Thème

État

Il existe une alternative

par Özlem Onaran

La manière dont les gouvernements, en particulier les gouvernements sociaux-démocrates, ont réagi à la crise en socialisant ses coûts, a provoqué un grand mécontentement populaire1 [1]. Comble d’ironie, cela affaiblit la légitimité de toute politique alternative comprenant des mécanismes « collectifs » de gouvernance ou de nationalisation. Pourtant, pour la première fois depuis la chut du Mur de Berlin, il y a une fenêtre d’opportunité pour faire valoir à une large échelle que le capitalisme est économiquement, écologiquement et politiquement instable et insoutenable. Passer du mécontentement populaire à un modèle économique alternatif — socialiste, soutenable, égalitaire, démocratique, participatif et planifié — n’a rien d’évident en raison des barrières idéologiques construites au cours des dernières décennies. Mais nous avons aussi des atouts : il est maintenant tout à fait clair que plus de profits ne signifie ni plus d’investissements ni plus d’emploi, que la croissance n’implique pas une réduction des inégalités et que l’économie capitaliste du marché est sujette à des crises systémiques. Bon nombre des solutions vont ainsi pointer des changements qui ne sont pas compatibles avec l’économie capitaliste et la recherche du profit privé.

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Dixième Forum Social Mondial: les symptômes de la décadence
France
L’emploi public local et la réforme de l’État
Mardi 2 mars 2010
Services publics, État

luc  legay/flickr - Hotel de region, Nantes.

Depuis plus d’un siècle, l’emploi public local joue un rôle clef dans les relations entre l’État et les collectivités. Révélateur des rapports de force entre les différents échelons institutionnels et de l’évolution de l’emploi public, la fonction publique territoriale est aujourd’hui présentée comme l’avant-garde de la modernisation publique, même si les pratiques évoluent moins vite que les discours.

par Émilie Biland [02-03-2010]

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Québec
Concertation ou confrontation, un débat qui continue

Depuis une bonne décennie, un discours domine l’univers médiatique et politique au Québec. Notre société, nous dit-on, doit dépasser ses «affrontements» traditionnels. La «gauche»  et la «droite» sont des concepts obsolètes. Tous doivent se «retrouver» autour de la «modernisation» de notre État et de notre économie, capitaliste bien évidemment. L’heure est au «partenariat». C’est ce qui ressort non seulement des partis dominants (PQ, PLQ, ADQ), mais aussi d’intellectuels et de journalistes qui pour des raisons évidentes occupent une très large place dans l’espace public. Mais il faut poser la question. Le «partenariat», la «concertation», le «dialogue» sont-ils réellement le seul moyen pour les classes populaires pour s’émanciper et exiger des droits fondamentaux que les dominants persistent à refuser ?

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Non aux hausses de tarifs

L’ASSÉ dénonce le « Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités » (communiqué du 23 février 2010)

Les 16 signataires du « Pacte » réclament un dégel des frais de scolarité sur 3 ans après 2012 pour rejoindre la moyenne canadienne et l’instauration d’un système de frais de scolarité différencié. Mais, déjà en 2007, une étude du gouvernement affirmait qu’entre 6000 et 13 000 étudiant-e-s seraient exclu-e-s des bancs d’école suite au dégel pour la période 2007-2012 décrété par le gouvernement libéral. La hausse des frais de scolarité se traduit par une augmentation de l’endettement étudiant et des heures de travail salarié. « Ça suffit de vouloir sans cesse siphonner les poches des étudiant-es ! », s’indigne Christian Pépin.

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BRESIL : La menace américaine
Vendredi 26 février 2010
Économie politique, État, États-Unis

par Jean-Pierre DUBOIS

La menace américaine«  : C’est le titre choisi pour l’éditorial du journal O Estado de São Paulo (Brésil) de ce 12 février. Le fait est d’autant plus surprenant que d’ordinaire ce journal de la droite brésilienne ne marchande pas son soutien aux États-Unis.

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Economie Sur la crise: une victoire à la Pyrrhus

par Alain Bihr

Dix-huit mois après la brutale aggravation de la crise économique mondiale survenue pendant l’été et l’automne 2008, quel bilan pouvons-nous dresser de ce qui s’est passé et ne s’est pas passé depuis lors ? Quelles sont les prévisions alors faites qui se sont réalisées et celles qui ont, au contraire, été infirmées par la séquence des événements auxquels nous avons assisté ? Quels enseignements pouvons-nous et devons-nous en tirer ? Et quelles prévisions peut-on raisonnablement engagées pour l’avenir à court et moyen terme ? Telles sont quelques-unes des questions que se propose d’aborder cet article et auxquelles il ne répondra d’ailleurs qu’en partie.

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Plutôt qu’un soi-disant « pacte » pour le financement concurrentiel des universités Syndicats, professeurs et étudiants s’unissent pour réclamer une large consultation publique sur les universités québécoises

Montréal, le 24 février 2010. – Puisque plusieurs défis attendent les universités québécoises au cours des prochaines années, il serait illusoire et stérile d’étudier la question des frais de scolarité en vase clos et entre partisans d’une seule et même pensée économique. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) s’unissent donc pour réclamer la tenue d’une large consultation publique sur le système universitaire québécois.

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La fin de la souveraineté ?
Jeudi 25 février 2010
Mondialisation, Nation, Notes de lecture, État

La fin de la souveraineté ?

par Stephen Sawyer

Le monde serait-il devenu plat et vide de toute souveraineté ? Ce lieu commun, répété à l’envi par les exégètes de la mondialisation, est tout simplement faux, selon le géographe John Agnew. La souveraineté se déterritorialise mais ne disparaît point : telle est la conclusion de son dernier livre.

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Bolivie «Trois révolutions»

par Guillermo Almeyra *

La Bolivie est en train d’effectuer simultanément trois révolutions: l’une démocratique, décolonisatrice et modernisatrice; l’autre culturelle, pour éliminer le retard et la barbarie imposés par un passé d’exploitation et de soumission, et une troisième, sociale, ayant objectivement un contenu anticapitaliste. Evo Morales et son gouvernement conduisent les deux premières avec beaucoup de vigueur et de détermination, mais en ce qui concerne la troisième révolution, les formes et le contenu sont encore indéterminés.

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