À propos du CAP et des NCS

Déclaration de prin­cipe Projets Membres Nous joindre

Déclaration de principe

Le Collectif d’analyse politique : pourquoi, pour qui ?

Le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) est né de l’initiative de per­sonnes impli­quées depuis plu­sieurs années dans le mou­ve­ment social et la gauche poli­tique au Québec. Il est par ailleurs sans affi­lia­tion poli­tique par­ti­cu­lière. Le Collectif a des objec­tifs à la fois modestes et ambi­tieux. Nous sommes impli­qués dans le mou­ve­ment social et nous vou­lons contri­buer à ces débats. En même temps, nous vou­lons déve­lopper une réflexion de fond sur le capi­ta­lisme contem­po­rain et au-delà, sur ce qui s’esquisse comme un socia­lisme du XXIe siècle.

Le nouveau cycle du capitalisme

Le capi­ta­lisme que nous connais­sons sous sa prin­ci­pale forme contem­po­raine, le « néo-libéralisme », restruc­ture le monde dans lequel nous vivons.

  • Il « glo­ba­lise » l’économie mon­diale en élar­gis­sant le pro­cessus d’accumulation à l’échelle pla­né­taire par l’intégration des éco­no­mies natio­nales (accords de libre-échange), par la finan­cia­ri­sa­tion (domi­na­tion du sec­teur finan­cier), par l’insertion de nou­velles tech­no­lo­gies qui émiette le tra­vail salarié et délo­ca­lise des entre­prises.
  • Il redé­finit l’État en recen­trant son rôle sur ses fonc­tions sécu­ri­taires et en dimi­nuant son rôle au niveau social tout en pri­va­ti­sant une partie impor­tante de ce qui était jusqu’à récem­ment le domaine public.
  • Il impose une idéo­logie conser­va­trice au niveau social et culturel qui infiltre dans la conscience popu­laire l’idée que « tout le monde est contre tout le monde », qu’il n’y a pas d’alternative et que les hié­rar­chies doi­vent être ren­for­cées et réta­blies comme prin­cipe de base dans nos sociétés.

La dérive vers la droite

Pour ren­forcer sa domi­na­tion, le néo­li­bé­ra­lisme mine les fon­de­ments de la ges­tion key­né­sienne qui avait été pen­dant plus de 50 ans la forme domi­nante du capi­ta­lisme dans nos sociétés. En pra­tique donc, le néo­li­bé­ra­lisme pour achever cette trans­for­ma­tion a besoin de détruire les acquis sociaux arra­chés de chaude lutte par les mou­ve­ments sociaux et syn­di­caux depuis 50 ans.

Dans cette évo­lu­tion tur­bu­lente, il faut constater que le néo­li­bé­ra­lisme a l’ascendant dans nos sociétés capi­ta­listes. Les résul­tats sont frap­pants sur le plan poli­tique. Ce qui était tra­di­tion­nel­le­ment la « droite » devient une « ultra droite », agres­sive, vul­gaire, à l’image des Bush, Harper, Sarkozy et de leurs divers pro­jets de « guerre glo­bale » et de « guerre des civi­li­sa­tions ». Mais ce n’est pas tout. Ce qui était le « centre-gauche », la social-démocratie, se recentre à droite dans une pos­ture qu’on peut qua­li­fier de social-libérale. C’est la « troi­sième voie » (de Tony Blair) et d’autres pro­jets qui font en sorte que la social-démocratie intègre les thé­ma­ti­ques fon­da­men­tales du néo­li­bé­ra­lisme, quitte à lui donner un « visage humain » (« éco-capitalisme », « troi­sième voie », etc.).

Résistances

Devant tout cela, des mou­ve­ments sociaux de toutes sortes, « anciens » comme « nou­veaux », expri­ment un même refus. Travailleurs immi­grés aux États-Unis, pay­sans autoch­tones du Mexique, alter­mon­dia­listes de Seattle, étudiant-es en lutte contre la mar­chan­di­sa­tion de l’éducation au Québec, fémi­nistes de la Marche mon­diale des femmes, pique­teros d’Argentine, jeunes paci­fistes du monde entier, tous ensemble éla­bo­rent un mou­ve­ment alter­natif com­plexe, riche, diver­sifié, duquel res­sor­tent de nou­velles pers­pec­tives anti et post capi­ta­listes. Et à tra­vers ces luttes, de nou­velles valeurs, de nou­velles iden­tités, de nou­veaux dia­lo­gues, qui posent les jalons de ce qui devient une nou­velle culture poli­tique de gauche, plu­ra­liste, cri­tique et auto­cri­tique, capable de se dépasser et de créer. Au-delà des reven­di­ca­tions pour blo­quer les impacts les plus visi­bles du néo­li­bé­ra­lisme, ces mou­ve­ments et ces résis­tances récla­ment une refonte du pou­voir et de la façon de l’exercer, bref réin­ven­tent et redé­fi­nis­sent une démo­cratie citoyenne dans toutes les dimen­sions du terme.

Le CAP : un projet à long terme

Partie pre­nante et com­po­sante de ce mou­ve­ment, le CAP se donne trois grands axes d’intervention.

  1. D’abord, ana­lyser la dimen­sion struc­tu­relle du capi­ta­lisme contem­po­rain.
  2. Ensuite, éla­borer une pers­pec­tive anti et post capi­ta­liste, pro­po­si­tion­nelle, concrète, pra­tique.
  3. Enfin, par­ti­ciper à l’élaboration de nou­velles alter­na­tives pour ali­menter le mou­ve­ment social et la gauche poli­tique.

Certes, il ne s’agit pas de « réin­venter la roue ». Les résis­tances des périodes pré­cé­dentes nous ont légué un riche héri­tage qu’il faut valo­riser, sans « s’asseoir dessus », et sans non plus ignorer les dimen­sions his­to­ri­que­ment limi­tées du socia­lisme du XXe siècle sous ses dif­fé­rentes formes.

Ainsi le Collectif veut contri­buer, par une réelle appro­pria­tion de la théorie et de la pra­tique, à l’ensemble des pré­oc­cu­pa­tions qui tra­ver­sent les mou­ve­ments de résis­tances et de luttes contre le capi­ta­lisme.

C’est donc sur plu­sieurs chan­tiers simul­tanés que nous enten­dons tra­vailler, et ce dans une pers­pec­tive de longue durée, en récon­ci­liant la néces­sité de par­ti­ciper aux luttes exis­tantes avec l’impératif d’une réflexion cri­tique, par le biais d’un tra­vail intel­lec­tuel et poli­tique rigou­reux.


Projets concrets en cours :

  • publi­ca­tion des Nouveaux Cahiers du socia­lisme,
  • orga­ni­sa­tion annuelle d’une « uni­ver­sité popu­laire » d’été,
  • publi­ca­tion quo­ti­dienne sur le site Web des NCS de textes d’analyse et de débats de toute pro­ve­nance,
  • orga­ni­sa­tion d’ateliers et de confé­rences,
  • par­ti­ci­pa­tion à divers forums de dis­cus­sion.

Pour les membres du Collectif d’analyse politique

 Statuts, règle­ments et coti­sa­tions


Nous joindre

Nous contacter : cap@cahiersdusocialisme.org
Nous lire : cahiersdusocialisme.org

Adresse pos­tale

Collectif d’analyse poli­tique
CP 35062 Fleury
Montréal
H2C 3K4