Thème

Cahiers du socialisme

UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Harper et le monde du travail
« réforme » ou « révolution » ?

Les ré­formes du gou­ver­ne­ment Harper dans le do­maine des rap­ports d’emploi s’inscrivent-elle en conti­nuité ou en rup­ture avec l’évolution des po­li­tiques pu­bliques me­nées par les gou­ver­ne­ments qui l’ont pré­cédé ? Il semble évident qu’il y a des dif­fé­rences, par exemple que les[i] in­ter­ven­tions sont aujourd’hui plus sé­vères en­vers les or­ga­ni­sa­tions du mou­ve­ment ou­vrier et moins at­ten­tives aux re­ven­di­ca­tions des groupes qu’elles re­pré­sentent et veulent re­pré­senter. Mais de telles dif­fé­rences peuvent se pré­senter sous l’angle de ré­formes à cer­taines fa­çons de faire ha­bi­tuelles et à leurs cadres ins­ti­tués, ou elles peuvent se pré­senter comme des ac­tions de re­dé­fi­ni­tion de ces fa­çons de faire et de ces cadres, de trans­for­ma­tion de na­ture, une ‘ré­vo­lu­tion’. Mon hy­po­thèse veut que le gou­ver­ne­ment Harper soit prêt à cette rup­ture des équi­libres et qu’il la fa­vo­rise, mais que le champ de cette rup­ture s’ouvre aussi comme un abou­tis­se­ment, un des abou­tis­se­ments pos­sibles d’une sé­quence déjà engagée.

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Invitation au lancement du no. 9 des NCS portant sur la question canadienne
Mardi 19 février 2013
Cahiers du socialisme
  • Le 1er mars 2013 à 17 h
  • Café San­guinet
    308, rue Sainte Ca­the­rine est (coin San­guinet)
    (Pa­villon Alexandre De Sève, UQAM)
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La question canadienne
Mutations de l’espace institutionnel et polarisations sociales
À l'occasion du lancement du No. 9 des Nouveaux Cahiers du socialisme

UO_colloqueD’importantes trans­for­ma­tions de l’économie po­li­tique et des formes éta­tiques et ins­ti­tu­tion­nelles sont en cours au Ca­nada de­puis quelques an­nées et par­ti­cu­liè­re­ment de­puis l’avènement d’un gou­ver­ne­ment conser­va­teur. Il faut dire que les grandes po­li­tiques éco­no­miques s’inscrivent da­van­tage dans le sillon des pers­pec­tives néo­li­bé­rales qui pré­datent donc le gou­ver­ne­ment conser­va­teur. Pour au­tant, la ges­tion de la crise fi­nan­cière de 2008 ouvre la porte à des chan­ge­ments struc­tu­rels im­por­tants qu’on ob­serve par exemple dans le « tour­nant » vers les res­sources et le dé­pla­ce­ment des axes de dé­ve­lop­pe­ment vers l’ouest et le Grand Nord. Néan­moins, les trans­for­ma­tions les plus spec­ta­cu­laires ont lieu dans la mise en place de nou­veaux dis­po­si­tifs cultu­rels, idéo­lo­giques et po­li­tiques af­fec­tant non seule­ment l’État, mais éga­le­ment les struc­tures fon­da­men­tales de la so­ciété ci­vile. Ainsi se forme une nou­velle ges­tion des contra­dic­tions so­ciales et po­li­tiques des­quelles émergent d’importants noyaux de conflic­tua­lité au­tour du monde du tra­vail, de l’environnement, de la culture. Entre-temps, la ques­tion ca­na­dienne, c’est-à-dire la forme de l’État et de la so­ciété se re­pose et ré­in­tro­duit les dé­bats Québec-Canada d’une ma­nière qui laisse s’esquisser de pro­chaines turbulences.

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Numéro 9, Hiver 2013
La question canadienne
Capitalisme, confédération et luttes de classes

couvert-ncs-9Le Ca­nada est pré­sen­te­ment gou­verné par un projet qui pré­co­nise une vé­ri­table « ré­vo­lu­tion de droite ». Ce projet ne vise qu’à dis­lo­quer les classes po­pu­laires, à dé­man­teler les po­li­tiques key­né­siennes et à conso­lider l’exclusion des peuples qué­bé­cois et autochtones.

