Thème

Université populaire 2016

UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Convergences
FSM 2016 : Espace Émancipation

Le mouvement est populaire, la lutte est politique

Vendredi 12 août 2016 à 16 h, à l’UQAM, R-M120

Le pou­voir popu­laire n’aspire pas à la domi­na­tion. Il se donne pour objec­tif de déve­lop­per, à tra­vers de nou­vel­les ins­ti­tu­tions, autant l’exercice démo­cra­ti­que de l’autorité que la construc­tion de sujets auto­no­mes. Ses actions prin­ci­pa­les visent la construc­tion d’espaces où le pou­voir des ins­ti­tu­tions de la société capi­ta­liste ne puisse s’exercer et capa­ble de contrer l’action des appa­reils idéo­lo­gi­ques des­ti­nés à pro­duire les sujets du sys­tème. Pour cela, il se pro­pose de construire une contre-culture dif­fé­rente et oppo­sée à celle domi­nante

Hector Mendez[1]

ConvergenceAu Québec comme dans plu­sieurs pays, les mou­ve­ments popu­lai­res et les partis pro­gres­sis­tes cher­chent à faire conver­ger leurs efforts. Pour faire échec à la droite et au néo­li­bé­ra­lisme, il faut en effet élar­gir l’impact des luttes poli­ti­ques et socia­les et sortir du « péri­mè­tre », un peu comme ce qu’on a vu en Espagne avec l’expérience de Podemos. Mouvements et partis par ailleurs doi­vent trou­ver des maniè­res de tra­vailler ensem­ble tout en res­pec­tant leur auto­no­mie et leurs capa­ci­tés res­pec­ti­ves. Nous vou­lons donc lancer une réflexion, avec des mili­tants et des mili­tan­tes de mou­ve­ments et partis et explo­rer ces ques­tions :

  • Quelles sont les pla­te­for­mes élec­to­ra­les sus­cep­ti­bles de ras­sem­bler la gauche ?
  • Comment faire échec aux contrain­tes juri­di­ques et poli­ti­ques qui nous contrai­gnent sur la scène poli­ti­que ?
  • Comment sur­mon­ter les obs­ta­cles entra­vant la conver­gence ?

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Organisé par les NCS et l’Association des juristes progressistes
L’État, les droits et la démocratie sont-ils réconciliables ?
FSM 2016 : Espace Émancipation

Vendredi 12 août 2016 à 13 h, à l’UQAM, DS-4375

JusticeDans les pays occi­den­taux qui pré­ten­dent être des États de droit, nous sommes témoins de deux ten­dan­ces contrai­res entre les­quel­les il existe un dés­équi­li­bre crois­sant et inquié­tant : d’une part, un désen­ga­ge­ment, voire une démis­sion de l’État là où il devrait agir pour garan­tir à toutes et à tous l’accès à la jus­tice et, d’autre part, l’engagement de l’État et de son appa­reil répres­sif dans une poli­ti­que pénale mena­çant les droits et les liber­tés de l’humain.
Le diag­nos­tic est impor­tant à éta­blir, de même que le vaste ter­ri­toire des alter­na­ti­ves : com­ment redé­fi­nir les termes de droit et de démo­cra­tie et leur redon­ner un sens réel, inclu­sif, ras­sem­bleur ?

Les intervenants et l’intervenante

• Peter Leuprecht (pro­fes­seur de droit inter­na­tio­nal public à l’UQAM)
• Boaventura de Sousa Santos (socio­lo­gue à l’Université de Coimbra au Portugal et à Madison, É.-U.)
• Lucie Lamarche (pro­fes­seure au Département des scien­ces juri­di­ques de l’UQAM

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS 2016
Décoloniser le savoir
Du 9 au 14 août 2016 à l'UQAM

Vendredi 12 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-2520

C’est pour­quoi l’on pour­rait dire que tous les hommes sont des intel­lec­tuels ; mais tous les hommes n’exercent pas dans la société la fonc­tion d’intellectuel.

