Thème

Nation / Nationalisme

Faire échec à la droite

Dans les cou­loirs, Fran­çois Le­gault at­tend son heure pour adapter de façon moins idéo­lo­gique le projet de droite de Ste­phen Harper à l’échelle qué­bé­coise. Ce sont deux pro­jets qui veulent concrè­te­ment dire la li­qui­da­tion de la ré­vo­lu­tion tran­quille par le dé­man­tè­le­ment des sys­tèmes so­ciaux uni­ver­sels, la pri­va­ti­sa­tion de la culture et l’éducation, la mar­gi­na­li­sa­tion des mou­ve­ments so­ciaux et syn­di­caux, bref, le ré­ta­blis­se­ment d’un cer­tain « ordre » et d’une cer­taine hié­rar­chie qu’on a connus pen­dant les longues an­nées noires de Du­plessis. Bien sûr, le projet est main­te­nant « mo­der­nisé », ce ne sera pas la grande noir­ceur obs­cu­ran­tiste avec ses sou­tanes et sa po­lice pro­vin­ciale, mais en sub­stance, c’est sem­blable, avec l’appui en­thou­siasme de Québec Inc et en par­ti­cu­lier de sa frac­tion la plus ré­ac­tion­naire. Ce­pen­dant, il faut se le dire, ce n’est pas une « fa­ta­lité », en dépit de ce que dit Que­becor et ses mé­dias ou il ne reste presque plus de jour­na­liste que des idéologues.

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La gauche et le NPD

De­puis l’élection fé­dé­rale de mai der­nier, un débat tra­verse la gauche qué­bé­coise sur le NPD. Certes, ce débat ne date pas d’hier. Mais pen­dant long­temps, la mar­gi­na­lité de ce parti fai­sait en sorte que la ques­tion de­meu­rait un peu théo­rique. Aujourd’hui ce­pen­dant, on constate que le débat se ré­anime. Pour cer­tains, il faut tra­vailler avec sinon dans le NPD qui de­meure un parti « pro­gres­siste », si ce n’est que pour ra­lentir ou ar­rêter les as­sauts que pré­pare le gou­ver­ne­ment Harper pour éra­di­quer l’héritage du key­né­sia­nisme. Pour d’autres, le NPD de­meure es­sen­tiel­le­ment im­per­méable aux as­pi­ra­tions na­tio­nales du peuple qué­bé­cois et pour cette raison ne re­pré­sente pas un par­te­naire po­ten­tiel. Il faut dé­battre de tout cela car c’est im­por­tant et urgent.

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A quoi s’amuse Harper ?

Ces der­nières se­maines, nous avons ob­servé trois évè­ne­ments, en eux-mêmes assez in­si­gni­fiants (dans les deux sens du terme : peu si­gni­fi­catif et un peu mi­nable), qui laissent son­geurs. D’abord ce mi­nistre qui, dans la foulée d’une vi­site royale, dé­cide de re­tirer de ses murs deux toiles du grand peintre qué­bé­cois Al­fred Pellan pour y sub­sti­tuer un « ma­gni­fique » por­trait de sa ma­jesté. On hausse les épaules. On se dit, « il veut sans doute at­tirer l’attention sur son mau­vais goût », his­toire de nous faire ou­blier des choses plus im­por­tantes dont il par­tage la res­pon­sa­bi­lité. Cette par­ti­ci­pa­tion ca­na­dienne aux bom­bar­de­ments en Libye, par exemple. Plus de cinq cent bombes… Puis vient cette his­toire de roya­liser à nou­veau les forces ar­mées ca­na­dienne sans qu’aucun groupe de pres­sion connu ne se soit ou­ver­te­ment ma­ni­festé pour re­prendre ces vieilles dénominations.

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Le paysage politique se redessine sous nos yeux: profitons-en pour discuter!

Une re­mar­quable et rare re­con­fi­gu­ra­tion du pay­sage par­tisan semble être en cours au Québec ces six der­niers mois, à tel point que plu­sieurs po­li­to­logues, jour­na­listes ou ana­lystes doivent re­vi­siter un cer­tain nombre de « constantes » qui étaient te­nues pour ac­quises. No­tam­ment, des fi­dé­lités par­ti­sanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le ré­cent bé­guin pour le Nou­veau parti dé­mo­cra­tique et le dé­clin consé­quent du Bloc qué­bé­cois. Ce phé­no­mène semble in­di­quer un climat de grande vo­la­ti­lité sur la scène élec­to­rale qué­bé­coise, avec l’intérêt que sus­cite l’initiative de Fran­çois Le­gault et Charles Si­rois, ainsi que la mul­ti­pli­ca­tion des ac­teurs sou­ve­rai­nistes (les trois pre­miers dé­mis­sion­naires du PQ, le Nou­veau mou­ve­ment pour le Québec, Jean-Martin Aus­sant et son projet, etc.). Le Québec du pro­grès so­cial et dé­mo­cra­tique a-t-il quelque chose à ga­gner de ces dé­ve­lop­pe­ments ? Le contexte ins­ti­tu­tionnel et idéo­lo­gique peut-il faire place à toutes ces sen­si­bi­lités et ac­com­moder de telles mutations?

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Quel avenir pour le PQ ?

