grandes industries du secteur public par rapport à celles du secteur privé.</li>
</ul>
<h3>Conclusions :</h3>
<p>Le salaire moyen général dans le secteur public est très similaire à celui d’emplois comparables dans le secteur privé, mais il est beaucoup plus équitable, qu’il soit mesuré par sexe, âge, groupe professionnel ou région.</p>
<p><img src="http://cupe.ca/images/ps-wages-image.jpg" alt="Image: Dollar signs" />Le rapport soulève une importante question : quelle devrait être la norme salariale dans le secteur public?</p>
<p>Si les salaires dans le secteur public suivaient les normes du secteur privé, il en résulterait non seulement un écart salarial plus grand entre hommes et femmes, mais aussi de plus grandes inégalités dans tous les groupes d’emplois, régions et groupes d’âges, avec des salaires plus faibles pour les moins bien payés et des hausses significatives pour ceux qui sont au sommet.</p>
<p>Les salaires du secteur public devraient refléter l’ensemble des valeurs canadiennes. Les disparités salariales ont trop augmenté. Dernièrement, le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Conference Board du Canada se sont dit inquiets des effets économiques négatifs des inégalités de salaires et de revenus croissantes au Canada.</p>
<h3>Méthodologie :</h3>
<p>Le SCFP a obtenu les données les plus détaillées possibles de Statistique Canada, avec de l’information sur les revenus de plus de 500 professions spécifiques. L’étude a utilisé des données tirées de 1,9 million de dossiers du long recensement de 2006 et a comparé les niveaux de revenus de ceux qui travaillaient à temps plein toute l’année pour chaque emploi spécifique par groupes d’industries, avec ventilation par sexe, âge et région. L’analyse n’a pas tenu compte d’autres facteurs qui peuvent avoir des effets sur le salaire, comme l’éducation, la syndicalisation, les compétences, l’expérience de travail et la taille de l’employeur. Tous ces facteurs tendent à être plus élevés dans la main-d’œuvre du secteur public.</p>
<p>LivingWork Consultants a été mandaté pour analyser et rassembler les données en utilisant des méthodes statistiques rigoureuses. En comparaison, le rapport Regard sur les salaires publié par la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), basé sur une source de données identique, a utilisé des techniques qui ont faussé ses résultats et a eu recours à des équations mathématiquement inexactes.</p>
</div>
<p><a href="http://scfp.ca/updir/Battle_of_the_Wages_FR_Final-0.pdf"><img src="http://scfp.ca/images/pdficon.gif" alt="" /></a> <a href="http://scfp.ca/updir/Battle_of_the_Wages_FR_Final-0.pdf">Telechargez le rapport complet</a><br />
(1620 kB)</p>
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		<item>
		<title>Déclaration finale de l’Assemblée des mouvements sociaux</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 02:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Capitalisme / Néolibéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous, peuples de tous les continents, réunis dans le cadre de l’Assemblée des mouvements sociaux tenue lors du Forum social thématique « Crise capitaliste — Justice sociale et environnementale », luttons contre une crise systémique qui se traduit par une crise économique, financière, politique, alimentaire et environnementale mettant en péril la survie même de l’humanité. La décolonisation des peuples opprimés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous, peuples de tous les continents, réunis dans le cadre de l’Assemblée des mouvements sociaux tenue lors du Forum social thématique « Crise capitaliste — Justice sociale et environnementale », luttons contre une crise systémique qui se traduit par une crise économique, financière, politique, alimentaire et environnementale mettant en péril la survie même de l’humanité. La décolonisation des peuples opprimés et la confrontation avec l’impérialisme représentent le principal défi des mouvements sociaux dans le monde.<span id="more-8445"></span></p>
<p>Nous nous réunissons ici, dans toute notre diversité, pour construire ensemble un agenda d’actions communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et tout type de discrimination et d’exploitation. C’est pourquoi nous réaffirmons nos axes communs de luttes, adoptés lors de notre Assemblée de Dakar en 2011. La lutte contre les transnationales, la lutte pour la justice climatique et pour la souveraineté alimentaire, la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes, la lutte pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, l’occupation et la militarisation de nos territoires.</p>
<p>Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, conglomérats médiatiques, institutions internationales et tous les gouvernements à leur service) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d’une politique interventionniste et néo-colonialiste. Guerres, occupations militaires, traités néo-libéraux de libre-échange et « mesures d’austérité » se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage et exploitent les ressources naturelles. Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délogements, l’endettement et les inégalités sociales.</p>
<p>La logique d’exclusion de ce modèle ne sert qu’à enrichir une petite élite, tant dans les pays du Nord que dans les pays du Sud, au détriment de la grande majorité de la population. La défense de la souveraineté et de l’auto-détermination des peuples, la justice économique, environnementale et de genre, sont les clés pour affronter et dépasser la crise, en consolidant le protagonisme d’un Etat libre des corporations et au services des peuples.</p>
<p>Le réchauffement global est le résultat du système capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières, les gouvernements et les organismes internationaux à son service, ne veulent pas réduire leur émission de gaz à effet de serre. A présent, ils tentent de nous imposer « l’économie verte » comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie. Nous rejetons toutes les fausses solutions à ces crises, tels que les agro-combustibles transgéniques, la géo-ingénierie et les marchés carbone, car ce ne sont là que les nouveaux déguisements du système. La tenue de la Conférence des Nations-unies Río+20, au mois de juin à Río de Janeiro, 20 ans après Rio 92, renforce la lutte pour la justice climatique en opposition au modèle de développement capitaliste. La tentative de « verdir » le capitalisme, s’accompagnant de nouveaux instruments de « l’économie verte », doit alerter les mouvements sociaux et leur permettre de durcir la résistance et d’être les protagonistes de la construction de véritables alternatives à la crise.</p>
<p>Nous dénonçons la violence faites aux femmes qui est exercée régulièrement comme un outil de contrôle de leurs vies et de leurs corps. De surcroît, nous luttons contre la recrudescence de leur exploitation au travail qui permet aux entreprises d’atténuer les impacts de la crise et de maintenir des marges de bénéfices constantes. Nous luttons contre le trafic des femmes et d’enfants, contre les relations forcées et les préjugés raciaux. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’auto-détermination de genre et luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.</p>
<p>Les puissances impérialistes utilisent des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde. Nous dénonçons le faux discours de défense des droits humains, qui souvent permet de justifier les occupations militaires. Nous nous prononçons contre la violation permanente des droits humains et démocratiques au Honduras, et plus particulièrement à Bajo Aguán, l’assassinat de syndicalistes et d’acteurs de la lutte sociale en Colombie, ainsi que le blocus criminel contre Cuba depuis 50 ans. Nous luttons pour la libération des 5 cubains emprisonnés illégalement aux Etats-Unis, l’occupation illégale des Iles Malouines par l’Angleterre, les tortures et les occupations militaires promues par les Etats-Unis et l’Otan en Libye et en Afghanistan. Nous dénonçons le processus de néo-colonisation et de militarisation à l’oeuvre sur le continent africain et la présence de l’Africom. Nous luttons également pour l’élimination de toutes les armes nucléaires et contre l’Otan.</p>
<p>Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des peuples du monde contre la logique prédatrice et néocoloniale des industries extractives et minières transnationales, en particulier avec la lutte du peuple de Famatina en Argentine. Nous dénonçons la criminalisation des mouvements sociaux. Le capitalisme a détruit la vie des personnes. Pour cette raison, de nombreuses luttes naissent chaque jour pour la justice sociale, afin d’éliminer les effets laissés par le colonialisme et pour que tous et toutes, nous ayons une qualité de vie digne. Chacune de ces luttes implique une bataille d’idées qui rend indispensable les actions pour la démocratisation des moyens de communication indépendants, contrôlés pour le moment par des conglomérats, et contre le contrôle privé de la propriété intellectuelle. Dans le même temps, le développement d’une communication indépendante doit accompagner notre processus d’émancipation. Engagés dans nos luttes historiques, nous défendons le travail décent et la réforme agraire et considérons que c’est le seul chemin vers l’économie familiale, paysanne et indigène, c’est un pas nécessaire pour accéder à la souveraineté alimentaire et la justice environnementale. Nous réaffirmons notre engagement dans la lutte pour la réforme urbaine comme instrument fondamental dans la construction de villes justes aux espaces démocratiques et participatifs. Nous défendons la construction d’une autre intégration, fondée sur la logique de la solidarité, et le renforcement de processus tels que l’Unasur et l’Alba. La lutte pour le soutien à l’éducation, la science et les technologies publiques, ainsi que pour la défense des savoirs traditionnels devient urgente à mesure que ces domaines sont livrés à la marchandisation et à la privatisation.</p>
<p>Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux étudiants chiliens, colombiens, portoricains et du monde entier qui continuent de défendre ce bien commun qu’est l’éducation. Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste. De grands défis sont inscrits au calendrier, ils exigent que nous articulions nos luttes et que nous nous mobilisions massivement.</p>
<p>Inspirés par l’histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des mouvements du « Printemps arabe », <em>d’Occupy Wall Street</em>, des Indignés et la lutte des indignés chiliens, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial. Nous devons contribuer à l’émancipation et à l’auto-détermination de nos peuples, en renforçant la lutte contre le capitalisme. Nous appelons tous et toutes à renforcer le poids de la Rencontre internationale des droits humains en solidarité avec le Honduras et à construire le Forum social de la Palestine libre, soutenant le mouvement mondial pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre l’Etat d’Israël et sa politique d’apartheid contre le peuple palestinien.</p>
<p>Prenons la rue à partir du 5 juin pour une grande journée de mobilisation mondiale contre le capitalisme. Nous appelons à impulser l’organisation, face à la Conférence Rio+20, du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs.</p>
<p>Oui, le temps présent est à la lutte, l’avenir est à nous !</p>
<p> </p>
<p><strong>Porto Alegre, le 28 janvier 2012, Assemblée des mouvements sociaux</strong></p>
<p><strong>Traduction : Guillaume Beaulande</strong></p>
<p><strong>Edition : Mémoire des luttes</strong></p>
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		<title>L’indépendance, la gouvernance souverainiste et la lutte pour un changement social au québec</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:36:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[État / Services publics / Bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Nation / Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attaques dont a fait l’objet Gilles Duceppe dans La Presse l’ont semble-t-il obligé à renoncer à toute possibilité de remplacer Pauline Marois à la direction du PQ. Même s’il n’avait pas formellement annoncé ses intentions le tapis rouge avait déjà commencé à se dérouler pour annoncer son arrivée prochaine. La sortie publique de Bernard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attaques dont a fait l’objet Gilles Duceppe dans La Presse l’ont semble-t-il obligé à renoncer à toute possibilité de remplacer Pauline Marois à la direction du PQ. Même s’il n’avait pas formellement annoncé ses intentions le tapis rouge avait déjà commencé à se dérouler pour annoncer son arrivée prochaine. La sortie publique de Bernard Landry dans les médias, juste avant la tenue du Conseil national du PQ, devait s’en prendre aux fondements de la stratégie politique de Pauline Marois afin de favoriser l’entrée en scène de Gilles Duceppe.<span id="more-8440"></span></strong></p>
<p>Assurés du changement de garde, les deux dirigeants du SPQ libre, Pierre Dubuc et Marc Laviolette se sont aventurés en terrain découvert, en s’en prenant de façon fort maladroite et très méprisante d’ailleurs à Pauline Marois. Mal leur en prit, ils ont aussitôt réintégré les rangs et réaffirmé pour une énième fois leur serment d’allégeance, allant même jusqu’à dire que Daniel Breton était finalement une acquisition de choix pour le PQ alors qu’ils avaient accusé Pauline Marois d’avoir recruté un fédéraliste quelques jours plus tôt.</p>
<p>L’ancien premier ministre Bernard Landry avait quant à lui choisi un terrain plus politique. Sa sortie publique dans les médias, juste avant la tenue du Conseil national du PQ, devait s’en prendre aux fondements de la stratégie politique de Pauline Marois afin de favoriser l’entrée en scène de Gilles Duceppe. Sa lettre étant déjà annoncée, il a probablement jugé inopportun de la retirer.</p>
<p>« Mettre le cap sur l’indépendance » s’en prend, à juste titre, à la gouvernance souverainiste, concept avancé par la direction Marois et adopté lors du congrès de 2006. Selon lui, « On ne peut pas faire comme si on était souverain quand on est une simple province… Une telle doctrine envoie le message que si l’on peut agir en État souverain sans l’être, la souveraineté n’est donc pas indispensable. »</p>
<p>Mais là s’arrête l’essentiel de la réflexion. Quant aux perspectives elles se limitent à un crédo pour l’indépendance. Son texte est visiblement trop centré sur Pauline Marois et ce faisant il omet de faire un bilan d’ensemble. Madame Marois n’a pas inventé la gouvernance souverainiste. Après l’élection de Mulroney, René Lévesque avait lancé l’idée du « beau risque » qui avait amené à la démission de plusieurs figures prestigieuses dont Jacques Parizeau. À cette époque Bernard Landry l’avait qualifié d’aventurier.</p>
<p>Le Bloc Québécois a également été pris dans cette contradiction. Défendre les intérêts du Québec à Ottawa, n’a-t-il pas rendu le fédéralisme plus acceptable aux yeux des québécois ? À certains moments même, par exemple lorsque Pierre Paquette a revendiqué au nom du BQ la présence du Canada au conseil de sécurité des nations unies, on se trouvait en pleine confusion des genres.</p>
<p>Nous sommes donc devant un questionnement beaucoup plus profond que le simple leadership de Pauline Marois. Il est dommage que Gilles Duceppe ait fait l’objet d’un coup bas médiatique parce que cela a coupé court artificiellement à la poursuite d’un débat, si tant est qu’un réel débat aurait pu avoir lieu sur ces questions. Mais il aurait été intéressant de confronter l’affirmation de Bernard Landry selon laquelle nous serions hors d’Afghanistan sous un Québec Indépendant alors que le BQ sous Gilles Duceppe a accepté à deux reprises le prolongement de la mission militaire canadienne.</p>
<p><strong>Quelles perspectives pour un Québec souverain ?</strong></p>
<p>Il ne suffit pas de « …regarder le peuple droit dans les yeux et aller au pas de charge vers cet idéal… » comme le mentionne Bernard Landry. Il faut définir le contenu du Québec que nous voulons. Il faut permettre à la population d’exprimer ses revendications et d’avancer ses idées. Quel contrôle voulons-nous sur nos richesses naturelles ? Quel type d’exploitation devons-nous développer pour respecter l’environnement ? Comment conserver nos emplois au Québec ? Comment développer et améliorer les services de santé, comment donner un accès égal à l’éducation ? Comment développer un Québec sans pauvreté ? Comment s’assurer que tout le monde ait un logement décent ? Comment transformer nos institutions parlementaires pour qu’elles reflètent véritablement la volonté populaire ?</p>
