Le 16 février, bloquons le Centre de commerce mondial

Le budget d’austérité 2010 – 2011 a im­posé un vi­rage dras­tique dans les po­li­tiques so­ciales au Québec, en aban­don­nant un mo­dèle de re­la­tive so­li­da­rité so­ciale pour y pré­férer un mo­dèle re­po­sant sur la res­pon­sa­bi­lité in­di­vi­duelle. En effet, le re­cours accru à la taxa­tion, à la pri­va­ti­sa­tion et à la ta­ri­fi­ca­tion des ser­vices pu­blics a pour effet de di­mi­nuer l’accessibilité à ces ser­vices pour­tant es­sen­tiels, tout en ap­pau­vris­sant la classe moyenne et les per­sonnes déjà en si­tua­tion de pau­vreté. Au même mo­ment, les scan­dales de cor­rup­tion et de col­lu­sion font les man­chettes et les banques, les PDG et les grandes en­tre­prises, prin­ci­paux res­pon­sables de la crise éco­no­mique, font des pro­fits faramineux.

En re­fu­sant de mieux ré­partir la ri­chesse et de s’attaquer aux in­éga­lités so­cioé­co­no­miques par l’adoption de me­sures pro­gres­sistes, comme l’abolition de cer­tains abris fis­caux, l’ajout d’un ou de plu­sieurs pa­liers d’imposition, la di­mi­nu­tion du pla­fond des REER, le ré­ta­blis­se­ment de la taxe sur le ca­pital des en­tre­prises fi­nan­cières, etc., le gou­ver­ne­ment fait le choix de dé­fendre les in­té­rêts de l’élite éco­no­mique et fi­nan­cière au dé­tri­ment de l’immense ma­jo­rité des QuébécoisEs.

De­puis ce budget et celui de 2011 – 2012, la grogne po­pu­laire s’est ex­primée par toutes sortes de moyens. Des pé­ti­tions ont été lan­cées, des lettres ou­vertes écrites dans les jour­naux, les dé­pu­téEs ont été ren­con­tréEs, des mé­moires ont été dé­posés en consul­ta­tion pré­bud­gé­taire et des ma­ni­fes­ta­tions de toutes sortes ont eu lieu : pour le main­tien des ser­vices pu­blics, refus du gaz de schiste, en­quête pu­blique sur la cor­rup­tion et la col­lu­sion, ré­vi­sion du ré­gime de re­de­vances sur les res­sources na­tu­relles, refus de la hausse des frais de sco­la­rité, re­trait de la taxe santé, main­tien de pro­grammes so­ciaux de qua­lité, etc. Des oc­cu­pa­tions et des ac­tions plus dé­ran­geantes ont éga­le­ment eu lieu.

Pour­tant, le gou­ver­ne­ment fait tou­jours la sourde oreille aux de­mandes de la ma­jo­rité de la po­pu­la­tion qui sou­haite une réelle re­dis­tri­bu­tion de la ri­chesse. La Coa­li­tion op­posée à la ta­ri­fi­ca­tion et à la pri­va­ti­sa­tions des ser­vices pu­blics hausse donc le ton d’un cran et in­vite la po­pu­la­tion à ex­primer sa co­lère et son in­di­gna­tion lors d’une ac­tion de blo­cage qui vi­sera une ins­ti­tu­tion sym­bo­lique, soit le Centre de com­merce mon­dial situé en plein cœur du quar­tier des affaires.

Cette ac­tion qui aura lieu à quelques jours du dépôt du budget porte les trois re­ven­di­ca­tions prio­ri­taires de la Coa­li­tion, soit :

- Le re­trait de la hausse an­noncée des frais de scolarité

- Le re­trait de la taxe santé de 200$ par per­sonne par année

- Le re­trait de la hausse an­noncée des ta­rifs d’électricité

Cette ac­tion pour­rait se tenir du­rant un vaste mou­ve­ment de grève gé­né­rale des étu­diantes en lutte contre la hausse des frais de sco­la­rité et de lutte du mou­ve­ment des femmes contre la taxe santé. La Coa­li­tion op­posée à la ta­ri­fi­ca­tion et à la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices pu­blics en­tend ainsi conti­nuer de re­ven­di­quer avec eux et elles le re­trait de ces me­sures qui me­nacent l’accès aux ser­vices pu­blics et qui tou­chera d’abord les étu­diantes les plus pauvres et leur famille.

Joignez-vous à nous, lors de cette ac­tion d’envergure que ce soit pour par­ti­ciper au blo­cage ou pour crier votre ras-le-bol dans la bruyante ma­ni­fes­ta­tion d’appui!

Le 16/02 on bloque le Centre de com­merce mondial

Parce que c’est en ré­dui­sant les écarts de ri­chesses qu’on aura une so­ciété plus juste!

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