Articles par Francois-cyr
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À l’origine du « grand compromis »
Après la grande crise de 1929 et la guerre mondiale contre le fascisme, un grand « compromis » est arraché aux classes dominantes par les résistances des peuples et la nouvelle configuration géopolitique laissée par le rapport de forces militaire. Ce compromis permet aux dominés d’améliorer leurs conditions de vie et d’accroître leur influence sur le terrain politique. De leur côté, les dominants sécurisent le capitalisme en évitant des ruptures le remettant en question fondamentalement. Chaque région selon des rythmes et des formes spécifiques inspirées par les conjonctures particulières assumeront ce phénomène. Ici au Québec, c’est ce qui est connu sous le nom de la « révolution tranquille ».
Lire la suite… - Québec Solidaire et le PQ: une discussion inévitable
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Depuis sa fondation, Québec Solidaire construit patiemment son identité de parti de gauche écologiste et féministe sans manquer une occasion de réaffirmer son adhésion à la lutte pour la souveraineté du Québec. Ses deux porte-paroles ont à plusieurs reprises laissé entendre qu’ils n’étaient pas fermés à la perspective de négocier ponctuellement des accords électoraux afin de contribuer à faire progresser cette dernière idée.
Lire la suite… - Faire échec à la droite
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Dans les couloirs, François Legault attend son heure pour adapter de façon moins idéologique le projet de droite de Stephen Harper à l’échelle québécoise. Ce sont deux projets qui veulent concrètement dire la liquidation de la révolution tranquille par le démantèlement des systèmes sociaux universels, la privatisation de la culture et l’éducation, la marginalisation des mouvements sociaux et syndicaux, bref, le rétablissement d’un certain « ordre » et d’une certaine hiérarchie qu’on a connus pendant les longues années noires de Duplessis. Bien sûr, le projet est maintenant « modernisé », ce ne sera pas la grande noirceur obscurantiste avec ses soutanes et sa police provinciale, mais en substance, c’est semblable, avec l’appui enthousiasme de Québec Inc et en particulier de sa fraction la plus réactionnaire. Cependant, il faut se le dire, ce n’est pas une « fatalité », en dépit de ce que dit Quebecor et ses médias ou il ne reste presque plus de journaliste que des idéologues.
Lire la suite… - Corruption politique : au-delà de la pomme pourrie
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Chaque fois qu’il en est question, on nous sert la même image. Il suffit d’identifier quelques fruits pourris, de les sortir du panier et de punir ceux qui les ont mis là. Simple et pratique, l’image fait l’économie d’une analyse de la dimension systémique du problème et des éventuels mécanismes de contre-pouvoir institutionnels et démocratiques, ce qui pourrait permettre de déployer une politique préventive. Plus encore, cette image chirurgicale permet de gommer le contexte politique et l’environnement idéologique.
Lire la suite… - La politique a horreur du vide
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Même quand tout semble bouché, la scène politique ne peut pas s’« arrêter ». Si des formations et des projets s’écroulent, inévitablement d’autres prennent la place.
Lire la suite… - Le NPD et la question québécoise : continuités et ruptures
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Le premier candidat à la chefferie du NPD, Brian Topp, se présente comme un Québécois et un politicien « responsable », disposant d’une ample expérience au sein de diverses administrations publiques. Parmi ses expériences marquantes, il a été le chef de cabinet du Premier Ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, entre 1993 et 2000.
Il faut cependant se souvenir que Romanow a été l’un des architectes de la fameuse « nuit des longs couteaux’ en 1981, durant laquelle le Québec s’est retrouvé isolé et ostracisé par Ottawa et les gouvernements provinciaux. Cette douteuse opération, on s’en souvient, fut en fait conçue par Jean Chrétien et Pierre Trudeau, avec l’appui du chef du NPD fédéral de l’époque, Ed Broadbent. Les leaders fédéralistes, en effet, étaient soucieux d’humilier René Lévesque alors désespéré de trouver un compromis acceptable évitant le rapatriement unilatéral de la constitution, selon les termes et principes établis par le gouvernement fédéral. Depuis, Romanow et la plupart des élus provinciaux du NPD sont restés hostiles au Québec. Ils n’acceptent pas l’idée que la nation québécoise existe. Ils ne voient pas pourquoi il y aurait des droits spécifiques pour le Québec dans le cadre de la constitution canadienne. Ils s’opposent mordicus au droit à l’autodétermination.
Lire la suite… - A quoi s’amuse Harper ?
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Dimanche 4 septembre 2011
Capitalisme / Néolibéralisme, État / Services publics / Bien commun, Nation / Nationalisme, Québec / CanadaCes dernières semaines, nous avons observé trois évènements, en eux-mêmes assez insignifiants (dans les deux sens du terme : peu significatif et un peu minable), qui laissent songeurs. D’abord ce ministre qui, dans la foulée d’une visite royale, décide de retirer de ses murs deux toiles du grand peintre québécois Alfred Pellan pour y substituer un « magnifique » portrait de sa majesté. On hausse les épaules. On se dit, « il veut sans doute attirer l’attention sur son mauvais goût », histoire de nous faire oublier des choses plus importantes dont il partage la responsabilité. Cette participation canadienne aux bombardements en Libye, par exemple. Plus de cinq cent bombes… Puis vient cette histoire de royaliser à nouveau les forces armées canadienne sans qu’aucun groupe de pression connu ne se soit ouvertement manifesté pour reprendre ces vieilles dénominations.
Lire la suite… - Le paysage politique se redessine sous nos yeux : profitons-en pour discuter !
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Une remarquable et rare reconfiguration du paysage partisan semble être en cours au Québec ces six derniers mois, à tel point que plusieurs politologues, journalistes ou analystes doivent revisiter un certain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidélités partisanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démocratique et le déclin conséquent du Bloc québécois. Ce phénomène semble indiquer un climat de grande volatilité sur la scène électorale québécoise, avec l’intérêt que suscite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la multiplication des acteurs souverainistes (les trois premiers démissionnaires du PQ, le Nouveau mouvement pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du progrès social et démocratique a-t-il quelque chose à gagner de ces développements? Le contexte institutionnel et idéologique peut-il faire place à toutes ces sensibilités et accommoder de telles mutations?
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Mardi 30 août 2011
Gauche / Mouvements sociaux, Nation / Nationalisme, Philo / Socio / Politique, Québec / CanadaUne remarquable et rare reconfiguration du paysage partisan semble être en cours au Québec ces six derniers mois, à tel point que plusieurs politologues, journalistes ou analystes doivent revisiter un certain nombre de « constantes » qui étaient tenues pour acquises. Notamment, des fidélités partisanes qui avaient la couenne dure semblent s’évanouir, comme en font foi le récent béguin pour le Nouveau parti démocratique et le déclin conséquent du Bloc québécois. Ce phénomène semble indiquer un climat de grande volatilité sur la scène électorale québécoise, avec l’intérêt que suscite l’initiative de François Legault et Charles Sirois, ainsi que la multiplication des acteurs souverainistes (les trois premiers démissionnaires du PQ, le Nouveau mouvement pour le Québec, Jean-Martin Aussant et son projet, etc.). Le Québec du progrès social et démocratique a-t-il quelque chose à gagner de ces développements ? Le contexte institutionnel et idéologique peut-il faire place à toutes ces sensibilités et accommoder de telles mutations?
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