Thème

Philo / Socio / Politique

L’écologie politique est un humanisme !

Ré­sumé : Un livre dense et am­bi­tieux, qui relie, de ma­nière né­ces­saire, les exi­gences por­tées par la ques­tion éco­lo­gique à di­vers champs de l’éthique ap­pli­quée (agri­cul­ture, rap­port de l’homme à l’animal, or­ga­ni­sa­tion so­ciale du tra­vail, édu­ca­tion, handicap).

Titre du livre : Elé­ments pour une éthique de la vul­né­ra­bi­lité : Les hommes, les ani­maux, la na­ture
Au­teur : Co­rine Pel­lu­chon
Édi­teur : Cerf
Date de pu­bli­ca­tion : 31/01/12
ISBN2204088242

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Le « Marx l’intempestif » de Daniel Bensaïd

A propos du livre de Da­niel Ben­saïd, Marx I’intempestij. Gran­deurs et mi­sères d’une aven­ture cri­tique (XIXeXXe siècles) Fayard, 1995, 415 pages.

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Pour un optimisme de la volonté
Couverture ouvrageRé­sumé : Une ré­flexion riche et no­va­trice sur l’engagement, dans un monde néo­li­béral qui se pré­sente comme un ho­rizon indépassable.
DE L’ENGAGEMENT DANS UNE ÉPOQUE OBSCURE
Mi­guel Be­na­sayag, An­gé­lique Del Rey
Édi­teur : LE PAS­SAGER CLANDESTIN
156 pages /13,30
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Pierre Bourdieu, l’intellectuel et le politique

À l’occasion des dix ans de la mort de Pierre Bour­dieu, nous re­pu­blions un texte ré­digé par Da­niel Ben­saïd en 2002 et consacré aux en­ga­ge­ments du so­cio­logue. Plus lar­ge­ment, ce texte pose la ques­tion du rôle po­li­tique que peuvent jouer les in­tel­lec­tuels et des condi­tions d’émergence d’une « po­li­tique de l’opprimé ».

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“Articuler les luttes contre les différents rapports sociaux inégalitaires”
Entretien avec Danièle Kergoat


Da­nièle Ker­goat est di­rec­trice de re­cherche émé­rite au CNRS, dans l’équipe Genre, tra­vail et mo­bi­lité du CRESPPA. Elle est l’auteure de nom­breux tra­vaux sur genre et mou­ve­ments so­ciaux, et sur la ma­nière dont les rap­ports de genre, de race et de classe se co­pro­duisent et se reproduisent.

Nous ren­voyons en par­ti­cu­lier à l’un de ses ar­ticles “Dy­na­mique et consub­stan­tia­lité des rap­ports so­ciaux” (paru dans Sexe, race et classe — Pour une épis­té­mo­logie de la do­mi­na­tion, ou­vrage col­lectif pu­blié au PUF en 2009 sous la di­rec­tion d’Elsa Dorlin).

1) IRESMO: Vous écrivez que les rap­ports so­ciaux sont consub­stan­tiels et co­exs­ten­sifs les uns aux autres. Pourriez-vous nous ex­pli­quez ce que cela signifie ?

Da­nièle Kergoat:

Ces deux termes cor­res­pondent plus, en fait, à deux mo­ments suc­ces­sifs de la ré­flexion qu’à deux champs concep­tuels par­fai­te­ment dis­tincts. Le pre­mier, la « consub­stan­tia­lité », que j’ai com­mencé à uti­liser au début des an­nées 80, ren­voie à l’idée que les rap­ports so­ciaux sont sem­blables et in­sé­pa­rables les uns des autres. Dans un se­cond temps, lorsque j’ai com­mencé à es­sayer de concep­tua­liser mes tra­vaux de ma­nière co­hé­rente et sys­té­ma­tique, j’ai été amenée à parler de « co­ex­ten­si­vité » des rap­ports so­ciaux à propos d’une autre pro­priété : les rap­ports so­ciaux sont dy­na­miques ; en se dé­ployant, les rap­ports so­ciaux de classe, de genre, eth­niques ou de « race », se re­pro­duisent et se co-produisent mutuellement.

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Notes de lecture
La valeur, ni en surplomb, ni hors-sol
André Orléan, L’empire de la valeur, Refonder l’économie, Paris, Seuil, 2011.

Sé­mi­naire d’économie po­li­tique de l’AFEP, Paris, 24 oc­tobre 2011

1Il n’est pas sou­vent donné à lire un livre pas­sion­nant de bout en bout, un livre im­por­tant pour éclairer la ques­tion la plus fon­da­men­tale de la théorie éco­no­mique, de­puis la vielle éco­nomie po­li­tique jusqu’à la­dite « science éco­no­mique » contem­po­raine : qu’est-ce que la va­leur ? Ques­tion qui ren­voie à une autre : qu’est-ce qui fonde l’ordre marchand ?