<p>L’accession à la souveraineté ne pourra se réaliser qu’en mettant en place un processus de consultation populaire qui débouchera sur un référendum. Il faut que la population puisse construire la constitution d’un Québec souverain. Pour y arriver il faut qu’une assemblée constituante soit élue au suffrage universel afin que l’ensemble de la société puisse définir le projet de société de tous ceux et celles qui aspirent à un Québec de justice et d’équité. Par ailleurs, seule la mobilisation populaire pourra surmonter une intrusion anti démocratique de l’establishment fédéral comme celle qui a donné lieu au vol du référendum de 1995.</p>
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		<title>L’écologie politique est un humanisme !</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Philo / Socio / Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Recension / Notes de lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé : Un livre dense et ambitieux, qui relie, de manière nécessaire, les exigences portées par la question écologique à divers champs de l’éthique appliquée (agriculture, rapport de l’homme à l’animal, organisation sociale du travail, éducation, handicap). Titre du livre : Eléments pour une éthique de la vulnérabilité : Les hommes, les animaux, la nature Auteur : Corine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résumé : Un livre dense et ambitieux, qui relie, de manière nécessaire, les exigences portées par la question écologique à divers champs de l’éthique appliquée (agriculture, rapport de l’homme à l’animal, organisation sociale du travail, éducation, handicap).</strong></p>
<p>Titre du livre : Eléments pour une éthique de la vulnérabilité : Les hommes, les animaux, la nature<br />
Auteur : Corine Pelluchon<br />
Éditeur : Cerf<br />
Date de publication : 31/01/12<br />
N° ISBN : 2204088242<span id="more-8436"></span></p>
<p>Que faire pour que la prise en compte des problèmes écologiques ne se réduise pas à de simples déclarations d’intention ? Que faire pour que l’écologie, au-delà d’une simple éthique du quotidien, devienne une véritable écologie politique ? Comment sortir des impasses, des déceptions qui se renouvellent lors de chaque sommet interétatique ou  de prises de position gouvernementales, consacrés aux questions écologiques ?</p>
<p>C’est à ce type de questions que répond le livre dense et ambitieux de Corine Pelluchon <em>Eléments pour une éthique de la vulnérabilité</em>. Nourri des réflexions de ses précédents travaux (notamment <em>L’autonomie brisée</em>, Paris, PUF, 2009), l’ouvrage montre que la réponse à ces questionnements est exigeante, en ce qu’elle implique de « soumettre à la critique le modèle d’organisation sociale et politique qui s’est imposé en Occident  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. Cette critique est au cœur même de la réflexion écologique qui pointe non seulement la « défaillance de nos institutions  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>, comme instances décisionnelles et de mise en œuvre, mais aussi la « naïveté de nos présupposés anthropocentriques  ». Ces présupposés ont des conséquences qui touchent à la fois la manière dont l’homme pense son rapport à la nature, à la terre, mais aussi la manière dont il pense son rapport aux autres hommes, particulièrement à ceux  dont le mode de vie, ou d’être, ne répond pas aux normes dominantes, valorisées dans l’espace social : l’autonomie conquérante et la performance.</p>
<p>C’est en ce sens que Corine Pelluchon  met en avant les exigences portées par la question écologique. Prise dans sa radicalité, elle n’exige rien de moins qu’une refondation complète de la pensée politique, c’est-à-dire de son soubassement ontologique. L’ontologie qui soutient une philosophie politique rénovée par la prise en compte sérieuse de la question écologique nécessite de repenser l’homme dans son rapport à cet autre qu’est la nature et dans son rapport aux autres hommes. Une pensée conséquente qui a pour centre l’homme suppose de l’appréhender de manière décentrée, à travers son autre, ses autres. Cette inscription de l’altérité au cœur d’une pensée de l’homme, qui invite à le penser non pas à partir de ce qui lui est propre, mais à partir de ses autres, est, de manière stricte, l’objet de l’éthique de la vulnérabilité.</p>
<p>Cette éthique a des implications politiques immédiates : l’efficacité de l’action politique (institutionnelle ou citoyenne) ne peut s’effectuer qu’au prix d’une telle refondation de la pensée de l’homme, qui sous-tend l’agir. Refondation qui loin de faire de l’écologie une option politique et philosophique périphérique, l’inscrit pleinement au cœur d’un projet progressiste de civilisation, qui engage une critique profonde des modes de vie et d’organisation socio-économiques humains et des modèles de développements  qu’ils défendent.</p>
<p>Les perspectives offertes par <em> Eléments pour une éthique de la vulnérabilité </em>sont ainsi surprenantes, en ce qu’elles nous invitent, sans détour, à nous défaire de certaines thèses, qui sonnent comme de lourdes évidences.</p>
<p>D’abord, ce n’est pas en partant d’une pensée de la nature  mais bien en partant d’une pensée de l’<em>homme </em>qu’on peut prendre la mesure de ce qu’exige l’écologie, d’un point de vue ontologique et politique<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>. L’écologie, en ce sens, est un humanisme, mais un humanisme de l’altérité, c’est-à-dire un humanisme non anthropocentrique, qui, intègre une critique de la philosophie classique du sujet et de sa traduction politique comme théorie contractualiste. Humanisme qui se fonde sur la manière dont l’individu se pense lui-même « dans son rapport aux autres et à la terre qu’il habite  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>.</p>
<p>Ensuite, loin d’une incrimination de la justice et de la pensée des Droits de l’Homme et des institutions libérales, l’écologie, bien pensée – c’est-à-dire prise au cœur du renouvellement conceptuel et ontologique qu’elle appelle – suppose leur enrichissement. L’écologie politique ne suppose ni un appareil compliqué de réglementations, ni même, de la part de l’Etat, une forme de tyrannie bienveillante – limitant les libertés négatives de l’homme pour le bien de ce dernier – elle engage une véritable rénovation de l’exercice démocratique. L’écologie invite à repenser la démocratie en l’épaississant d’une certaine compréhension de l’homme. Loin de les rejeter, elle renforce les normes de l’Etat et de la vie démocratique, comprise comme espace public d’expérimentations citoyennes (associations, pratiques sociales etc.) et de débat : le renforcement de ces normes est le seul moyen d’intégrer, de manière sérieuse et efficace, l’écologie à la politique, ou mieux encore, de constituer quelque chose comme une véritable écologie politique.<br />
Ainsi, l’écologie,  en ce qu’elle appelle une philosophie à la hauteur des révolutions qu’elle doit engager sur le plan de nos modes de vie et de l’appréhension de notre être, renoue avec l’idéal de civilisation des Lumières en le rénovant.</p>
<p>Les Lumières, et même avant elles Descartes ou la Bible (!) ne sont pas coupables ! Coupables d’avoir promu une certaine compréhension de l’homme, « empire dans un empire  », faisant de la nature un simple réservoir. Cependant, l’idéal civilisationnel porté par les Lumières, doit être revu, pour mieux servir l’entreprise de déconstruction, à la fois théorique et pratique, du mythe de l’individualisme néo-libéral, où l’individu humain conçoit  sa relation à la terre, ou aux autres hommes,   à l’aune des catégories de « performance  » et d’  « utilité  » - se rapportant ainsi à ce qui n’est pas lui « comme à un moyen au service de sa vie  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. Cette déconstruction invite à  « repenser un idéal d’humanité qui n’est pas lié à la possession de certaines capacités, ou à l’appartenance à une espèce, mais qui dépend de certaines valeurs  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>.</p>
<p>Par conséquent, toute philosophie prenant pour objet la question écologique et ayant même pour fin de la fonder, doit se déployer au sein d’approches multiples qui interrogent les différents modes d’être de l’homme dans son rapport à ses autres (cet autre qu’est la nature comprise comme « plurivers  » (Latour), cet autre de l’autre qu’est l’animal, ou encore cet autre, dans une société qui valorise l’autonomie conquérante et la performance, qu’est la personne en situation de polyhandicap etc.). Ces différentes approches, qui constituent autant de terrains pour l’éthique appliquée, sont convoquées par l’auteur pour procéder à une réforme du sujet.  Cette réforme constitue l’objet de l’éthique de la vulnérabilité.</p>
<p>Dans cette éthique, qui sous-tend le projet d’une écologie politique rénovée par une ontologie, le sujet humain n’est plus conçu comme un agent moral autonome, défini par la raison ou l’autodétermination. Il se conçoit comme responsabilité.</p>
<p>Ce concept de responsabilité, que Corine Pelluchon façonne en prolongeant l’héritage lévinassien, ne se confond pas avec l’obligation ; il redéfinit la subjectivité, en rompant avec l’idée d’un sujet autosuffisant. Ce concept, au cœur de l’éthique de la vulnérabilité, redessine notre compréhension de  la liberté, en ce qu’elle est infléchie par une triple expérience de l’altérité :  1/ altération du soi et de notre corps, 2/ passivité du vivant (« qui vit de, se nourrit, a froid ou gèle…  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>), qui invite à une réhabilitation de la sensibilité comme susceptibilité à la douleur, 3/ responsabilité pour l’autre liée à la reconnaissance de l’altérité en moi.</p>
<p>Le sujet que je suis, en acceptant que sa volonté puisse être mise en échec<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>, qu’il est un vivant passif, et qu’il peut être confronté à un autre qui « échappe à son pouvoir et à sa connaissance  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>, reconnaît sa propre vulnérabilité et se rend ainsi capable d’accompagner d’autres êtres qui incarnent une « vulnérabilité extrême  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. La vulnérabilité, qui ne se confond pas avec la fragilité (« état de celui dont le bien-être et l’estime de soi dépendent complètement de l’autre  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>), fait ainsi référence « à notre susceptibilité au plaisir, à la douleur et au temps, à l’incomplétude du psychisme et souligne à la fois notre besoin de l’autre et notre ouverture à l’autre  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. Le sujet que je suis n’est pas ce sujet  de l’individualisme triomphant, maître de lui-même, en pleine possession de ses moyens, affirmant, volontaire et conquérant, que tout est possible. Le sujet que reconnaît l’éthique de la vulnérabilité est un « sujet brisé  », dont le mode d’être est, à ce titre, la responsabilité.</p>
<p>C’est cette refondation de la philosophie du sujet, qui intègre l’altérité au cœur de la subjectivité et conçoit le rapport de l’homme à l’autre sous deux modalités, celle de la responsabilité pour l’autre et celle du besoin de l’autre, qui doit porter une pensée des Droits de l’Homme et de la démocratie, capables de tenir toutes leurs promesses. Les Droits de l’Homme, enrichis par l’éthique de la vulnérabilité, ne visent pas la simple conservation de l’homme mais impliquent la question du droit à être et l’étendent à l’autre de l’homme. La promotion d’un humanisme de l’altérité, fondée sur l’éthique de la vulnérabilité,  inscrit donc, de manière nécessaire, la question animale et celle de la terre, ces autres de l’homme, au cœur des droits de l’homme. Si les Droits de l’Homme incarnent proprement un idéal de justice,  qui combat cette violence qui « [installe] une séparation entre les êtres qui sont dignes de considération et ceux qui ne le sont pas  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>, alors ils peuvent se faire instrument d’une écologie politique, dont le champ d’action ne se limite pas à la simple protection de l’environnement, mais questionne la manière dont l’homme habite le monde. L’écologie politique, en tant qu’elle est un humanisme, ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les modes de production et d’organisation sociopolitique des hommes, et doit s’inquiéter des formes d’exclusion générées par eux.</p>
<p>L’éthique de la vulnérabilité se présente ainsi comme une « éthique minimale  » dont l’ambition est « maximale  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. Ethique minimale, en ce qu’elle se concentre sur un concept unique<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>, celui de responsabilité, hérité de la philosophie lévinassienne, mais dont le champ opératoire est étendu à la question de la terre et de l’animal. Ambition maximale, en ce qu’elle invite, contre l’idéologie du sujet autosuffisant, à repenser notre mode d’organisation humain et notre relation à la nature.</p>
<p>Prendre véritablement la mesure de ce qu’exige l’écologie, explique ainsi qu’on ne puisse pas s’en tenir à la seule question de la « nature  », et qu’il faille embrasser divers champs de l’éthique appliquée (problème de l’animal, de la culture, de l’agriculture, de l’éducation, de l’organisation du travail, de la prise en compte de l’handicap etc.).</p>
<p>Ce geste d’envergure, qui traverse la réflexion, est la condition d’une philosophie politique cohérente et conséquente, c’est-à-dire soutenue par un humanisme de l’altérité, comme le montre l’auteur.  Il structure le développement même de l’ouvrage, dont chacune des trois parties correspond à la prise en charge d’un questionnement éthique précis.</p>
<p>La première partie, qui part d’une analyse critique des accusations « fausses et naïves  » qui pèsent sur les conceptions de la relation de l’homme à la nature produites par la Bible, Descartes et les Lumières, questionne le projet de l’écologie profonde. Si l’écologie profonde a pu effectivement remettre en cause une « vision du monde où l’homme est considéré comme la mesure de toute chose  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a> , il lui manque encore une philosophie, qui pourrait lui donner toute son assise ontologique (déterminer les catégories de notre être à la nature) et politique. Partant de l’éthique de la terre de Léopold, qui développe un concept non instrumental de la terre, de la théorie de la valeur de Rolston, qui implique la nécessité de se décentrer « pour penser ce qui est bon pour un écosystème  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a> et de l’idée que « le politique ne concerne pas que les hommes mais un « plurivers  » (Latour)  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>, l’auteur montre que les impératifs écologiques supposent une certaine compréhension de l’altérité, qui, pour être prise concrètement et efficacement en compte, exige plus de démocratie.</p>
<p>Repenser la question de la représentation en démocratie devient un problème crucial quand il s’agit de poser la question  du droit à être des animaux confrontés à la brutalité de l’élevage intensif. Cette confrontation constitue une épreuve pour la justice humaine : « Aussi la réflexion sur la justice envers les bêtes est-elle l’épreuve de la justice. Elle implique l’élaboration de catégories juridiques dépassant la dichotomie entre les choses et les personnes et conduisant à penser le sujet autrement, c’est-à-dire à fonder le droit, y compris les droits de l’homme, sur une conception du sujet nous permettant de penser  nos responsabilités à l’égard de tous les autrui appréhendés selon les normes spécifiques à leur espèce et même en référence à leur histoire<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>.  » L’animal, en tant qu’il est un être sensible – ce que nous invite à considérer pleinement l’éthique de la vulnérabilité – « limite notre droit et l’usage que nous pouvons faire de [lui]<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>.  » La prise en compte de la question animale, qui fait l’objet de la deuxième partie, inscrit la question du droit de l’animal au cœur d’une théorie des capabilités prenant en compte les besoins de base des bêtes et les normes d’épanouissement propres à leurs espèces. La question du droit de l’animal modifie les catégories majeures de la philosophie morale et politique, en promouvant un humanisme de la diversité qui ne se construit plus sur la distinction de l’homme et de l’animal, mais sur leur inséparabilité – ce dont témoignent les résultats de l’évolutionnisme biologique.</p>
