Thème

Immigration / Diversité / Autochtones

L’art de la guerr
L’ennemi obscur est parmi nous (Il Manifesto)

De pe­tits faits de chro­nique en évé­ne­ments dra­ma­tiques, tout dé­montre com­bien a pé­nétré l’idée qu’une obs­cure me­nace pèse sur nous ci­toyens des grandes dé­mo­cra­ties oc­ci­den­tales. La guerre froide finie, ne pou­vant plus sou­tenir l’existence d’une me­nace com­mu­niste (exem­pli­fiée par Reagan comme « l’empire du mal »), il fal­lait en trouver im­mé­dia­te­ment une autre afin que les Etats-Unis et l’OTAN puissent pour­suivre leur course aux ar­me­ments et leurs po­li­tiques de guerre.

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Les droits des réfugiés et l’Union européenne

Gé­né­ra­le­ment, l’Union eu­ro­péenne (UE) donne l’image d’une ins­ti­tu­tion ou­verte vers l’extérieur, de par ses élar­gis­se­ments pro­gres­sifs, et d’une en­tité as­pi­rant à une co­hé­sion in­terne tou­jours plus grande, no­tam­ment en termes de li­berté, de sé­cu­rité et de justice. L’espace Schengen ga­rantit la libre cir­cu­la­tion des per­sonnes dans 22 États membres et trois pays as­so­ciés, et les di­rec­tives eu­ro­péennes et les dé­ci­sions des cours de jus­tice eu­ro­péennes (la Cour de jus­tice de l’UE et la Cour eu­ro­péenne des droits de l’homme) conduisent à une cer­taine har­mo­ni­sa­tion des lois. Ce­pen­dant, le trai­te­ment des de­man­deurs d’asile par plu­sieurs pays eu­ro­péens ré­vèle que les no­tions de sé­cu­rité, de jus­tice et de li­berté sont sou­vent des concepts vides de sens pour un nombre crois­sant de per­sonnes, no­tam­ment pour les non-citoyens de­man­dant une pro­tec­tion in­ter­na­tio­nale. Quatre obs­tacles dans la dé­ter­mi­na­tion du statut de ré­fugié peuvent être dé­gagés et analysés.

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Réflexions politiques sur la tragédie norvégienne

Comme d’autres ha­bi­tants d’Oslo, j’ai dé­am­bulé dans les rues et les im­meubles at­ta­qués. J’ai même vi­sité l’île dans la­quelle furent mas­sa­crés les jeunes ac­ti­vistes po­li­tiques. Je par­tage le sen­ti­ment de peur et de dou­leur qui frappe mon pays. Mais la ques­tion de­meure « pour­quoi ? ». Car cette vio­lence n’était pas aveugle.

La ter­reur en Nor­vège n’est pas venue d’extrémistes is­la­mistes. Ni de l’extrême gauche, bien que tous deux aient été ac­cusés à plu­sieurs re­prises de consti­tuer une me­nace in­terne pour « notre mode de vie ». Jusqu’à aujourd’hui, y com­pris avec les ter­ribles heures vé­cues cet après midi du 22 juillet, le peu de ter­ro­risme qu’a connu mon pays est tou­jours venu de l’extrême droite.

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La règle, c’est l’exception !
À propos de La chasse aux Musulmans (Évincer les Musulmans de l’espace politique), de Sherene H. Razack

« Le pré­sent ou­vrage sou­tient une thèse selon la­quelle la pensée ra­ciale, soit le refus de re­con­naître une même hu­ma­nité aux Mu­sul­mans et aux peuples d’ascendance eu­ro­péenne, constitue l’une des pre­mières ca­rac­té­ris­tiques, et l’un des élé­ments clés, de la guerre dé­clen­chée contre le ter­ro­risme. »[1] [3]

Ce sont là les pre­miers mots de l’ouvrage de She­rene H. Ra­zack, pro­fes­seure à l’université de To­ronto, et il est dif­fi­cile d’imaginer en­trée en ma­tière plus claire. Et à l’heure de la re­cru­des­cence des lé­gis­la­tions is­la­mo­phobes par­tout en Eu­rope, dif­fi­cile aussi d’imaginer un livre qui soit au­tant d’actualité. Pour­tant, ça n’est pas tant de l’actualité im­mé­diate qu’entend traiter l’auteure, mais plutôt de la dé­cennie qui vient de s’écouler, soit la sé­quence ou­verte par les at­ten­tats du 11-Septembre et l’invasion de l’Afghanistan et qui per­dure jusqu’à aujourd’hui. Ces an­nées, ce sont es­sen­tiel­le­ment celles de l’administration Bush, mar­quées par une po­li­tique étran­gère amé­ri­caine ultra-agressive, qui ne cherche même plus à ca­mou­fler ses mas­sacres et pillages der­rière des ori­peaux de vertu. L’on au­rait pour­tant tort de croire cette sé­quence fermée par l’accession à la pré­si­dence de Ba­rack Hus­sein Obama : l’Afghanistan et l’Irak sont tou­jours oc­cupés, et Guan­ta­namo tou­jours en ser­vice. La der­nière « sortie » de l’armée amé­ri­caine au Pa­kistan – un pays soi-disant sou­ve­rain – est là pour nous rap­peler qu’à part le vo­ca­bu­laire em­ployé, rien n’a vrai­ment changé[2] [4] de­puis l’arrivée au pou­voir d’un pré­sident noir, contraint – entre autres choses – de « li­quider » Ous­sama pour mas­quer son Hus­sein et mon­trer « patte blanche ».

