Thème

Socialisme / Anticapitalisme

Intervention de Maxime Ouellette
Les mutations du capitalisme
Université d'été des NCS 2010

Pour Maxime Ouellet, chargé de cours en sociologie à l’UQAM et intervenant à l’Université d’été des NCS, il faut analyser l’évolution du capitalisme contemporain en allant «au-delà de la surface». Contrairement à une certaine image répandue par les médias, le néolibéralisme ne mène pas à «moins d’État», mais plutôt à une autre sorte d’État. «En fin de compte estime Ouellet, le néolibéralisme exprime un nouveau compromis social au sein des dominants, un compromis dominé par une overclass». «L’État ne disparaît pas, mais se redéploie dans la marchandisation en faisant passer le «welfare state» au workfare state». Cet «immense processus de réingénierie sociale» repose sur une bureaucratisation encore plus opaque, cachée ou finalement, l’individu «entrepreneurial» doit être libéré de toute imputabilité.

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À paraître
Luttes, oppressions, rapports sociaux de sexe
Présentation du Numéro 4 des Nouveaux Cahiers du socialisme

Socialismes, féminismes et émancipation humaine


S’il y a, chez les socialistes, des traditions en faveur de l’émancipation des femmes1, il n’en reste pas moins qu’elles ont connu une éclipse avec la social-démocratisation des organisations du mouvement ouvrier (adaptation au capitalisme2) et la bureaucratisation du « communisme ». La deuxième vague féministe3 des années 1960-1970 a changé cela, bien que plusieurs groupes aient été, à l’époque, réfractaires à ce mouvement. Aujourd’hui, la gauche et les mouvements alternatifs se réclament pratiquement tous de l’émancipation des femmes, ce qui n’était pas le cas voici 30 ans.

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L’université d’été des NCS
Quel rôle pour les mouvements sociaux dans la lutte anti-capitaliste?
Présentation à l’Université d’été des Nouveaux Cahiers du socialisme

La récente crise économique a révélé ce que plusieurs dénonçaient depuis des lustres à savoir que le système capitaliste – du moins tel qu’il est actuellement construit, préciseront certains – est intenable et sert de moins en moins les intérêts de la majorité au bénéfice d’une classe dominante. Si la population n’est pas dupe des abus financiers, politiques et économiques perpétrés par cette élite, force est d’admettre que cette crise économique n’a pas généré – du moins pas encore – la mobilisation anticapitaliste dont plusieurs rêvaient.

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Bienvenue à l’université d’été des NCS

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
— Bertolt Brecht

Depuis plusieurs années déjà, les théories critiques dans la tradition du marxisme ont été reléguées. Dans beaucoup d’université, les profs se tiennent loin de ces «vieilleries» et se consacrent à développer leur travail dans un étroit cloisonnement disciplinaire. Une certaine tradition de la pensée critique qui était née d’une alliance féconde entre philo, socio, droit, histoire, politique, économie, esthétique, a donc été refoulée peu à peu.

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Forum Social des États-Unis
Une alternative au coeur du capitalisme…

Pendant que les médias de la planète étaient braqués sur le G8-G20 de Toronto et son milliard de dollars de dépenses ultra-sécuritaires superflues – des arrestations arbitraires ont eu lieu jusqu’à la frontière américano-canadienne – se tenait à Détroit, à moins de 500 kilomètres, le 2ème Forum Social des Etats-Unis (22 – 26 juin). Selon les organisateurs, ce forum  « ouvre une nouvelle page des mouvements pour la justice, l’égalité et un autre modèle de développement » aux Etats-Unis.

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Université d'été des NCS
En bref: qu’est-ce que l’écosocialisme ?

L’écosocialisme constitue la synthèse des impératifs écologique et des impératifs d’équité sociale. C’est la prise de conscience de l’importance de ménager les rapports de l’être humain à la nature tout en transformant les rapports des êtres humains entre eux.

Selon Ian Angus, le rédacteur de Climate and Capitalism, un des sites Web les plus respectés dans le domaine, le but de l’écosocialisme est de remplacer le capitalisme par une société dans laquelle les moyens de production seront détenus en commun et la préservation ainsi que de la restauration des écosystèmes seront une preoccupation centrale de toutes ses activités.

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Récuser Marx au nom des régimes communistes relève de l’amalgame ou de l’incompréhension

La bêtise ou l’ignorance n’a pas de limites, mais elle a au moins un nom : Guy Sorman. Sa diatribe contre le communisme à l’occasion du procès – justifié, je le précise – d’un responsable des crimes des Khmers rouges (Le Monde du 10 août) témoigne d’une radicale incompréhension du projet de Marx, faute sans doute de s’être un tant soi peu renseigné à ce propos.

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Université des NCS
Contre-pouvoirs, contre-hégémonies
Mouvement ouvrier et mouvement socialiste dans l’histoire

Première session : le socialisme, d’hier à aujourd’hui (9h00 – 12h30)

Première partie : Mouvement ouvrier et mouvement socialiste dans l’histoire

Le mouvement ouvrier a existé et existe à la fois comme mouvement social et comme organisations structurées, relativement stables et permanentes. Il s’est développé depuis le 19ème siècle sous plusieurs formes : sociétés d’entraide, coopératives, associations syndicales, mutuelles, partis politiques, etc. Selon les circonstances et les périodes, le centre de gravité de l’action et de l’organisation a évolué entre ces formes, mais au fil des décennies et pour tout le 20ème siècle, les partis ouvriers et les unions syndicales ont représenté les deux éléments principaux. Sa combinaison avec le socialisme, et d’abord avec de grandes thèses du marxisme, lui a donné un programme d’envergure historique qui a nourri ses aspirations, cependant qu’elle a aussi servi à constituer en mouvement de masse le socialisme.

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Québec solidaire :
Vers un parti anticapitaliste s’inscrivant dans un large mouvement de lutte au néolibéralisme

Québec solidaire fut fondé en 2006 comme une sorte de « front uni politique » regroupant les courants progressistes et de gauche voulant s’opposer au néolibéralisme. Cette stratégie, inspirée directement de l’exemple du mouvement altermondialiste  et de son approche de «  convergence dans la diversité », a permis de fonder un parti de gauche distinct et opposé au « néo-libéralisme  à visage humain » du Parti québécois. Volontairement, la question de la finalité de la lutte contre le néo-libéralisme fut mise de côté pour favoriser la plus grande unité possible. Aujourd’hui, cette stratégie de la gauche politique québécoise  se doit d’évoluer, car la conjoncture a elle aussi évoluée. Dans la démarche actuelle d’élaboration du programme, iI faudrait approfondir la base d’unité de Québec solidaire en adoptant la perspective de dépassement du capitalisme.

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L’université d’été des NCS
Avec et au-delà du marxisme et du socialisme

Depuis une bonne trentaine d’années, le marxisme et le socialisme sont traînés dans la boue. Dans les grands médias, dans les institutions, voire à l’université, on constate divers comportements qu’on peut classer en deux grandes familles. Il y a d’une part ce qu’on pourrait appeler l’attaque par la dérision : le marxisme est un «méta récit» passé de date, une bifurcation inutile, basée sur de nombreux mythes, dont celui de penser que l’histoire a un sens. Et il y a d’autre part l’indifférence, voire l’ignorance volontaire des débats, des avancées (et des reculs) d’un courant important de l’humanité qui cherche (encore) à dépasser l’horizon bouché du capitalisme.

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