<p>On comprendra ainsi les effets de la prise en compte de la question animale et de la terre, sur notre manière d’appréhender les modes de vie humains, le fonctionnement démocratique et la participation des citoyens au sein de l’espace public. Dans la troisième et dernière partie de son livre, Corine Pelluchon s’attache aux formes de déni du réel et de distorsion communicationnelle qui accompagnent les discours sur le travail. De la même manière que l’élevage des animaux et l’exploitation de la terre, l’espace humain du travail est soumis à des impératifs utilitaires de performances qui séparent et détruisent les hommes. Ces processus violents d’exclusion, qui créent de l’insécurité, s’accompagnent d’un détournement de vocabulaire où « valorisation désigne réification, où qualité signifie quantité, où l’évaluation individuelle est l’outil de l’homogénéisation et le terreau de l’individualisme <a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a> ». Ces détournements de la langue permettent une forme de contamination du mal, où le malheur infligé (aux autres hommes, aux bêtes, à la terre) est interprété  comme une forme de courage, ou  comme une capacité à s’adapter à la réalité. La résistance à ce mal et à sa contamination passe par plus de démocratie, au sens où il faudrait créer un espace de discussion, permettant l’élaboration d’une parole juste, qui n’est plus le véhicule de cette idéologie – projet dans lequel la philosophie trouve toute sa place.</p>
<p>Très concrètement, l’entreprise de récupération de la langue, du langage, socle de la liberté de penser, passe par une juste compréhension de ce qu’est la culture et de que ce qu’on doit attendre de l’éducation. Sur ce deuxième point, on saura gré à Corine Pelluchon de ne  laisser  place ni aux discours tristes et réactionnaires sur la crise de l’école en France, ni aux discours démagogiques l’accusant d’être inadaptée à la réalité<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a> : c’est le discours du marketing qui est déconnecté de la réalité du travail des hommes, pas l’enseignement en tant qu’il porte des valeurs, notamment celles d’une culture comprise comme « amour du monde  ». La question de l’éducation est ainsi au cœur de l’éthique de la vulnérabilité, en tant qu’elle participe aussi à la construction d’une raison publique, qui garantit le juste exercice démocratique, en prenant en considération tous les autres.</p>
<p>Le cœur de l’éthique de la vulnérabilité consiste ainsi à véritablement considérer l’autre et non pas à l’appréhender à partir de ses déficiences, ce qui se traduit, politiquement et socialement, par le vocabulaire de l’assistanat ou du parasitisme social, ou écologiquement, par l’idée d’une nature-ressource, ou réservoir. Cette éthique réalise ainsi ses ambitions maximales quand on appréhende à travers elle la question du polyhandicap. Pointant les limites de l’éthique du care, qui ne permet pas de « modifier l’image du lien social de telle sorte que nous puissions nous orienter vers un autre modèle de société »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>, l’éthique de la vulnérabilité reconnaît le nécessaire besoin de participation au monde de toute personne, qu’elle soit en situation de handicap (ou polyhandicap) ou non — reconnaissance qui doit se traduire matériellement par la construction d’institutions adaptées permettant aux individus d’enrichir leur vie sociale.</p>
<p>On l’aura ainsi compris, <em>Eléments pour une éthique de la vulnérabilité </em>promeut, d’un point de vue moral et politique, une certaine compréhension de la justice, fondée sur la considération de l’autre, de tout autre. Cette éthique doit « dégager des éléments permettant  de construire une société plus juste – fidèle à l’humanisme de l’altérité  »<a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank">  </a>. Si ce livre, très riche, pose les jalons d’une philosophie véritable de l’écologie, on pourra peut-être attendre encore  de plus amples développements sur la tension qui existe entre la vie démocratique et ses institutions,  ainsi que sur la nature des engagements citoyens  seuls capables de sortir de cette triste alternative, décriée par l’auteur, qui constitue une impasse pour la démocratie, celle d’un balancement entre la technocratie ou le recours à un chef charismatique.</p>
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		<title>Ne parlez pas, n’écoutez pas !</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Immigration / Diversité / Autochtones]]></category>
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		<description><![CDATA[30 janvier 2012 – Près de soixante-dix organisations ont rejoint un appel à ne pas coopérer avec le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), l’agence d’espionnage canadienne. Cette campagne de complète non-collaboration est une initiative du Réseau de la Commission populaire. Les organisations participantes avisent leurs membres de ni parler, ni écouter les agents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>30 janvier 2012 – Près de soixante-dix organisations ont rejoint un appel à ne pas coopérer avec le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), l’agence d’espionnage canadienne. Cette campagne de complète non-collaboration est une initiative du Réseau de la Commission populaire. Les organisations participantes avisent leurs membres de ni parler, ni écouter les agents du SCRS.<span id="more-8434"></span></p>
<div>« Nous avons toléré depuis trop longtemps les activités inacceptables du SCRS, par peur ou par un faux sentiment de loyauté. Nous sommes ici aujourd’hui pour dire que nous ne collaborerons jamais volontairement avec ses agents, qu’ils viennent cogner à nos portes ou qu’ils se présentent sur nos lieux de travail. Nous refusons de nous mettre en danger et d’exposer nos voisins, nos amis, nos familles ici ou outremer, nos organisations et notre travail pour la justice, en parlant aux agents du SCRS ou en les écoutant. Nous dirons non au SCRS et oui à l’affranchissement de la peur et du contrôle politique », affirme Marie-Ève Lamy, active au sein du Réseau de la Commission populaire.</div>
<div></div>
<div>Le budget du SCRS a augmenté de 140 % dans la dernière décennie, pour atteindre 430 millions de dollars en 2009. En 2010, l’agence compte près de 3000 employés et a des ententes d’échange d’information avec147 pays. Le SCRS est profondément impliqué dans plusieurs cas de transferts vers la torture, mais a réussi à sortir indemne de ces scandales, protégé par un mandat large, des lois assurant le secret de ses opérations et une absence de responsabilité publique.</div>
<div></div>
<div>« En questionnant des arabes sur leurs idées politiques ou sur leurs confrères, en suggérant que les perspectives pro-palestiniennes et anticoloniales sont suspectes, le SCRS a réussi à distiller la peur et à rendre inaudible le support pour la justice et la liberté au Moyen-Orient », ajoute Amy Darwish, organisatrice avec Tadamon!, une organisation travaillant pour la justice au Moyen-Orient.</div>
<div></div>
<div>« Les services de sécurité ont tendance à considérer les syndicalistes comme subversifs; nous ne pouvons encourager la délation, ni la transmission d’information qui pourrait piéger des personnes dont le seul tort est de vouloir faire reconnaître leurs droits », affirme Francis Lagacé, deuxième vice-président au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.</div>
<div></div>
<div>« Les tactiques du SCRS créent la peur et l’isolement dans nos communautés, particulièrement celles composées de personnes immigrantes. Devant son intimidation et son profilage ethnique, les groupes de justice pour les migrants répondent avec les armes de la solidarité et de l’entraide, cherchant à contrer le SCRS par une campagne de non-collaboration tout en supportant les individus mis sous pression par l’agence durant leur processus d’immigration », affirme Jaggi Singh, un membre de Solidarité sans frontières.</div>
<div></div>
<div>« Les migrants, les réfugiés, les femmes en crise vivent déjà l’insécurité. Le SCRS les exploite, utilisant leur vulnérabilité. Avec cette campagne de non-collaboration, nous leur faisons savoir que nous ne sommes pas seuls; nous sommes plusieurs à travailler en solidarité pour protéger nos communautés; pour nous protéger les uns les autres », ajoute Dolores Chew au nom du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques.</div>
<div></div>
<div>La Commission populaire et ses alliés tiendront une série d’événements au cours des prochains mois pour porter l’attention sur les abus du SCRS et briser la peur et l’isolement que ses activités provoquent sur ses victimes. Pour en savoir plus : <a href="http://www.peoplescommission.org/fr/csis/index.php">www.peoplescommission.org/fr/csis</a></div>
<div></div>
<div>Réseau de la Commission populaire</div>
<div><a href="http://www.commissionpopulaire.org/">www.commissionpopulaire.org</a></div>
<div><a href="mailto:commissionpopulaire@gmail.com">commissionpopulaire@gmail.com</a></div>
<div></div>
<div>Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN est membre de la Commission populaire.</div>
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		<title>Une retraite à l’abri des soucis</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:55:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[État / Services publics / Bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Campagne de la FTQ et de ses partenaires pour sécuriser et augmenter les revenus de retraite de tout le monde. « Le système québécois de sécurité du revenu à la retraite a des failles, il y a trop de pauvres à la retraite, les femmes plus que les hommes; tous et toutes ont le droit de vieillir dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Campagne de la FTQ et de ses partenaires pour sécuriser et augmenter les revenus de retraite de tout le monde.</h3>
<p style="padding-left: 30px;"><strong><em>« Le système québécois de sécurité du revenu à la retraite a des failles, </em></strong><strong><em>il y a trop de pauvres à la retraite, les femmes plus </em></strong><strong><em>que les hommes; tous et toutes ont le droit de vieillir dans la dignité </em></strong><strong>» </strong><strong> </strong><strong>– Michel Arsenault, président de la FTQ</strong></p>
<p><span id="more-8430"></span></p>
<p><a href="http://www.ftq.qc.ca/librairies/sfv/telecharger.php?fichier=6496">Télécharger le document complet</a> (PDF — 15 pages)</p>
<p>MONTRÉAL, le 24 oct. /CNW/Telbec/FTQ/FFQ – Avec plusieurs groupes de la société civile, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), lance une vaste campagne dans le but d’améliorer les revenus à la retraite.  Il est urgent d’agir, 38 % de la population n’a aucun régime de retraite autre que ceux provenant du gouvernement fédéral et de la Régie des rentes du Québec (RRQ).</p>
<p>La RRQ remplace environ 25 % du revenu annuel moyen sur lequel les travailleurs et les travailleuses ont cotisé. Par exemple, en 2008, la Régie des rentes du Québec a versé une rente mensuelle moyenne de 532 $ (6384$ par an) aux hommes et 336 $ (4032$ par an) aux femmes.  C’est nettement insuffisant.  Il faut doubler la rente à la retraite pour la faire passer de 25% à 50% du revenu de travail et augmenter le salaire couvert au même niveau que celui couvert par la CSST ou le Régime québécois d’assurance parentale. Toutefois, afin de financer adéquatement cette amélioration  et assurer l’équité intergénérationnelle du Régime, nous proposons que ces hausses entrent progressivement en vigueur et que la hausse de cotisation soit étalée sur un horizon de 7 ans.</p>
<p><em>« Collectivement, nous n’avons pas le droit de laisser ceux et celles qui ont construit le Québec vivre dans la pauvreté lorsque vient la retraite. La FTQ réclame entre autres du gouvernement conservateur une hausse minimale immédiate de 15 % du Supplément de revenu garanti et l’inscription automatique à ce programme. Le vol de nos aînés par Ottawa, c’est assez </em>», a affirmé le président de la FTQ, Michel Arsenault.</p>
<p><strong>Pas juste une campagne syndicale</strong></p>
<p>Les groupes qui se joignent à cette campagne sans précédent :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.aqdr.org/">Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR)</a></li>
<li><a href="http://www.cophan.org/">Confédération des Organismes de Personnes Handicapées du Québec (COPHAN)</a></li>
<li><a href="http://www.femmesautravail.qc.ca/ciaft.php">Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)</a></li>
<li><a href="http://www.aprhq.qc.ca/farq.php?mode=farq">Fédération des associations de retraités du Québec (FARQ)</a></li>
<li><a href="http://www.ffq.qc.ca/">Fédération des femmes du Québec (FFQ)</a></li>
<li>Le Réseau <a href="https://www.fadoq.ca/">FADOQ</a></li>
<li><a href="http://www.rsr-crmmftq.org/">Le Regroupement des syndicalistes à la retraite</a> (RSR)</li>
<li><a href="http://www.forcejeunesse.qc.ca/index.html">Force Jeunesse</a></li>
<li><a href="http://www.fecq.org/">Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)</a></li>
</ul>
<p>Pour les partenaires de la FTQ dans cette campagne, les revenus de retraite provenant de sources publiques sont insuffisants.</p>
<p>« <em>Trop de retraités sont condamnés à la pauvreté. Franchement est-ce qu’il y a une seule personne sensée qui croit que l’on peut vivre décemment avec de tels revenus? Poser la question c’est y répondre. Face à cette réalité, il devient urgent que nos élus, tant à Québec qu’à Ottawa, sortent de leur bulle et mettent les deux pieds sur terre </em>», ont unanimement déclaré les partenaires de la campagne.</p>
<p>Au cours des prochaines semaines, les élus du Québec et d’Ottawa seront visités afin d’être sensibilisés à la situation des aînés. La FTQ et ses partenaires font un appel à la population pour faire pression sur nos gouvernements afin d’améliorer le sort de nos aînés et des futurs retraités.</p>
<p>La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.</p>
<p><strong>Annexe</strong></p>
<p><strong>L’insuffisance des régimes publics :</strong></p>
<ul>
<li>En 2008, 54 % des femmes retraitées et 44% des hommes reçoivent le Supplément de revenu garanti réservé aux personnes à faible revenu. Au total 45%, UN RETRAITÉ SUR DEUX.</li>
<li>Ça prend 70 à 80 % de remplacement du revenu de travail pour maintenir son niveau de vie, le RRQ couvre 25 %; avec les prestations fédérales on atteint 40 % pour qui gagne environ 45 000 $.</li>
</ul>
<p><strong>Si rien n’est fait, la situation des retraités va aller en se détériorant :</strong></p>
<ul>
<li>38 % de la population ne contribue à rien, ni REER, ni régime d’employeur;</li>
<li>Seulement 26% de la population active contribue au REER;</li>
<li>Le taux d’épargne des Québécois et des Québécoises est au plus bas;</li>
<li>On a de la difficulté à négocier des régimes de retraite à prestations déterminées en entreprise. Bon nombre de ces régimes, qui garantissent des rentes, sont en déficit. De plus, les salariés et les retraités qui voient leur entreprise faire faillite ne sont pas toujours protégés;</li>
<li>Selon la RRQ, seule une personne sur quatre a un potentiel élevé d’atteindre un niveau de revenu adéquat à la retraite.  Il y a deux ans, c’était une personne sur trois, ça se dégrade donc rapidement.</li>
</ul>
<p><strong>NOS REVENDICATIONS</strong></p>
<p><strong>Doubler la rente, ça ne coûte pas le double!</strong></p>
<ul>
<li>Les améliorations apportées au RRQ sont entièrement capitalisées et ne causent donc pas de fardeau aux générations futures (équité intergénérationnelle).</li>
</ul>
<p><strong>Bonifier le Supplément de revenu garanti</strong></p>
<ul>
<li>Hausser sur-le-champ d’au moins 15 % les barèmes (personne seule, couple) du Supplément de revenu garanti ;</li>
<li>Rendre l’inscription automatique;</li>
<li>Payer la pleine rétroactivité aux aînés lésés par l’application du programme actuel.</li>
</ul>
<p><strong>Sécuriser les rentes des régimes de retraite à prestations déterminées</strong></p>
<ul>
<li>Modifier la législation applicable aux régimes de retraite et à la faillite d’entreprise pour assurer le versement des argents dus aux régimes;</li>
<li>Une fois ces mesures en place, envisager la création d’une assurance pour garantir la rente des travailleurs et des travailleuses<strong>.</strong></li>
</ul>
<div><strong><a href="http://www.ftq.qc.ca/librairies/sfv/telecharger.php?fichier=6496">Télécharger le document complet</a> (PDF — 15 pages)</strong></div>