Étran­ge­ment, l’écho mé­dia­tique ren­contré par le ma­ni­feste « Bri­sons l’impasse » ne tient qu’à une phrase qui cri­tique ver­te­ment un PQ confus et usé. La dure cri­tique di­rigée contre le projet de Fran­çois Le­gault est à peine évo­quée. Rien non plus sur les pro­po­si­tions pro­gram­ma­tiques lar­ge­ment ins­pirés des idées de Québec So­li­daire, par exemple sur la ré­forme du mode de scrutin ou sur l’importance de re­cen­trer le combat in­dé­pen­dan­tiste au­tour d’une dé­marche de ré­ap­pro­pria­tion ci­toyenne (l’assemblée consti­tuante). Si l’état de confu­sion au PQ fait couler tant d’encre, c’est sans doute qu’il re­flète des frac­tures qui ne pour­ront pas être « ré­pa­rées » avec des ap­pels bien in­ten­tionnés à se « res­serrer les coudes ». Il y a peut-être der­rière ces tu­multes une pro­fonde mu­ta­tion, la­quelle ferme et ouvre des portes en même temps. Mais les rythmes po­li­tiques étant dif­fi­ciles à pré­voir et le PQ ayant tra­versé tant de bou­le­ver­se­ments, mieux vaut rester pru­dent sur le plan des prévisions !

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Le NPD devrait assumer

Aux len­de­mains des élec­tions du 2 mai, le millionnaire-voleur Conrad Black, idéo­logue de droite de sur­croît, ra­con­tait dans le Globe and Mail sa grande joie du fait de la vic­toire du NPD social-démocrate au Québec. Pour Lord Black en effet, ce triomphe de­vait être cé­lébré, puisque l’anéantissement du Bloc Qué­bé­cois re­pré­sen­tait un très dur coup contre le na­tio­na­lisme qué­bé­cois. La ré­ac­tion de Lord Black est assez par­tagée puisque, tra­di­tion­nel­le­ment, au sein des élites ca­na­diennes, le mou­ve­ment sou­ve­rai­niste qué­bé­cois est un dan­ge­reux en­nemi, au moins aussi me­na­çant, dans un sens, que la social-démocratie ca­na­dienne. Dans la conti­nuité de cette pos­ture, les dé­non­cia­tions ac­tuelles de Ny­cole Turmel « cou­pable » d’avoir été membre du Bloc et de Québec so­li­daire s’inscrivent dans cette hos­ti­lité de ces mêmes élites et de leurs ap­pa­reils mé­dia­tiques comme le Globe and Mail. Les membres de l’opposition « loyale » et of­fi­cielle de sa ma­jesté doivent mon­trer patte blanche et cer­tains d’entre eux, sous la forte pres­sion mé­dia­tique, doivent se re­faire un passé.

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Le NPD, un parti pour le Québec


Le Québec a be­soin de la meilleure op­tion pour re­pré­senter ses va­leurs, et c’est le Nou­veau parti dé­mo­cra­tique de Jack Layton. Il est le seul parti qui vise à former le gou­ver­ne­ment tout en ré­pon­dant concrè­te­ment aux as­pi­ra­tions de notre nation.
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Comprendre la vague orange au Québec
Première partie : Un havre socialiste ?

Simon Tremblay-Pepin est cher­cheur à l’IRIS. Nous re­pro­dui­sons ici la pre­mière partie d’une série de trois ar­ticles pu­bliés en an­glais sur le site Be­hind the num­bers du CCPA.

Vu de l’extérieur, on pour­rait croire que la ma­jo­rité des québécois(es) se sont convertis à la social-démocratie et au fé­dé­ra­lisme asy­mé­trique lors des der­nières élec­tions fé­dé­rales. Cette ana­lyse vise à dé­mon­trer les failles d’une telle in­ter­pré­ta­tion, sans di­mi­nuer pour au­tant les es­poirs de col­la­bo­ra­tion po­ten­tiels entre les pro­gres­sistes au Québec et dans le reste du Ca­nada. Dans cet ar­ticle (le pre­mier d’une série de trois) je ten­terai de dé­mon­trer qu’il n’existe pas de cor­ré­la­tion entre la vague NPD au Québec et une crois­sance de l’appui aux idées de gauche. Le pro­chain ar­ticle por­tera sur le Québec, le NPD et la sou­ve­rai­neté. Et le der­nier of­frira une contre-analyse sur les rai­sons qui ont conduit les québécois(es) à voter NPD et com­ment en tant que pro­gres­sistes, nous pou­vons tou­jours conti­nuer en­semble sur plu­sieurs enjeux.

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Palestine: la prochaine nation du monde

Les Pa­les­ti­niens ap­pellent le monde à re­con­naître la Pa­les­tine comme Etat. Plus de 120 pays ont sou­tenu leur de­mande, mais les Etats-Unis, le Ca­nada et Is­raël s’y op­posent et les prin­ci­paux pays eu­ro­péens hé­sitent en­core. Si nous par­ve­nons à per­suader l’Europe de sou­tenir main­te­nant cette re­quête lé­gi­time et non-violente, leur dé­ci­sion pour­rait mar­quer un tour­nant ca­pital vers la paix. Cli­quez ici pour si­gner la pé­ti­tion ur­gente :

Par
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Crise du souverainisme péquiste et stratégie alternative
Dimanche 3 juillet 2011
Nation / Nationalisme, Québec / Canada

Aux der­nières élec­tions fé­dé­rales, le Bloc qué­bé­cois est passé de 47 à 4 dé­putés. C’est un pi­lier im­por­tant du sou­ve­rai­nisme pé­quiste qui disparaissait.

Quelques se­maines plus tard, des dé­putés sou­ve­rai­nistes quit­taient le Parti qué­bé­cois. Un groupe de « jeunes » dé­putés in­vi­taient Jacques Pa­ri­zeau à ne pas in­ter­venir dans les dé­bats du Parti qué­bé­cois et à ne pas ques­tionner leur ral­lie­ment à la gou­ver­nance sou­ve­rai­niste qui re­porte aux ca­lendes grecques la tenue d’un ré­fé­rendum sur la sou­ve­rai­neté du Québec.

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