Thème

Chantiers théoriques

 
Le détour irlandais (2)
Retour sur la question nationale
vendredi 30 janvier 2015
La question nationale

a54ab7_7fd2ec615c1d48b9ae400467e772489f.png_srz_p_232_304_75_22_0.50_1.20_0Au début avec Marx et la Deuxième Internationale, les socia­lis­tes met­tent au jeu, à une échelle qui se veut inter­na­tio­na­liste, le grand pro­gramme de l’émancipation sociale. On se sou­vient de la fameuse phrase du Manifeste du parti com­mu­niste, « Les pro­lé­tai­res n’ont pas de patrie ». Mais peu à peu à tra­vers les luttes en Europe, on s’aperçoit que ce n’est pas si « simple », que l’histoire n’est pas un long chemin tran­quille menant au socia­lisme, mais un sen­tier plein de trous, d’aspérités, de murs.

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Pourquoi relire Lénine : vidéos
mardi 27 janvier 2015
Relire Lénine

couverture_au-dela-de-LenineTrois vidéos en com­plé­ment de l’ouvrage numé­ri­que Lénine au-delà de Lénine par Pierre Beaudet.

VIDEOS

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Le « détour irlandais »
Nations et prolétaires (1843-1912)
vendredi 23 janvier 2015
La question nationale

a54ab7_766eface74d74391a71a39dc14a91b1c.png_srz_p_327_425_75_22_0.50_1.20_0Depuis long­temps, les socia­lis­tes s’interrogent sur les luttes natio­na­les. Leur projet « fon­da­men­tal »reste social, l’émancipation des cou­ches popu­lai­res et pro­lé­ta­rien­nes. On se sou­vient de la phrase lapi­daire de Marx, « les ouvriers n’ont pas de patrie ».

Au fil des luttes durant la pre­mière période du socia­lisme cepen­dant, il devient clair que le chemin de l’émancipation n’est pas aussi « droit » qu’on l’avait pensé au début. La com­plexité des sys­tè­mes de domi­na­tion struc­tu­rés autour des États et de grands empi­res fait en sorte que toutes sortes de contra­dic­tions s’imbriquent les unes dans les autres. Même si la lutte des clas­ses pro­duit un effet pola­ri­sant entre bour­geois et pro­lé­tai­res, d’autres frac­tu­res pro­li­fè­rent entre la ville et la cam­pa­gne, entre les genres, les grou­pes eth­no­lin­guis­ti­ques et des pro­to­na­tions qui nais­sent avec les trans­for­ma­tions indui­tes par le capi­ta­lisme.

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Frantz Fanon : contre le colonialisme
mercredi 21 janvier 2015
Chantiers théoriques

Comment guérir le colo­nisé de son alié­na­tion? Telle est la ques­tion à laquelle n’aura de cesse de répon­dre le psy­chia­tre mar­ti­ni­quais Frantz Fanon. Source d’inspiration pour les « post­co­lo­nial stu­dies », son œuvre est mal connue en France. Cinquante ans après sa mort, retour sur une pensée aussi déran­geante qu’actuelle.

« Nous ne ten­dons à rien de moins qu’à libé­rer l’homme de cou­leur de lui-même. » Tel est l’objectif que pour­sui­vra Frantz Fanon à tra­vers toute son œuvre intel­lec­tuelle. Elle puise dans son expé­rience comme il l’explique dès son pre­mier ouvrage, Peau noire, mas­ques blancs (1952) : « L’objectivité scien­ti­fi­que m’était inter­dite, car l’aliéné, le névrosé, était mon frère, était ma sœur, était mon père. »

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Histoires, pratiques et théories de la transformation
La gauche et la question nationale

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En 1978, dans l’effervescence qué­bé­coise de l’époque naît une revue, les Cahiers du socia­lisme. Son but est de relire la société qué­bé­coise au prisme des clas­ses et des luttes de clas­ses, plus par­ti­cu­liè­re­ment « de faire l’analyse des « rap­ports entre clas­ses socia­les au Québec et au Canada, de la nature de l’État capi­ta­liste fédé­ral et qué­bé­cois, de la place du Canada dans le sys­tème impé­ria­liste, des voies d’organisation et d’accession au pou­voir des clas­ses oppri­mées, de la ques­tion natio­nale »[1]. L’« aven­ture » durera jusqu’en 1984[2].