<div id="ReleaseContact"><strong>Sources</strong> : <a href="http://ftq.qc.ca/campagneretraite">FTQ</a>/<a href="http://www.ffq.qc.ca/2010/10/la-ffq-appuie-la-campagne-de-la-ftq/">FFQ</a> (CNW/Telbec)<br />
<strong>Renseignements</strong> : FTQ — Jean Laverdière — 514 893‑7809</div>
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		<title>Des comtés à conquérir ? Des victoires pour Québec solidaire et les Québécois</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Nation / Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Débattre avec le PQ sur la place publique, ou en conciliabules plus discrets, ne remet nullement en cause mes convictions de gauche. Qu’y a-t-il de si outrageant à négocier avec une institution d’un système politique que nous aspirons à changer pour obtenir une opportunité de diffuser nos orientations de l’intérieur même de cette institution de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Débattre avec le PQ sur la place publique, ou en conciliabules plus discrets, ne remet nullement en cause mes convictions de gauche. Qu’y a-t-il de si outrageant à négocier avec une institution d’un système politique que nous aspirons à changer pour obtenir une opportunité de diffuser nos orientations de l’intérieur même de cette institution de pouvoir. Est-ce capituler devant le néolibéralisme ou plutôt affirmer haut et fort nos atouts pour nous gagner l’appui de l’opinion publique ? Toutes les réussites d’Amir ne sont-elles pas le résultats de sa présence dynamique à l’Assemblée nationale ?<span id="more-8426"></span></p>
<p>Et n’allez pas me dire que nous aiderions ainsi à l’élection de péquistes alors que dans les faits «nous placerions nos pions», comme on dit, pour le mettre devant leurs contradictions en Chambres. Ces contradictions apparues au grand jour n’ont-elles pas été le fruit de l’honnêteté avec laquelle Amir a pris la parole pour exposer tout autrement le projet indépendantiste. Que le PQ doive nous reconnaître une contribution dans la lutte du Québec pour son émancipation n’est en rien une concession maladroite de notre part. C’est tout au contraire c’est un recul pour les néolibéraux inconditionnels qui se retrouvent maintenant mal à l’aise en son sein et rejoignent la CAQ.</p>
<p>Il y a plus : nous avons une occasion, en étant présents plus facilement en Chambre, de raffiner nos discours auprès des autres députés pour conquérir encore quelques droits nouveaux pour les salariés. Ce n’est pas rien. Rejeter du revers de la main ces opportunités fait partie d’une tradition gauchiste qui n’a jamais eu de pertinence pour faire évoluer les choses depuis son apparition au début du XXe siècle. Les négociations, même avec les Libéraux sur des projets de loi en conformité avec leurs objectifs, ne sont nullement des atteintes à l’intégrité de Québec solidaire : Amir et Madame David ont discuté avec le ministre des Finances lui-même pour lui exposer nos solutions à la crise des finances publiques. Cela n’est toujours pas une concession. C’est une affirmation publique et transparente de ce que les membres de Québec solidaire attendent de leurs leaders politiques.</p>
<p>Connaissez-vous l’histoire de la naissance du réseau des garderies dont le Québec a raison de s’enorgeuillir ? Associés les uns avec les autres des parents de quartiers populaires de Montréal ont fini par louer des locaux aux commissions scolaires (d’où leur importance, contestée par la Coalition Avenir Québec, parce que les citoyens peuvent y influencer le pouvoir en leur faveur) pour y établir «leurs services de garde». Au bout de quelque temps, ils ont refusé de payer le loyer confiants dans la justesse de leur cause. Peu à peu, «un réseau universel de garderies, financé par l’État, contrôlé par les parents» s’est installé comme revendication politique qui a finalement été reprise par la PQ. Aussi «néolibéral» eût-il été à cette époque, le PQ n’en a pas moins accepté l’importance pour le soutien des femmes au travail. Négocier à ce moment là avec un parti de pouvoir était-il une capitulation devant une institution politique déjà caractérisée par son ambivalence face au capitalisme ? C’était tout au contraire une expérience dont on pouvait tirer des leçons pour la société en progrès constant à laquelle la gauche a aspiré durant toute son histoire et dans tous les pays.</p>
<p>Un parti de gauche de masse, encore à ses balbutiements, peut-il négocier ? Peut-il, sans renier son programme, en partager quelques revendications avec le PQ ? À mon avis, oui. Et même, il peut le faire compte tenu de l’urgence pour l’avancement de l’indépendance authentique du peuple québécois. Québec solidaire a tout à perdre dans l’attitude sectaire que veulent lui imposer quelques membres au nom d’une ligne monolithique et sans avenir. Quelle peur peut nous paralyser ainsi ? Je pense qu’elle a sa source dans un renoncement à apprendre des nouvelles expériences qui s’annoncent pour Québec solidaire.</p>
<p>Les valeurs de la gauche, et le programme qu’elle se donne pour moderniser le climat politique au Québec, ont tout intérêt à être diffusés largement. À vrai dire c’est l’objectif principal des militants de gauche que d’ancrer leurs idéaux au sein d’une population avide d’innovations politiques et sociales. C’est un grand atout pour nous que les expérience de l’unité de la gauche et des succès qu’elle a connus jusqu’à date. Quelle confiance nous manque pour que nous renoncions à les partager sur la place publique avec un PQ ouvert à négocier ? Les garderies seraient encore de petites initiatives de quartiers si personne n’avait manifesté dans le bureau de Lise Payette pour en faire un enjeu politique. Et que Madame Payette s’y soit montrée ouverte ne discréditent pas les manifestantes venues pour faire valoir leur engagement envers leurs enfants. Québec solidaire peut certainement s’affirmer avec fierté au côté du PQ comme représentant des forces populaires du Québec. Il n’y a aucunement à avoir honte de cela, «le calcul valant le travail», comme on dit.</p>
<p>Dans ce contexte, si personne n’agit dans un sens ou dans l’autre, pour favoriser l’unité des forces souverainistes, nous manquerons le bateau sans tenter, en toute confiance dans nos revendications, de gagner du terrain sur les attitudes droitières prêtes à céder une partie de leur pouvoir aux couches populaires. Comme à l’époque de l’établissement du réseau des garderies où les parents ont maintenant leur mot à dire dans leur gestion. Collaboration avec le pouvoir honni ? Non ! Victoire des forces populaires, de toute évidence.</p>
<p>Les débats entre souverainistes au Québec, au nom d’idéaux de gauche, me semblent plus prometteurs que le support que l’on a donné maladroitement à un NPD fédéraliste qui s’attaque maintenant à un symbole de la cause du Québec à Ottawa, Gille Duceppe. Indépendamment de nos divergences avec lui, il représente un Québec à l’offensive pour ses droits. On se trompe lourdement en le laissant pris pour cible par un allier de la gauche canadienne inconsistante sur la question nationale au Québec. Pour le NPD, la question nationale est celle du Canada par rapport aux États-Unis. Le Québec, ils veulent le garder au sein du Canada et s’en venter auprès du ROC pour les prochaines élections.</p>
<p>Ce débat public, ou même la confrontation avec la droite néolibérale, fût-elle péquiste, ne doit pas nous effrayer. C’est ce qui a fait le succès d’Amir. Et il avoue lui-même avoir parlé, sans renoncer à ses valeurs, avec tout le monde à l’Assemblée nationale … y compris avec les membres de l’ADQ ! Même le Devoir, un journal libéral, nous ouvre ses pages afin que nous nous expliquions. Devrions-nous craindre de faire augmenter le tirage d’un journal de ce type en diffusant notre point de vue plus largement grâce à son ouverture ? C’est ce média qui a à vivre cette contradiction, pas nous.</p>
<p>Plus notre discours portera loin, y compris au sein des forces de droite, plus il démontrera sa pertinence aux yeux de la population à l’écoute des appareils de la droite et y cherchant à la fois quelque chose qui corresponde à ses intérêts.</p>
<p>Finalement, les argumentaires des droites trouvent souvent dans la population des répliques originales. Vous vous souvenez du discours adéquiste sur les «BS» ? Il fallait selon eux les faire travailler ou les couper. C’était radical et sans appel. En discutant avec ceux qui avaient encaissé le coup, je me suis rendu compte que plusieurs salariés en tiraient les conclusions suivantes : «Si on débusquaient les fraudeurs, on en aurait plus pour ceux qui en ont vraiment besoin». Une opinion qui prend à rebrousse-poil les idées adéquistes sur la pertinence des programmes sociaux. Nous pouvons penser que les argumentaires les plus réactionnaires au PQ trouverons réponse dans une population consciente de ses intérêts sans que Québec solidaire n’ait en aucune façon à pervertir la portée de son discours progressiste pour la rejoindre.</p>
<p>À mon avis, il faut manifester une confiance inébranlable dans la sagesse des forces populaires. Elles feront la distinction entre le discours de droite et les moyens que nous prenons pour les atteindre si nous savons perfectionner tout le temps nos capacités de nous adresser à elles. Il y aura toujours de nombreux apprentissages à faire à partir des audaces que nous prendrons à nous confronter à la droite quel que soit le terrain où elle manifeste ses ambitions. Même électoraux.</p>
<p>Guy Roy (collectif PCQ de Québec solidaire)</p>
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		<title>Mettons fin aux réductions d’impôts accordées aux grandes entreprises!</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 04:11:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Capitalisme / Néolibéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués / Événements]]></category>
		<category><![CDATA[État / Services publics / Bien commun]]></category>

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		<description><![CDATA[Les gouvernements fédéraux qui se sont succédé ont promis que les entreprises créeraient des emplois si l’impôt sur leurs revenus était abaissé. Entre 2000 et 2011, le taux d’imposition des sociétés est passé de 28 % à 16,5 %. À compter du 1er janvier 2012, il a été diminué encore de 1,5 % , pour atteindre 15 %. Quelle en a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les gouvernements fédéraux qui se sont succédé ont promis que les entreprises créeraient <a href="http://www.cahiersdusocialisme.org/wp-content/uploads/flaherty-0.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8423" title="flaherty-0" src="http://www.cahiersdusocialisme.org/wp-content/uploads/flaherty-0.jpg" alt="" width="217" height="100" /></a>des emplois si l’impôt sur leurs revenus était abaissé. Entre 2000 et 2011, le taux d’imposition des sociétés est passé de 28 % à 16,5 %. À compter du 1er janvier 2012, il a été diminué encore de 1,5 % , pour atteindre 15 %. Quelle en a été la valeur pour les Canadiens et les Canadiennes?<span id="more-8422"></span></p>
<p>Une vaste étude par le CTC intitulée « En quoi ont résulté les réductions des impôts frappant les sociétés? » révèle que les grandes entreprises ne créent pas d’emplois, n’investissent pas dans l’équipement, la machinerie ni dans le perfectionnement professionnel. Ce que ces entreprises font c’est accumuler des liquidités, verser des dividendes accrus aux actionnaires et augmenter la rémunération des PDG.</p>
<p>Les grandes entreprises ont maintenant accumulé 500 milliards de $ en liquidités. Mais les Canadiens et les Canadiennes en paient le prix. Pour financer les cadeaux fiscaux aux sociétés, le gouvernement fédéral emprunte de l’argent et réduit les dépenses dans les services publics nécessaires aux Canadiens – comme dans l’inspection des aliments ou dans le personnel qui traite les demandes d’assurance-emploi des travailleurs qui ont perdu leur emploi.</p>
<p><strong>Dites au ministre des Finances, Jim Flaherty, que ses priorités dans le prochain budget ne sont pas les bonnes.</strong></p>
<p>Plutôt que réduire dans les services publics nécessaires aux Canadiens, pourquoi ne pas obliger les grandes entreprises à rembourser les sommes? Plutôt que réduire dans les dépenses qui font disparaître des emplois, pourquoi ne pas éliminer les cadeaux fiscaux offerts aux entreprises?</p>
<ul>
<li>Visitez le site du CTC et<strong> <a href="http://www.congresdutravail.ca/centre-daction/stop-corporate-tax-giveaways-take-action-now">envoyer une lettre au ministre des Finances, Jim Flaherty</a></strong></li>
</ul>
<p>Le message suivant sera envoyé sous votre signature et inclura le message personnel indiqué ci-après :</p>
<p>Accorder plus de baisses d’impôt aux entreprises n’est pas une bonne priorité pour le Canada en raison de la stagnation de la relance économique. Les Canadiens et les Canadiennes financent maintenant les réductions du taux d’imposition des sociétés à hauteur de 13 milliards de dollars par année, mais ne constatent que peu de valeur en retour.</p>
<p>Les entreprises ne créent pas d’emplois. Elles accumulent des liquidités, versent des dividendes accrus aux actionnaires et paient toujours plus les PDG. Les Canadiens et les Canadiennes n’ont plus les moyens d’emprunter de l’argent si c’est simplement pour le donner aux entreprises qui ne respectent pas leurs engagements. Les grandes entreprises ont accumulé 500 milliards de $ en liquidités au lieu de créer des emplois, d’investir dans la machinerie et l’équipement ou s’occuper du perfectionnement professionnel de leurs employés.</p>
<p>La majorité des Canadiens et des Canadiennes est d’accord – 92 % — que si les entreprises ne créent pas d’emplois tel que promis, elles doivent rembourser le gouvernement. Même 87 % des électeurs conservateurs sont d’accord qu’on doit obliger les entreprises à rembourser la population canadienne si elles ne tiennent pas leurs engagements.</p>
<p>Votre prochain budget fédéral doit mettre l’accent sur la création d’emplois, et non sur les réductions de dépenses qui font disparaître les emplois. Vous devez éliminer les cadeaux fiscaux aux entreprises qui font perdre 2 milliards de dollars de revenus au gouvernement pour chaque baisse d’un point de pourcentage du taux d’imposition des sociétés, car ces cadeaux sont financés grâce à un endettement de plus en plus profond du Canada.</p>
<p>La création d’emplois est le meilleur moyen de réduire le déficit et la dette. Je veux que mon gouvernement investisse dans l’infrastructure publique et abolisse les réductions de dépenses qui font disparaître des emplois dans les services publics nécessaires aux Canadiens. Vous pouvez y parvenir en éliminant les cadeaux fiscaux aux entreprises. Rétablir le taux d’imposition fédéral des sociétés de 15 % aujourd’hui à 19,5 % – taux inférieur à celui en vigueur lorsque votre parti est arrivé au pouvoir – rapporterait 10 milliards de dollars en revenus supplémentaires par année.</p>
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		<title>En route vers Rio+20 et au-delà</title>
		<link>http://www.cahiersdusocialisme.org/2012/01/29/en-route-vers-rio20-et-au-dela/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 04:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués / Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Mouvements Sociaux au Sommet des Peuples pour la justice environnementale et sociale, contre la marchandisation de la vie et de la nature, et pour la défense des biens communs NOUS NOUS MOBILISONS ENSEMBLE EN ROUTE VERS RIO+20 ET AU-DELA Pour Nos Droits et les Droits de la Nature, contre la Marchandisation de la Vie et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Mouvements Sociaux au Sommet des Peuples pour la justice environnementale et sociale, contre la marchandisation de la vie et de la nature, et pour la défense des biens communs</p>
<p>NOUS NOUS MOBILISONS ENSEMBLE EN ROUTE VERS RIO+20 ET AU-DELA</p>
<p>Pour Nos Droits et les Droits de la Nature, contre la Marchandisation de la Vie et le Reverdissement du Capitalisme<span id="more-8420"></span></p>
<p>Nous, organisations, réseaux et mouvements sociaux, qui sommes impliqués dans la construction du Sommet des Peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et de la nature, et pour la défense des biens communs qui se tiendra à Río de Janeiro, Brésil, du 18 au 23 juin 2012, face au déroulement simultané dans cette même ville de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Río+20) , lançons un appel à la mobilisation et à la coordination des luttes en tous points de la planète. Pour garantir que tous les peuples, en particulier les plus vulnérables, auront le droit d’accéder à l’eau, aux aliments, à l’énergie, à la terre, aux semences et aux territoires et à des moyens de vie dignes, et pour revendiquer les droits de la Terre Mère, nous sommes en train d’édifier ensemble, comme activité de ce processus d’articulation, l’Assemblée permanente des Peuples , qui se tiendra à Rio .</p>
