Articles par Roger-rashi
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Depuis l’apparition du premier manifeste écosocialiste rédigé par Michael Löwy et Joel Kovel en 2001, un nouveau courant de pensée prend de l’ampleur au sein de la critique du capitalisme contemporain. Cherchant à lier théoriquement la critique sociale et la critique écologique du système actuel, l’approche écosocialiste a suscité plusieurs contributions notables parmi lesquelles l’on peut citer, entre autres, celles de Michael Löwy, Daniel Tanuro, Jean-Marc Harribey, Michel Husson, Elmar Altvater et Joan Martinez-Allier.
Mais un autre courant, moins bien connu du lectorat francophone, participe également à ce renouveau théorique de la pensée socialiste. Il s’agit du courant nord-américain, plus spécifiquement états-unien, qui se présente sous le vocable d’“ecological socialism”, ou si l’on préfère, de socialisme écologique. Le plus fécond des penseurs associés à ce courant est, sans aucun doute, John Bellamy Foster, rédacteur en chef de la revue newyorkaise, Monthly Review(1), la plus ancienne et respectée des revues marxistes américaines.
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Bouchard nommé président du lobby de l’industrie gazièreLe chef des lucides à la rescousse des gaz de schiste
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Coup de théâtre dans la saga des gaz de schiste : Lucien Bouchard, ancien premier ministre péquiste, est nommé président du lobby de l’industrie et se chargera de « vendre » cette très impopulaire exploitation gazière à un public québécois sceptique, pour ne pas dire hostile. Cette nomination est accueillie à bras ouvert par un gouvernement libéral totalement discrédité par ces accointances suspectes avec cette industrie, et qui voit là un moyen de s’en sortir en surfant sur la supposée « crédibilité » de Bouchard.
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L’écosocialisme constitue la synthèse des impératifs écologique et des impératifs d’équité sociale. C’est la prise de conscience de l’importance de ménager les rapports de l’être humain à la nature tout en transformant les rapports des êtres humains entre eux.
Selon Ian Angus, le rédacteur de Climate and Capitalism, un des sites Web les plus respectés dans le domaine, le but de l’écosocialisme est de remplacer le capitalisme par une société dans laquelle les moyens de production seront détenus en commun et la préservation ainsi que de la restauration des écosystèmes seront une preoccupation centrale de toutes ses activités.
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Québec solidaire fut fondé en 2006 comme une sorte de « front uni politique » regroupant les courants progressistes et de gauche voulant s’opposer au néolibéralisme. Cette stratégie, inspirée directement de l’exemple du mouvement altermondialiste et de son approche de « convergence dans la diversité », a permis de fonder un parti de gauche distinct et opposé au « néo-libéralisme à visage humain » du Parti québécois. Volontairement, la question de la finalité de la lutte contre le néo-libéralisme fut mise de côté pour favoriser la plus grande unité possible. Aujourd’hui, cette stratégie de la gauche politique québécoise se doit d’évoluer, car la conjoncture a elle aussi évoluée. Dans la démarche actuelle d’élaboration du programme, iI faudrait approfondir la base d’unité de Québec solidaire en adoptant la perspective de dépassement du capitalisme.
Lire la suite… - Les banques canadiennes : renforcées par la crise?
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À la veille du sommet G-20 de Londres, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s’est laissé aller à chanter les louanges des grandes banques canadiennes devant la presse financière de la capitale britannique.
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J’aimerais discuter de l’alternative entre un « capitalisme de saccage et de destruction », d’une part, et un projet de société qui intègre les préoccupations écologiques et sociales, d’autre part, c’est-à-dire l’écosocialisme.
On peut résumer l’alternative présentée en ces termes : «écosocialisme ou barbarie». En fait, c’est la mise à jour du fameux slogan que Rosa Luxembourg a formulé lors de la Première Guerre mondiale. Le monde, disait cette dirigeante du mouvement socialiste, fait face à un choix : soit s’engager dans la construction d’une société sans exploitation et sans guerre, le socialisme, soit subir des guerres interminables et des crises de plus en plus terribles, la barbarie. D’où le slogan «socialisme ou barbarie» qu’elle lança en 1915.
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