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Relire Lénine
vendredi 31 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux, Relire Lénine

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Lénine, qui a ins­piré des géné­ra­tions mili­tan­tes pen­dant si long­temps, n’intéresse plus grand monde aujourd’hui, à part quel­ques his­to­riens de droite et des nos­tal­gi­ques d’un cer­tain âge, pour ne pas dire d’un âge cer­tain. le texte qui suit est l’introduction du livre élec­tro­ni­que, Lénine, au-delà de Lénine

Goodbye Lénine ?

On peut com­pren­dre pour­quoi. Sa dis­pa­ri­tion sur­vient dans le contexte tur­bu­lent et contra­dic­toire de la révo­lu­tion sovié­ti­que, mais aussi au début d’une immense contre-révo­lu­tion. Ses der­niers com­bats contre la bureau­cra­tie et contre Staline sont un peu pathé­ti­ques, alors que le sys­tème dont il a été lui-même le géni­teur se rigi­di­fie au point de tout empor­ter.

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Marx et le détour irlandais

En abor­dant la ques­tion natio­nale, on sait que nos « ancê­tres », en com­men­çant par Marx, ont mené de grands débats qui ont conti­nué lors des gran­des révo­lu­tions du 20e siècle et au-delà. Au Québec, dans le tour­nant des années 1960, la gauche qué­bé­coise a adopté la pers­pec­tive « indé­pen­dance-socia­lisme » (le tiret entre les deux mots indi­quant qu’il s’agissait, dans cette opti­que, d’une seule et même lutte). Plus tard, cette posi­tion a été contes­tée par divers cou­rants (dont les partis se défi­nis­sant comme « mar­xis­tes-léni­nis­tes) qui pro­po­saient de reve­nir au projet anté­rieur de « lutte com­mune contre le capi­ta­lisme ». Néanmoins dans les années 1980-90, la majo­rité de la gauche s’est rallié à une mou­ture renou­ve­lée du « socia­lisme-indé­pen­dance », et ce dans le contexte d’une grande conflic­tua­lité avec le PQ et sa ges­tion néo­li­bé­rale. C’est là où sont nés divers pro­jets, dont celui de Québec Solidaire. C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui devant un nou­veau-vieux débat, face à l’offensive des domi­nants qui cher­chent à « liqui­der » les objec­tifs de l’émancipation sociale et natio­nale. C’est dans ce contexte qu’il peut être inté­res­sant de (re) par­cou­rir ce qu’ont pensé nos « ancê­tres » et c’est pour­quoi vous sont pro­po­sées quel­ques réflexions sur cet « héri­tage ».

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La théorie dans le processus de la connaissance, de Marx à Mao

« La connaissance sensible est celle qu’acquièrent les hommes empiriquement dans leurs activités pratiques de la vie quotidienne. Elle n’est pas le fait d’une personne isolée, mais le produit de toutes les activités humaines à travers lesquelles les hommes acquièrent une certaine connaissance de la réalité, collectivement puisqu’ils la façonnent collectivement.»

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Relire la révolution russe

On ne peut triompher d’un adversaire plus puissant qu’au prix d’une extrême tension des forces et à la condition expresse d’utiliser de la façon la plus minutieuse, la plus attentive, la plus circonspecte, la plus intelligente, la moindre « fissure » entre les ennemis, les moindres oppositions d’intérêts entre tes bourgeoisies des différents pays, entre les différents groupes ou catégories de la bourgeoisie à l’intérieur de chaque pays, aussi bien que la moindre possibilité de s’assurer un allié numériquement fort, fut-il un allié temporaire, chancelant, conditionnel, peu solide et peu sûr. Qui n’a pas compris cette vérité n’a compris goutte au marxisme, ni en général au socialisme scientifique contemporain.

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Puissances du communisme

« De l’expérience fondatrice de 1848 à celle de la Commune, le « mouvement réel » tendant à abolir l’ordre établi prit forme et force (…) Autrement dit, le communisme, qui fut d’abord un état d’esprit ou « un communisme philosophique », trouvait sa forme politique. En un quart de siècle, il accomplit sa mue : de ses modes d’apparition philosophiques et utopiques, à la forme politique enfin trouvée de l’émancipation.»

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