Thème

Numéros des NCS

 
Numéro 17, Hiver 2017
Démocratie : entre dérives et recomposition
Présentation du dossier thématique
mardi 7 février 2017
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS

Démocratie : demos et kratos

La démo­cra­tie est une vieille idée qui s’est déve­lop­pée à tra­vers les luttes et les résis­tan­ces des peu­ples. L’étymologie du mot (demos : peuple et kratos : pou­voir) réfère à la cité grec­que, à l’agora des citoyens (sans les femmes et sans les escla­ves, qui sont la majo­rité des habi­tants), où les déci­sions sont prises sur les prio­ri­tés et l’allocation des rôles et des res­pon­sa­bi­li­tés par tout un chacun. Mais l’expérience démo­cra­ti­que dépasse de loin le péri­mè­tre athé­nien. Elle découle éga­le­ment de peu­ples et de com­mu­nau­tés qui s’inventent des pro­ces­sus et des struc­tu­res par­ti­ci­pa­ti­ves, par­fois même sans État ni struc­ture impo­sée sur et au-dessus de la société[1].

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NUMÉRO 15, HIVER 2016
Les territoires de l’art – Art et politique
LANCEMENT : Jeudi 25 février 2016 à 18 h
jeudi 4 février 2016
Numéros des NCS
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Introduction au dossier

« Nous ne vivons plus dans le beau » dira le socio­lo­gue Guy Rocher [1] en par­lant de ce Québec aux formes aus­té­ri­tai­res. Notre rap­port à l’esthétique, au poli­ti­que, au commun, à la diver­sité des formes d’expression artis­ti­co­po­li­ti­que n’a cessé de nous ques­tion­ner tout au long de la pré­pa­ra­tion de ce dos­sier. Si notre géné­ra­tion porte en elle la mémoire du Refus global, c’est-à-dire de l’apport cen­tral des arts accom­pa­gnant nos déci­sions col­lec­ti­ves, le prin­temps rouge des étu­dian­tes et des étu­diants est venu ravi­ver ce souf­fle contes­ta­taire, nous invi­tant de nou­veau dans « la beauté de la colère », le refus du pater­na­lisme éta­ti­que, l’effervescence de la créa­tion dans la recon­quête des espa­ces publics, la beauté d’exister en ces temps post­ré­fé­ren­dai­res. De Speak white à Speak red, l’histoire d’une révolte créa­tive se dresse encore, recon­fi­gu­rant irré­mé­dia­ble­ment les pour­tours d’un monde à construire, à par­faire. Si la révolte contre l’autorité jugée illé­gi­time amal­game le juste et le beau, en des temps plus pai­si­bles, la conju­gai­son entre les arts et le poli­ti­que demeure sujette à inter­pré­ta­tion y fou­lant d’innombrables ter­ri­toi­res et axes d’analyse.

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NUMÉRO 14, AUTOMNE 2016
La décroissance, pour la suite du monde
mardi 20 octobre 2015
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS
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INTRODUCTION AU DOSSIER

Comment faire croî­tre la décrois­sance ?

Yves-Marie Abraham, Andrea Levy et Louis Marion

L’appel expli­cite à une « décrois­sance sou­te­na­ble » a été lancé au début des années 2000, en Europe latine d’abord, contre l’idéologie du « déve­lop­pe­ment dura­ble » sur­tout, mais contre aussi le déve­lop­pe­ment tout court. Le petit livre publié par Serge Latouche en 2004 sous le titre Survivre au déve­lop­pe­ment. De la déco­lo­ni­sa­tion de l’imaginaire éco­no­mi­que à la construc­tion d’une société alter­na­tive[1] a pra­ti­que­ment fait office de mani­feste.

Pour les « objec­teurs et de crois­sance », le « déve­lop­pe­ment dura­ble » ou aujourd’hui la « crois­sance verte » ne per­met­tront, dans le meilleur des cas, que de « pol­luer moins pour pol­luer plus long­temps ». Rappelant qu’une crois­sance éco­no­mi­que infi­nie dans un monde fini n’est pas pos­si­ble, ils ajou­tent qu’elle n’est pas sou­hai­ta­ble. Cette crois­sance est pour eux en effet syno­nyme d’injustices entre humains et de sou­mis­sion à une méga­ma­chine tech­no­ca­pi­ta­liste de plus en plus alié­nante. Pour la plu­part d’entre eux cepen­dant, la décrois­sance n’est plus une option. Elle est leur (notre) hori­zon. La ques­tion est de savoir si cette décrois­sance sera subie, consé­quence bru­tale et incon­trô­la­ble du dépas­se­ment des limi­tes bio­phy­si­ques de la pla­nète, ou si elle sera choi­sie et assu­mée col­lec­ti­ve­ment, dans le but d’éviter aux humains, en par­ti­cu­lier aux plus dému­niEs d’entre eux, les effets désas­treux d’un tel dépas­se­ment. Militer en faveur de la « décrois­sance sou­te­na­ble », c’est croire qu’il est encore pos­si­ble de mettre en œuvre cette décrois­sance choi­sie.

