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Université d’été 2010
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Intervention de Christophe AguitonLe mouvement social entre la transformation et l’hybridisationUniversité d'été des NCS 2010
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Jeudi 2 septembre 2010
Gauche / Mouvements sociaux, Immigration / Diversité / Autochtones, Université d'été 2010Christophe Aguiton est un militant syndical et politique français qui a animé le syndicat SUD et les Marches européennes contre le chômage. Il a participé étroitement au processus du Forum social mondial, notamment dans son incarnation européenne (le Forum social européen). Il était de passage à Montréal dans le cadre de l’Université d’été des NCS et à l’invitation également du réseau Alternatives.
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Intervention d'Amir KhadirAvancer pas à pasUniversité d'été des NCS 2010
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Selon Amir Khadir, Québec solidaire avance dans ses définitions «fondamentales», mais aussi en faisant connaître un point de vue alternatif sur les choses qui comptent le plus dans notre société. Dans le cadre de sa participation à l’Université d’été des NCS, Khadir a aussi rappelé l’importance pour la gauche et les mouvements sociaux d’intervenir dans le système parlementaire tel qu’il existe, avec toutes ses limites. «C’est un acquis de nos luttes d’avoir un système parlementaire. Certes c’est une structure qui au départ est établie par les dominants, mais où la population peut aussi imprégner un peu sa marque».
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Intervention de Francis Dupuis-DéryÉmancipation et autonomieUniversité d'été des NCS 2010
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Mercredi 1 septembre 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, Gauche / Mouvements sociaux, Philo / Socio / Politique, Université d'été 2010Pour Francis Dupuis-Déry, professeur à l’UQAM et militant anarchiste, le capitalisme est un sérieux problème pour l’humanité, mais le véritable problème, c’est le pouvoir étatique, qui existait bien longtemps avant le capitalisme. L’enjeu est et demeure le même : domination versus autonomie. Enfin de compte a-t-il expliqué lors d’une discussion à l’Université d’été des NCS, «cette contradiction entre pouvoir/domination et autonomie/libération est également dans chacun d’entre nous. La tension ne disparaît jamais, c’est une opposition fondamentale». La domination par ailleurs ne s’exerce pas seulement sur le plan économique. On le voit dans la réalité des femmes, des peuples opprimés. Le pouvoir se maintient par un système qui se maintient par la violence et le système symbolique, partout dans la société et même dans les mouvements sociaux progressistes».
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Intervention de Marie Ève RancourtConvergencesUniversité d'été des NCS 2010
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Mercredi 1 septembre 2010
État / Services publics / Bien commun, Gauche / Mouvements sociaux, Université d'été 2010Pour Marie Ève Rancourt, la Coalition contre la hausse des tarifs et la défense du secteur public mise en place en 2009 indique la possibilité de constituer un large front social apte à faire converger toutes les luttes. De plus, de ces pratiques émerge l’idée que le mouvement social n’est pas seulement «contre», mais est capable de produire des perspectives alternatives sur la fiscalité, la redistribution, l’amélioration des services publics. Lors de sa présentation à l’Université d’été des NCS, Rancourt a exprimé sa déception sur le fait que le mouvement syndical n’ait pas choisi d’intégrer les revendications du Front commun dans une perspective plus large. Elles espère que la lutte sera relancée via les coalitions régionales qui prolifèrent ici et là, et également à travers la prochaine Marche mondiale des femmes. Les défis sont multiples : «il faut démocratiser davantage nos coalitions et organisations. Il faut relancer de vastes campagnes d’éducation populaire». Elle estime que les mouvements populaires ont la possibilité de gagner contre Charest : «l’éducation et la santé, c’est gagnable. La lutte pour le gel des frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire est une bataille qu’on peut gagner. Dans la santé, ce n’est pas vrai qu’il faut capituler devant le ticket modérateur». À court terme, Rancourt pense que la priorité est d’appuyer la lutte de la FIQ qui se situe au cœur des grands enjeux de société.
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Intervention de Ronald CameronLes défis du mouvement syndicalUniversité d
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Mardi 31 août 2010
État / Services publics / Bien commun, Gauche / Mouvements sociaux, Université d'été 2010Tous en conviennent, le mouvement syndical est en crise un peu partout dans le monde. Selon Ronald Cameron qui a été président de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), les causes de cette crise sont nombreuses et tiennent non seulement à l’évolution de la structure de production, mais aussi à la volonté de la bourgeoisie de récupérer ses positions notamment au niveau de l’accaparement de la richesse.
