Université populaire d'été des NCS - 2012

S’organiser, résister, vaincre

Du 16 au 18 août 2012 à l'UQAM

Par Mis en ligne le 18 février 2012

 


Soirée d’ouverture

De la lutte étudiante à la lutte citoyenne : pouvons-nous encore faire une société ?

 

Le jeudi 16 août 2012 à 19h à l’UQAM

Avec : Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE), Francisco Figueroa (Fédération étudiante du Chili),  Christian Laval (Université de Paris X Nanterre) et plusieurs autres 

 

ENTRÉE LIBRE

Présentation

Les impacts du « nouveau » capitalisme

Depuis quelques décen­nies, le capi­ta­lisme se réor­ga­nise (ce qu’on appelle le néo­li­bé­ra­lisme). Les domi­nants veulent conso­lider les struc­tures patriar­cales en subor­don­nant les femmes. Ils veulent « réta­blir l’ordre » dans le monde du tra­vail en pré­ca­ri­sant sur­tout les jeunes et en volant les pen­sions aux autres. Ils veulent pri­va­tiser l’espace public et poli­tique au profit de réseaux opaques en rédui­sant les ser­vices publics à des faire-valoir pour les entre­prises. Ils veulent dans la bonne vieille tra­di­tion de « diviser pour régner » ren­forcer les bar­rières raciales et natio­nales contre les groupes subal­ternes. Ce néo­con­ser­va­tisme est un assaut non seule­ment contre les acquis des der­nières décen­nies, mais aussi contre tout ce que notre monde contient de valeurs de soli­da­rité, d’égalité, de jus­tice sociale.

Gestion de crise

Mais ce projet se heurte à de nom­breux obs­tacles. D’abord les domi­nants ne contrôlent plus le « monstre » qu’ils ont eux-mêmes créé. Le capi­ta­lisme devient un « chien fou » qui navigue de « bulles spé­cu­la­tives » en crises à répé­ti­tion. Devant les tur­bu­lences et les résis­tances, le pou­voir devient mena­çant : plus de lois « matraques », plus d’emprisonnements, plus de « règle­ments » injus­ti­fiés et injus­ti­fiables, plus de mili­ta­risme. Pour faire accepter l’inacceptable, les domi­nants essaient d’inculquer une « phi­lo­so­phie » indi­vi­dua­liste et agres­sive de « tout-le-monde-contre-tout-le-monde ». Avec des médias com­plai­sants, on dit à Monsieur-et-madame tout-le-monde : « vous êtes menacés. C’est la faute des fémi­nistes, des éco­lo­gistes, des gré­vistes et des musul­mans pas celle du capi­ta­lisme et du patriarcat ».

Ils sont 1%, nous sommes 99%

Mais heu­reu­se­ment et de plus en plus, les pou­voirs sont dis­cré­dités. Une conscience popu­laire impal­pable se répand : nous sommes l’immense majo­rité et on en a marre ! Malgré la peur et l’incertitude, des citoyens et des citoyennes disent non. C’est une résis­tance à la fois puis­sante et fra­gile, elle vient des mou­ve­ments sociaux, des ini­tia­tives citoyennes plus ou moins spon­ta­nées. Elle cherche, met de gros grains de sable dans l’engrenage et par­fois elle gagne ! En même temps, des ques­tions émergent : que faire ?  Faut-il aller plus loin ? Comment ? Avec qui ? Comment ren­verser le rap­port de force avec les domi­nants ?

Une hypothèse : vaincre

Certes, les obs­tacles érigés par les domi­nants sont gigan­tesques. Il y a aussi les bar­rières qui existent au sein des mou­ve­ments popu­laires et qui sou­vent repro­duisent les hié­rar­chies contre les femmes, les immi­grantEs, les jeunes. Changer tout cela prend du temps, mais hélas les urgences sociales, poli­tiques, envi­ron­ne­men­tales s’aggravent. Comment récon­ci­lier tout cela ? D’ici peu, notre société pour­rait se retrouver devant un solide bloc de droite bien ins­tallé à la tête des gou­ver­ne­ments qué­bé­cois et cana­diens. Peut-on les empê­cher de tout sac­cager ? Quelles sont nos alter­na­tives ? Comment coa­liser les forces pro­gres­sistes ? Comment s’organiser et sur­tout, com­ment vaincre