<p>Cette assemblée aura pour défi de faire entendre la voix des femmes et des hommes, jeunes et âgés, qui résistent jour après jour à l’avancée d’un modèle de développement par définition non durable, dont le caractère déprédateur et inhumain cherche à soumettre chaque aspect de la vie à l’action du marché, faisant toujours passer les bénéfices de quelques-uns avant le bien-vivre de tous, alors qu’il essaie de présenter un visage toujours plus « vert » derrière lequel il peut se dissimuler.</p>
<p>Ce fut pendant la Conférence sur l’environnement et le développement de Río en 1992– dénommée Sommet de la Terre, ou Río 92 –, qu’une mobilisation sociale presque sans précédent face à un rendez-vous des États vit naître, entre autres choses, la Convention sur la diversité biologique et la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique.</p>
<p>Or, les principes fondateurs de cette Convention sur le changement climatique – la responsabilité historique des pays industrialisés dans le changement climatique, la dette écologique et climatique, et par conséquent les responsabilités communes mais au traitement différencié – souffrent aujourd’hui les attaques du capital le plus concentré, dans sa tentative de transformer la vie en une marchandise asservie à ses buts lucratifs. Après les reculs observés lors des négociations de Copenhague (2009) et de Cancún (2010), rien ne laisse espérer des résultats moins décevants de la CdP 17 à Durban (du 28 novembre au 9 décembre 2011). De même, à partir de la CdP 10 de la Convention sur la diversité biologique qui eut lieu à Nagoya en 2010, la marchandisation de la nature prit le devant de la scène grâce à la proposition de « mécanismes financiers innovant », qui reprennent la même logique erronée des marchés du carbone.</p>
<p>Mais ce fut aussi à Río 92 déjà, que le monde des grandes entreprises commença à brandir le drapeau du « développement durable », car il était possible d’en faire une bonne affaire. Ce même concept, complété lors de Río+10 par celui de « responsabilité sociale des entreprises » et pourri jusqu’à la moelle par l’ouverture et la déréglementation néolibérale, et par la mondialisation de l’économie capitaliste hégémonique, cause aujourd’hui des ravages dans la vie des peuples et de la planète, et menace d’en produire encore davantage. Et cette tendance s’amplifie par le biais des mécanismes et des politiques d’ajustement structurel de ce qu’on appelle l’« économie verte ». Tout comme le calendrier néolibéral de privatisations des services publics dans les années 90, elle libéralise la Nature et la met à la disposition des marchés, en la divisant en composants – comme le carbone, la biodiversité ou les services environnementaux – pour faciliter en même temps la spéculation financière, la mainmise des entreprises, la perte de la souveraineté alimentaire et le dépeuplement des territoires.</p>
<p>Face à cette réalité, il faut que nous fassions de Río+20 un processus mondial de forte mobilisation, afin de lutter contre un système meurtrier qui cherche à se perpétuer à tout prix, et pour renforcer les luttes et les résistances nécessaires à notre survie grâce à l’élaboration d’alternatives non capitalistes comme la souveraineté alimentaire. La continuité et la profondeur des crises actuelles, leur caractère systémique et chaque fois plus militarisé et violent, le manque de réponses adéquates de la part de la majorité des gouvernements, et le détournement des instances de négociation multilatérales au profit des intérêts géopolitiques et commerciaux, mettent en évidence la nécessité urgente de construire un espace propre, pluriel, démocratique et autonome, porteur d’un message fort et avec des réussites concrètes, capable de s’instituer non seulement en caisse de résonance de nos dénonciations et de nos revendications, mais aussi en multiplicateur de notre créativité et de nos points forts, de notre solidarité et de notre espoir.</p>
<p>Face à l’énorme kermesse des fausses solutions que préparent pour Río+20 les grandes entreprises, les banques et institutions financières internationales et les gouvernements complices, dans le but de consolider un capitalisme reverdi comme unique réponse aux multiples crises déclenchées par eux – crises économique, écologique, alimentaire, énergétique, démocratique, climatique, de droits, de genre, crise de civilisation pour tout dire -, le Sommet des Peuples devra répondre au défi de tisser et de rendre visibles les vraies solutions qui sont en voie d’élaboration par les peuples, à la campagne, dans les forêts, dans les usines, dans les communautés, les quartiers, les écoles et autres lieux de travail et de rencontre.</p>
<p>Nous invitons donc à nous impliquer dans ce processus et à nous mobiliser partout en vue de Río+20, en lançant des campagnes et des initiatives de débat et de formation, d’élargissement de plates-formes de stratégie et d’action conjointe, de coordination et d’appui solidaire entre les luttes concrètes et les revendications rassembleuses.</p>
<p>Nous appelons les peuples et les mouvements qui luttent contre toutes les formes de déprédation et de domination, à s’unir à nous en une Assemblée permanente des Peuples où, face à la marchandisation de la vie et au « reverdissement » du capitalisme, nous affirmerons nos droits et ceux de la Nature par-dessus la rhétorique de « l’ économie verte ».</p>
<p>Au moyen de témoignages et d’analyses, d’échanges et de solidarité, de mobilisation et d’actions concrètes, cette Assemblée devra relever le défi de renforcer les luttes présentes et de convoquer à de nouvelles actions et à de nouvelles initiatives, qui créeront de nouvelles plates-formes d’unité. En ce sens, dans l’Assemblée permanente des Peuples, les lésés hommes et femmes, les vrais créanciers des dettes sociales et financières, écologiques et climatiques, démocratiques et de genre – que le capitalisme, le patriarcat, l’impérialisme, le racisme et l’anthropocentrisme accumulent – auront pour gageure de contribuer de façon significative à la coordination de nos efforts divers pour construire des économies et des socié ;tés non capitalistes, justes et équitables, en harmonie avec toutes et tous et avec la Nature , pour surmonter la faim, la paupérisation, l’exploitation et l’oppression, en prenant appui sur les nombreuses luttes en cours, et en nous aidant à nous préparer pour affronter les défis stratégiques des temps prochains.</p>
<p>Nous réaliserons en outre des activités d’autogestion autour des aspects vitaux du processus de transformation systémique et civilisatrice, nous chercherons à connaître et à appuyer directement les luttes des habitants de Río de Janeiro et de toutes parts, dans leurs efforts de survie face à la poussée du capitalisme et de son visage reverdi, en incluant les méga-événements, l’accaparement des terres, les mégaprojets, les mécanismes dits de développement propre et tout le fatras de sigles et de noms trompeurs comme REDD, REDD+ ou biocombustibles. Nous dénoncerons les responsables, nous organiserons des actions directes et aussi, comme il convient, nous célèbrerons la vie et l’espoir qui naissent et se nourrissent de nos combats et de nos conquêtes.</p>
<p>Nous appelons à nous mobiliser pour construire le Sommet des Peuples pour la justice sociale et environnementale contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs, et l’ Assemblée permanente des Peuples , sur la base des multiples luttes en cours, pour défendre la vie, la souveraineté – alimentaire, énergétique, financière, territoriale, politique -, l’autodétermination, l’égalité et les droits de l’homme et de la nature, en analysant les origines de la crise actuelle et les nouvelles modalités d’accumulation capitaliste, de colonisation et d’esclavage. Unissons-nous en tant que mouvements, organisations et réseaux sociaux pour que Rio+20 devienne une grande mobilisation populaire qui affermisse les bases locales, régionales et mondiales nécessaires pour rep ousser la charge du capitalisme « vert ». Rio+20 devrait être un point de départ pour un monde plus juste et plus solidaire.</p>
<p>4 décembre 2011.</p>
<p>Nous vous attendons pour construire ensemble !</p>
<p>On ne vend pas la vie, on la défend !</p>
<p>C’est nous, les peuples, qui sommes les créanciers !</p>
<p>Mondialisons la lutte, mondialisons l’espoir !</p>
<p>Nous marcherons jusqu’à ce que nous soyons tous libres !</p>
<p>Alianza de Pueblos del Sur Acreedores de la Deuda Ecológica, Amis de la Terre d’Amérique Latine et des Caraïbes, Convergencia de Movimientos de los Pueblos de las Américas, Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas, Grassroots Global Justice, Grito Continental de los Excluid@s, Jubileo Sur/Américas, Marche Mondiale des Femmes, Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales, Oilwatch, Via Campesina, Centre tricontinental</p>
</div>
<div>Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l’entière responsabilité de l’auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.</div>
<div>Autorisation de reproduction ou traduction à demander à <a href="http://www.cetri.be/spip.php?page=contact&amp;id_auteur=191&amp;lang=fr">cetri (at)cetri.be</a></div>
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		<title>Travailler plus longtemps et s’appauvrir ensuite</title>
		<link>http://www.cahiersdusocialisme.org/2012/01/28/travailler-plus-longtemps-et-sappauvrir-ensuite-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 20:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>

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		<description><![CDATA[Montréal le 23 janvier, 2012 –La Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) et le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes participeront aujourd’hui à la Consultation publique sur le vieillissement de la main d’œuvre et l’avenir de la retraite organisée par le gouvernement du Québec. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Montréal le 23 janvier, 2012 –La Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) et le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes participeront aujourd’hui à la <em>Consultation publique sur le vieillissement de la main d’œuvre et l’avenir de la retraite</em> organisée par le gouvernement du Québec. Les trois organisations dénonceront le fait que les solutions envisagées reposent principalement sur un affaiblissement des régimes de retraite publics et privés. «Ce sont les femmes qui subiront l’impact le plus important des coupures. À cause de leurs salaires plus faibles et leurs responsabilités familiales, elles sont moins capables d’épargner pendant leur vie active. De plus, compte tenu de leur plus longue espérance de vie, elles devront se débrouiller avec moins d’argent pendant plus longtemps» s’insurge Alexa Conradi, la présidente de la FFQ.<span id="more-8417"></span></p>
<p>« Le gouvernement vient d’augmenter les pénalités actuarielles pour les personnes qui prennent leur retraite avant 65 ans et le rapport qui fait l’objet de la consultation propose de les augmenter encore plus, alors que, sans pénalité les gens sont déjà en train de travailler plus longtemps » explique Ruth Rose, porte-parole du CIAFT. «Ainsi, une personne qui prend sa retraite avant 65 ans recevra moins du RRQ qu’actuellement et une personne qui travaille jusqu’à 65 ans recevra le même montant. En même temps, les employeurs sont en train de mettre fin aux régimes complémentaires à prestations déterminées ou à les rendre moins généreux. Or, ce sont les seuls mécanismes qui permettent aux travailleuses et travailleurs de bien planifier leur revenu à la retraite.»</p>
<p>«À la place le gouvernement propose des instruments qui sont discriminatoires à l’égard des femmes, enchaîne madame Conradi. Les Régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER) vantés par le gouvernement ne sont d’autre chose qu’une nouvelle forme de REER (Régimes enregistrés d’épargne retraite). Pour un même montant d’épargne, le revenu que peut en tirer une femme est moindre que ce que recevra un homme, et beaucoup moins que ce qu’elles obtiendraient d’un RRQ bonifié. On demande à la population d’épargner davantage, sans contribution de leur employeur, et de placer leur argent dans des véhicules imprévisibles où l’on peut perdre, du jour au lendemain, une grande partie de ses économies.»</p>
<p>Le rapport propose des mesures pour valoriser le travail des personnes de 55 ans ou plus, des programmes de formation ou d’aide à la recherche d’emploi pour les travailleurs qui ont perdu leur emploi. «Toutefois, insiste madame Rose, le gouvernement ne tient pas compte de la réalité des femmes, de la plus grande précarité de leurs emplois et du manque de débouchés pour les femmes peu scolarisées, » poursuit madame Rose.</p>
<p>Par ailleurs, le gouvernement a écarté la meilleure façon d’assurer une retraite juste pour les femmes et les jeunes : la bonification du régime public. Les trois organismes féministes appellent à un véritable débat public sur l’avenir de la retraite à la place des six comités qui mènent, largement à huis clos, des travaux pour transformer notre système de retraite à la faveur des institutions financières et au détriment de la population.</p>
<h3>Téléchargements</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.ffq.qc.ca/wp-content/uploads/2012/01/M%C3%A9moire-retraite-janvier-20121.doc">Mémoire retraite janvier 2012<br />
Télécharger le fichier Word – 67 ko</a></li>
<li><a href="http://www.ffq.qc.ca/wp-content/uploads/2012/01/M%C3%A9moire-retraite-janvier-20121.pdf">Mémoire retraite janvier 2012<br />
Télécharger le fichier PDF – 68 ko</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>En quoi ont résulté les réductions des impôts frappant les sociétés?</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 20:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[État / Services publics / Bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[En raison des réductions constantes des impôts frappant les sociétés, les impôts sur les revenus des sociétés représentent une part moindre de tous les revenus du gouvernement. En fait, d’ici la fin de janvier, les entreprises auront complètement payé leur part des impôts. Le taux d’impôt fédéral général était de 28 % en 2000. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En raison des réductions constantes des impôts frappant les sociétés, les impôts sur les revenus des sociétés représentent une part moindre de tous les revenus du gouvernement. En fait, d’ici la fin de janvier, les entreprises auront complètement payé leur part des impôts.</strong></p>
<p>Le taux d’impôt fédéral général était de 28 % en 2000. Il a été réduit à 21 % sous les Libéraux et ensuite il est progressivement passé de 21 % à 15 % sous les Conservateurs. La plus récente réduction était de 16,5 % à 15 %, à compter du 1er janvier 2012.</p>
<p>Chaque réduction d’un point de pourcentage du taux d’impôt des sociétés coûte au gouvernement fédéral environ 2 milliards de dollars en revenus annuels.<span id="more-8415"></span></p>
<p>L’argument pour les réductions d’impôt sur le revenu pour les sociétés a été que l’augmentation de leurs profits après impôt leur permettrait de réinvestir dans l’exploitation de la compagnie, favorisant la croissance économique, la productivité et les emplois. Toutefois, les études ont démontré que les profits après impôt des sociétés, lesquels sont à la hausse, n’ont pas entraîné un plus grand nombre d’investissements réels.</p>
<p>Cette étude porte sur les profits et les placements des plus grandes compagnies canadiennes, celles qui sont inscrites à l’indice composé du Standard and Poor et du TSX, de 2000 à 2010.</p>
<p>En accord avec les réductions apportées aux taux d’impôt statutaires fédéral et provinciaux, le taux d’impôt applicable (les impôts réels payés par les plus grandes compagnies canadiennes aux gouvernements fédéral et provinciaux en tant que part des profits avant impôt) a chuté d’un tiers au début des années 2000 (35 % en 2000), à environ un cinquième et un quart (24 % en 2010).</p>
<p>Les sociétés ont utilisé les plus grands profits après impôt pour augmenter les dividendes payés à leurs actionnaires. Les dividendes en tant que pourcentage des profits après impôt sont passés de 30 % en 2000 à plus de 50 % dans les dernières années.</p>