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La nature sujet de droit : une fiction, un mythe fondateur pour changer la réalité ?

Jean-Marie Har­ribey ré­agit ici à l’article sui­vant :
E. Gu­dynas, « Dé­ve­lop­pe­ment, droits de la na­ture et bien-vivre : l’expérience équa­to­rienne », Mou­ve­ments, 2011/4 n° 68, p. 15 – 37,
éga­le­ment ac­ces­sible sur notre site : http://www.mouvements.info/Developp…

Le texte d’Eduardo Gu­dynas « Dé­ve­lop­pe­ment, droits de la na­ture et bien-vivre : l’expérience équa­to­rienne », pu­blié par Mou­ve­ments est très in­té­res­sant en ceci qu’il ex­prime clai­re­ment une pro­blé­ma­tique dé­sor­mais en dis­cus­sion dans les mou­ve­ments so­ciaux de par le monde et en ceci aussi qu’il contient nombre d’éléments qui sont su­jets de controverses.

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Penser les alternatives

L’approche de Marx

His­to­ri­que­ment, l’approche la plus in­fluente dans la ré­flexion sur les al­ter­na­tives au ca­pi­ta­lisme est celle dé­ve­loppée par Karl Marx. Sa so­lu­tion au pro­blème de l’élaboration d’une al­ter­na­tive cré­dible au ca­pi­ta­lisme, si elle s’est avérée in­sa­tis­fai­sante au bout du compte, était in­tel­lec­tuel­le­ment brillante. Plutôt que de dé­ve­lopper un mo­dèle théo­rique sys­té­ma­tique ca­pable de dé­mon­trer la pos­si­bi­lité d’une al­ter­na­tive éman­ci­pa­trice viable, il pro­po­sait une théorie de « l’impossibilité » à long terme du ca­pi­ta­lisme. Ses ar­gu­ments sont bien connus : à cause de sa dy­na­mique et de ses contra­dic­tions in­ternes, le ca­pi­ta­lisme dé­truit ses propres condi­tions d’existence. Cette théorie est dé­ter­mi­niste : à long terme le ca­pi­ta­lisme de­viendra un ordre so­cial im­pos­sible, de sorte qu’une cer­taine al­ter­na­tive devra né­ces­sai­re­ment apparaître.

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Transformation

La série de pro­po­si­tions à la fois réelles et uto­piques ac­com­pa­gnant ces cinq che­mins d’appropriation so­ciale ne constitue pas un mo­dèle achevé pour construire une so­ciété post-capitaliste. De nom­breuses autres trans­for­ma­tions se­raient né­ces­saires à la construc­tion d’une éco­nomie so­cia­liste so­lide, in­car­nant plei­ne­ment l’idéal de la pro­priété col­lec­tive des moyens de pro­duc­tion, sans parler d’une so­ciété au sein de la­quelle des idéaux de dé­mo­cratie, d’égalité et d’émancipation pour­raient être mis en œuvre éga­le­ment en de­hors des struc­tures éco­no­miques. Néan­moins, si l’éventail com­plet des pro­po­si­tions ins­ti­tu­tion­nelles que nous avons étu­diées était mis en ap­pli­ca­tion de façon ri­gou­reuse et ex­haus­tive, le ca­pi­ta­lisme s’en trou­ve­rait pro­fon­dé­ment trans­formé. Prises une par une, cer­taines pro­po­si­tions peuvent bien être consi­dé­rées comme des avan­cées seule­ment mo­destes sur un chemin spé­ci­fique d’appropriation sociale.

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Les voies de l’appropriation sociale

Pour ré­sumer la pro­po­si­tion concep­tuelle dé­fendue ici, di­sons que le so­cia­lisme peut être dis­tingué du ca­pi­ta­lisme et de l’étatisme quant à la prin­ci­pale forme de pou­voir qui struc­ture l’activité éco­no­mique, aussi bien la pro­duc­tion que la dis­tri­bu­tion de biens et ser­vices. En par­ti­cu­lier, plus est im­por­tant le degré au­quel les formes d’appropriation so­ciale in­fluent sur l’utilisation et le contrôle des res­sources éco­no­miques, plus il est per­ti­nent de parler de so­cia­lisme pour dé­crire une telle éco­nomie. Qu’est-ce que cela si­gnifie en termes de pro­jets institutionnels ?

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