Articles par Serge-denis

Université des NCS
Contre-pouvoirs, contre-hégémonies
Mouvement ouvrier et mouvement socialiste dans l’histoire

Pre­mière ses­sion : le so­cia­lisme, d’hier à aujourd’hui (9h00 – 12h30)

Pre­mière partie : Mou­ve­ment ou­vrier et mou­ve­ment so­cia­liste dans l’histoire

Le mou­ve­ment ou­vrier a existé et existe à la fois comme mou­ve­ment so­cial et comme or­ga­ni­sa­tions struc­tu­rées, re­la­ti­ve­ment stables et per­ma­nentes. Il s’est dé­ve­loppé de­puis le 19ème siècle sous plu­sieurs formes : so­ciétés d’entraide, co­opé­ra­tives, as­so­cia­tions syn­di­cales, mu­tuelles, partis po­li­tiques, etc. Selon les cir­cons­tances et les pé­riodes, le centre de gra­vité de l’action et de l’organisation a évolué entre ces formes, mais au fil des dé­cen­nies et pour tout le 20ème siècle, les partis ou­vriers et les unions syn­di­cales ont re­pré­senté les deux élé­ments prin­ci­paux. Sa com­bi­naison avec le so­cia­lisme, et d’abord avec de grandes thèses du mar­xisme, lui a donné un pro­gramme d’envergure his­to­rique qui a nourri ses as­pi­ra­tions, ce­pen­dant qu’elle a aussi servi à consti­tuer en mou­ve­ment de masse le socialisme.

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Ils voulaient changer le monde.
Le militantisme marxiste-léniniste au Québec
de Jean-Philippe Warren, Montréal, VLB éditeur, 2007, 255 p.

Jean-Philippe Warren est so­cio­logue et sa for­ma­tion pre­mière a sû­re­ment été utile pour la re­cherche et l’analyse re­la­tives au phé­no­mène de l’extrême-gauche maoïste au Québec, dont il pré­sente les ré­sul­tats dans son der­nier livre. Mais le mé­rite pre­mier (au sens de pre­mier ni­veau) de ce livre, je crois, est de l’ordre de la re­cherche his­to­rique. Il s’agit en effet d’une contri­bu­tion ma­jeure à l’étude du dé­ve­lop­pe­ment idéo­lo­gique de la gauche au Québec, par la re­cons­ti­tu­tion de la trame des che­mi­ne­ments qui conduisent de scis­sions au RIN (Ras­sem­ble­ment pour l’indépendance na­tio­nale) du­rant les an­nées 1960 à la for­ma­tion de groupes re­la­ti­ve­ment conjonc­tu­rels (Co­mité indépendance-socialisme – CIS, Front de li­bé­ra­tion po­pu­laire – FLP, etc.), à l’impact d’initiatives po­li­tiques du syn­di­ca­lisme et de mou­ve­ments po­pu­laires (Front d’action po­li­tique – FRAP, no­tam­ment) et à la ren­contre avec des cou­rants maoïstes de l’Amérique du Nord an­glo­phone, jusqu’à la consti­tu­tion de grou­pe­ments fran­co­phones ré­so­lu­ment marxistes-léninistes dans la pre­mière moitié de la dé­cennie 1970, et par l’analyse de ceux-ci.

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