<p>Les sociétés ont aussi choisi de retenir les profits après impôt plus élevés comme avoirs financiers et avoirs à long terme, sans compter des placements dans les capital-actions.</p>
<p>L’étude considère le changement dans les avoirs des plus grandes sociétés non financières du Canada. (Les compagnies financières et les conglomérats sont exclus parce qu’ils détiennent typiquement des grands investissements financiers dans le contexte de leurs affaires courantes.)</p>
<p>Les dix plus grands thésauriseurs ont collectivement accumulé 30,7 milliards de dollars en avoirs à court et long termes entre 2000 et 2010.</p>
<p>Le principal thésauriseur d’argent liquide a été Potash Corporation de la Saskatchewan qui a accumulé plus de 5 milliards de dollars en avoirs au cours de la période.</p>
<p>L’annexe liste les principaux thésauriseurs du Canada.</p>
<p>Les réductions de l’impôt des sociétés ont résulté en des pertes importantes de revenus pour le gouvernement, sans toutefois apporter le résultat anticipé, notamment une augmentation des investissements dans la machinerie et l’équipement, des nouvelles usines et d’autres secteurs d’exploitation des sociétés. Nous avons plutôt connu des augmentations importantes des dividendes versés et des avoirs financiers.</p>
<p><a href="http://www.congresdutravail.ca/sites/default/files/what-did-corporate-tax-cuts-deliver-2012-01-18-fr.pdf" target="_blank">Télécharger le document complet</a> (au format PDF)</p>
<div></div>
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		<title>Contre le diktat du carbone</title>
		<link>http://www.cahiersdusocialisme.org/2012/01/28/contre-le-diktat-du-carbone/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 20:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Recension / Notes de lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé : L’écologie d’abord considérée comme une question politique qui ne se réglera pas à coups de marché carbone et d’affichage environnemental sur les produits. Titre du livre : La dictature du carbone Auteur : Frédéric Denhez Éditeur : Fayard Collection : Documents Date de publication : 28/09/11 N° ISBN : 2213662053 Frédéric Denhez ne remet pas en cause dans La dictature du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/5/0/9782213662053.jpg" alt="" width="180" height="300" /></p>
<p><strong>Résumé : L’écologie d’abord considérée comme une question politique qui ne se réglera pas à coups de marché carbone et d’affichage environnemental sur les produits.</strong></p>
<p>Titre du livre : La dictature du carbone<br />
Auteur : Frédéric Denhez<br />
Éditeur : Fayard<br />
Collection : Documents<br />
Date de publication : 28/09/11<br />
N° ISBN : 2213662053<span id="more-8412"></span></p>
<p>Frédéric Denhez ne remet pas en cause dans <em>La dictature du carbone</em> la pertinence à évaluer nos émissions de carbone. Du moins, dès que l’on s’intéresse de près ou de loin à l’avenir de la planète et de l’humanité. Au contraire, il démonte dans son premier paragraphe les arguments des « climato-septiques » qui nous « montrent la petite fleur de la lisière pour que nous ne regardions plus la forêt touffue ». Pour Frédéric Denhez, c’est entendu, parmi les multiples facteurs explicatifs d’un réchauffement climatique, en l’état des connaissances, seules les émissions de carbone dues aux activités humaines peuvent expliquer la hausse des températures moyennes (environ +1°C en un siècle) actuellement constatée partout dans le monde, y compris sous les tropiques.<br />
<strong>Voitures : le vrai-faux bilan de la prime à la casse</strong></p>
<p>Car bien sûr, le carbone est à la base de toute vie sur terre, il circule entre la terre, le ciel, la mer et les êtres vivants et son accumulation excessive dans l’atmosphère sera déterminante pour l’avenir écologique de la planète. Mais sa mesure seule ne doit pas présider à nos destinées. Ce que conteste Frédéric Denhez, c’est la réduction actuelle de la société et de l’écologie à des flux et équations simplifiés, de plus en plus contrôlés par une élite technocratique. Le Bilan Carbone de l’Ademe <a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a> est certes intéressant et pédagogique. Comme l’écrit l’auteur, « sa traque permet de radiographier un système mais n’aboutit pas à sa déconstruction » voire parfois à des aberrations ou des paradoxes. C’est le cas de la prime à la casse où on encourage, aux dépens du marché de l’occasion, l’achat de voitures neuves, qui certes émettent moins que les anciennes au kilomètre parcouru. Mais leur production émet du carbone de même que le recyclage de celles qui sont mises hors-circuit. C’est l’un des exemples de ce que Frédéric Denhez appelle « l’effet rebond » : on consomme moins par unité apparemment, mais plus au global, finalement.<br />
<strong>Viande et carbone : « <em> feedlots </em> » ou prairie ?</strong></p>
<p>Autre paradoxe minutieusement décrit : celui de la viande, dénoncée pour ses émissions de gaz à effet de serre <a title="Cliquez pour en savoir plus..." target="_blank"> </a>, notamment au travers du méthane naturellement émis par les vaches quand elles ruminent. Il faudrait, pour faire baisser la facture carbone de l’élevage, intensifier la production. C’est-à-dire délaisser l’herbe dans l’alimentation de nos bovins alors que les prairies – on ne le sait pas forcément — stockent du carbone dans leur sol. Ne considérer que le carbone, ça revient à décerner le label « environnement » à un système industriel de production de viande type américain (les « <em> feedlots </em> ») avec des animaux qui sont engraissés « hors-sol » en lots de plusieurs milliers de têtes. Le but étant de faire grossir les animaux le plus rapidement possible sur de la terre battue avec une alimentation presque exclusivement céréalière et à l’aide d’hormones de croissance. Ainsi quand on divise les impacts environnementaux par les kilos de viande produits, c’est vrai, on obtient de meilleurs résultats carbone que pour une viande produite avec de l’herbe. Mais <em>quid</em> du bilan environnemental global de ces élevages industriels ? Sans parler des impacts sociaux (emplois induits, conditions de travail…), sur le territoire (économie locale, paysages…) ou sur la biodiversité, la faune et la flore ?<br />
<strong>Des indicateurs à replacer dans un système de valeurs </strong></p>
<p>« Tout est carbone donc tout se vaudrait ? » s’interroge Frédéric Denhez. Avec cet indicateur, on s’enlise dans une technicité, choisie par quelques experts, qui empêche de voir la réalité des choses : les autres aspects environnementaux mais aussi, plus globalement les facteurs sociaux et humains. De plus, il décrit aussi les limites du marché du carbone, à la fois complexe et effrayant. Un marché très spéculatif, voire frauduleux, où s’échangent des crédits carbone selon les mêmes règles que la finance. Et là encore, on est obligé de s’interroger : pour réduire le problème carbone, fallait-il confier l’affaire au marché… ?</p>
<p>Pour l’auteur, l’indicateur carbone est un cache-misère court-termiste qui ne remet pas en question le fonctionnement global de nos économies et modes de consommation car au fond, selon lui, « il est difficile d’être écologiquement correct dans une économie qui s’effondrerait si tout le monde l’était ». C’est encore l’exemple de la voiture : il est plus facile d’imposer aux fabricants de mettre sur le marché des voitures moins émettrices de CO2 que de repenser en profondeur l’aménagement du territoire et limiter l’étalement urbain. Mais ça comble le besoin d’afficher des résultats, car les émissions de CO2 semblent baisser… Et Frédéric Denhez établit un parallèle intéressant avec le PIB (produit Intérieur brut) en économie, largement développé et argumenté dans le livre. « Le tout-carbone, comme le tout-PIB réduit le monde à un système d’engrenages, d’échangeurs de stocks, de flux ». Une vision mécaniste de la vie qui convient bien aux ingénieurs mais qui ne reflète pas la réalité ni la complexité du monde et peut conduire à des choix contreproductifs pour l’environnement. Il s’agit de redonner une juste place à ces indicateurs : « pour que ceux-ci changent vraiment la donne, il faut qu’ils s’inscrivent d’abord dans un système de valeurs, incluant les biens communs, la morale et l’éthique ».</p>
<p><strong>Quelle démocratie pour l’écologie ?</strong></p>
<p>Frédéric Denhez enfonce le clou. En bombardant de « gestes verts pour la terre », d’affichage environnemental, on s’adresse au consommateur individualiste et on oublie de se concentrer sur les grands choix de société : le réaménagement des territoires, la décentralisation. Frédéric Denhez prend de la hauteur pour pointer ce qu’il lui semble important : une écologie sociale. Pour lui, il est urgent d’avoir plusieurs indicateurs environnementaux localisés, associés à des indicateurs de développement durable et de bien-être, et donc la société civile participerait à l’élaboration. »</p>
<p>Au travers de son livre, Frédéric Denhez fait ainsi émerger de vraies questions, même si parfois la démonstration est un peu elliptique pour des non-initiés. Le lecteur peut rester sur sa faim quant aux pistes concrètes proposées. Notamment sur les modalités d’organisation politique et en particulier sur la thématique agricole et alimentaire. <a href="http://www.nonfiction.fr/article-5417-dialogue_sur_lagriculture__interview_de_frederic_denhez.htm" target="_blank">C’est pour creuser cette question que nous sommes allés l’interroger</a>. Mais soyons indulgents, reconnaissons que la question cruciale de la gouvernance « environnementale » est complexe. Elle était déjà au centre de la réflexion d’André Gorz dans les années soixante-dix (<em>Ecologie et politique</em> en 1975 et <em>Ecologie et liberté</em> en 1977). Elle était toujours un fil rouge du Grenelle de l’Environnement en 2007 et peine à être mise en œuvre de façon concrète aujourd’hui. L’enjeu n’est rien moins que de trouver la voie de « la démocratie du carbone » et même au-delà de celle de l’écologie.</p>
<p> </p>
<p><strong>A lire aussi : </strong></p>
<p><a href="http://www.nonfiction.fr/article-5417-dialogue_sur_lagriculture__interview_de_frederic_denhez.htm" target="_blank">Dialogue sur l’agriculture : interview de Frédéric Denhez</a>, par Caroline Guinot et Jean-Marc Beche.</p>
<div></div>
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		<item>
		<title>La proportionnelle : la clé pour unir les souverainistes</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:32:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Nation / Nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le débat sur la façon d’unir les forces souverainistes, on a parlé surtout jusqu’ici d’alliances électorales possibles entre le Parti québécois et Québec solidaire. En tant que membre fondateur de Québec solidaire, je rejette cette stratégie qui, d’ores et déjà, apparaît vouée à l’échec. Je pense aussi que de nombreux membres de ce parti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le débat sur la façon d’unir les forces souverainistes, on a parlé surtout jusqu’ici d’alliances électorales possibles entre le <em>Parti québécois</em> et <em>Québec solidaire</em>.</p>
<p>En tant que membre fondateur de <em>Québec solidaire</em>, je rejette cette stratégie qui, d’ores et déjà, apparaît vouée à l’échec. Je pense aussi que de nombreux membres de ce parti n’accepteraient pas de voter pour un candidat péquiste dans l’hypothèse où leur circonscription serait désignée pour accueillir le candidat unique de l’alliance. Je ne peux notamment pas digérer l’orientation néolibérale du PQ depuis Lucien Bouchard.  C’est d’ailleurs l’opposition à cette orientation qui a été le principal ciment permettant l’unité des forces progressistes au début des années 2000 qui a mené à la fondation de Québec solidaire.<span id="more-8407"></span></p>
<p>Il en serait de même du côté péquiste où de nombreux sympathisants de centre droit préféreraient appuyer la <em>Coalition Avenir Québec</em> de François Legault plutôt que de d’appuyer un parti de gauche.</p>
<p>Il existe tout de même une façon de réaliser l’union entre souverainistes de différents partis et tendances, un problème apparaissant à priori aussi insoluble que la quadrature du cercle. C’est l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel qui, tout en permettant à chaque parti de faire le plein de leurs voix, leur garantirait une répartition équitable des sièges parlementaires en fonction de la proportion de votes qu’ils auraient obtenue.</p>
<p>Finies donc les distorsions aberrantes qui font de nos consultations électorales de véritables foire d’empoigne allant même jusqu’au renversement de la volonté populaire comme cela s’est encore produit aux élections de 1998. Fini aussi ce phénomène, puant démocratiquement, des votes dits stratégiques ou utiles où de nombreux sympathisants de tiers partis  oublient momentanément leurs convictions et votent pour le parti traditionnel qui leur apparaît le moins pire afin d’éviter l’élection du pire.</p>
<p>Ce mode de scrutin éliminerait l’élection  de gouvernements majoritaires à la Charest et à la Harper qui n’ont obtenu qu’une minorité de votes. Il nécessiterait évidemment la formation de gouvernements de coalition où des partis ayant des affinités programmatiques s’uniraient après les élections selon des conditions définies à l’avance et connues publiquement. La collaboration entre élu(e)s s’effectuerait ainsi tout naturellement. Cette façon de gouverner  heurterait certes la culture politique ambiante. Elle exigerait une capacité d’innovation dont la classe politique québécoise dans son ensemble ne semble malheureusement pas dotée présentement. Souhaitons que les partis souverainistes cassent la glace parce qu’il en va de l’avenir du Québec. Les nombreuses actions de collaboration initiées  par le député de <em>Québec solidaire</em>, Amir Khadir, en 2011, indiquent la voie à suivre.</p>
<p><strong>Paul Cliche</strong>, Montréal<br />
27 janvier 2012</p>
<p> </p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’administration Tremblay veut économiser sur le dos des femmes</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP-FTQ), qui représente entre autres, les milliers de cols blancs de la ville de Montréal, accuse l’administration Tremblay-Appelbaum de vouloir économiser sur le dos des femmes. Après 14 ans d’attente, alors que l’exercice d’équité salariale est terminé depuis décembre 2010, cette administration n’a toujours pas versé un iota [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP-FTQ), qui représente entre autres, les milliers de cols blancs de la ville de Montréal, accuse l’administration Tremblay-Appelbaum de vouloir économiser sur le dos des femmes. Après 14 ans d’attente, alors que l’exercice d’équité salariale est terminé depuis décembre 2010, cette administration n’a toujours pas versé un iota aux personnes ayant occupé un emploi dans une des catégories exigeant des correctifs salariaux.<span id="more-8405"></span></p>
<div>Alors que certains élus ne se formalisent pas de devoir verser 25,7 millions pour le nouveau planétarium, 12,4 millions pour les rénovations du restaurant Hélène-de-Champlain et 11 millions pour l’annulation du contrat des compteurs d’eau, le syndicat, lui est outré de constater que la Ville de Montréal se défile quand il s’agit de payer sa dette envers ses propres employés.</p>
<p>«C’est odieux», fulmine la présidente du syndicat, Monique Côté. «Cet employeur n’a aucun sens des responsabilités ni de reconnaissance pour les milliers de femmes qui, au fil des ans, ont subi et subissent encore de la discrimination salariale», déclare-t-elle. «Au lieu de s’empresser de corriger la situation, il multiplie les démarches pour se soustraire à la loi qui est pourtant très claire », poursuit-elle. «Et en gagnant du temps, comme il le fait, ce seront, une fois de plus, les contribuables qui paieront la note puisque les intérêts courent», s’indigne Monique Côté. «Nous faisons appel aux élus municipaux et aux contribuables afin que le gros bon sens reprenne le dessus et que les dispositions de la loi soient respectées. On doit mettre fin, une fois pour toutes, à la discrimination salariale à Montréal et corriger les erreurs du passé. Si la Ville trouve l’argent nécessaire pour se payer un nouveau planétarium, un nouveau restaurant et verser, avec soulagement, 11 millions de dollars en compensation pour l’annulation des compteurs d’eau, elle doit être en mesure d’honorer sa dette envers ses propres employées», conclut Monique Côté.
