Thème

Gauche / Mouvements sociaux

C’est sur cet étudiant qu’on a tiré

Un étu­diant du Cégep de Saint-Laurent, membre très actif de l’Association étu­diante, a été griè­ve­ment blessé en fin de se­maine à Vic­to­ria­ville, il a perdu un oeil et souffre d’un trau­ma­tisme crâ­nien. Il au­rait vrai­sem­bla­ble­ment été vic­time d’une balle de ca­ou­tchouc tirée par la po­lice [N.D.L.R. : Cette in­for­ma­tion n’a pas été confirmée].

J’ai eu le trop bref bon­heur d’enseigner la lit­té­ra­ture à ce jeune homme pen­dant un mois, avant le dé­clen­che­ment de la grève. Je l’ai, de­puis, maintes fois croisé, aux ma­ni­fes­ta­tions et au cégep, sur­tout dans le cadre du cégep po­pu­laire dont il est un des plus fer­vents ani­ma­teurs. C’est un es­prit bouillon­nant, libre, ou­vert, gé­né­reux, cu­rieux, tou­jours en éveil. Des étu­diants comme lui, je fan­tasme d’en voir dé­filer des cen­taines dans mes classes, de ces êtres qui ont moins be­soin d’enseignants que de guides pour les aider à faire le tri dans le foi­son­ne­ment des idées qui les in­ter­pellent de tous bords tous côtés. Il in­carne à la per­fec­tion le type même d’étudiant que la for­ma­tion gé­né­rale col­lé­giale, fondée sur des va­leurs hu­ma­nistes, cherche à former : des êtres dotés de so­lides armes in­tel­lec­tuelles pour cri­ti­quer et trans­former la so­ciété dont ils com­mencent alors à être des membres ac­tifs à part entière.

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Après la défaite de Sarkozy : vers un juin 1936 européen

ATTAC se ré­jouit de la dé­faite de Ni­colas Sar­kozy, qui pour­rait re­pré­senter la pre­mière dé­faite po­li­tique en Eu­rope pour les te­nants de l’hyperaustérité. Elle sanc­tionne l’arrogance d’un pré­sident au ser­vice d’une oli­gar­chie in­sa­tiable. Elle ex­prime la ré­sis­tance po­pu­laire aux po­li­tiques d’austérité, qui s’est ma­ni­festée en France par le grand mou­ve­ment de 2010 contre la ré­forme des re­traites. Elle sus­cite l’espoir des peuples d’Europe du Sud, confrontés aux ter­ribles ra­vages des po­li­tiques de la « Troïka », Com­mis­sion eu­ro­péenne, BCE et FMI. Sur­tout qu’au même mo­ment se des­sine une percée his­to­rique de la gauche de ré­sis­tance aux élec­tions lé­gis­la­tives en Grèce, avec une chute des deux partis de gou­ver­ne­ment qui ont mené aux plans d’austérité et à la dé­bâcle du pays.

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Notre camarade François Cyr (1952 – 2012)

Notre ami Fran­çois est dé­cédé aujourd’hui sa­medi 5 mai à l’hôpital Charles Le­moyne après une courte et ful­gu­rante ma­ladie. Il ve­nait d’avoir 60 ans et jusqu’à la der­nière mi­nute, il s’est ac­tivé entre ses mul­tiples en­ga­ge­ments pro­fes­sion­nels et po­li­tiques. Beau­coup de monde vont le regretter.

Fran­çois a com­mencé très jeune dans le mou­ve­ment étu­diant sur la Rive-Sud de Mont­réal, puis au cegep du Vieux-Montréal. Il s’est in­vesti par la suite dans la gauche ra­di­cale des an­nées 1970.

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REEE et RPR, de fausses solutions aux effets pervers

Avec le débat sur l’augmentation des frais de sco­la­rité, on voit ap­pa­raître deux acro­nymes, REEE et RPR, que l’on pré­sente comme des so­lu­tions avan­ta­geuses pour les étu­diants et leurs fa­milles : des pa­rades qui per­met­traient de conci­lier hausse des frais et main­tien de l’accessibilité aux études. Dans ce petit texte, on vou­drait mon­trer qu’il n’en est rien et que ces pseudo-solutions com­portent même plu­sieurs ef­fets pervers.

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J’ai mal à mon Québec

Je prends pa­role aujourd’hui à titre per­sonnel, mais ap­puyée par l’organisation que je pré­side, la Fé­dé­ra­tion des femmes du Québec. Je suis Qué­bé­coise par choix et non par nais­sance. J’ai choisi de vivre à Mont­réal, Québec plutôt qu’à Mon­treal, Ca­nada après avoir grandi en an­glais à Mont­réal, à To­ronto et à Londres. À 19 ans, je suis tombée en amour avec le Québec fran­co­phone. Assez pour y rester, pour m’y in­vestir et pour y élever mes enfants.