Le col­lectif d’auteurEs re­grou­péEs pour pro­duire ce nu­méro des NCS aborde toutes ces ques­tions, en por­tant une at­ten­tion par­ti­cu­lière aux trans­for­ma­tions de l’État, au dé­ve­lop­pe­ment du ca­pi­ta­lisme au Ca­nada, aux po­li­tiques du gou­ver­ne­ment Harper en ma­tière de tra­vail, de culture, d’immigration ainsi qu’aux très im­por­tants dis­po­si­tifs (pour les néo­con­ser­va­teurs) mé­ca­nismes pour « punir, sur­veiller et contrôler ». Éga­le­ment, le nu­méro en­tre­prend une re­lec­ture des ré­sis­tances dans l’espace ca­na­dien tout en dé­cor­ti­quant les rai­sons qui ex­pliquent la dif­fi­culté des mou­ve­ments po­pu­laires de mettre en place un bloc contre-hégémonique.

En li­brairie à compter du 22 fé­vrier 2013

Col­loque et lan­ce­ment dans la ré­gion d’Ottawa/Gatineau, le 27 fé­vrier 2013

Lan­ce­ment à Mont­réal le ven­dredi 1er mars 2013

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Numéro 8, Automne 2012
Éducation supérieure
Culture, marchandise résistance
Samedi 1 décembre 2012
Cahiers du socialisme

Pré­sen­ta­tion

La pré­pa­ra­tion de ce nu­méro des Nou­veaux Ca­hiers du so­cia­lisme (NCS) sur l’éducation su­pé­rieure s’est dé­roulée dans un contexte par­ti­cu­lier : celui de la pré­pa­ra­tion et des pre­miers mois de ce qui de­viendra la plus longue et la plus im­por­tante grève étu­diante du Québec. Ainsi, les textes ici réunis ne sont pas le ré­sultat de la grève. Ils sai­sissent tou­te­fois plu­sieurs rai­son­ne­ments, pen­sées et thèses qui étaient, en amont, pré­sents dans l’air du temps au mo­ment où la grève fut pensée et dé­clen­chée. Les ré­flexions que pro­pose ce nu­méro ont été dé­pas­sées à cer­tains égards par la vi­gueur du mou­ve­ment lui-même, mais portent tout de même cet es­prit de com­bat­ti­vité qui aura ali­menté le mou­ve­ment, tout en ap­pro­fon­dis­sant cer­tains as­pects re­la­tifs à l’éducation su­pé­rieure. Ainsi, ce nu­méro couvre un large spectre d’enjeux.

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Lancement en Outaouais du numéro 8 des NCS

Le col­lectif des Nou­veaux ca­hiers du so­cia­lisme sec­tion Ottawa/Gatineau vous in­vite cha­leu­reu­se­ment au lan­ce­ment du der­nier nu­méro des NCS ayant pour thème: « L’Éducation su­pé­rieure: culture, mar­chan­dise et résistance ».

La for­mule de l’évènement est simple : 5 à 7 de dis­cus­sion sur l’éducation supérieure!

Trois pré­sen­ta­tions de 3 pro­fes­seures de l’Université du Québec en Ou­taouais (UQO) ayant vécu la grève étu­diante de l’intérieur et membres du col­lectif Profs contre la hausse.

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La lutte c’est classe… contre classe

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Contexte d’économie po­li­tique du conflit étu­diant de 2012 et de la hausse des droits de sco­la­rité au Québec