Gramsci *

Dans une époque pas si loin­taine, la science et la tech­ni­que « moder­nes » étaient des reli­gions : crois­sance éco­no­mi­que, indi­vi­dua­lisme pos­ses­sif, ins­tru­men­ta­li­sa­tion des humains et de la nature. Des experts pro­cla­maient alors la « fin de l’histoire » et le « triom­phe défi­ni­tif du capi­ta­lisme ». Mais il ne suffit pas, expli­que Boaventura de Sousa Santos, de cri­ti­quer les impacts dévas­ta­teurs du capi­ta­lisme glo­ba­lisé. Il faut aussi remet­tre en ques­tion les idées à la base de ce sys­tème. Il faut décons­truire le « mono­sa­voir » qui domine et qui ne recon­naît qu’une sorte d’appropriation du réel, en niant la science des domi­nés, des pre­miers peu­ples, des femmes. Dans les forêts d’Amazonie, les popu­la­tions ont des connais­san­ces ances­tra­les sur la flore et la faune, que les entre­pri­ses comme Monsanto cher­chent à leur arra­cher. À la base, il y a une autre concep­tion du temps, qui n’est pas linéaire comme dans la pensée issue du capi­ta­lisme. Le rap­port à la nature n’est pas com­pris par ces pre­miers peu­ples comme un lien de « pro­priété » impo­sant une domi­na­tion humaine totale. Au contraire, tout ce qui se trouve sur la terre, humains et non-humains, élé­ments natu­rels y com­pris, for­ment une tota­lité, comme un ensem­ble de com­po­san­tes qui est indis­pen­sa­ble pour la survie de tout un chacun. L’écologie com­mence à nous rap­pro­cher de cette vision du monde qui résiste dans les marges du sys­tème.

Boaventura de Sousa Santos

Boaventura de Sousa Santos

Mireille Fanon-Mendès-France

Mireille FanonMendès-France

* Gramsci, « Problèmes de civi­li­sa­tion et de culture », Cahiers de prison (1930-35), < https://​www​.mar​xists​.org/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​g​r​a​m​s​c​i​/​i​n​t​e​l​l​/​i​n​t​e​l​l​1​.​h​t​m​#​s​d​f​o​o​t​n​o​t​e7sym >

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Les défis de la gauche en Amérique latine

Vendredi 12 août 2016 à 9 h et à 13 h (2 parties), à l’UQAM, R-M120

Manifestants PaysansDepuis 1999, un nou­veau cycle poli­ti­que appa­raît en Amérique du Sud. Catalysés par les luttes popu­lai­res contre les poli­ti­ques néo­li­bé­ra­les des « décen­nies per­dues » (1980-1990), des partis pro­gres­sis­tes sont élus et pro­meu­vent d’importantes ini­tia­ti­ves en faveur du peuple à tra­vers des poli­ti­ques de redis­tri­bu­tion et d’avancées en matière de poli­ti­que sociale, de même que par la pro­mo­tion des droits et de la légi­ti­mité de la lutte contre l’oppression. Pour autant, ces expé­rien­ces ne per­met­tent pas de confron­ter l’héritage des poli­ti­ques de mal-déve­lop­pe­ment héri­tées du néo­li­bé­ra­lisme. Les gou­ver­ne­ments pro­gres­sis­tes ont béné­fi­cié d’une conjonc­ture inter­na­tio­nale qui a gonflé les prix des res­sour­ces natu­rel­les ; ce fai­sant, ils se sont davan­tage enfon­cés dans l’économie glo­ba­li­sée et ils pei­nent à contre­car­rer le retour­ne­ment qui se mani­feste par la réduc­tion de la crois­sance, notam­ment en Chine. Aussi, les mou­ve­ments popu­lai­res et la gauche sont devant un double défi : confron­ter le retour de la droite d’une part, et réno­ver la pensée et la pra­ti­que poli­ti­ques dans le sens d’une réelle éman­ci­pa­tion d’autre part. Cet ate­lier (qui se tien­dra en deux ses­sions) per­met­tra de car­to­gra­phier le moment cri­ti­que qui tra­verse la région, en por­tant atten­tion aux traits com­muns et spé­ci­fi­ques de divers pays de la région pour explo­rer les nou­vel­les stra­té­gies émer­geant des luttes.

