Articles par Michel-husson
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Non, il ne s’agit pas de vœux [1] en retard mais d’une chronique consacrée au livre de Richard Wilkinson, L’égalité c’est la santé, qui vient d’être publié aux éditions Demopolis. Le titre résume la thèse générale : les différences en termes de santé que l’on observe sur des populations comparables s’expliquent par leur degré relatif d’inégalité. Toutes choses égales par ailleurs, un groupe social égalitaire est en meilleure santé.
- La crise et les marxistes
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La crise est l’occasion de revitaliser la critique marxiste du capitalisme. Il semble malheureusement que ce soit plutôt une occasion de remettre en selle ses versions les plus dogmatiques. On partira ici d’un simple membre de phrase de Carchedi (1) : « les crises (des taux de profit plus bas) … » qui établit l’équivalence qui sous-tend ce type d’analyse : crise = baisse du taux de profit. Donc, si la crise est conforme à la théorie, il faut que le taux de profit ait baissé, d’autant plus que cela valide la loi de la baisse tendancielle du taux de profit.
Lire la suite… - La crise en perspective
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L’éclatement de la crise actuelle est l’occasion de revenir sur l’histoire du capitalisme
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Le graphique ci-dessous retrace l’évolution comparée du profit des entreprises (corporate profits) et de l’indice S&P500 de Standard and Poor’s. Le profit des entreprises est rapporté au PIB, et l’indice boursier est déflaté par l’indice de prix du PIB.
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« La prospérité est au coin de la rue ». Cette fière devise attribuée, au plus fort de la crise des années 30, à Herbert Hoover, alors président des Etats-Unis, est à nouveau d’actualité. Il fallait évidemment s’y attendre : le moindre frémissement de la conjoncture allait être interprété comme le signal du début de la fin de la crise. Un trimestre de croissance non négative a suffi pour que les traders et leurs bonus redémarrent.
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Nouveaux Cahiers du socialisme - No. 1Où va la crise ?
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Face au séisme actuel et au délire des marchés, un peu de recul est nécessaire pour comprendre les racines sociales de la crise. C’est d’autant plus nécessaire que les enjeux sociaux de la récession qui vient sont considérables.
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Avec la période de la fin des années 1980, le capital va prendre sa revanche avec une brutalité insoupçonnée. Les bouleversements en chaîne dans tout le bloc soviétique en Europe de l’Est ouvrent la voie à la mondialisation libérale. Le triomphalisme libéral s’affirmant, il assimile déjà la libéralisation absolue de l’économie à la rentabilité maximale des entreprises. La référence au risque devient omniprésente, les sociétés contemporaines mutent vers des « sociétés du risque », « parce que les régulations collectives font de plus en plus défaut pour maîtriser tous les aléas de l’existence », écrit Robert Castel (1).
- La crise commence
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C’était prévisible : le moindre frémissement de la conjoncture allait être interprété comme le signal du début de la fin de la crise. Un trimestre de croissance non négative a suffi pour que les traders et les bonus repartent comme en quarante. On cherche à se rassurer comme on peut. Ainsi, l’institut patronal Rexecode souligne que « l’ajustement à la baisse des effectifs dans la phase récessive actuelle a été plus faible que celui qui avait été observé dans des précédentes phases récessives ».
Lire la suite… - Le dogmatisme n’est pas un marxisme
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L’un des enjeux de la crise actuelle est la refondation d’un anticapitalisme moderne, d’un double point de vue, théorique et politique. Il s’agit de montrer que cette crise touche aux fondements mêmes du capitalisme, qu’il est dans une impasse dont on ne peut sortir que par une remise en cause des rapports sociaux essentiels de ce système. C’est une tâche urgente et prioritaire dans la conjoncture actuelle : avec la crise, une course de vitesse est ouverte entre la barbarie et la transformation sociale et cette alternative est d’autant plus centrale que la crise écologique surplombe l’ensemble.
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