Pour un optimisme de la volonté

Par Mis en ligne le 23 janvier 2012
Couverture ouvrageRé­sumé : Une ré­flexion riche et no­va­trice sur l’engagement, dans un monde néo­li­béral qui se pré­sente comme un ho­rizon indépassable.
DE L’ENGAGEMENT DANS UNE ÉPOQUE OBSCURE
Mi­guel Be­na­sayag, An­gé­lique Del Rey
Édi­teur : LE PAS­SAGER CLANDESTIN
156 pages /13,30

« Nous vi­vons une époque obs­cure… » Telle est la phrase, mise entre guille­mets, qui ouvre le nouvel ou­vrage , pu­blié aux Edi­tions du Pas­sager Clan­destin, du phi­lo­sophe et psy­cha­na­lyste Mi­guel Be­na­sayag et de la phi­lo­sophe An­gé­lique Del Rey. Guille­mets qui ont tout leur sens et dé­jouent, de fait, ce qui à pre­mière vue pour­rait ap­pa­raître comme une af­fir­ma­tion quelque peu édi­fiante. Le constat de l’obscurité de notre époque est ab­so­lu­ment étranger aux lo­giques in­ter­pré­ta­tives, d’emblée idéo­lo­giques, qui en­serrent le temps pré­sent sous les ca­té­go­ries mas­sives du pro­grès ou du dé­clin. Il n’a aussi stric­te­ment rien à voir avec de simples im­pres­sions sub­jec­tives, qui pour­raient tout aus­sitôt être contre­ba­lan­cées par d’autres. Un tel constat ne re­lève ni de l’affect, ni de l’humeur, ni du lieu commun. Il dé­crit un fait, com­plexe, qui dit quelque chose de notre ma­nière d’être au monde, d’y vivre, d’y croire, d’y agir, d’y pro­duire, d’y créer.

À quoi tient cette obs­cu­rité ? Com­ment ne pas nous laisser ga­gner par elle ? La ré­ponse ré­side dans une nou­velle com­pré­hen­sion de ce qu’est l’engagement, thème cen­tral du livre.

L’obscurité de notre époque re­pose sur le mythe qui la tra­verse, se pré­sen­tant comme un ho­rizon in­dé­pas­sable. Ce mythe s’exacerbe dans le néo­li­bé­ra­lisme contem­po­rain : l’humanité est une somme d’individus , et tout est pos­sible pour cet in­di­vidu qui saura s’adapter. Cette croyance nous rend dou­ble­ment im­puis­sants. Im­puis­sants, d’abord, en ce qu’elle met la vie « au ser­vice de la pro­duc­ti­vité et de l’efficience éco­no­mique »  - la me­na­çant en ré­dui­sant ses po­ten­tia­lités créa­trices. Im­puis­sants, en­suite, en ce qu’elle ap­pa­raît in­dé­pas­sable – nous fai­sant re­noncer à l’idée qu’il puisse y avoir des pos­si­bi­lités concrètes pour ré­sister à ce qui nous me­nace et nous diminue.

S’engager dans une époque obs­cure exige de se dé­faire d’une ap­proche clas­sique de l’engagement, at­ta­chée à l’au-delà de la pro­messe et des len­de­mains qui chantent, et im­plique une ap­pré­hen­sion vé­ri­table de ce que peut et doit faire une vie hu­maine pour dé­ployer, ici et main­te­nant, ses po­ten­tia­lités créatrices.

Dans cette op­tique, le dis­cours phi­lo­so­phique tient toute sa place ; car une pensée consé­quente de l’engagement doit s’orienter sur deux voies : dis­qua­li­fier, une fois pour toute, l’engagement s’effectuant au nom d’une trans­cen­dance – d’un récit har­mo­nieux an­nu­lant tous les conflits et ap­pe­lant de ses vœux la fin de l’histoire ; ins­crire la pensée de l’engagement au sein d’une ré­flexion or­ga­nique, de na­ture cos­mo­lo­gique et on­to­lo­gique, in­ter­ro­geant la ma­nière dont doit se dé­ployer la vie hu­maine contre ce qui la rend vul­né­rable et la menace.