Intervenant-e-s

  • Sueli Carneiro (Brésil)
  • Sergio Haddad (Brésil)
  • Émilio Taddei (Argentine)
  • Lilian Celibeti (Uruguay)
  • Giovanna Rosa (Chili)
  • Pablo Solon (Bolivie)
  • Eduardo Ballon (Pérou)
  • Pierre Mouterde (Québec)
  • Bernardo Toro (Colombie)
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organisé par les NCS et Transform!
La guerre sans fin
FSM 2016: Espace Émancipation

Vendredi 12 août 2016 à 9 h à l’Université McGill,

Pavillon Bronfman, local 151, 1001 rue Sherbrooke Ouest

Ceux qui aiment la paix doi­vent appren­dre à s’organiser aussi effi­ca­ce­ment que ceux qui aiment la guerre.
Martin Luther King

Dans notre monde « post-bipo­laire », nous assis­tons à l’aggravation des contra­dic­tions inter-impé­ria­lis­tes met­tant aux prises l’empire amé­ri­cain (en déclin rela­tif) et ses alliés-subal­ter­nes de l’OTAN d’une part, et des puis­san­ces « émer­gen­tes » (Chine, Russie, Turquie, Iran, etc.) d’autre part. Entre-temps, une « guerre sans fin », ouverte en 2003 après les inva­sions amé­ri­cai­nes de l’Afghanistan et de l’Irak, tra­verse une sorte d’« arc des crises », de l’Asie cen­trale jusqu’aux confins de l’Afrique, avec comme épi­cen­tre le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Parallèlement, les inter­ven­tions mili­tai­res de l’OTAN sous com­man­de­ment amé­ri­cain se mul­ti­plient. Dans l’arc des crises, des fac­tions mili­ta­ri­sées appuyées par des puis­san­ces sèment la ter­reur. Pendant ce temps se déve­loppe un vent de droite qui ravive le racisme et la xéno­pho­bie, et qui cible les réfu­gié-es, les immi­grant-es, par­ti­cu­liè­re­ment les popu­la­tions ara­bo­pho­nes ou musul­ma­nes. En dépit de ces atta­ques, les résis­tan­ces des peu­ples se déve­lop­pent un peu par­tout, sou­vent dans des condi­tions d’une incroya­ble adver­sité, comme on le voit en Syrie, en Irak, en Palestine et ailleurs. En Europe et en Amérique du Nord, le mou­ve­ment anti-guerre qui s’est envolé en 2003 essaie de repren­dre son souf­fle. De tout cela se déga­gent plu­sieurs ques­tions. Est-ce que la mili­ta­ri­sa­tion actuelle va débou­cher sur des conflits majeurs (dans le genre troi­sième guerre mon­diale) ? Ou est-ce que cela va conti­nuer de se jouer par pro­cu­ra­tion à partir de conflits épar­pillés ? Est-ce que la gou­ver­nance va déra­per vers l’autoritarisme et le fas­cisme ? Et sur­tout, que peut-on faire pour blo­quer cette dérive meur­trière ?

Intervenant-e-s

  • Gilbert Achcar (SOAS)
  • Fabio Alberti (Transform!, Italie)
  • Phyllis Bennis (Institute for Policy Studies, États-Unis)
  • Dominique Boisvert (Centre de res­sour­ces sur la non-vio­lence, Québec)
  • Reiner Braun (International Peace Bureau, Suisse)
  • Kamal Lahbib (Forum social magrhé­bin, Maroc)
  • Helmut Scholz (Die Linke, Allemagne)
  • Maite Mola (Gauche euro­péenne)
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Organisé par les NCS et Focus on Global South
Les mouvements populaires face à l’État :
FSM 2016: Espace Émancipation

COMMENT LUI RÉSISTER ? COMMENT LE TRANSFORMER ? COMMENT LE DÉPASSER

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Contre l’amplification du climat de racisme
La solution est la paix
Union juive française pour la paix

Ziad MedoukhDans un monde en effer­ves­cence : guer­res, vio­lence, atten­tats, haine, crimes, atta­ques ter­ro­ris­tes, agres­sions, bom­bar­de­ments, inter­ven­tions mili­tai­res, pau­vreté, pré­ca­rité, chô­mage, chocs sociaux et éco­no­mi­ques, mena­ces nucléai­res, trau­ma­tisme col­lec­tif, et hor­reur abso­lue qui fau­chent des vies infi­ni­ment pré­cieu­ses et répan­dent la souf­france et la peur.

