Articles par Francois-cyr
- Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !
-
Une remarquable et rare reconfiguration du paysage partisan semble être en cours au Québec ces six derniers mois, à tel point que plusieurs politologues, journalistes ou analystes doivent revisiter un certain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidélités partisanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démocratique et le déclin conséquent du Bloc québécois. Ce phénomène semble indiquer un climat de grande volatilité sur la scène électorale québécoise, avec l’intérêt que suscite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la multiplication des acteurs souverainistes (les trois premiers démissionnaires du PQ, le Nouveau mouvement pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du progrès social et démocratique a-t-il quelque chose à gagner de ces développements? Le contexte institutionnel et idéologique peut-il faire place à toutes ces sensibilités et accommoder de telles mutations?
Lire la suite… - Le paysage politique se redessine sous nos yeux: profitons-en pour discuter!
-
Mardi 30 août 2011
Gauche / Mouvements sociaux, Nation / Nationalisme, Philo / Socio / Politique, Québec / CanadaUne remarquable et rare reconfiguration du paysage partisan semble être en cours au Québec ces six derniers mois, à tel point que plusieurs politologues, journalistes ou analystes doivent revisiter un certain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidélités partisanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démocratique et le déclin conséquent du Bloc québécois. Ce phénomène semble indiquer un climat de grande volatilité sur la scène électorale québécoise, avec l’intérêt que suscite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la multiplication des acteurs souverainistes (les trois premiers démissionnaires du PQ, le Nouveau mouvement pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du progrès social et démocratique a-t-il quelque chose à gagner de ces développements ? Le contexte institutionnel et idéologique peut-il faire place à toutes ces sensibilités et accommoder de telles mutations?
Lire la suite… - Quel avenir pour le PQ ?
-
Étrangement, l’écho médiatique rencontré par le manifeste « Brisons l’impasse » ne tient qu’à une phrase qui critique vertement un PQ confus et usé. La dure critique dirigée contre le projet de François Legault est à peine évoquée. Rien non plus sur les propositions programmatiques largement inspirés des idées de Québec Solidaire, par exemple sur la réforme du mode de scrutin ou sur l’importance de recentrer le combat indépendantiste autour d’une démarche de réappropriation citoyenne (l’assemblée constituante). Si l’état de confusion au PQ fait couler tant d’encre, c’est sans doute qu’il reflète des fractures qui ne pourront pas être « réparées » avec des appels bien intentionnés à se « resserrer les coudes ». Il y a peut-être derrière ces tumultes une profonde mutation, laquelle ferme et ouvre des portes en même temps. Mais les rythmes politiques étant difficiles à prévoir et le PQ ayant traversé tant de bouleversements, mieux vaut rester prudent sur le plan des prévisions !
Lire la suite… - Le NPD devrait assumer
-
Lire la suite…
Aux lendemains des élections du 2 mai, le millionnaire-voleur Conrad Black, idéologue de droite de surcroît, racontait dans le Globe and Mail sa grande joie du fait de la victoire du NPD social-démocrate au Québec. Pour Lord Black en effet, ce triomphe devait être célébré, puisque l’anéantissement du Bloc Québécois représentait un très dur coup contre le nationalisme québécois. La réaction de Lord Black est assez partagée puisque, traditionnellement, au sein des élites canadiennes, le mouvement souverainiste québécois est un dangereux ennemi, au moins aussi menaçant, dans un sens, que la social-démocratie canadienne. Dans la continuité de cette posture, les dénonciations actuelles de Nycole Turmel « coupable » d’avoir été membre du Bloc et de Québec solidaire s’inscrivent dans cette hostilité de ces mêmes élites et de leurs appareils médiatiques comme le Globe and Mail. Les membres de l’opposition « loyale » et officielle de sa majesté doivent montrer patte blanche et certains d’entre eux, sous la forte pression médiatique, doivent se refaire un passé. - François Legault et l’impossible troisième voie
-
Lundi 20 juin 2011
Capitalisme / Néolibéralisme, État / Services publics / Bien commun, Québec / CanadaSondage après sondage, on nous informe qu’une partie croissante de l’électorat chercherait une troisième voix. Au Québec, cette expression un peu fourre-tout renvoie à deux réalités politiques à la fois différentes mais également convergentes. D’une part, une volonté de « dépasser » le clivage indépendantiste/État canadien en revenant à des formes a peine modernisées du nationalisme traditionnel, et d’autre part revisiter en profondeur les grands projets historiquement associés à la gauche pour proposer une sorte de néolibéralisme à visage humain. Qu’en est-il vraiment ?