La visée de l’ouvrage est ainsi très clai­re­ment prag­ma­tique : penser l’efficacité d’un en­ga­ge­ment, qui mo­bi­lise ici et main­te­nant, et ouvre de nou­velles pos­si­bi­lités concrètes de vivre, non re­lé­guées dans un avenir pro­grammé. Prag­ma­tisme né­ces­saire, donc, qui nous tient à dis­tance d’un mythe et d’une illu­sion : le mythe de l’individu, l’illusion de la pro­messe, qui tous deux, nous plongent dans l’impuissance et la tristesse.

Cette pensée de l’engagement se dé­ploie en six cha­pitres dont l’objet n’est rien de moins que de re­nou­veler les ca­té­go­ries concep­tuelles à partir des­quelles on conçoit, clas­si­que­ment, l’engagement et l’émancipation de la per­sonne. S’engager ne consiste pas à pro­mou­voir la réa­li­sa­tion d’un pro­gramme, et ni même, par suite, à re­cher­cher l’unification glo­bale des luttes. A partir de là, les deux au­teurs nous in­vitent à res­saisir la si­gni­fi­ca­tion vé­ri­table de ce qu’est un contre-pouvoir, par-delà toute lo­gique ins­ti­tu­tion­nelle, et à re­nouer avec un cer­tain op­ti­misme de l’action.

L’obscurité de notre époque tient aux fausses évi­dences qui struc­turent nos exis­tences et condi­tionnent notre puis­sance d’agir : le mythe de l’individu, com­pris comme sub­stance re­pliée sur elle-même, qui nous soumet « à l’utilitarisme de la post­mo­der­nité »  a, non seule­ment, une faible va­leur vi­tale, mais nous ap­pa­raît aussi in­dé­pas­sable. Pour lui ré­sister, il faut ré­éva­luer le sens et la fi­na­lité de notre ac­tion. Tel est l’enjeu du cha­pitre 1, dont l’objet est pro­pre­ment de dis­qua­li­fier une concep­tion clas­sique de l’engagement, qui se dé­ploie selon une lo­gique mor­ti­fère – celle des mul­tiples dé­cep­tions de­vant l’échec des pro­grammes ré­vo­lu­tion­naires, sui­vies, peut-être inexo­ra­ble­ment, d’un ac­com­mo­de­ment à l’oppression . Au mo­dèle de l’engagement-transcendance, qui re­pose sur une sa­cra­li­sa­tion de l’homme et du so­cial ayant rem­placé la sa­cra­li­sa­tion du monde et des cieux, doit se sub­sti­tuer le mo­dèle de l’engagement-recherche. Dans l’engagement-recherche, le mo­teur de l’agir ne se trouve pas dans une pro­messe im­pli­quant la croyance en un arrière-monde (so­ciété har­mo­nieuse sans conflit), mais il est « l’expression d’un désir vital » , né­ces­sité, de façon im­ma­nente, par une si­tua­tion. Dans ce nou­veau mo­dèle d’engagement, le sujet de l’agir n’est plus le pro­fes­sionnel de la mi­li­tance pos­sé­dant cette connais­sance du monde à venir, dont il est « l’ambassadeur » , à tra­vers son parti et son ac­tion po­li­tique. Ce sont les si­tua­tions concrètes, elles-mêmes, en tant qu’elles posent des pro­blèmes qui me­nacent la vie, qui exigent le dé­ploie­ment de modes de ré­sis­tance et la créa­tion de so­lu­tions. L’engagement se fait ainsi re­cherche, en ce qu’il s’incarne dans une tem­po­ra­lité non pas abs­traite, mais concrète – c’est-à-dire an­crée dans le pré­sent d’une si­tua­tion et non pas concen­trée sur un avenir déjà dé­ter­miné qui fait fi de la com­plexité du réel tel qu’il est.

