Thème

Socialisme / Anticapitalisme

Qu’est-ce que « l’écosocialisme » ?

Dans un livre qui vient de pa­raître, Mi­chael Löwy pro­pose de faire le point sur un cou­rant qui se struc­ture peu à peu de­puis une di­zaine d’années : l’écosocialisme.

L’écosocialisme, dit-il, se fonde sur un constat : celui d’une in­com­pa­ti­bi­lité entre ca­pi­ta­lisme et éco­logie. Rap­pe­lant le constat de dé­gra­da­tion éco­lo­gique de la pla­nète, l’inaction in­ter­na­tio­nale, l’attitude de « l’oligarchie », qui continue de vou­loir gérer ses in­té­rêts et ses parts de marché plutôt que de fa­ci­liter l’évolution des modes de vie, Mi­chael Löwy es­time qu’une cer­taine éco­logie, qui cherche à com­poser avec le marché, se leurre et s’illusionne sur ce qu’elle peut réel­le­ment ob­tenir. L’écosocialisme est la seule issue ; pa­ra­phra­sant Cas­to­riadis pour Löwy l’enjeu est : « éco­so­cia­lisme ou barbarie ».

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Le parlementarisme, maladie chronique de la social-démocratie
Relire Parliamentary Socialism de Ralph Miliband

Il y a cin­quante ans, Ralph Mi­li­band pu­bliait Par­lia­men­tary So­cia­lism[1]. Cette étude ma­jeure du Parti tra­vailliste bri­tan­nique dans l’après-guerre a in­fluencé deux gé­né­ra­tions d’étudiants et de mi­li­tants de gauche en Grande-Bretagne. Mi­li­band a ins­piré la « New Left » dans les an­nées 60 et 70, c’est-à-dire une gauche de trans­for­ma­tion so­ciale, li­bérée des pe­san­teurs du par­le­men­ta­risme tant dé­crié par Miliband.

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Face au défi de la farce démocratique, inventer la démocratie de demain

Le suf­frage uni­versel est une conquête ré­cente, amorcée par les luttes des tra­vailleurs au 19ème siècle dans quelques pays eu­ro­péens (l’Angleterre, la France, les Pays Bas, la Bel­gique), puis pro­gres­si­ve­ment étendue au monde en­tier. Aujourd’hui il va s’en dire, par­tout sur la pla­nète, que la re­ven­di­ca­tion du pou­voir su­prême dé­légué à une As­sem­blée élue, cor­rec­te­ment, sur une base plu­ri­par­tite – que cette As­sem­blée soit lé­gis­la­tive ou consti­tu­tion­nelle selon les cir­cons­tances – dé­finit l’aspiration dé­mo­cra­tique et, ajouterai-je, en as­sure la réa­li­sa­tion, prétend-on.

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Michael Löwy
L’écosocialisme, un nouvel horizon
L'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

« Le monde souffre d’une fièvre pro­vo­quée par le chan­ge­ment cli­ma­tique, et la ma­ladie est le mo­dèle ca­pi­ta­liste de dé­ve­lop­pe­ment  », di­sait Evo Mo­rales, pré­sident de la Bo­livie, en 2007 1. L’écosocialisme se veut le re­mède à cette ma­ladie qui plonge l’humanité dans un avenir aussi in­connu qu’incertain.

Pour les te­nants de ce cou­rant phi­lo­so­phique et po­li­tique re­la­ti­ve­ment peu connu (pour l’instant ?), le salut de l’humanité passe par « l’association du ‘rouge’ – la cri­tique mar­xiste du ca­pital et le projet d’une so­ciété al­ter­na­tive – et du ‘vert’ »» propre à l’écologie po­li­tique 2. Si « tout so­cia­lisme non éco­lo­gique est une im­passe » 3, « une éco­logie non so­cia­liste est in­ca­pable de prendre en compte les en­jeux ac­tuels » 3. Voilà donc pour les bases théo­riques de l’écosocialisme : la conci­lia­tion du so­cia­lisme mar­xiste et de l’écologie po­li­tique, bien loin des coa­li­tions gou­ver­ne­men­tales « rouges-vertes »» qui ont émergé dans plu­sieurs pays eu­ro­péens ces der­nières an­nées « au­tour d’un pro­gramme social-libéral de ges­tion du ca­pi­ta­lisme » 2.