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Intervention de Xavier LafranceApprendre à lutter en luttantUniversité d'été des NCS 2010
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Lors de l’Université d’été des NCS, plusieurs discussions ont eu lieu sur l’état du mouvement populaire, ses forces et ses faiblesses, ses avancées et ses reculs. Pour sûr, la grande grève étudiante de 2005 apparaît pour à peu près tout le monde comme un «moment fort» des mobilisations sociales, au même titre, par exemple, que la Marche des femmes (1995) et le Sommet des peuples des Amériques (2001). Selon, Xavier Lafrance, qui a été un des animateurs de l’ASSE, qui était si on peut dire le centre de gravité de cette grève, il y a plusieurs leçons à tirer de cette lutte. D’emblée, la grève a été en continuité avec les grandes mobilisations étudiantes des 30 dernières années exprimant le principe d’un syndicalisme combatif démocratique. Dans cette tradition explique Lafrance, «l’éducation est un droit et non un privilège», constamment menacé et miné par les élites. Le mouvement étudiant est donc conscient des rapports de forces que cela implique, mais ce rapport de forces n’est jamais figé : »Le mouvement social est un acteur et non pas seulement un spectateur. Il modifie les rapports de forces par ses mobilisations, son organisation, sa conscience : accepter la défaite, le statu quo, sous prétexte que les dominants sont puissants, n’est pas une optique». On pourrait rappeler la remarque laconique de Bertold Brecht : «Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
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Intervention de Barbara LegaultLa « guerre »Université d'été des NCS 2010
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Selon Barbara Legault qui milite dans plusieurs organisations de femmes, notre société est présentement en guerre. «On l’en prend pas nécessairement conscience, mais on le constate dans le déploiement de la répression contre les femmes, les immigrants, les autochtones, les dissidents», a-t-elle déclaré lors de l’Université d’été des NCS la semaine passée à Montréal. Récemment, cette guerre est devenue plus visible lors des manifestations contre le G20 à Toronto. Il faut souligner également, selon Barbara Legault que la guerre se joue aussi à travers les médias. «Malheureusement, on constate que plusieurs journalistes sont devenus des policiers à crayon» dont le rôle est de diaboliser, caricaturer, attaquer verbalement les gens qui critiquent. Parallèlement, il y a l’action de certains religieux et des fondations privées qui veulent infantiliser les populations, renvoyer les femmes à une situation antérieure où elles étaient par définition «coupables» et «incapables».
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Intervention d'Éric PineaultComment penser au-delà de la lutte contre le néolibéralisme?Université d'été des NCS 2010
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Samedi 28 août 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, État / Services publics / Bien commun, Histoire (et Page d'), Philo / Socio / Politique, Université d'été 2010Pour Éric Pineault, prof de sociologie à l’UQAM, il y a maintenant un consensus «élargi», au-delà même des milieux progressistes, sur les dégâts causés par les politiques néolibérales depuis une trentaine d’années. Toutefois, la substance du processus doit encore être examinée. Aussi et le défi est plus grand, le rapport entre néolibéralisme et capitalisme doit être revu, de manière à doter la gauche de perspectives stratégiques plus claires. Ce sont les grandes lignes de la réflexion que le professeur Pineault a présentée plus tôt cette semaine à l’Université populaire d’été des NCS
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Le programme complet [PDF]
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- En bref : qu’est-ce que l’écosocialisme ?
Le Collectif d’analyse politique (CAP) et les Nouveaux cahiers du socialisme (NCS) présentent
L’Université d’été des NCS
CRISES, RÉSISTANCES, POUVOIRSMontréal, UQÀM, 24 au 26 août 2010
2 conférences gratuites
CONVERGENCE DES LUTTESLe mercredi 25 août à 19 h
UQÀM — Niveau Métro — Salle DSR-510L’ÉCOSOCIALISME
Le jeudi 26 août à 19 h
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UQÀM — Niveau Métro — Salle AM-050
ADMISSION LIBRE -
La récente crise économique a révélé ce que plusieurs dénonçaient depuis des lustres à savoir que le système capitaliste – du moins tel qu’il est actuellement construit, préciseront certains – est intenable et sert de moins en moins les intérêts de la majorité au bénéfice d’une classe dominante. Si la population n’est pas dupe des abus financiers, politiques et économiques perpétrés par cette élite, force est d’admettre que cette crise économique n’a pas généré – du moins pas encore – la mobilisation anticapitaliste dont plusieurs rêvaient.
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