Brutalité policière dénoncée sur le web

La CLASSE doute de l’efficacité de l’enquête annoncée par le SPVM

Par Mis en ligne le 05 février 2012

MONT­RÉAL, le 4 fé­vrier 2012 – La Coa­li­tion large de l’Association pour une So­li­da­rité Syn­di­cale Étu­diante (CLASSE) doute sé­rieu­se­ment de l’efficacité et de la lé­gi­ti­mité de l’enquête in­terne an­noncée cet après-midi par le SPVM, re­la­ti­ve­ment aux agis­se­ments de ces agents lors d’une ac­tion de la CLASSE, ven­dredi le 27 jan­vier der­nier. « Ce type d’enquêtes in­ternes manque dé­fi­ni­ti­ve­ment de trans­pa­rence. La po­lice qui en­quête sur la po­lice, peut-on vrai­ment se fier là-dessus ? » ques­tionne Jeanne Rey­nolds, co-porte-parole de la CLASSE.

Rap­pe­lons que la CLASSE avait ap­pelé à une ac­tion de blo­cage du MELS le ven­dredi 27 jan­vier der­nier, lors de la­quelle des agents du SPVM ont usé d’une bru­ta­lité in­ap­pro­priée, captée sur bande vidéo et dif­fusée lar­ge­ment sur in­ternet (http://www.youtube.com/watch ?v=J-nKMwNBw64). « Alors que les ma­ni­fes­tantes et ma­ni­fes­tants ne font rien de plus qu’exercer leur droit de ma­ni­fester, le SPVM a uti­lisé ma­traques et gaz-poivre de façon im­pul­sive. C’est in­ac­cep­table que les agents du SPVM agissent avec une telle vio­lence ! » s’indigne Ga­briel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE .

Selon la CLASSE, ce n’est qu’une tache de plus au dos­sier du SPVM, qui, rappelons-le, a déjà été blâmé par l’ONU pour sa bru­ta­lité et son usage ré­pété des tech­niques d’arrestations de masse. « C’est une preuve sup­plé­men­taire que le SPVM a les mains sales. Com­bien de vic­times faudra-t-il avant que ça change ? » dé­crie Jeanne Reynolds.

La CLASSE in­vite éga­le­ment la mi­nistre de l’Éducation, Line Beau­champ, à condamner la vio­lence des forces de l’ordre. « Si la mi­nistre de l’éducation s’est avancée, cette se­maine, à condamner la vio­lence de propos tenus dans un tract pro­duit par des in­di­vidus isolés, va-t-elle enfin condamner la vio­lence phy­sique bien réelle per­pé­trée par la po­lice de Mont­réal contre des étu­diants et étu­diantes ? » conclut Ga­briel Nadeau-Dubois.

Fondée par l’ASSÉ au Cégep de Val­ley­field le 3 dé­cembre 2011, dans le contexte de la hausse des frais de sco­la­rité, la Coa­li­tion large de l’ASSÉ (CLASSE) est une coa­li­tion na­tio­nale d’associations étu­diantes qui met la grève au centre de ses moyens de pres­sion. Elle ras­semble pré­sen­te­ment plus de 65 000 membres dans les cé­geps et uni­ver­sités du Québec.

30– Ren­sei­gne­ments : Ma­thilde Lé­tour­neau, at­ta­chée de presse : 1 – 514-3783357 Cour­riel : communication@asse-solidarite.qc.ca

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