Cette concep­tion de l’engagement évite ainsi plu­sieurs écueils : l’écueil mé­ta­phy­sique d’une croyance, né­ces­sai­re­ment dé­ce­vante, en un arrière-monde ; l’écueil po­li­tique d’une af­fir­ma­tion du primat de l’action po­li­tique ins­ti­tu­tion­nelle au dé­tri­ment d’autres champs so­ciaux d’action (mé­de­cine, sciences, art…) ; et enfin, un der­nier écueil, po­sant un pro­blème pro­pre­ment éthique, celui d’une hié­rar­chi­sa­tion des souf­frances sur une échelle des va­leurs . On l’aura com­pris : l’engagement-recherche prend corps au sein d’une mul­ti­pli­cité, par­fois contra­dic­toire, de luttes qui émergent de si­tua­tions concrètes « non po­la­ri­sables vers une har­monie fi­nale » . Ainsi, l’engagement, la ré­sis­tance ac­tive à ce qui me­nace notre vie, n’est pas mo­tivé par l’espoir d’un « monde sans conflit »  mais consiste à dé­ve­lopper, ici et main­te­nant, notre « puis­sance d’agir ».

De là, la consis­tance de nos en­ga­ge­ments se fonde, comme le montrent les deux au­teurs en re­pre­nant le vo­ca­bu­laire de De­leuze, sur la « ter­ri­to­ria­li­sa­tion des pra­tiques »  : l’engagement part de défis propres à une si­tua­tion  et vise le chan­ge­ment ici et main­te­nant. Ce n’est donc pas un in­di­vidu, « sans ap­par­te­nances ni dé­sirs », sans liens « ni af­fi­nités »  qui, au nom de prin­cipes abs­traits, lutte contre ce qui l’opprime. C’est une sin­gu­la­rité agis­sante, prise au cœur d’un ré­seau de liens qui la com­posent et de pro­cessus sans su­jets, qui s’engage. L’action mi­li­tante vé­ri­ta­ble­ment consis­tante ne peut donc ja­mais être com­plète et/ou glo­bale : elle re­lève avant tout d’une exi­gence si­tua­tion­nelle, ins­crite dans une di­men­sion spatio-temporelle sin­gu­lière – ce qui ne contre­carre en rien son ca­rac­tère uni­versel puisqu’elle est l’expression d’un désir vital d’augmentation de puis­sance contre ce qui me­nace et détruit.

Le mo­dèle de l’engagement-recherche, en re­nou­ve­lant notre com­pré­hen­sion du sujet de l’agir, sup­pose une in­tel­li­gence pré­cise de la ca­té­gorie concep­tuelle de contre-pouvoir. Dans le cha­pitre III, par­tant des ana­lyses fou­cal­diennes de la ge­nèse du pou­voir, les deux au­teurs montrent que la ques­tion des contre-pouvoirs ne se situe ni au ni­veau des ins­ti­tu­tions (mo­dèle de la sé­pa­ra­tion des pou­voirs) ni au ni­veau de l’opposition au pou­voir ins­ti­tu­tionnel comme « lieu de re­pré­sen­ta­tion et de ges­tion »  : elle pré­sente une concep­tion du contre-pouvoir com­pris comme « éman­ci­pa­tion quant aux micro-pouvoirs qui tendent à ins­taller une si­tua­tion de fait comme in­dé­pas­sable » . Si l’engagement-recherche est « ex­pres­sion d’un désir vital », alors le contre-pouvoir si­gnifie lit­té­ra­le­ment contrer les ef­fets du pou­voir sous sa forme micro (et sou­vent macro), c’est-à-dire réunir ce que, selon dif­fé­rents de­grés, le pou­voir sé­pare : le corps de sa puis­sance d’agir. Tel est le sens de l’engagement dans une époque obs­cure : pri­vi­lé­gier les pra­tiques de contre-pouvoir sans ré­ac­tiver les uto­pies ré­vo­lu­tion­naires et en fai­sant le deuil de l’idée selon la­quelle la lutte pour l’émancipation doit se concen­trer de ma­nière ex­clu­sive et sys­té­ma­tique sur la ques­tion de la prise de pouvoir.