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Recension
NCS, NUMÉRO 11 : MÉDIAS, JOURNALISME ET SOCIÉTÉ

Le onzième numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, une revue qué­bé­coise fondée en 2009, pro­pose un dos­sier autour du thème Médias, jour­na­lisme et société. Si la majo­rité des auteur(e) s de la dou­zaine de textes du dos­sier sont des chercheur(e) s uni­ver­si­tai­res, la revue vise un public élargi et pro­pose éga­le­ment les réflexions de dif­fé­rents acteurs des milieux syn­di­caux, com­mu­nau­tai­res et étu­diants. Il est évi­dem­ment dif­fi­cile de résu­mer un dos­sier de cette ampli­tude ce qu’arrivent pour­tant à faire Benoit Gaulin, Caroline Joly et Éric Martin dans leur intro­duc­tion au dos­sier (p. 7–12) qui pro­pose tout autant des études de cas que des réflexions théo­ri­ques, et dont les pré­mis­ses et les objec­tifs sont immé­dia­te­ment poli­ti­ques et inti­me­ment liés au contexte qué­bé­cois. Il est néan­moins pos­si­ble de déga­ger trois prin­ci­paux thèmes autour des­quels s’articulent les dif­fé­ren­tes contri­bu­tions de ce dos­sier, qui s’inscrit réso­lu­ment dans le pro­lon­ge­ment de dif­fé­ren­tes ana­ly­ses et concep­tua­li­sa­tions mar­xis­tes des médias et de leur pou­voir. Ces thèmes sont 1) la cri­ti­que du pou­voir des médias, 2) le rôle des médias dans la for­ma­tion de contre-pou­voirs et 3) les trans­for­ma­tions du jour­na­lisme.

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Nouveaux Cahiers du socialisme
Impérialisme au XXIe siècle, Empires et confrontations
Numéro 13, Hiver 2015
mercredi 18 février 2015
Numéros des NCS
No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

Introduction au numéro

Numéro coor­donné par : Flavie Achard, Pierre Beaudet, Stéphane Chalifour, Donald Cuccioletta, Francis Fortier, Philippe Hurteau, Thomas Chiasson-LeBel, Ghislaine Raymond

En 1914, l’histoire contem­po­raine bas­cu­lait avec la Première Guerre mon­diale. Celle-ci lan­çait le monde entier dans un conflit d’une vio­lence sans pré­cé­dent. Cette guerre inter­éta­ti­que aux accents de lutte de clas­ses voyait s’affronter dif­fé­ren­tes puis­san­ces impé­ria­lis­tes dans une riva­lité qui allait en éli­mi­ner plu­sieurs. C’est à cette époque que le mar­xisme s’est d’abord inté­ressé, avec une atten­tion par­ti­cu­lière, à la ques­tion de l’impérialisme.

Au moment de bou­cler ce numéro, cent ans plus tard, le Parlement cana­dien, com­posé d’une majo­rité de conser­va­teurs, vient d’engager la par­ti­ci­pa­tion du Canada à des bom­bar­de­ments aériens en Irak. L’objectif pour­suivi, plutôt flou, est d’affaiblir un groupe armé qui opère dans la région, l’État isla­mi­que en Irak et au Levant (EIIL), qui repré­sen­te­rait une « menace à l’échelle mon­diale »[1]. Cet objec­tif a été réaf­firmé à la suite des inci­dents à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et à Ottawa en octo­bre der­nier dans les­quels des mili­tai­res ont été tués. Les ser­vi­ces de sécu­rité affir­ment que les meur­triers se récla­maient d’un cer­tain islam « radi­cal », ce qui jus­ti­fie­rait, selon le gou­ver­ne­ment, de par­ti­ci­per encore davan­tage à la « guerre contre le ter­ro­risme mon­dial ».

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