Lire la suite… - Observations préliminaires sur la crise du PQ
-
La crise qui éclate maintenant dans le Parti Québécois n’est que le point culminant de fractures qui s’accumulent depuis des années. Il y a un processus immédiat qui se déroule sous nos yeux. Il y a aussi un processus de plus longue durée dont l’évolution marque aussi le présent. Dans cette contribution, nous voulons regarder ces deux dimensions. Commençons par l’aspect immédiat de cette crise.
Lire la suite… -
Billet d’humeurLettre ouverte à M. Archambault, président du PQ
-
Cher monsieur Archambault,
Comme nouveau président du PQ, vous n’y allez pas de main morte. Pour votre première sortie, suite à votre élection, vous choisissez de vous en prendre à Amir Khadir, le seul député indépendantiste à l’Assemblée Nationale qui ne soit pas inscrit à votre parti.
Dans une contribution au journal Le Devoir (20 mai 2011) au titre accrocheur (Amir Khadir, démasqué), vous expliquez que le choix d’Amir de voter pour le NPD dans sa circonscription révèle la vraie nature de ce dernier et de son parti :
Lire la suite… -
Mardi 17 mai 2011
État / Services publics / Bien commun, Inégalités / Classes sociales, Québec / CanadaSelon La Presse, Madame Marois vient, à nouveau, d’ouvrir la porte de son parti au mouvement de M. Legault, pourvu…que ce dernier redevienne souverainiste. De deux choses, l’une. Ou il s’agit d’une pure opération de marketing politique visant à apparaître unitaire pour deux avant que le ciment ne prenne définitivement du coté de l’ADQ. Ou, plus sérieusement, il s’agit de la dernière d’une longue série d’erreurs visant à redéployer le PQ, loin à la droite du centre et ce, en parfaite continuité avec l’orientation prise par ce parti surtout depuis Lucien Bouchard.
Lire la suite… - Le réalignement des astres
-
Lundi 16 mai 2011
État / Services publics / Bien commun, Gauche / Mouvements sociaux, Québec / CanadaGilles Duceppe a raison d’affirmer (Le Devoir 14 mai) qu’il serait une « grave erreur » de penser que la défaite catastrophique du Bloc aux dernières élections fédérales est une sorte d’incident de parcours. Ce discours confronte dans la famille Bloc-PQ l’approche jovialiste publiquement adoptée par Pauline Marois et la majorité des commentateurs proches du PQ comme Jean-François Lisée. Ceux-ci sont réconfortés d’apprendre par des sondages que l’option souverainiste est encore populaire, que les gens n’ont pas voté pour le NPD par conviction, bref, que tout va « rentrer dans l’ordre » éventuellement. En fait, ce jovialisme des perdants, précisons-le, est une réponse maladroite à un autre jovialisme, celui des dominants qui répètent en boucle sur toutes les tribunes que la dure défaite du Bloc marque le début de la fin du mouvement indépendantiste. Les bloquistes ont raison de souligner qu’une poignée de députés et 23% du vote, c’est loin d’être négligeable comme base de reconstruction. En fait, pendant toute son existence, le Bloc est le seul parti dont on a questionné tous les jours la pertinence. « Pourquoi existez-vous ? » En filigrane: « admettez donc la défaite de 1995 et passez donc à autre chose … »
Lire la suite…