A ce titre, pas be­soin de pro­messes pour agir, ni de consti­tuer de nou­veaux ré­cits. L’espoir ne ré­side pas dans l’idée d’une so­ciété glo­ba­le­ment meilleure, construc­tion ra­tion­nelle condamnée, sou­vent, à n’être que pure idéo­logie, mais il est bien plutôt l’effet d’une lutte concrète, son pro­duit. Dans le cha­pitre IV, et par­ti­cu­liè­re­ment dans une très belle sec­tion in­ti­tulée « Le mo­teur ef­fectif de l’agir », Mi­guel Be­na­sayag et An­gé­lique Del Rey re­pensent ainsi les liens entre connais­sance et ac­tion. La pre­mière ne pré­cède au­cu­ne­ment la se­conde. Au contraire, la créa­tion d’idées est so­li­daire du dé­ve­lop­pe­ment de notre puis­sance d’agir : toute théorie ra­tion­nelle, consis­tante et riche, se constitue en si­tua­tion, s’élaborant au­tour des pro­blèmes sou­levés par la vio­lence du réel. Re­pre­nant la for­mule de Gramsci, les au­teurs montrent que ce n’est pas un op­ti­misme de la raison qui sous-tend la force, et même la condi­tion de pos­si­bi­lité de tout en­ga­ge­ment, mais un op­ti­misme de la volonté.

Cette ab­sence d’optimisme théo­rique, ce­pen­dant, ne conduit nul­le­ment au ni­hi­lisme, en­core moins au déses­poir ; au contraire, même, c’est cet op­ti­misme ra­tionnel qui est le foyer d’une mi­li­tance triste, tou­jours déçue par l’impossible ad­venue d’une so­ciété sans conflit. Il ap­pa­raît, dès lors, né­ces­saire de se dé­faire d’une vi­sion sim­pliste des mé­ca­nismes d’oppression et du conflit – ana­lyses qui font res­pec­ti­ve­ment l’objet des deux der­niers cha­pitres du livre.

L’analyse des mé­ca­nismes d’oppression est fon­da­men­tale pour contrer quelques idées re­çues mais aussi, et sur­tout, pour dé­gager toute la te­neur exis­ten­tielle portée par une phi­lo­so­phie consé­quente de l’engagement. Les mé­ca­nismes d’oppression ne fonc­tionnent pas sous la forme d’une op­po­si­tion entre un corps de do­mi­nants exer­çant toute sa force bru­tale sur un corps de do­minés. Ce qui ga­rantit la do­mi­na­tion, c’est le « consen­te­ment de ceux qui su­bissent l’oppression » . Fondée sur l’analyse fou­cal­dienne des contre-pouvoir, cette thèse fa­meuse permet aux au­teurs de dé­cons­truire les fan­tasmes qui en­tourent la fi­gure de l’opprimé et de rap­peler, d’un point de vue on­to­lo­gique, la « multi-dimensionnalité » de toute vie hu­maine : souf­frir d’un sys­tème n’implique pas qu’on soit né­ces­sai­re­ment contre lui . L’ouvrier n’est pas né­ces­sai­re­ment an­ti­ca­pi­ta­liste, le co­lo­nisé n’est pas né­ces­sai­re­ment an­ti­co­lo­nia­liste etc. . Le fait « d’être op­primé » ne constitue pas, en soi, l’identité fixe et ho­mo­gène d’un être, dé­ter­mi­nant sa conduite et la « trans­pa­rence de ses in­ten­tions » . L’engagement sup­pose la re­con­nais­sance de cette multi-dimensionnalité fon­da­men­tale de chaque être et im­plique de lui re­faire droit. S’engager dans une époque obs­cure, c’est ainsi sortir d’une lo­gique bi­po­laire d’affrontement – opé­rant par iden­ti­fi­ca­tion et sim­pli­fi­ca­tion. La ra­di­ca­lité ne ré­side pas dans l’exaltation des lo­giques d’affrontement, mais dans la re­con­nais­sance d’une conflic­tua­lité in­terne au mode de dé­ploie­ment de la vie dans toutes ses di­men­sions. Conflic­tua­lité qu’il faut dé­ve­lopper pour ré­sister à l’artefactualisation du monde dé­fendue par les forces néo­li­bé­rales, et qui sup­pose que le né­gatif (les maux, les pertes) est consti­tutif de toute réa­lité vivante.