</p></div>
<div id="contenu-xsl">La Ville de Montréal est le second plus grand employeur du secteur public après le gouvernement du Québec. Il a décidé d’appliquer la Loi sur l’équité salariale autrement que tous les autres employeurs du Québec de façon à réduire les sommes dues à ses propres employés.</p>
<p>Rappelons que le syndicat a déposé une plainte et un différend devant la Commission de l’équité salariale devant le refus de la Ville de Montréal de payer, comme il se doit, les correctifs salariaux.</p></div>
]]></content:encoded>
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		<title>Les grandes entreprises accumulent les liquidités obtenues par les réductions d’impôt sans investir ni créer d’emplois</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:42:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[État / Services publics / Bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités / Classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[OTTAWA – Une nouvelle étude de recherche du Congrès du travail du Canada révèle que les entreprises au Canada trinqueront à la Journée d’affranchissement de l’impôt des sociétés le 1er février. Grâce aux généreux cadeaux fiscaux offerts aux entreprises, elles auront, à cette date, versé leur part entière d’impôt à tous les niveaux de gouvernement, et ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://www.congresdutravail.ca/sites/default/files/images/corporate.jpg" alt="" width="180" height="120" align="left" />OTTAWA – Une <a href="http://www.congresdutravail.ca/salle-des-nouvelles/publications/en-quoi-ont-r-sult-les-r-ductions-des-imp-ts-frappant-les-soci-t-s">nouvelle étude</a> de recherche du Congrès du travail du Canada révèle que les entreprises au Canada trinqueront à la Journée d’affranchissement de l’impôt des sociétés le 1er février. Grâce aux généreux cadeaux fiscaux offerts aux entreprises, elles auront, à cette date, versé leur part entière d’impôt à tous les niveaux de gouvernement, et ce pour toute l’année.<span id="more-8403"></span></p>
<p>« L’impôt sur le revenu des sociétés en 2010 comptait pour seulement 8,8 % de tous les revenus de l’État, indique le président du CTC, Ken Georgetti. La dernière série de réductions d’impôt offertes par le gouvernement conservateur aux entreprises le 1er janvier signifie que la Journée d’affranchissement de l’impôt des sociétés surviendra à une date encore plus tôt au cours des prochaines années. »</p>
<p>Selon M. Georgetti : « En échange des réductions d’impôt, les entreprises doivent investir dans la création d’emplois, mais elles ne le font pas. Au contraire, elles accumulent des liquidités et versent des dividendes exorbitants à leurs actionnaires. »</p>
<p>L’étude du CTC démontre que les 10 sociétés les plus cupides ont amassé 30,7 milliards de dollars additionnels en liquidités à court et à long terme entre 2000 et 2010. Ces sociétés comprennent Potash Corporation of Saskatchewan, George Weston limitée, Barrick Gold Corporation, Research In Motion, Kinross Gold Corporation et Air Canada. Les PDG des 10 sociétés les plus cupides sont parmi les mieux rémunérés au pays.</p>
<p>Le gouvernement conservateur a réduit le taux d’imposition fédéral des sociétés de 21 % à 15 % depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2006. Chaque baisse d’un point de pourcentage du taux d’imposition fédéral des sociétés coûte à l’État environ 2 milliards de dollars par année en manque à gagner. M. Georgetti indique : « Nos sondages concernant les réductions d’impôt aux sociétés démontrent que 92 % des répondants pensent que si les sociétés n’utilisent pas la réduction pour créer des emplois, alors elles devraient rembourser l’argent. »</p>
<p>M. Georgetti signale que le gouvernement envisage d’effectuer des compressions massives dans les services publics essentiels afin de payer ces réductions d’impôt aux sociétés. « Nous y sommes opposés. Nous voulons que le budget fédéral de 2012 comprenne des investissements dans des projets d’infrastructure créateurs d’emplois et des services publics grandement nécessaires. Ils seraient financés en rétablissant le taux d’imposition fédéral des sociétés à 19,5 %, un taux encore inférieur à celui en vigueur lorsque le Parti conservateur est arrivé au pouvoir en 2006.</p>
<p>M. Georgetti souligne que, selon le ministère des Finances, un milliard de dollars d’investissement en infrastructure permet de créer cinq fois plus d’emplois que le même montant accordé en réductions d’impôt aux sociétés.</p>
<p>Le rapport intitulé « En quoi ont résulté les réductions des impôts frappant les sociétés? » est affiché sur le site Web du CTC à <a title="www.congresdutravail.ca" href="http://www.congresdutravail.ca/salle-des-nouvelles/publications/en-quoi-ont-r-sult-les-r-ductions-des-imp-ts-frappant-les-soci-t-s">www.congresdutravail.ca</a>.</p>
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		<title>Le moment actuel du Forum social mondial</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:37:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Chico Whitaker, l’un des cofondateurs du Forum social mondial (FSM), fait le point sur cette nébuleuse que l’on appelle le FSM, et qu’il faudrait mettre au pluriel. Cet entretien paraît au moment où se réunit à Davos (Suisse) le Forum économique mondial. Le prochain FSM, lui, aura lieu en 2013 sans doute dans un pays [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chico Whitaker, l’un des cofondateurs du Forum social mondial (FSM), fait le point sur cette nébuleuse que l’on appelle le FSM, et qu’il faudrait mettre au pluriel. Cet entretien paraît au moment où se réunit à Davos (Suisse) le Forum économique mondial. Le prochain FSM, lui, aura lieu en 2013 sans doute dans un pays arabe, étape d’un « printemps » qui se prolonge heureusement.<span id="more-8400"></span></strong></p>
<p><strong>Chico Whitaker :</strong> Je reviens du Conseil international du Forum social mondial qui vient de se tenir au Bangladesh, juste après le Forum social de l’Asie du Sud, à Dhaka au Bangladesh. Ce fut une occasion de rencontrer tant de gens du Népal, du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh…</p>
<p><strong>Développement et civilisations : Quel moment vit actuellement le FSM ?</strong></p>
<p><strong>CW :</strong> Le Forum social mondial est toujours à la recherche de son chemin, pour que ses objectifs puissent se réaliser et que son message d’espoir — « un autre monde est possible » — puisse atteindre toutes les régions du monde. Il s’agit d’un processus continu. Tenir une réunion du Conseil international à Dhaka avait pour objectif de porter attention à l’Asie du Sud, en appuyant l’initiative locale d’y organiser un Forum régional. Jusqu’ici, l’Asie avait été peu touchée par ce processus, à l’exception brillante du FSM de 2004 à Mumbai, en Inde, qui avait été précédé du Forum social régional à Hyderabad, également en Inde, en 2003.</p>
<p>La rencontre de Dhaka fut une opportunité, pour les organisations internationales qui constituent le Conseil international du FSM, de prendre contact avec les organisations locales et de les soutenir dans la réalisation de ce Forum social régional. Il est clair que, lorsqu’un Forum social mondial se tient quelque part, 80% des participants viennent du pays lui-même. C’est pour cela qu’il faut faire en sorte que chaque édition se tienne dans une zone géographique différente. Cette rencontre est alors l’occasion pour les mouvements et organisations de la région de prendre contact les uns avec les autres, tout en se liant aux luttes qui se mènent au niveau mondial. L’un des objectifs d’un Forum est de dépasser les divisions et les pratiques de concurrence entre mouvements… Il s’agit de créer des espaces de rencontre pour nouer des convergences, en dépassant les barrières et préjugés qui divisent, barrières qui profitent toujours aux puissances dominantes. Le Forum aide ainsi la société civile du pays organisateur à devenir un acteur politique plus fort, non seulement dans le pays mais dans l’ensemble des luttes qui se mènent dans le monde.</p>
<p><strong>D&amp;C : Quels sont les projets ou les perspectives actuelles du FSM ?</strong></p>
<p>CW : Le Forum se tient tous les deux ans à l’échelle mondiale. La tendance actuelle est de multiplier, entre deux Forums mondiaux, les Forums au niveau régional, national et même local, ou encore de tenir des Forums thématiques. Ils sont en expansion. Dans l’année précédant le FSM de 2011 à Dakar, il y a eu plus de 40 Forums régionaux, nationaux et thématiques, un peu partout.</p>
<p>Une opportunité spéciale nous sera donnée bientôt avec la tenue de la Conférence des Nations unies dite « Rio+20 », pour les 20 ans du Sommet de la Terre de Rio de 1992. Des réunions préparatoires se sont tenues à New York. Il y a également eu, au mois de novembre 2011, la réunion sur le changement climatique à Durban. Des mouvements et organisations qui se sont rapprochés tout au long du processus FSM organisent ensemble des rencontres de la société civile qui auront lieu en parallèle des réunions de l’ONU. Dans ce cadre, plusieurs Forums sociaux locaux ou thématiques ont eu lieu ou se préparent (à Porto Alegre et à São Paulo, au Brésil, à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, etc.)</p>
<p>La prochaine réunion du Conseil international se tiendra au Kurdistan, afin d’appuyer les luttes de ce peuple. Durant cette réunion, nous allons probablement fixer le lieu du prochain FSM, en 2013, prévu pour le moment au Caire. Ce sont bien sûr les personnes originaires du pays qui doivent décider, in fine, si elles veulent bien s’engager dans la lourde tâche d’organiser un Forum mondial.</p>
<div><a title="Télécharger" type="application/pdf" href="http://www.cetri.be/IMG/pdf/fsm.pdf">Lire le texte complet</a> (PDF — 177.6 ko)</div>
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		<title>L’actuel débat sur les pactes tactiques entre progressistes : ses origines et sa portée</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la recomposition du paysage partisan au Québec intervenue en 2011 (tant au fédéral qu’au provincial), la question de l’ouverture de discussions entre forces politiques souverainistes et progressistes s’est posée chez maints analystes et acteurs gravitant autour de ces courants, par-delà les lignes partisanes et sans égard au statut de tout un chacun (journaliste, blogueur, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la recomposition du paysage partisan au Québec intervenue en 2011 (tant au fédéral qu’au provincial), la question de l’ouverture de discussions entre forces politiques souverainistes et progressistes s’est posée chez maints analystes et acteurs gravitant autour de ces courants, par-delà les lignes partisanes et sans égard au statut de tout un chacun (journaliste, blogueur, militant, chercheur, professeur, etc.). Le site des <em>Nouveaux cahiers du socialisme</em> tente, dans la mesure de ses moyens, de faire connaître et de diffuser ces réflexions et débats. Il n’y a pas de position éditoriale des <em>NCS </em>sur les pactes tactiques, sinon de dire qu’il faut qu’il y ait discussion large là-dessus. Les différentes positions relatives aux pactes, au sein de la gauche, sont non seulement légitimes, mais il serait surtout très téméraire de prétendre connaître LA meilleure position sur un tel sujet, compte tenu des atouts et contradictions que chaque option comporte.<span id="more-8396"></span></p>
<p>Le débat sur les pactes, lorsqu’il a été lancé en 2011 par des membres de QS ou par des observateurs privilégiés de ce parti, ne s’est jamais situé sur des questions de principes. Jamais l’indépendance de QS n’était mise en doute, encore moins sa pertinence comme formation politique. Le débat ne consistait pas non plus à savoir si le PQ est un parti de gauche; il s’agissait plutôt, notamment, de savoir selon quelles modalités les éléments progressistes peuvent se parler entre eux, par-delà les frontières partisanes. Se parler compte tenu de la montée fulgurante de la CAQ et de la probabilité que les élections provinciales, à l’avenir, consistent essentiellement – pour la plus grande part de l’électorat – à choisir entre deux partis fédéralistes clairement campés à droite.</p>
<p>Il va de soi que les élections ne sont qu’un terrain parmi plusieurs sur lesquels s’affrontent les forces de gauche et celles de droite; ce n’est pas nécessairement le terrain le plus important (sauf quand les élections approchent!). Les progressistes qui résistent aux assauts de la droite le font sur une multitude de terrains, parfois de façon spectaculaire et très militante (ex. : les Indignés), parfois de façon plus discrète mais néanmoins très significative (les enseignants et les artistes, par exemple). Québec solidaire est le seul parti à se définir comme « parti des urnes et de la rue »  et cela traduit bien l’absolue nécessité de concevoir que les terrains d’affrontement avec les forces capitalistes (ou patriarcales, ou technocratiques, ou fédéralistes ou…) sont nombreux. Les élections ne sont qu’une dimension, modeste, de l’équation. Sauf durant les campagnes électorales.</p>
<p>Lorsqu’un tel contexte se présente, la question peut se poser de savoir, compte tenu du cadre institutionnel en vigueur (mode de scrutin, système partisan, nature du régime…) quel est le meilleur moyen de mettre le maximum de bâtons dans les roues de la droite. Québec solidaire est un outil créé en ce sens, jusqu’à un certain point : projeter sur le terrain électoral les aspirations des mouvements sociaux et, si possible, les faire triompher. Y a-t-il moyen d’accroître encore davantage l’influence des progressistes, par delà le score de Québec solidaire ? De maximiser la quantité de grains de sable dans l’engrenage de la droite? D’éviter que les votes progressistes et souverainistes se nuisent mutuellement?</p>
<p>Poser ces questions (sans avoir pour autant les réponses) et espérer que les forces progressistes en présence se les posent elles aussi, ne consiste pas à nier l’authenticité du projet de QS, ni à le compromettre. Il s’agit surtout de réfléchir de façon rationnelle à ce que la gauche ait, au sein des institutions démocratiques, au moins autant de poids que la somme des éléments progressistes qui la composent.</p>
<p>Le fait d’ouvrir un tel débat nuit-il à Québec solidaire? Ce serait étonnant, pour plusieurs raisons. D’abord, depuis que le débat est directement posé sur la place publique (notamment par des éléments péquistes ou proches du PQ), jamais les médias n’ont autant parlé de Québec solidaire. Ensuite, dans le cadre de ce débat public, via les médias, QS a généralement été considéré comme un interlocuteur plausible, sérieux, crédible et raisonnable. À part Lysiane Gagnon et une poignée de commentateurs pathologiquement incommodés par la gauche, la plupart des personnes appelées à commenter (nonobstant leur point de vue sur les ententes électorales)  considéraient QS comme une entité tout à fait légitime et respectable. Troisièmement, les mouvements sociaux, en particulier les organisations syndicales, espèrent que les forces progressistes et souverainistes travaillent davantage de pair, qu’elles additionnent leurs potentialités, incluant sur le terrain électoral. Il sied bien à ces organisations que Québec solidaire soit un interlocuteur normal du camp souverainiste. Enfin, les membres de QS peuvent se regarder dans le miroir : aucun ne s’est livré à des marchandages et toute la réflexion entamée à ce jour s’est effectuée dans l’attente d’un débat approfondi et démocratique au sein des instances de Québec solidaire. (Débat dont nul ne pouvait ni ne peut prédire l’issue.) Aucune décision ne peut être prise par ce parti sans que les arguments aient pu s’exprimer et sans que les évaluations approfondies, par les membres, aient pu se faire.</p>
<p>Il est probable qu’un pacte avec le PQ soit exclu par le PQ lui-même, compte tenu notamment de l’évolution de la conjoncture dans cette formation. Mais même dans un tel cas, les progressistes continueront à réfléchir et à discuter de tactique électorale. En effet, la question des rapports avec Option nationale et avec les députés souverainistes indépendants demeure entière. Par exemple, dans le comté de Borduas, où le député sortant est Pierre Curzi, doit-il y avoir trois candidatures souverainistes et progressistes qui s’affrontent? Qui aurait intérêt à ce que tel soit le cas?</p>
<p>Considérant ce qui précède, il est difficile de croire que les progressistes se soient affaiblis du fait d’avoir mené des réflexions et débats sur les pactes tactiques. Ou que Québec solidaire ait perdu au change.</p>
