Intervention de Marie Ève Rancourt

Convergences

Université d'été des NCS 2010

Par Mis en ligne le 01 septembre 2010

Pour Marie Ève Ran­court, la Coa­li­tion contre la hausse des ta­rifs et la dé­fense du sec­teur pu­blic mise en place en 2009 in­dique la pos­si­bi­lité de consti­tuer un large front so­cial apte à faire converger toutes les luttes. De plus, de ces pra­tiques émerge l’idée que le mou­ve­ment so­cial n’est pas seule­ment «contre», mais est ca­pable de pro­duire des pers­pec­tives al­ter­na­tives sur la fis­ca­lité, la re­dis­tri­bu­tion, l’amélioration des ser­vices pu­blics. Lors de sa pré­sen­ta­tion à l’Université d’été des NCS, Ran­court a ex­primé sa dé­cep­tion sur le fait que le mou­ve­ment syn­dical n’ait pas choisi d’intégrer les re­ven­di­ca­tions du Front commun dans une pers­pec­tive plus large. Elles es­père que la lutte sera re­lancée via les coa­li­tions ré­gio­nales qui pro­li­fèrent ici et là, et éga­le­ment à tra­vers la pro­chaine Marche mon­diale des femmes. Les défis sont mul­tiples : «il faut dé­mo­cra­tiser da­van­tage nos coa­li­tions et or­ga­ni­sa­tions. Il faut re­lancer de vastes cam­pagnes d’éducation po­pu­laire». Elle es­time que les mou­ve­ments po­pu­laires ont la pos­si­bi­lité de ga­gner contre Cha­rest : «l’éducation et la santé, c’est ga­gnable. La lutte pour le gel des frais de sco­la­rité dans une pers­pec­tive de gra­tuité sco­laire est une ba­taille qu’on peut ga­gner. Dans la santé, ce n’est pas vrai qu’il faut ca­pi­tuler de­vant le ti­cket mo­dé­ra­teur». À court terme, Ran­court pense que la prio­rité est d’appuyer la lutte de la FIQ qui se situe au cœur des grands en­jeux de société.

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