Thème
Cahiers du socialisme
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Dimanche 18 septembre 2011
Cahiers du socialisme, Capitalisme / Néolibéralisme, Écologie, État / Services publics / Bien commun, Socialisme / Anticapitalisme
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Des partis politiques bourgeois se parent de valeurs environnementalistes vertueuses. Or, par leurs activités et leur idéologie de la croissance capitaliste, ces partis ont promu pendant des décennies des politiques qui ont concouru à la dégradation de l’environnement. Simple démagogie de leur part ? Non, sans doute pas, même si cela s’avère souvent le cas, particulièrement lorsqu’il est question de l’exploitation extrêmement polluante des sables bitumineux[1], des gaz de schiste[2] ou du nucléaire[3]. -
Mercredi 6 avril 2011
Cahiers du socialisme, Capitalisme / Néolibéralisme, État / Services publics / Bien communL’analyse des données du dernier recensement (2006) indique que les gains médians des travailleurs canadiens à temps plein ont fait du surplace au cours des 25 dernières années. Un rapport du Centre d’étude des niveaux de vie (CSLS) montre que durant cette période (1980 à 2005) la productivité du travail au Canada a crû de 37 %. Ainsi, contrairement aux prédictions des modèles économiques, l’augmentation de la productivité n’a pas entraîné une hausse proportionnelle et automatique des salaires réels. Le partage de la richesse s’est déplacé en faveur du capital, au détriment du travail.
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Samedi 2 avril 2011
Cahiers du socialisme, Immigration / Diversité / Autochtones, Inégalités / Classes socialesParmi les travailleuses et travailleurs migrants, les travailleuses domestiques sont parmi les plus exploitées et les plus vulnérables. Elles constituent une force de travail globalisée et féminine qu’on peut qualifier de prolétariat à domicile. Elles viennent du monde rural ou encore des pays pauvres. Elles le font pour améliorer leurs conditions économiques, quelques fois pour fuir la discrimination et la violence basées sur le genre.
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Depuis plusieurs années maintenant, les réformes administratives mettent l’accent sur l’abandon partiel des contraintes normatives et réglementaires pour accroître l’autonomie des gestionnaires publics et autres fonctionnaires et, par-delà, accroître la performance organisationnelle (efficacité, efficience et économie) des bureaucraties publiques. Sous le joug du managerialisme, ces réformes mettent l’accent sur les valeurs et l’éthique pour circonscrire et appuyer les décisions et les actions de l’administration publique, en lieu et place des règles codifiées à partir desquelles s’articulent traditionnellement cette dernière. Bien entendu, la mise en œuvre de cette instrumentalisation des valeurs et de l’éthique fait l’objet, au même titre que les autres composantes du managerialisme, de trajectoires différenciées dans le temps et l’espace. Un constante, toutefois, demeure : les tensions, complémentaires pour certains, irréconciliables pour d’autres, entre, d’un côté, le respect des processus et l’idéal démocratique de l’administration publique traditionnelle et, de l’autre côté, l’accent sur l’atteinte des résultats et l’impératif d’efficience du nouveau management public.
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Vendredi 1 avril 2011
Cahiers du socialisme, Capitalisme / Néolibéralisme, Immigration / Diversité / Autochtones, Inégalités / Classes socialesLa paupérisation de régions entières du globe ainsi que la croissance des inégalités sociales dans les pays et entre les pays ont créé les conditions propices à toutes les formes de trafic et de traite des êtres humains. Les plus touchéEs proviennent principalement des pays du Sud et de l’Est. À l’échelle de ces régions, le bouleversement des structures sociales dû au triomphe de l’économie capitaliste néolibérale favorise l’économie informelle et les déstructurations sociales. De même, l’extension de l’économie de marché et la croissance des inégalités sociales, renforcées par les plans d’ajustement structurel, les endettements des États ainsi que la financiarisation de l’économie sont loin d’exclure ou de marginaliser ses victimes.
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Deux ans après l’émeute de Montréal-Nord, la même situation d’exclusion et de pauvreté se perpétue à Montréal-Nord. Les pratiques policières sont plus sophistiquées, mais répondent aux mêmes impératifs de contrôle des « populations dangereuses ». De l’autre côté, les jeunes subissent plus fréquemment les stigmatisations, le racisme, le profilage racial, la criminalisation de leurs mouvements, ce qui renforce leur appartenance au quartier, à une communauté immigrante et pauvre.
