Thème

Nation / Nationalisme

UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Le gouvernement Harper : contenir le Québec et privatiser le Canada
Axe: Réinventer le Québec

Le Parti conser­va­teur du Ca­nada a une longue his­toire, mais aujourd’hui sous Harper, il y a une rup­ture avec la tra­di­tion des Mac­do­nald, Die­fen­baker ou Mul­roney. Ce tour­nant est peu re­connu au Ca­nada, sauf au Québec où les gens re­con­naissent son im­por­tance sur les af­faires qué­bé­coises mais aussi sur l’ensemble du Ca­nada. Pour mieux com­prendre le tour­nant, je veux re­venir sur cinq ca­rac­té­ris­tiques qui dis­tinguent Harper de ses pré­dé­ces­seurs : sa vi­sion de la place du Québec au sein du Ca­nada, la consti­tu­tion du Ca­nada, ses va­leurs so­ciales, son adhé­rence au mi­li­ta­risme, ainsi que sa com­pré­hen­sion et sa pra­tique de la dé­mo­cratie. En conclu­sion, je veux dis­cuter l’impact de tout cela sur le Canada.

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Tunisie : la part de l’ombre.
Scénarios pour une jeune démocratie

Le 17 dé­cembre 2010, dans un petit vil­lage du centre de la Tu­nisie, un chô­meur de 26 ans, ac­culé au déses­poir, à la fois hu­milié et per­sé­cuté par la po­lice, s’immole de­vant une foule in­cré­dule. Martyr malgré lui, Mo­hammed Boua­zizi de Sidi-Bouzid al­lait de­venir ainsi le sym­bole de la «ré­vo­lu­tion du jasmin» puis du prin­temps arabe. Quelques jours plus tard, armés de leur seul cou­rage des mil­liers de jeunes pre­naient la rue d’assaut à Tunis et ailleurs dé­si­reux de rompre un si­lence de plus de 50 ans.

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Idle moi non plus

Il se­rait sur­pre­nant de voir des grands ré­sul­tats à la suite de la ren­contre de la se­maine passée entre Ste­phen Harper et cer­tains lea­ders au­toch­tones. Le prin­cipal ré­sultat, et ce n’est pas rien, est que le PM a été mis le dos au mur par les mo­bi­li­sa­tions en­clen­chées par le mou­ve­ment Idle no more. Il semble se pro­duire par ce mou­ve­ment une coa­li­tion in­édite, qui dé­passe les cadres ha­bi­tuels. Sans se sub­sti­tuer aux ins­ti­tu­tions au­toch­tones comme les Conseils de bande et l’Assemblée des pre­mières na­tions, on peut constater que cette mo­bi­li­sa­tion « par en bas » réussit à changer les rap­ports de forces. On le sait de plus en plus, le chan­ge­ment ne sur­vient pas prin­ci­pa­le­ment et uni­que­ment « par en haut », dans les trac­ta­tions entre les ac­teurs po­li­tiques et les ins­ti­tu­tions. Il faut compter aussi sur les mou­ve­ments « par en bas » qui sont ca­pables, à di­vers mo­ments donnés de dire sim­ple­ment, « basta » à des sys­tèmes pourris.

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Le gouvernement Harper : contenir le Québec et privatiser le Canada

Le Parti conser­va­teur du Ca­nada a une longue his­toire, mais aujourd’hui sous Harper, il y a une rup­ture avec la tra­di­tion des Mac­do­nald, Die­fen­baker ou Mul­roney. Ce tour­nant est peu re­connu au Ca­nada, sauf au Québec où les gens re­con­naissent son im­por­tance sur les af­faires qué­bé­coises mais aussi sur l’ensemble du Ca­nada. Pour mieux com­prendre le tour­nant, je veux re­venir sur cinq ca­rac­té­ris­tiques qui dis­tinguent Harper de ses pré­dé­ces­seurs : sa vi­sion de la place du Québec au sein du Ca­nada, la consti­tu­tion du Ca­nada, ses va­leurs so­ciales, son adhé­rence au mi­li­ta­risme, ainsi que sa com­pré­hen­sion et sa pra­tique de la dé­mo­cratie. En conclu­sion, je veux dis­cuter l’impact de tout cela sur le Canada.