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Non au pillage et à la pollution
Rendez-vous jeudi 30 juin

Ras­sem­ble­ment de­vant l’assemblée des ac­tion­naires de Niocan pour dé­noncer leur projet de mine de nio­bium sur le ter­ri­toire Mo­hawk, qui me­nace la santé, l’environnement et l’agriculture de Ka­neh­sa­take et d’Oka.

  • Jeudi 30 juin
  • à partir de 9h
  • Hôtel Best Wes­tern Ville Marie
  • 3407 rue Peel
  • (coin Sher­brooke, métro Peel)
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La laïcité et les droits des femmes

(Nous pu­blions ici, avec sa permission, une lettre d’opinion de Mi­che­line Du­mont, his­to­rienne et spé­cia­liste de l’histoire des femmes au Québec)

Si j’en crois plu­sieurs ar­ticles du Ca­hier spé­cial du De­voir pu­blié à l’occasion de la Journée in­ter­na­tio­nale des femmes, la «laï­cité ou­verte est une me­nace pour les droits des femmes». «L’évolution du droit des femmes est liée à l’évolution de la laïcité.»

Ce sont, entre autres, les propos de la pré­si­dente du Conseil du Statut de la femme, Chris­tiane Pel­chat. Mon opi­nion est pour­tant que l’histoire nous en­seigne autre chose. On peut ici en donner quelques exemples.

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Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations
Absence de discussions pendant le débat des chefs sur les enjeux auxquels sont confrontées les Premières Nations
Déception

OT­TAWA, le 13 avril — Le Chef na­tional de l’Assemblée des Pre­mières Na­tions, Shawn A-in-chut Atleo, a fait part de sa dé­cep­tion de­vant l’absence de dis­cus­sions de fond, pen­dant le débat des chefs en an­glais, sur les en­jeux aux­quels sont confron­tées les Pre­mières Na­tions. Il a in­diqué qu’un sommet vir­tuel aura lieu de­main afin que les Pre­mières Na­tions en­gagent la dis­cus­sion sur les en­jeux et les prio­rités en vue des élec­tions fé­dé­rales de 2011.

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Élections fédérales dans Abitibi — Baie James — Nunavik — Eeyou
Mont­réal, le 6 avril 2011. – L’Association des em­ployés du Nord qué­bé­cois (AENQ-CSQ) dé­nonce, malgré le­sex­cuses, les propos du M. Yvon Lé­vesque, Dé­puté sor­tant du Bloc qué­bé­cois. L’AENQ-CSQ dé­plore la mal­adresse des propos tenus par M. Lé­vesque et tient à sou­li­gner que, peu im­porte ses in­ten­tions, M. Lévesque a semé le doute quant à sa vo­lonté ou sa ca­pa­cité à bien re­pré­senter la ma­jo­rité des élec­teurs du comté fé­déral d’ABITIBIBAIE JAMES — NU­NAVIK – EEYOU, soit les cris et les inuit.
Le pré­sident de l’AENQ, M. Pa­trick D’Astous, a tenu à faire cette mise au point im­por­tante : « Il se­rait contraire à l’intérêt de nos membres d’appuyer la can­di­da­ture de M. Lé­vesque dans les circonstances ».
« C’est mal­heu­reux mais les ac­tions et les pa­roles de M. Lé­vesque dans la pré­sente cam­pagne nous ren­voient à une époque dé­sor­mais ré­volue des re­la­tions avec les peuples autochtones. »
Profil
L’AENQ re­groupe les en­sei­gnantes et en­sei­gnants ainsi que le per­sonnel de sou­tien sco­laire des com­mis­sions sco­laires Crie et Ka­tivik en plus de tra­vailleurs de cer­tains CPE d’Eeyou Ist­chee. Elle compte plus de 1 400 membres tra­vaillant no­tam­ment dans les 9 com­mu­nautés cries et les 14 com­mu­nautés inuites du Nu­navik. Elle est af­fi­liée à la Cen­trale des syn­di­cats du Québec (CSQ).
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Les travailleuses domestiques, prolétariat à domicile

Parmi les tra­vailleuses et tra­vailleurs mi­grants, les tra­vailleuses do­mes­tiques sont parmi les plus ex­ploi­tées et les plus vul­né­rables. Elles consti­tuent une force de tra­vail glo­ba­lisée et fé­mi­nine qu’on peut qua­li­fier de pro­lé­ta­riat à do­mi­cile. Elles viennent du monde rural ou en­core des pays pauvres. Elles le font pour amé­liorer leurs condi­tions éco­no­miques, quelques fois pour fuir la dis­cri­mi­na­tion et la vio­lence ba­sées sur le genre.

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Le trafic des migrantEs

La pau­pé­ri­sa­tion de ré­gions en­tières du globe ainsi que la crois­sance des in­éga­lités so­ciales dans les pays et entre les pays ont créé les condi­tions pro­pices à toutes les formes de trafic et de traite des êtres hu­mains. Les plus tou­chéEs pro­viennent prin­ci­pa­le­ment des pays du Sud et de l’Est. À l’échelle de ces ré­gions, le bou­le­ver­se­ment des struc­tures so­ciales dû au triomphe de l’économie ca­pi­ta­liste néo­li­bé­rale fa­vo­rise l’économie in­for­melle et les dé­struc­tu­ra­tions so­ciales. De même, l’extension de l’économie de marché et la crois­sance des in­éga­lités so­ciales, ren­for­cées par les plans d’ajustement struc­turel, les en­det­te­ments des États ainsi que la fi­nan­cia­ri­sa­tion de l’économie sont loin d’exclure ou de mar­gi­na­liser ses victimes.

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