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Mardi 29 mars 2011
Cahiers du socialisme, Gauche / Mouvements sociaux, Inégalités / Classes socialesLe samedi 9 août 2008, l’agent Jean-Loup Lapointe du SPVM, matricule 3776, s’amène dans un stationnement adjacent au parc Henri-Bourassa, à Montréal-Nord. Il aperçoit Dany Villanueva, son frère Fredy et des amis à eux dont certains jouent aux dés. En moins d’une minute, Lapointe descend de son véhicule, interpelle Dany Villanueva, le saisi, lutte puis chute avec lui, sort son pistolet et tire quatre coups de feu qui atteignent trois des jeunes présents. Le lendemain, des citoyens se rassemblent sur la place Pascal. Une pancarte attachée sur un panneau d’arrêt dit « SPVM, le vrai gang de rue ». La taille du rassemblement augmente peu à peu et la tension monte. Des manifestants mettent le feu à des poubelles. Un camion de pompier arrive pour éteindre le feu. Il est repoussé à coup de pierres et de bouteilles. Les pompiers battent en retraite et les manifestants, comme exaltés par cette démonstration de force, passent à la révolte. Les images de cette nuit feront le tour du monde ; voitures brûlées, autobus attaqués, commerces pillés.
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L’analyse des données du dernier recensement (2006) indique que les gains médians des travailleurs canadiens à temps plein ont fait du surplace au cours des 25 dernières années. Un rapport du Centre d’étude des niveaux de vie (CSLS) montre que durant cette période (1980 à 2005) la productivité du travail au Canada a crû de 37 %. Ainsi, contrairement aux prédictions des modèles économiques, l’augmentation de la productivité n’a pas entraîné une hausse proportionnelle et automatique des salaires réels. Le partage de la richesse s’est déplacé en faveur du capital, au détriment du travail. En 1981, la part du revenu après impôt détenue par les 20 % les plus riches était de 39,8 %.
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Les chiffres montrent depuis 2000 une nette augmentation des arrestations de migrants subsahariens, supplantant en quelque sorte leurs homologues nord africains. Ainsi, en 1996, les Africains subsahariens qui ont traversé la Méditerranée vers l’Espagne ne représentaient que 1,8 % du nombre total de migrants. Mais cette proportion a augmenté de 2 % en 1999 à 50,6 % en 2004. Selon l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (rapport de 2006), de 200 à 300 000 Africains entrent clandestinement en Europe chaque année. De ce nombre, 100 000 sont interceptés en tentant leur chance sans compter ceux qui meurent en chemin. Finalement, l’invasion est elle vraiment un mythe ou la migration irrégulière africaine vers l’Europe a-t-elle significativement augmenté ces dernières années ? Sur la base de diverses études, entre 65 000 et 120 000 Africains subsahariens arrivent au Maghreb chaque année, dont environ 20 – 40 % finissent par traverser pour aller en Europe. Ceci va à l’encontre de l’idée répandue selon laquelle l’Afrique du nord n’est qu’une simple zone de transit mais souligne également le côté approximatif des informations disponibles. En fin de compte, les entrées irrégulières se chiffrent à quelques dizaines plutôt qu’à des centaines de milliers.
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Dimanche 27 mars 2011
Cahiers du socialisme, Inégalités / Classes sociales, Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-SudLes migrants font partie intégrante de la cité : aussi devraient-ils en être reconnus citoyens. Ils seraient des citoyens avec un petit « c » puisqu’ils n’ont pas la nationalité; mais, localement, ils seraient considérés sur un pied d’égalité avec tous ceux et celles qui vivent et travaillent dans la cité. Les migrants irréguliers travaillent tous (ils ne peuvent pas se permettre de ne pas le faire) et leur exploitation contribue souvent à la compétitivité de secteurs économiques spécifiques. Ils paient des taxes sur tout ce qu’ils achètent ou louent, et utilisent peu les services publics. L’absence de statut administratif leur reconnaissant des droits les vulnérabilisent. Donner à ces personnes un statut significatif, même localement, contribuerait grandement à combattre l’exploitation et la discrimination. Pour répondre aux situations d’abus auxquels font face les migrants en situation irrégulière, quelques communautés locales ont adopté une attitude différente: leurs décisions méritent d’être mentionnées afin d’inspirer d’autres collectivités.
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