Créer des outils

Ces ques­tions sont un peu le point de départ de l’université popu­laire des NCS. Comme les réponses ne sont pas ins­crites dans un « grand livre » quel­conque, il faut cher­cher, ce qui veut dire de partir des connais­sances qui émergent des pra­tiques popu­laires qui émergent dans les luttes et résis­tances. En par­tant de ces luttes, on peut déchif­frer quelques « clés » que nous ont léguées nos « ancêtres », bref récon­ci­lier les théo­ries de l’émancipation avec les espé­rances et les capa­cités du mou­ve­ment popu­laire d’aujourd’hui.  Le rendez-vous est donné aux citoyen-NEs enga­gées, indi­gnéEs, mili­tantEs, tra­vailleurs et tra­vailleuses, intel­lec­tuelLEs de l’école et de la rue, bref, tous ceux et celles qui veulent sortir des sen­tiers battus.


Horaire

  • La soirée d’ouverture aura lieu au pavillon Hubert-Aquin (amphi­théâtre AM-050), 400 Sainte-Catherine est. 
  • Les ate­liers et plé­nières se tien­dront au pavillon De Sèves, 320 Sainte-Catherine est.

Jeudi 16

Vendredi 17

Samedi 18

RENCONTRES

AVEC LES MÉDIAS

 (tout au long de la journée)

8 h à 9 h (1 h)

INSCRIPTION ET CAFÉ

8 h à 9 h (1 h)

INSCRIPTION ET CAFÉ

 9 h – 10 h 30 (1 h 30)

PLÉNIÈRE

LA DETTE ODIEUSE 

9 h – 9 h 45 (45 m)

SESSION SPÉCIALE

LES PREMIÈRES NATIONS

9 h 45 – 10 h (15 m)

PAUSE

10 h 30 – 10 h 45 (15 m)

PAUSE

10 h – 11 h 45 (1 h 45)

PLÉNIÈRE

  FÉMINISME ET MOUVEMENT SOCIAL

10 h 45 – 12 h 45 (2 h)

SESSION 1

13 ATELIERS AU CHOIX *

11 h 45 -12 h 45 (1 h)

PAUSE REPAS

12 h 45 -13 h 45 (1 h)

PAUSE REPAS

12 h 45 – 14 h 30 (1 h 45)

SESSION 3

13 ATELIERS AU CHOIX *

13 h 45 – 15 h 15 (1 h 30)

SESSION 2 

13 ATELIERS AU CHOIX *

 14 h 30 – 14 h 45 (15 m)

PAUSE

 14 h 45 – 16 h 30 (1 h 45)

PLÉNIÈRE

VAINCRE LA DROITE

 

15 h 15 – 15 h 30 (15 m)

PAUSE

15 h 30 – 17 h 15 (1 h 45) 

2 PLÉNIÈRES AU CHOIX

1 – DU PROLÉTARIAT AU PRÉCARIAT

2 – L’APPEL DES PATRIOTES

16 h 30 -16 h 45 (15 m)

MOT DE LA FIN

 

17 h 15 – 19 h 15 (2 h)

 

ÉVÉNEMENT FESTIF

 18 h 45 -19 h (15 m)

MOT DE BIENVENU

19 h – 21 h (2 h)

SOIRÉE D’OUVERTURE

De la lutte étu­diante à la lutte ci­toyenne : pouvons-nous en­core faire une société ?

19 h 15 – 21 h 15 (2 h)

PLÉNIÈRE

LES DÉFIS DU MOUVEMENT SYNDICAL

21 h – 22 h 30 (1 h 30)

 ÉVÉNEMENT FESTIF

 


* Répartition des ateliers par session

Numéro
d’atelier 

SESSION 1
VENDREDI 17
10H45 – 12H45

SESSION 2
VENDREDI 17
13H45 – 15h15

SESSION 3
SAMEDI 18
12H45 – 14H30

1

Crise de l’éducation, crise sociale et poli­tique

Ruptures et conti­nuités du PQ

Retour sur les luttes popu­laires au Québec: la révo­lu­tion pas-si-tranquille

2

L’automne sera chaud, la lutte continue

Hypothèses de Marx

Le labo­ra­toire latino-américain

3

Contours de la crise

Les objec­tifs des poli­tiques anti- immi­grants

L’autonomie du mou­ve­ment com­mu­nau­taire

4

Les des­sous du plan nord

Que retenir des luttes de libé­ra­tion natio­nale ?