<p>Et qui pourra reprocher aux observateurs ou aux membres de QS de réfléchir publiquement, en toute transparence, aux meilleurs moyens d’amener les progressistes à ne pas se nuire mutuellement?</p>
<p><em>Pierre Beaudet</em><br />
<em>Philippe Boudreau</em><br />
<em>François Cyr</em><br />
<em>Benoit Gaulin</em><br />
<em>André Vincent</em></p>
<p> </p>
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		<title>À propos des pactes électoraux — Pousser plus loin la réflexion</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:51:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Les événements des derniers jours ont propulsé la question des pactes électoraux entre Québec solidaire et le Parti québécois à l’avant-scène. Comme le disait Marie-Josée Dufour de QS-Taschereau « compte tenu des distorsions causées par notre système électoral et du nouveau contexte politique, notamment la fusion de l’ADQ et de la CAQ, il me semble qu’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les événements des derniers jours ont propulsé la question des pactes électoraux entre Québec solidaire et le Parti québécois à l’avant-scène. Comme le disait Marie-Josée Dufour de QS-Taschereau « compte tenu des distorsions causées par notre système électoral et du nouveau contexte politique, notamment la fusion de l’ADQ et de la CAQ, il me semble qu’une réflexion sérieuse et de bonne foi, suivie d’échanges respectueux entre les membres de Québec solidaire, est inévitable. » Poussons donc un peu plus loin la réflexion.<span id="more-8392"></span></p>
<p>Mais tout d’abord une mise au point s’impose dans mon cas : je n’ai jamais souhaité que QS cède des circonscriptions en régions au PQ en échange d’une douzaine de circonscriptions montréalaises, comme le laissait entendre Antoine Robitaille dans le Devoir en me citant. Depuis quelques temps déjà, je maintiens que QS obtient de bons résultats à Montréal comme dans certains pôles régionaux et que c’est là que réside son potentiel de faire élire une équipe de Solidaires la prochaine fois.</p>
<p>Plusieurs autres facteurs entrent cependant en considération lorsque vient le temps de réfléchir aux bases de futurs pactes électoraux. Marie-Josée Dufour en décrit un lorsqu’elle affirme : « … il ne peut pas y avoir de pactes pour les circonscriptions où les deux principaux rivaux sont du PQ et de QS, et encore moins pour les circonscriptions où des députés péquistes sortants sont candidats. » Intéressant, ça mérite qu’on y réfléchisse sérieusement même si a priori je n’en ferais pas une règle absolue. Ça confirme cependant qu’un pacte n’est pas une fusion ou une alliance qui ferait en sorte que QS cautionnerait l’ensemble des positions du PQ, et vice-et-versa. En ce sens, j’ai tendance à être d’accord avec elle lorsqu’elle affirme qu’il ne saurait être question de laisser par exemple le champ libre à la députée Agnès Maltais, marraine du projet de loi 204 (tout comme le PQ n’est pas disposé à date à laisser Gouin à Françoise David).</p>
<p>D’autres considérations, comme la candidature du chef ou de la cheffe d’un autre parti, celle d’un ministre sortant ou d’une « vedette », ou encore le fait qu’une circonscription soit un « château fort » ou considérée comme « baromètre », pourraient aussi être prises en compte (positivement ou négativement). Et à cela, il ne faut pas oublier d’ajouter nos propres considérations « internes » : la parité des candidatures, des circonscriptions à Montréal certes mais aussi à part égale en région, tout comme l’état et l’avis des troupes solidaires sur le terrain.</p>
<p>Mais avant d’en arriver là, d’autres ont émis le souhait que si de tels pactes venaient qu’à être conclus, ils devraient reposer sur un minimum d’idées communes, partagés par les deux partis. En parlant d’une nécessaire réforme des institutions démocratiques, de la réaffirmation de la notion de bien commun, d’un développement économique plus respectueux de l’environnement et de l’assemblée constituante comme étant au cœur d’un plus grand consensus sur la question nationale, Atim Léon, ex-président du Montréal-centre au PQ, quant à lui écrivait : « … voilà quatre grands objectifs dont je souhaite la réalisation à tous mes concitoyens. Or, s’il faut choisir lors d’une élection sur quel parti parier pour leur réalisation, je serai tout à fait prêt à parier sur une coalition de partis, celle du PQ, de QS et d’ON… ».</p>
<p>Voilà des éléments nouveaux dans le débat à considérer. Si des ententes entre QS et le PQ devaient être conclus pour que l’un et l’autre cèdent sa place dans un certain nombre de circonscriptions, ils serviront certes leurs propres intérêts partisans (faire élire le plus grand nombre de député-e-s), mais ces ententes devraient aussi faire avancer le Québec sur le chemin du progrès et de la liberté. Conséquemment, ils serviraient à barrer la route à ceux pour qui progrès et liberté riment avec désengagement de l’État et responsabilités individuelles, au mépris des droits collectifs et des acquis sociaux.</p>
<p>Mais pour cela, encore faut-il accepter d’y réfléchir et d’en débattre. Les obstacles sont nombreux et, bien souvent, légitimes. Le Parti québécois est loin d’être parfait et l’existence même de Québec solidaire est en partie le résultat du désabusement de souverainistes progressistes qui ont perdu confiance dans un premier temps pour ensuite placer leurs espoirs dans un nouveau parti de gauche. Mais s’il fallait que le parti fondé par René Lévesque accepte de revenir à ses principes et de s’entendre avec QS pour défendre des propositions audacieuses communes, et le cas échéant s’il était élu au gouvernement de les mettre en place rapidement, il me semble que ce sont les Québécoises et les Québécois qui en ressortiraient gagnant-e-s.</p>
<p>En conclusion, le débat entourant les pactes électoraux n’est pas simple et demande à ce que l’on s’élève au-dessus de la mêlée partisane. C’est ce que souhaite la majorité de la population selon moi. Beaucoup d’inconnues demeurent, j’en conviens, et au fil de ma réflexion je souhaite pouvoir en débattre ouvertement et sereinement. Mais pour l’heure, avant de m’engager dans l’élaboration de propositions concrètes, il me semble souhaitable qu’un plus grand nombre se montre favorable à cette idée mais surtout qu’elle ne soit pas rejetée d’emblée sans avoir considérée l’évolution de la conjoncture politique au Québec depuis près d’un an ainsi que les récents événements.</p>
<p><em>Stéphane Lessard</em><br />
Ex-membre du Comité de coordination national de Québec solidaire (2006–2010)</p>
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		<item>
		<title>De colère et d’espoir</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon Le Devoir d’hier, qui donne la parole à un militant de Québec solidaire, le Parti québécois lasserait le champ libre à Québec solidaire dans une douzaine de circonscriptions aux prochaines élections provinciales. Juste là-dessus, juste sur le nombre de circonscriptions que le PQ abandonnerait à Québec solidaire, il y a quelqu’un qui rêve en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon <em>Le Devoir </em>d’hier, qui donne la parole à un militant de Québec solidaire, le Parti québécois lasserait le champ libre à Québec solidaire dans une douzaine de circonscriptions aux prochaines élections provinciales.</p>
<p>Juste là-dessus, juste sur le nombre de circonscriptions que le PQ abandonnerait à Québec solidaire, il y a quelqu’un qui rêve en couleur quelque part.</p>
<p><span id="more-8388"></span></p>
<p>Toujours selon le même informateur, le PQ abandonnerait Gouin, Mercier, Laurier-Dorion, Rosemont, Outremont à Québec solidaire. Outremont, on parle pour rien dire, mais le PQ abandonnerait Gouin et déplacerait Nicolas Girard pour laisser toute la place à Françoise David? Nicolas Girard est un des rares députés du PQ à s’employer à faire son job de député de l’opposition plutôt qu’à foutre le bordel dans son parti. Le scandale des garderies, c’est lui; c’est lui qui a eu la peau du ministre de la Famille, Tony Tomassi, et on le récompenserait en l’exilant de «sa» circonscription?</p>
<p>Si c’est vrai, ça va encore plus mal qu’on le dit, au PQ.</p>
<p>J’ai entendu aussi que c’est dans Rosemont que le PQ serait prêt à ne pas présenter d’adversaire à Mme David, pour peu qu’elle veuille bien s’y présenter plutôt que dans Gouin. C’est à peine plus vraisemblable. Je n’imagine pas Françoise David reculer devant un affrontement avec Nicolas Girard dans une circonscription prenable (il ne l’a battue que par un peu plus de 2000 voix en 2008). Je n’imagine pas Françoise David se faire élire par… des péquistes dans Rosemont. Pas qu’elle les haïsse, mais si elle a fondé Québec solidaire, c’est précisément parce qu’elle rêve d’un autre Québec que celui des Bouchard, Facal, Legault, Landry, Boisclair, Rebello… différent aussi de celui de Mme Marois. Je vois mal Françoise aller remercier Mme Marois de son élection.</p>
<p>Le raisonnement vaut aussi pour la circonscription de Mercier, où Amir Khadir l’a emporté par moins de 1000 voix. Amir comme Françoise incarnent leur parti, ils ne peuvent pas devoir leur élection au PQ. Ces deux-là gagnent ou meurent. Ils n’ont pas droit aux tractations épicières, c’est pas dans le programme du parti.</p>
<p>Plus j’y pense, plus cette idée d’une coalition circonstancielle est l’une de ces idées qui semblent tomber sous le sens de prime abord mais qui ne tiennent pas la route quand on y repense. Une coalition au nom de quoi, au juste? Au nom de la souveraineté? Une souveraineté de plus en plus ornementale au PQ et une souveraineté qui, à Québec solidaire, passe après le projet social?</p>
<p>Sur un plan purement électoraliste, le PQ n’aurait pas tant à gagner. Trois ou quatre circonscriptions, pas plus. Et Québec solidaire aurait à perdre… son innocence.</p>
<p>Les gens qui ont voté Québec solidaire en 2008 (sauf peut-être dans Mercier et Gouin, où ils pouvaient entretenir l’espoir d’une victoire) ne l’ont pas fait pour élire un député. Ils ont voté Québec solidaire parce qu’ils sont de gauche.</p>
<p>Si, au nom d’un quelconque pacte de non-agression, Québec solidaire ne présente pas de candidats dans certaines circonscriptions pour renvoyer ainsi l’ascenseur au PQ, dans ces circonscriptions orphelines d’un candidat de gauche, Québec solidaire perdra toute crédibilité.</p>
<p>Françoise et Amir vont me haïr (un peu plus, un peu moins!) mais, pour moi, l’élection de trois députés de QS aux prochaines élections et l’obtention de 8% du vote au total serait une grande victoire pour leur parti. Trois députés pour foutre le bordel avec l’enthousiasme d’un Amir, je trouverais ça parfait</p>
<p>Si le Parti québécois fait élire 10 députés, c’est fini, on n’en parle plus. Québec solidaire, c’est pas ça. C’est pas un parti, c’est une idée, une pensée qui n’a pas besoin de 40 députés pour vivre. C’est un parti <em>de colère et d’espoir.</em></p>
<p>Un parti qui a le devoir d’être présent dans toutes les circonscriptions. Pour que ceux qui le souhaitent, fussent-ils seulement 12 ou même 3, puissent voter pour la colère et l’espoir.</p>
<p>[…]</p>
<p><em>Extrait de la Chronique de Pierre Foglia, paru dans la La Presse, édition du 19 janvier 2012</em></p>
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		<title>Alliances électorales avec le PQ, pas question !</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:33:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CAP-NCS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche / Mouvements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Québec / Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est un membre que QS très en colère qui vous écrit sur le coup de la nouvelle. Le ton de ma lettre est fort peu aimable mais il est à la mesure de ma colère. Je suis tellement déçu d’apprendre ce matin que QS considère, même très timidement, la possibilité d’une alliance tacite ou ouverte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est un membre que QS très en colère qui vous écrit sur le coup de la nouvelle. Le ton de ma lettre est fort peu aimable mais il est à la mesure de ma colère. Je suis tellement déçu d’apprendre ce matin que QS considère, même très timidement, la possibilité d’une alliance tacite ou ouverte avec le PQ afin de battre Charest et/ou de gagner quelques sièges de plus à l’assemblée nationale.</strong><span id="more-8384"></span></p>
<p>Cela fait depuis 1975, donc un an avant l’élection du PQ, que je suis syndicaliste, socialiste et indépendantiste et ça fait 37 ans que je me fais servir la même soupe par les péquistes : « hors du PQ point de salut, les souverainistes sincères ne peuvent envisager de former un autre parti politique tant et aussi longtemps que le Québec n’est pas un pays car toute division des votes est inadmissible et fait reculer la souveraineté ». Trente sept ans c’est long avec la même soupe indigeste qui a servi à noyer tous les projets d’organisation ouvrière et populaire indépendantiste, souverainiste socialiste de toute teinte. C’est d’autant plus long qu’au fil de ces 37 ans le PQ a eu le temps de devenir un véritable parti néolibéral totalement dévoué aux politiques de libre échange et la souveraineté péquiste a perdu toute saveur sociale pour s’auto-limiter à la défense de la langue. On peut tout perdre aux mains des politiques néolibérales en autant que c’est en français qu’on recule… Pas très motivant comme politique.</p>
<p>QS est, de par sa formation, son existence, l’expression qu’autre chose est nécessaire, qu’une autre façon de faire de la politique est nécessaire, qu’un autre programme est nécessaire,et, l’idée de faire une alliance, ou même donner l’impression qu’on serait peut-être prêts à en faire une traduit un manque de vision de ce que ça veut faire de la politique autrement.</p>
<p>La Châtelaine de l’Ïle Perrot (Marois) est aux abois. Elle a choisi ouvertement et en toute connaissance de cause d’envoyer un message clair au monde patronal de droite en s’associant à la lie du néolibéralisme soit le tandem Labaume-PKP pour le crisse d’auditorium construit à nos frais et au profit de PKP. La Castafiore était même prête à perdre 5 députés piliers de son parti pour envoyer son message clair au monde des affaires et à la droite en général : dorénavant, on est en business au PQ.…l’influence des groupes populaires et syndicaux au PQ c’est chose du passé…</p>
<p>Même pour un parti habitué à avaler des couleuvres, celle-là a très mal passé et depuis, la Reine du PQ ne cesse de voir son étoile pâlir. Du coup, comme par magie, elle s’accommode de rumeurs de possibilités d’alliance avec QS. Tiens donc…quel hasard ! La même Marois qui a écrasé sans état d’äme le Club politique des syndicalistes (Laviolette et Pierre Dubuc), dans la plus pure tradition de défense de « l’unité du parti », se trouve, spontanément, de l’ouverture, elle se fait soudainement rassembleuse.… Non mais vous fumez quoi au juste chers camarades pour mordre à une si grossière manoeuvre ?</p>
<p>Car dites-vous bien qu’il ne s’agit que d’une manoeuvre circonstancielle, Qs sera flushé encore plus vite que le club de Laviolette lorsque la crise interne sera passée. Quiconque entretien l’illusion que le PQ renonce à ses « droits de propriétés exclusifs sur la souveraineté » a besoin d’une douche froide.… La rumeur ne vivra pas au delà des aléas des luttes internes au PQ et, chers camarades, vous vous laissez devenir de vulgaires pions dans ce jeu interne au PQ et aux échecs, des pions c’est fait pour être sacrifiés pour sauver la reine, un point c’est tout.</p>
<p>Qs ne peut que perdre sa légitimité à laisser flotter de telles rumeurs car si le PQ est fréquentable alors pourquoi voter QS après tout ?</p>
<p>Personne n’a donc pris de notes lorsque les conservateurs ont profité du projet d’alliance des libéraux avec le NPD sous l’oeil consentant du Bloc pour s’affirmer comme les seuls « leaders ayant des principes » ?</p>
<p>Plus grave à mons sens est le fait que cela traduit un manque de compréhension du fait que l’électorat en a ras le bol des politiciens qui virent de bord, et/ou qui ajustent leur discours au gré du vent. On vient de perdre une crisse de belle occasion de dire qu’on est au dessus de toute cette petitesse opportuniste.</p>
<p>Vraiment, le parti ne se construira jamais de cette façon, ceux et celles qui entretiennent l’espoir de raccourcis viennent de se rallonger la route.… car il y a un prix à payer surtout pour les progressistes dans ces jeux maladroits.</p>
<p><strong><em>Jean-Pierre Daubois</em></strong></p>
<p><em>À titre d’information, et en précisant que mon opinion n’engage que moi et non mon organisation, je vous précise que je suis Conseiller syndical à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.</em></p>
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