Quel peut être le sens de ce dé­ploie­ment phi­lo­so­phique et théo­rique pour une pensée de l’engagement ? On pour­rait d’emblée se dire que la concep­tua­lité mo­bi­lisée dans l’ouvrage semble très éloi­gnée de l’urgence des si­tua­tions concrètes qui exigent une ré­sis­tance pra­tique im­mé­diate. Sans s’attarder sur la to­na­lité assez ca­ri­ca­tu­rale de cette ob­jec­tion, elle a le mé­rite de pointer assez di­rec­te­ment ce qui fait de l’ouvrage de Be­na­sayag et Del Rey un ou­vrage pas­sion­nant et nécessaire.

D’abord, la concep­tua­lité dé­ployée par l’ouvrage est en soi un des che­mi­ne­ments de la ré­sis­tance. Il ne s’agit, en effet, rien de moins que de dé­cons­truire un mythe qui struc­ture notre ima­gi­naire et pa­ra­lyse notre agir. Les concepts sont pro­pre­ment ces mots qui nous ra­mènent à une cer­taine réa­lité, voilée par le mythe. Ils nous ré­ap­prennent à la dire, à la nommer, par­ti­ci­pant, en acte, à la pos­si­bi­lité du re­dé­ploie­ment de notre puis­sance, qui constitue l’objet de cette « pensée or­ga­nique » qui ter­mine l’ouvrage.

Et c’est pro­pre­ment cette concep­tua­lité qui permet de sortir, une fois pour toute, des cli­chés portés par une concep­tion clas­sique de l’engagement, im­puis­sante à contre­carrer la bru­ta­lité de l’utilitarisme contem­po­rain et de son mythe. L’engagement, com­pris comme ré­sis­tance créa­trice à ce qui me­nace la vie, n’a rien d’une pos­ture iden­ti­taire. La ra­di­ca­lité ne se confond pas avec l’affirmation d’une pu­reté mi­li­tante et/ou idéo­lo­gique. Pu­reté qui fe­rait de tout « bon mi­li­tant », on le sait, un dé­ten­teur de sa­voir et, par suite, de pou­voir. Mais pu­reté qui fe­rait aussi que, pour tout « bon mi­li­tant », l’opprimé se­rait tou­jours dé­ce­vant – ja­mais assez conscient (de sa race, de sa classe, de son sexe …) pour se lancer dans un combat exal­tant le ca­rac­tère uni­versel de sa mission.

Si le livre de M. Be­na­sayag et A. Del Rey nous in­vite à nous dé­faire des mythes qui nous plongent dans le désarroi et l’impuissance en met­tant en lu­mière notre ma­nière d’être au monde, il nous in­vite aussi à dé­cons­truire les mythes qui voilent la si­gni­fi­ca­tion d’un en­ga­ge­ment ef­fectif. S’engager dans une époque obs­cure constitue ainsi un pari : œuvrer sans re­lâche pour un chan­ge­ment ici et main­te­nant, « tout en re­non­çant à agir dans la pers­pec­tive d’une so­lu­tion glo­bale et dé­fi­ni­tive » . Ainsi, du point de vue d’une pensée or­ga­nique, l’acte de ré­sis­tance par ex­cel­lence est un acte po­sitif de création.

Titre du livre : De l’engagement dans une époque obs­cure
Au­teur : Mi­guel Be­na­sayag, An­gé­lique Del Rey
Édi­teur : Le Pas­sager Clan­destin
Col­lec­tion : Es­sais
Date de pu­bli­ca­tion : 22/09/11
ISBN2916952527

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