Thème

Socialisme / Anticapitalisme

Droit à l’emploi ou revenu universel

Etre ex­ploité, contraint à un tra­vail aliéné, ne serait-ce que deux heures par jour, c’est être as­servi le reste du temps. Tout projet d’abandonner à ses maîtres ac­tuels la sphère du tra­vail sa­larié pour se li­bérer en de­hors du tra­vail, est par consé­quent un mi­rage. Le temps li­béré ne peut de­venir un temps libre que si sa lo­gique réussit à conta­miner l’organisation du tra­vail dans tous ses as­pects. Ni les chô­meurs, ni les pré­caires ne sont plus libres parce qu’ils sont moins long­temps sa­la­riés que les autres tra­vailleurs. Marx fai­sait de la ré­duc­tion de la journée de tra­vail la « condi­tion es­sen­tielle » de l’épanouissement. Mais celle-ci ne sau­rait ac­quérir un contenu éman­ci­pa­teur que si le temps de tra­vail est lui-même li­béré du joug capitaliste.

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Réduire et partager le temps de travail

La ré­duc­tion du temps de tra­vail est l’une des plus vieilles re­ven­di­ca­tions du mou­ve­ment ou­vrier. Le temps passé au ser­vice d’un pa­tron étant as­socié à du temps d’exploitation, sa ré­duc­tion a tou­jours été com­prise comme l’un des moyens à pri­vi­lé­gier pour dé­ve­lopper une plus large au­to­nomie in­di­vi­duelle et col­lec­tive des salarié-e-s vis-à-vis de leurs patrons.

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Université populaire d'été des NCS - 2012
S’organiser, résister, vaincre
Du 16 au 18 août 2012 à l'UQAM


Pré­sen­ta­tion

Les im­pacts du « nou­veau » capitalisme

De­puis quelques dé­cen­nies, le ca­pi­ta­lisme se ré­or­ga­nise (ce qu’on ap­pelle le néo­li­bé­ra­lisme). Les do­mi­nants veulent conso­lider les struc­tures pa­triar­cales en su­bor­don­nant les femmes. Ils veulent « ré­ta­blir l’ordre » dans le monde du tra­vail en pré­ca­ri­sant sur­tout les jeunes et en vo­lant les pen­sions aux autres. Ils veulent pri­va­tiser l’espace pu­blic et po­li­tique au profit de ré­seaux opaques en ré­dui­sant les ser­vices pu­blics à des faire-valoir pour les en­tre­prises. Ils veulent dans la bonne vieille tra­di­tion de « di­viser pour ré­gner » ren­forcer les bar­rières ra­ciales et na­tio­nales contre les groupes su­bal­ternes. Ce néo­con­ser­va­tisme est un as­saut non seule­ment contre les ac­quis des der­nières dé­cen­nies, mais aussi contre tout ce que notre monde contient de va­leurs de so­li­da­rité, d’égalité, de jus­tice sociale.

Par
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La vraie couleur et la véritable nature des alliances électorales

De­puis quelques mois, la crise du PQ n’a pas quitté les co­lonnes de la presse et fait à ré­pé­ti­tion les nou­velles des mé­dias ra­dio­té­lé­visés. La montée d’une nou­velle force de droite, la CAQ, qui a ab­sorbé sans coup férir ce qui res­tait de l’ADQ, qui a ac­cueilli des dé­putés trans­fuges du PQ et qui ca­ra­cole dans les son­dages, pose la ques­tion de la survie en tant que parti im­por­tant à l’Assemblée na­tio­nale du PQ, car il risque d’être la­miné lors des pro­chaines élec­tions. D’où les dif­fé­rentes ma­nœuvres de dé­putés et de membres ten­tant soit de dé­mis­sionner la cheffe, Pau­line Ma­rois, soit de changer le ré­gime in­terne du parti ou en­core soit d’envisager une « al­liance » élec­to­rale avec Québec so­li­daire. C’est à la de­mande du PQ qu’il y a eu des ren­contres avec QS. Et c’est sans doute cer­tains élé­ments du PQ qui sont à l’origine dans les mé­dias de la nou­velle d’une al­liance élec­to­rale pos­sible entre les deux formations.

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Qu’est-ce que « l’écosocialisme » ?

Dans un livre qui vient de pa­raître, Mi­chael Löwy pro­pose de faire le point sur un cou­rant qui se struc­ture peu à peu de­puis une di­zaine d’années : l’écosocialisme.