La grève étu­diante du prin­temps 2012 est fort pro­ba­ble­ment l’acte inau­gural d’une nou­velle pé­riode de conflit so­cial au Québec, ana­logue d’ailleurs aux luttes qui tra­versent les autres so­ciétés prises dans le même épui­se­ment d’un ré­gime d’économie po­li­tique néo­li­béral. Après trois dé­cen­nies de re­la­tive «paix ci­vile » (1982 à 2012) et d’encadrement néo­li­béral des conflits, le Québec pour­rait en­trer dans une ère d’effervescence po­li­tique et cultu­relle où, de nou­veau, il est permis d’espérer une trans­for­ma­tion fon­da­men­tale des rap­ports éco­no­miques et so­ciaux. De tels chan­ge­ments ne se font pas sans sou­lever de fortes ré­sis­tances et les of­fen­sives so­ciales né­ces­saires pour les im­pulser doivent alors être d’autant plus com­ba­tives. C’est pré­ci­sé­ment à partir de telles ana­lyses que l’ASSÉ, puis la CLASSE, pré­para la grande grève de 2012. Dès le dé­part, il fal­lait lier la lutte contre la hausse à une re­mise en ques­tion plus glo­bale du mo­dèle d’État néo­li­béral, en par­ti­cu­lier la dite « ré­vo­lu­tion cultu­relle » de la ta­ri­fi­ca­tion des ser­vices pu­blics, la mise en place d’un ré­gime fiscal ré­gressif et les po­li­tiques de pri­va­ti­sa­tion du pa­tri­moine commun des Qué­bé­cois et des Qué­bé­coises ainsi que des peuples au­toch­tones. Ce n’était pas, du moins aux yeux de la CLASSE, uni­que­ment une lutte contre la hausse. Un tel combat au­rait cer­tai­ne­ment été dé­noué ra­pi­de­ment en hausse né­go­ciée. Il s’agit plutôt d’une lutte so­ciale pour la gra­tuité ainsi que pour une dé­mar­chan­di­sa­tion du sys­tème universitaire.

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Un grand succès pour l’université populaire des NCS

Les 16 – 18 août se te­nait à l’UQAM la troi­sième édi­tion de l’université po­pu­laire des NCS sous le titre de « S’organiser, ré­sister, vaincre ». Le pro­gramme in­cluait une qua­ran­taine de ses­sions et plus de 100 per­sonnes res­sources dont Do­mi­nique Plihon et Chris­tophe Aguiton (France), Ca­mille Chal­mers (Haïti), Xa­vier Mon­toro (Es­pagne) et Fran­cisco Fi­gueroa (Chili).

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La fin de la classe ouvrière ?

Le dis­cours sur la « dis­pa­ri­tion de la classe ou­vrière » est abusif, pour ne pas dire dé­for­ma­teur. Le ca­pi­ta­lisme contem­po­rain, en dépit de la pré­va­lence de la tech­nique et de l’informatique, ne fonc­tionne pas dans le « vide », mais s’articule aux dis­po­si­tifs plus tra­di­tion­nels de pro­duc­tion ma­té­rielle et où œuvrent des mil­liers de travailleurs/prolétaires ap­par­te­nant de facto à la classe ou­vrière in­dus­trielle « tra­di­tion­nelle ». C’est cer­tai­ne­ment le cas pour les col­lec­tifs ou­vriers que nous avons ren­con­trés. Même si le tra­vail est « émietté », dé-relocalisé, ré­parti entre plu­sieurs unités de pro­duc­tion épar­pillées dans le monde, la réa­lité de la pro­duc­tion in­dus­trielle s’impose.

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Délocalisation d’emplois : risques et perspectives

La glo­ba­li­sa­tion néo­li­bé­rale a eu comme consé­quences, parmi d’autres, de fa­ci­liter le re­cours par les firmes mul­ti­na­tio­nales aux dé­lo­ca­li­sa­tions afin de di­mi­nuer leurs coûts de pro­duc­tion. Le prin­cipe est assez simple : dé­placer la pro­duc­tion d’un lieu jugé trop coû­teux en raison des ni­veaux de sa­laire « élevés » ou des ré­gle­men­ta­tions so­ciales et en­vi­ron­ne­men­tales « trop strictes » vers un es­pace plus pro­pice pour l’investissement. Par les dé­lo­ca­li­sa­tions, le rap­port de force capital-travail, tra­di­tion­nel­le­ment struc­turé au ni­veau na­tional, se trouve re­porté au ni­veau in­ter­na­tional au profit du ca­pital. La li­bé­ra­li­sa­tion des flux de ca­pi­taux promue par le néo­li­bé­ra­lisme dans le cadre du ca­pi­ta­lisme fi­nan­cier permet alors de faire as­sumer les risques de la concur­rence éco­no­mique non-pas par les in­ves­tis­seurs, mais par les salarié-e-s et les États.

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