Le projet éco­so­cia­liste

5

Précariat et femmes

La mar­chan­di­sa­tion des femmes

Précariat et ensei­gne­ment

6

L’économie sociale, outil d’émancipation ou méca­nisme pour gérer la pau­vreté

Luttes popu­laires et recon­fi­gu­ra­tion de la gauche en Europe

Résister à Montréal Nord

7

Précariat et immi­gra­tion

Bilan et pers­pec­tives des résis­tances au libre-échange

La santé malade du capi­ta­lisme

8

Stratégies et défaillances de la droite au Canada et au Québec

Crises et classes sociales

L’impérialisme cana­dien dans tous ses états

9

Pachamama (après Rio+20)

Retour sur les indi­gnés

Pour des retraites décentes : luttes et pers­pec­tives syn­di­cales

10

Où en sont les luttes autoch­tones ?

Le prin­temps arabe n’est pas une saison !

Précariat et santé

11

Luttes popu­laires en Chine

Souveraineté ali­men­taire

La vraie nature du capi­ta­lisme vert

12

Le Canada en Haïti, maillon du dis­po­sitif impé­ria­liste

Laïcité, iden­tité, inclu­sion

Le NPD et la lutte contre Harper

13

S’emparer du pou­voir ?

 Le mou­ve­ment étu­diant, d’hier à aujourd’hui

Les pers­pec­tives de la lutte contre les gaz de schistes


Inscription

Deux for­mules sont dis­po­nibles

Inscription en ligne

Formulaire et paie­ment sécu­risé via Paypal ou carte de crédit*

Inscription indi­vi­duelle : 30 $

Inscription – Organisation : 50 $

Inscription – ÉtudiantE ou sans-emploi : 20 $

Inscription + Don – Contribution volon­taire

* Vous rece­vrez par cour­riel une confir­ma­tion de la tran­sac­tion, ainsi qu’une fac­ture impri­mable. Le débit appa­raîtra sur votre relevé de carte de crédit sous l’intitulé PAYPAL *CAP-NCS. Pour tout pro­blème ou litige, adressez un cour­riel à : tresorerie@cahiersdusocialisme.org


Inscription postale

Vous pouvez aussi vous ins­crire par la poste en rem­plis­sant le for­mu­laire d’inscription à télé­charger ci-joint et en le retour­nant  accom­pagné de votre règle­ment à l’adresse indi­quée.

Télécharger le for­mu­laire d’inscription au format PDF


Vidéos


Partenaires et supporteurs

4 réponses à “S’organiser, résister, vaincre”

  1. Obas Leon dit :

    Bonjour/Bonsoir,
    Je suis Obas Leon , je vou­drais avoir l’email de l’institution afin d’adresser une demande de lettre d’invitation
    Salutations dis­tin­guees

  2. CAP-NCS dit :

    Voir l’adresse : Pour nous joindre.

  3. samuel dit :

    Dans le dépliant, on lance ces objec­tifs:

    De s’organiser en construi­sant les ré­seaux, al­liances, mou­ve­ments, outils.
    De ré­sister en connais­sant mieux les en­nemis, leurs stra­té­gies, leurs tac­tiques.
    Et sur­tout de vaincre, en iden­ti­fiant les maillons faibles du pou­voir, en concen­trant les forces et en édi­fiant un projet hégé­mo­nique.

    En regar­dant de plus près, les thé­ma­tiques qui seront soulevés..on voit que très peu se pen­che­ront sur le rap­port de forces réels, mais plutôt une moitié de l’équation par thé­ma­tique (capacité/vulnérabilité d’un parti à la dis­pute).

    Ce fai­sant, une com­pa­raison n’est pas pos­sible et donc l’évaluation des marges de manœuvre risque de man­quer de jus.

    C’est court 3 jours pour parler de toutes les luttes, dans les cir­cons­tances une seconde phase dans un mois serait tota­le­ment rai­son­nable pour conso­lider les acquis et offrir une approche inté­grés qui est cohé­rente.

  4. Jean Forest dit :

    Bonjour,

    J’ai par­ti­cipé une fois et je regrette beau­coup de ne plus pou­voir, l’éloignement et l’âge étant en cause. La pré­sente est pour m’assurer que je serai avisé lorsque les actes de l’université d’été 2012 paraî­tront dans les Cahiers du socia­lisme ou autre­ment. Merci à l’avance et féli­ci­ta­tions aux orga­ni­sa­teurs. Ce sont des lieux d’information et d’échange comme celui-ci dont le Québec a besoin.

    Jean Forest