L’écosocialisme, dit-il, se fonde sur un constat : celui d’une in­com­pa­ti­bi­lité entre ca­pi­ta­lisme et éco­logie. Rap­pe­lant le constat de dé­gra­da­tion éco­lo­gique de la pla­nète, l’inaction in­ter­na­tio­nale, l’attitude de « l’oligarchie », qui continue de vou­loir gérer ses in­té­rêts et ses parts de marché plutôt que de fa­ci­liter l’évolution des modes de vie, Mi­chael Löwy es­time qu’une cer­taine éco­logie, qui cherche à com­poser avec le marché, se leurre et s’illusionne sur ce qu’elle peut réel­le­ment ob­tenir. L’écosocialisme est la seule issue ; pa­ra­phra­sant Cas­to­riadis pour Löwy l’enjeu est : « éco­so­cia­lisme ou barbarie ».

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Le parlementarisme, maladie chronique de la social-démocratie
Relire Parliamentary Socialism de Ralph Miliband

Il y a cin­quante ans, Ralph Mi­li­band pu­bliait Par­lia­men­tary So­cia­lism[1]. Cette étude ma­jeure du Parti tra­vailliste bri­tan­nique dans l’après-guerre a in­fluencé deux gé­né­ra­tions d’étudiants et de mi­li­tants de gauche en Grande-Bretagne. Mi­li­band a ins­piré la « New Left » dans les an­nées 60 et 70, c’est-à-dire une gauche de trans­for­ma­tion so­ciale, li­bérée des pe­san­teurs du par­le­men­ta­risme tant dé­crié par Miliband.

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Face au défi de la farce démocratique, inventer la démocratie de demain

Le suf­frage uni­versel est une conquête ré­cente, amorcée par les luttes des tra­vailleurs au 19ème siècle dans quelques pays eu­ro­péens (l’Angleterre, la France, les Pays Bas, la Bel­gique), puis pro­gres­si­ve­ment étendue au monde en­tier. Aujourd’hui il va s’en dire, par­tout sur la pla­nète, que la re­ven­di­ca­tion du pou­voir su­prême dé­légué à une As­sem­blée élue, cor­rec­te­ment, sur une base plu­ri­par­tite – que cette As­sem­blée soit lé­gis­la­tive ou consti­tu­tion­nelle selon les cir­cons­tances – dé­finit l’aspiration dé­mo­cra­tique et, ajouterai-je, en as­sure la réa­li­sa­tion, prétend-on.

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Michael Löwy
L’écosocialisme, un nouvel horizon
L'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

« Le monde souffre d’une fièvre pro­vo­quée par le chan­ge­ment cli­ma­tique, et la ma­ladie est le mo­dèle ca­pi­ta­liste de dé­ve­lop­pe­ment  », di­sait Evo Mo­rales, pré­sident de la Bo­livie, en 2007 1. L’écosocialisme se veut le re­mède à cette ma­ladie qui plonge l’humanité dans un avenir aussi in­connu qu’incertain.

Pour les te­nants de ce cou­rant phi­lo­so­phique et po­li­tique re­la­ti­ve­ment peu connu (pour l’instant ?), le salut de l’humanité passe par « l’association du ‘rouge’ – la cri­tique mar­xiste du ca­pital et le projet d’une so­ciété al­ter­na­tive – et du ‘vert’ »» propre à l’écologie po­li­tique 2. Si « tout so­cia­lisme non éco­lo­gique est une im­passe » 3, « une éco­logie non so­cia­liste est in­ca­pable de prendre en compte les en­jeux ac­tuels » 3. Voilà donc pour les bases théo­riques de l’écosocialisme : la conci­lia­tion du so­cia­lisme mar­xiste et de l’écologie po­li­tique, bien loin des coa­li­tions gou­ver­ne­men­tales « rouges-vertes »» qui ont émergé dans plu­sieurs pays eu­ro­péens ces der­nières an­nées « au­tour d’un pro­gramme social-libéral de ges­tion du ca­pi­ta­lisme » 2.

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La gauche radicale face au capitalisme en faillite : De l’audace, encore de l’audace

La conjonc­ture his­to­rique pro­duite par l’implosion du ca­pi­ta­lisme contem­po­rain im­pose à la gauche ra­di­cale, au Nord comme au Sud, d’avoir de l’audace dans la for­mu­la­tion de son al­ter­na­tive po­li­tique au sys­tème en place. L’objet de cet ar­ticle de Samir Amin, pu­blié en deux par­ties dans cette édi­tion, est de mon­trer pour­quoi cette exi­gence puis ce qu’il en entend.

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Contrer le capital des monopoles : Des programmes audacieux pour la gauche radicale

Dans un monde marqué par les of­fen­sives du ca­pital des mo­no­poles (voir l’article : «  La gauche ra­di­cale face au ca­pi­ta­lisme en faillite  », dans cette édi­tion), Samir Amin es­time que «les stra­té­gies dé­fen­sives de ré­sis­tance sont in­ef­fi­caces, ap­pe­lées à être tou­jours fi­na­le­ment vain­cues». Pour lui, «les tra­vailleurs et les peuples doivent dé­ve­lopper des stra­té­gies qui leur per­mettent de passer à l’offensive». Il en in­dique les pistes.

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