Avec la domi­na­tion de l’intolérance et le rejet de l’autre, nous vivons une crise morale, qui com­mence à avoir des consé­quen­ces dra­ma­ti­ques sur des pays et des nations. Tant de mani­pu­la­tion et d’instrumentalisation par des médias et des poli­ti­ques qui cher­chent à récu­pé­rer avec « oppor­tu­nisme » les mons­truo­si­tés, la dou­leur, l’horreur, pour soi­gner leur cote de popu­la­rité, pour ouvrir des brè­ches cri­mi­nel­les entre les peu­ples, pour avoir plus d’intérêts éco­no­mi­ques.

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Organisé par le Réseau Transform
Transformation sociale et politique
FSM 2016: Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 13 h, à l’UQAM, R-​M120/​h3>

Nuit DeboutNous dis­cu­te­rons des pro­ces­sus de construc­tion des alter­na­ti­ves socia­les et poli­ti­ques qui émer­gent pour contre­car­rer les pro­po­si­tions poli­ti­ques natio­na­lis­tes, racis­tes, xéno­pho­bes mena­çant le monde entier. Nous ana­ly­se­rons les expé­rien­ces en cours à partir des nou­veaux partis et des nou­vel­les coa­li­tions socia­les et éco­lo­gi­ques. Nous abor­de­rons l’évolution de cam­pa­gnes élec­to­ra­les récen­tes (dont celles de Bernie Sanders, de Jeremy Corbyn, du Sinn Fein, de Podemos, de Syrisa, du mou­ve­ment « Nuit Debout ».

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Luttes contre l’exclusion et le racisme
FSM 2016 : Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 9 h, à l’UQAM, DS-2585

Le racisme n’est pas un tout, mais l’élément le plus visi­ble, le plus quo­ti­dien,
pour tout dire, à cer­tains moments, le plus gros­sier d’une struc­ture donnée.
Frantz Fanon

Le phé­no­mène migra­toire, sous les effets conju­gués de la glo­ba­li­sa­tion néo­li­bé­rale, ne cesse de s’accélérer. Le dépla­ce­ment massif des mains-d’œuvre des pays du Sud vers ceux du Nord s’effectue au profit de l’accumulation du capi­tal à l’échelle pla­né­taire. L’une des consé­quen­ces d’un tel chan­ge­ment est le nombre impor­tant d’immigrantes et d’immigrants avec des emplois très pré­cai­res. Dans un contexte où les droits du tra­vail, les acquis sociaux et éco­no­mi­ques de la popu­la­tion en géné­ral subis­sent, sur­tout au Québec, les assauts répé­tés de l’application des poli­ti­ques néo­li­bé­ra­les, l’éventualité d’une lutte com­mune s’impose.

Militant PauvretéManifestants PoliceMilitants Racisme

Les intervenants et l’intervenante

• Eric Shragge (Centre des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses immi­grant-es)
• Chantal Ismé (mili­tante fémi­niste)
• Will Prosper (mili­tant de Montréal-Nord)
• Horace Campbell (Syracuse University et Black Lives Matter)

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UNIVERSITÉ POPULAIRE DES NCS – 2016
Radios-poubelles et populisme de droite
FSM 2016 : Espace Émancipation

Jeudi 11 août 2016 à 13 h, à l’UQAM DS-2520

RADIO-POUBELLE-225x300Depuis main­te­nant plu­sieurs années, les médias de masse privés enva­his­sent les ondes et tout le reste. Le « modèle » vient des États-Unis : du sang, du sexe, des scan­da­les, et par­tout un dis­cours ordu­rier contre les orga­ni­sa­tions popu­lai­res et syn­di­ca­les, contre les intel­lec­tuel-les. Au Québec, on connaît le phé­no­mène des « radios X », éga­le­ment l’invasion d’un nar­ra­tif de droite, sou­vent masqué comme des « opi­nions », voire de l’« humour », dans le réseau Québecor, V TV et plu­sieurs autres. Tout cela nour­rit un popu­lisme de droite qui prend diver­ses formes, dans des réseaux com­mu­nau­tai­res, des muni­ci­pa­li­tés et des for­ma­tions poli­ti­ques de droite et même d’extrême-droite.
Quelles sont les inter­ac­tions ? Pourquoi les médias-pou­bel­les atti­rent-ils une grande partie des clas­ses popu­lai­res et des jeunes ? Que faire pour s’y oppo­ser ? La gauche doit-elle chan­ger ses maniè­res ?

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