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Nous nous mobilisons ensemble en route vers RIO+20 et au-delà
Pour nos droits et les droits de la nature, contre la marchandisation de la vie et le reverdissement du capitalisme

Nous, or­ga­ni­sa­tions, ré­seaux et mou­ve­ments so­ciaux, qui sommes im­pli­qués dans la construc­tion du Sommet des Peuples pour la jus­tice so­ciale et en­vi­ron­ne­men­tale, contre la mar­chan­di­sa­tion de la vie et de la na­ture, et pour la dé­fense des biens com­muns qui se tiendra à Río de Ja­neiro, Brésil, du 15 au 23 juin 2012, face au dé­rou­le­ment si­mul­tané dans cette même ville de la Confé­rence des Na­tions Unies sur le dé­ve­lop­pe­ment du­rable (Río+20), lan­çons un appel à la mo­bi­li­sa­tion et à la co­or­di­na­tion des luttes en tous points de la pla­nète. Pour ga­rantir que tous les peuples, en par­ti­cu­lier les plus vul­né­rables, au­ront le droit d’accéder à l’eau, aux ali­ments, à l’énergie, à la terre, aux se­mences et aux ter­ri­toires et à des moyens de vie dignes, et pour re­ven­di­quer les droits de la Terre Mère, nous sommes en train d’édifier en­semble, comme ac­ti­vité de ce pro­cessus d’articulation, l’Assemblée per­ma­nente des Peuples, qui se tiendra à Rio.

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Les vieilles et les vieux avec les jeunes contre la hausse

Nous vous in­vi­tons, si vous avez 60 ans ou plus

  1. à ap­puyer la dé­cla­ra­tion suivante;
  2. à par­ti­ciper à une courte ma­ni­fes­ta­tion qui par­tira de la place Émilie-Gamelin le di­manche 6 mai à 11 h; aux fins de mise en scène, ap­portez une canne;
  3. à faire cir­culer parmi les vieilles et les vieux SVP.

Ré­pondre : J’endosse — à : vieuxcontrelahausse@gmail.com

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En marge du Premier Mai 2012
Le mouvement est populaire, la lutte est politique

Pen­dant des dé­cen­nies, des grandes luttes po­pu­laires ont sorti le Québec de la grande noir­ceur, ce qu’on a ap­pelé la ré­vo­lu­tion pas-si-tranquille. Le peuple a vaincu la mi­sère et l’indignité im­po­sées par une poi­gnée de big boss et de po­li­ti­ciens vé­reux. Il a im­posé que les gens or­di­naires aient accès à la santé et à l’éducation, et que les tra­vailleurs et tra­vailleuses ne soient plus ces por­teurs d’eau qu’on me­nait à coups de bâ­tons, que les femmes ne soient plus sou­mises à une « loi » venue du plus pro­fond du pa­triarcat. Oui, le peuple a éla­boré l’ébauche d’une nou­velle so­ciété, éman­cipée et libre.

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Le Chili se mobilise pour l’éducation publique

Le 25 avril, des représentant(e)s de l’IE se sont joint(e)s aux syn­di­cats d’enseignants chi­liens, lors d’une grande marche pour l’éducation pu­blique or­ga­nisée dans la ca­pi­tale, San­tiago. Enseignant(e)s, employé(e)s de l’éducation, uni­ver­si­taires et étudiant(e)s ont ré­clamé le droit fon­da­mental à une édu­ca­tion de qua­lité, ga­rantie et fi­nancée par l’Etat. 

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Confessions de boomers non-repentis
Malgré le frette et les barbares

C’est il y a long­temps et c’est hier. C’est du temps du frette et des bar­bares. Dans les rues de la ville, on est des mil­liers. On se re­garde, on se trouve beaux. On oc­cupe nos écoles, nos col­lèges et nos uni­ver­sités, même si on se fait planter. On dé­file dans les rues, quelques fois pa­ci­fi­que­ment, quelques fois moins. On est in­so­lents. On pense que tout est pos­sible, quelque part, une cer­taine année 1968.

Chaque jour on se sur­prend à se sur­prendre en écou­tant Prague, Paris, Shan­ghai, Buenos Aires, Los An­geles. On lit Sartre, Marx, Paul Nizan, Mar­cuse, Hu­bert Aquin. On ne sait presque rien, on est cu­rieux. Nos profs ont 30 ans, nous on en a 20. On écoute Bob Dylan et Ray­mond Lé­vesque. Au tour­nant d’un soir frais, on est frappé par le Chat dans le sac, le film-choc de Gilles Groulx. On fri­sonne en li­sant Speak White de Mi­chèle La­londe. On tombe en amour deux fois par jour. On or­ga­nise des ma­nifs deux fois par se­maine. On se fait ta­basser par les boeufs deux fois par mois. On se voit partir vers les com­munes de Ca­li­fornie et pour­quoi pas, vers les camps de ré­fu­giés pa­les­ti­niens. Et c’est ainsi que nous ap­pre­nons à ap­prendre, en y per­dant, par­fois, au pas­sage, quelques ses­sions et quelques luttes.

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