Articles par Michel-husson
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Au moment de la rédaction de cet article, deux crises majeures ébranlent le capitalisme et font plonger les Bourses: crise de la dette souveraine en Europe, suspense sur le plafond de la dette aux Etats-Unis. Il est probable que les gouvernements concernés arriveront à récupérer le coup, juste au bord du gouffre. Mais, trois ans après l’éclatement de la crise, ces tensions extrêmes montrent qu’elle est loin d’être terminée et que sa facture, après avoir été transmise aux budgets publics, est aujourd’hui présentée aux peuples. Le propos de cet article est de faire le point sur la trajectoire récente du capitalisme et d’en examiner ses implications sur la période ouverte par la crise.
Lire la suite… - Euro: en sortir ou pas ?
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Mercredi 20 juillet 2011
Capitalisme / Néolibéralisme, Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-SudLire la suite…Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple: le capitalisme s’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires. En résumé la majorité de la population (travailleurs et retraités) doit assurer la réalisation de profits fictifs accumulés durant de longues années.
- Droit à l’emploi ou revenu universel
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Depuis plusieurs années [1], toute une série de courants et d’auteurs font de l’exigence d’un revenu universel le fondement incontournable d’un projet d’émancipation sociale. Reprenant à leur compte les thèses sur la fin du travail, ils considèrent que le plein emploi est hors d’atteinte. Or, cette théorie de la fin du travail ne correspond pas à la réalité et les projets de revenu universel sont au mieux ambigus. Une véritable démarche de transformation sociale doit au contraire être fondée sur l’affirmation du droit à l’emploi, une réduction massive du temps de travail et une extension du champ de la gratuité pour la satisfaction des besoins sociaux.
Lire la suite… - La nouvelle phase de la crise
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Vendredi 11 février 2011
Capitalisme / Néolibéralisme, Internationale / Mondialisation / Rapports Nord-SudNous commençons ici la publication de diverses contributions qui ont été écrites à l’occasion de l’Autre Davos 2001, qui s’est tenu à Bâle les 21 – 22-23 janvier 2011 et qui a réuni plus de 360 personnes sur les trois jours. L’actualité des montées révolutionnaires en Tunisie et Egypte nous a contraints à repousser la publication de ces textes. Michel Husson, empêché d’être présent à Bâle pour cause de maladie, nous avait fait parvenir ce texte. C’est le premier d’une série. (Rédaction)
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Bizarre repriseL’expérience française
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Il était possible, il y a un an, d’identifier ces quatre dilemmes de la « reprise » :
1. dilemme de la répartition : rétablissement de la rentabilité vs emploi et demande ;
2. dilemme de la mondialisation : résorption des déséquilibres vs croissance mondiale ;
3. dilemme budgétaire : résorption des déficits vs dépenses sociales ;
4. dilemme européen : chacun pour soi vs coordination.
Ces contradictions marquent la conjoncture actuelle. Premier dilemme : l’OCDE nous apprend que « les bénéfices des entreprises ont fortement augmenté » et ce rétablissement se poursuit dans un contexte d’incrustation du chômage : « les taux de chômage ne semblent plus devoir augmenter, mais ils restent élevés ». Mais l’inquiétude gagne : « le climat d’incertitude provoque un ralentissement de la reprise ». Ce pessimisme se traduit par un ajustement brutal des prévisions : en mai dernier, l’OCDE prévoyait une croissance de 2,2 % en France au deuxième semestre. En septembre, la prévision a été ramenée à 0,5 %. Et il en va de même pour les principaux pays européens et pour les États-Unis.
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Face au séisme actuel et au délire des marchés, un peu de recul est nécessaire pour comprendre les racines sociales de la crise. C’est d’autant plus nécessaire que les enjeux sociaux de la récession qui vient sont considérables.
Lire la suite… - Le capitalisme contemporain et la finance
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La thèse essentielle que ce chapitre cherche à développer pourrait être résumée ainsi : la finance est « l’arbre qui cache la forêt ». Elle n’est pas un obstacle à un fonctionnement « normal » du capital, mais l’instrument de son retour à un fonctionnement « pur », débarrassé de toute une série de règles et de contraintes qui avaient été imposées à ce système au fil de décennies.
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Jeudi 3 juin 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, État / Services publics / Bien commun, Gauche / Mouvements sociaux, Socialisme / AnticapitalismeLa crise actuelle est une crise extrêmement profonde. La réaction des gouvernements est finalement assez claire : ils parent au plus pressé pour éviter les catastrophes, se soumettent au caprice des marchés sans jamais chercher à les contrôler et préparent les ajustements nécessaires pour revenir dès que possible au business as usual. La profondeur de la crise est telle qu’ils ne disposent pas de réelle alternative à la version néolibérale du capitalisme qu’ils ont mise en place.
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Non, il ne s’agit pas de vœux [1] en retard mais d’une chronique consacrée au livre de Richard Wilkinson, L’égalité c’est la santé, qui vient d’être publié aux éditions Demopolis. Le titre résume la thèse générale : les différences en termes de santé que l’on observe sur des populations comparables s’expliquent par leur degré relatif d’inégalité. Toutes choses égales par ailleurs, un groupe social égalitaire est en meilleure santé.