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Le jour du souvenir où il faut tout oublier

Si vous étiez soldat ou père d’un soldat, cela vous fe­rait mal au cœur de voir les hy­po­crites pleur­ni­cher sur votre sort en ce jour dit du « sou­venir ». L’État ca­na­dien tout au long de son his­toire a en­voyé des mil­liers de jeunes à la mort dans di­verses aven­tures mi­li­ta­ristes et im­pé­ria­listes qui n’avaient rien à voir avec la dé­fense de la « na­tion » comme ose l’affirmer le Mi­nistre Steven Blaney.

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Lancement : Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec

Jean-Pierre Cou­ture et Jean-Marc Piotte vous in­vitent au lan­ce­ment de leur ou­vrage Les Nou­veaux Vi­sages du na­tio­na­lisme conser­va­teur au Québec au bar Les Pas Sages (951 Ra­chel est) mardi le 13 no­vembre à partir de 17h30.

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Le repli identitaire du Parti Québécois

Deux pos­tures de repli, l’une re­li­gieuse et l’autre lin­guis­tique, sont ali­men­tées par le repli iden­ti­taire qui s’est ins­tallé au Parti Qué­bé­cois (PQ) de­puis la crise des ac­com­mo­de­ments rai­son­nable de 2007 – 2008. Ce cou­rant op­pose ma­jo­rité à mi­no­rités et dé­fend qu’un « au­then­tique Qué­bé­cois » se doit d’adhérer au na­tio­na­lisme tra­di­tionnel, celui du Ca­na­dien fran­çais ca­tho­lique, condam­nant à l’exclusion ceux qui for­mulent une vi­sion cri­tique de ce passé et tous ceux dont la mé­moire his­to­rique est autre (les au­toch­tones, les Qué­bé­cois an­glo­phones et tous les im­mi­grants, y com­pris ceux pro­ve­nant de France).

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Bilan tiède

J’aimerais conti­nuer la dis­cus­sion en­tre­prise par le « bilan à froid » écrit le len­de­main des élec­tions, et sur le­quel j’ai reçu une cor­res­pon­dance abon­dante. Je re­mercie en par­ti­cu­lier Serge Denis, Éric Martin, Gordon Le­febvre, Ri­chard Fidler et René Cha­rest pour leurs re­marques ju­di­cieuses. Plu­sieurs m’ont fait re­mar­quer qu’en fin de compte, les carrés rouges ont gagné leurs élec­tions, non­obs­tant l’éparpillement du vote ! Cela n’est pas rien d’observer que le parti du gou­ver­ne­ment qui a forcé la ba­taille a perdu, et que le parti qui s’est op­posé à la ré­pres­sion a gagné. Ce n’est pas un dé­tail ! Bref, bien qu’il soit en­core tôt pour faire une ana­lyse com­plète de l’élection et de ses ré­sul­tats, il est im­por­tant d’explorer et de dis­cuter davantage.

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Le scrutin proportionnel, antidote à la division du vote souverainiste

Les ré­sul­tats élec­to­raux du 4 sep­tembre dé­montrent que le Parti qué­bé­cois au­rait pu faire élire 75 dé­putés, plutôt que 54, si les suf­frages ob­tenus par Québec so­li­daire et Op­tion na­tio­nale lui avaient tous été ac­cordés. Conclu­sion: c’est à cause de la di­vi­sion du vote sou­ve­rai­niste que le gou­ver­ne­ment pé­quiste mi­no­ri­taire, qui en­trera en fonc­tion la se­maine pro­chaine, se verra priver d’une confor­table ma­jo­rité par­le­men­taire et évo­luera sous l’influence de deux partis d’opposition ultra-conservateurs. D’où les im­pré­ca­tions que cer­tains lancent contre les tiers partis sou­ve­rai­nistes qui em­pêchent le PQ de s’ancrer au pou­voir comme avait pu le faire le gou­ver­ne­ment Bou­chard en 1998 même si le parti s’était alors classé deuxième dans les suf­frages. Ces in­té­gristes de la sou­ve­rai­neté vou­draient bien pou­voir se dé­bar­rasser de ces pe­tites for­ma­tions qu’ils consi­dèrent apo­cryphes puisqu’elles ba­fouent leur orthodoxie.

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Bilan à froid

Il faudra quelques jours, voire quelques se­maines pour dé­cor­ti­quer le ré­sultat des élec­tions du 4 sep­tembre. D’emblée, je pense que la gauche doit faire un bilan sans com­plai­sance. Pour le mo­ment, voici quelques constats qui mé­ri­te­raient d’être ex­plorés da­van­tage et qui ne font d’effleurer un cer­tain nombre de ques­tions qu’il sera né­ces­saire de dis­cuter à fonds.

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