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La gauche radicale face au capitalisme en faillite : De l’audace, encore de l’audace

La conjonc­ture his­to­rique pro­duite par l’implosion du ca­pi­ta­lisme contem­po­rain im­pose à la gauche ra­di­cale, au Nord comme au Sud, d’avoir de l’audace dans la for­mu­la­tion de son al­ter­na­tive po­li­tique au sys­tème en place. L’objet de cet ar­ticle de Samir Amin, pu­blié en deux par­ties dans cette édi­tion, est de mon­trer pour­quoi cette exi­gence puis ce qu’il en entend.

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Contrer le capital des monopoles : Des programmes audacieux pour la gauche radicale

Dans un monde marqué par les of­fen­sives du ca­pital des mo­no­poles (voir l’article : «  La gauche ra­di­cale face au ca­pi­ta­lisme en faillite  », dans cette édi­tion), Samir Amin es­time que «les stra­té­gies dé­fen­sives de ré­sis­tance sont in­ef­fi­caces, ap­pe­lées à être tou­jours fi­na­le­ment vain­cues». Pour lui, «les tra­vailleurs et les peuples doivent dé­ve­lopper des stra­té­gies qui leur per­mettent de passer à l’offensive». Il en in­dique les pistes.

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Les Indignés et la démocratie des mouvements sociaux

Pour­quoi les In­di­gnés es­pa­gnols n’ont-ils pas de pro­gramme ? Selon le so­cio­logue Eduardo Ro­manos, les ana­lyses de ce mou­ve­ment so­cial en termes de parti po­li­tique passent à côté de leur objet. Il vi­se­rait avant tout l’amplification des pra­tiques al­ter­mon­dia­listes de dé­mo­cratie délibérative.

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Pouvoirs émergents

À l’origine du « grand compromis »

Après la grande crise de 1929 et la guerre mon­diale contre le fas­cisme, un grand « com­promis » est ar­raché aux classes do­mi­nantes par les ré­sis­tances des peuples et la nou­velle confi­gu­ra­tion géo­po­li­tique laissée par le rap­port de forces mi­li­taire. Ce com­promis permet aux do­minés d’améliorer leurs condi­tions de vie et d’accroître leur in­fluence sur le ter­rain po­li­tique. De leur côté, les do­mi­nants sé­cu­risent le ca­pi­ta­lisme en évi­tant des rup­tures le re­met­tant en ques­tion fon­da­men­ta­le­ment. Chaque ré­gion selon des rythmes et des formes spé­ci­fiques ins­pi­rées par les conjonc­tures par­ti­cu­lières as­su­me­ront ce phé­no­mène. Ici au Québec, c’est ce qui est connu sous le nom de la « ré­vo­lu­tion tranquille ».

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Cuba: lutter, inventer, résoudre

La dis­pa­ri­tion de l’Union so­vié­tique en 1989 a plongé Cuba dans une crise sans pré­cé­dent. L’île a lutté au quo­ti­dien pour la survie de son ré­gime et celle de la so­ciété tout en­tière. Mais, dans le même temps, il lui a fallu s’adapter aux nou­velles confi­gu­ra­tions na­tio­nale et mon­diale. Adap­ta­bi­lité et ré­sis­tance sont de­ve­nues les res­sorts d’un État vieillis­sant face à une so­ciété nou­velle et changeante.

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L’Amérique latine se consolide à gauche

Ber­nard Cassen, pré­sident d’honneur d’ATTAC et se­cré­taire gé­néral de Mé­moire des luttes, ana­lyse les me­sures pro­gres­sistes prises par les gou­ver­ne­ments d’Amérique la­tine, qui s’installent entre la gauche et le centre gauche. Vic­time de cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion et de dé­ni­gre­ment par les grands mé­dias, le conti­nent le plus stable du monde selon Cassen, où « l’intégration passe moins par l’économique que par le po­li­tique », insiste-t-il, de­vrait servir d’exemple à l’Europe.

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