VENEZUELA

Onze ans de révolution .. et maintenant ?

Mis en ligne le 02 mars 2010

Hugo Chávez, élu le 6 dé­cembre 1998, est pré­sident du Ve­ne­zuela de­puis le 2 fé­vrier 1999. Sa pré­si­dence a été sy­no­nyme de chan­ge­ments, dans le dis­cours, dans les po­li­tiques sui­vies, mais aussi, et plus lar­ge­ment, dans la so­ciété vé­né­zué­lienne. Il est dif­fi­cile de pou­voir compter sur les grands mé­dias, fran­çais ou autres, pour nous ren­sei­gner sur la na­ture de ces chan­ge­ments (1). Pour ce dos­sier, nous avons donc de­mandé à deux ob­ser­va­teurs pri­vi­lé­giés de la réa­lité vé­né­zué­lienne de nous pro­poser un bilan des onze ans de gou­ver­ne­ment d’Hugo Chávez. La pre­mière, Anne-Florence Louzé, vient de sou­tenir une thèse de science po­li­tique sur « Peuple et pou­voir dans le Ve­ne­zuela de Hugo Chávez. Une voie d’avenir pour la dé­mo­cratie ? ». Le se­cond, Gré­goire Sou­chay, est étu­diant en jour­na­lisme à l’Université Tou­louse I. Il vient de passer quatre mois au Ve­ne­zuela à tra­vailler pour la chaine de té­lé­vi­sion pu­blique com­mu­nau­taire Vive Tv (2). Deux points de vue donc, avec leurs points com­muns et leurs dif­fé­rences. [ta­bleau : Erin Cur­rier www.erincurrierfineart.com]

par Gré­goire SOUCHAY


C’est en 1998, dans un pay­sage mon­dial des al­ter­na­tives à la « fin de l’Histoire » (3) do­miné par le credo de « changer le monde sans prendre le pou­voir » (4), que naît au Ve­ne­zuela la ré­vo­lu­tion bo­li­va­rienne, du nom de Simon Bolívar (1783 – 1830), héros de l’indépendance du pays au XIXe siècle. Alors que l’on s’enthousiasme pour les ex­pé­riences za­pa­tistes (Mexique), les contre-sommets (Seattle) et autres fo­rums so­ciaux (Porto Alegre), surgit au Ve­ne­zuela un nouvel élan po­pu­laire dé­mo­cra­tique comme on n’en avait pas vu de­puis le Chili d’Allende, dans les an­nées 70.

Au début, on a re­gardé, in­tri­gués, ce pays jusqu’alors in­connu. En 2002, alors que sont mises en place les pre­mières ré­formes so­ciales (pro­gramme d’alphabétisation, santé), l’opposition vé­né­zué­lienne tente un coup d’État, ap­puyé par les classes pri­vi­lé­giées et par le pou­voir mé­dia­tique. Le coup échoue. On laisse alors dans son coin le Chiapas et l’on com­mence à re­garder Ca­racas avec beau­coup d’intérêt : ex­pro­pria­tions, na­tio­na­li­sa­tions, ré­forme agraire… Le mou­ve­ment s’étend même in­ter­na­tio­na­le­ment (Bo­livie en 2005, Équa­teur en 2007). Tout al­lait bien, jusqu’à ce que l’on com­mence à douter. D’un côté, les mé­dias inondent le monde de leur (dés)information en par­lant de po­pu­lisme, d’atteinte aux li­bertés, tandis que de l’autre, les « purs » ré­vo­lu­tion­naires parlent d’une « couche de pein­ture rouge sur un ca­pi­ta­lisme d’État ren­tier » (5), et d’une bu­reau­cratie sta­li­nienne. Der­niè­re­ment, on a en­core in­géré les gros­siers men­songes sur le pré­tendu contrôle de l’internet et les pen­chants pour la théorie du com­plot du « dic­ta­teur san­gui­naire ».

Quoi que l’on en dise en Eu­rope, tout cela n’a ab­so­lu­ment rien à voir avec la réa­lité concrète, vécue par les Vé­né­zué­liens, seuls vé­ri­tables ac­teurs (et sur­tout ac­trices) du pro­cessus, qui, face à toutes les at­taques, de droite comme de gauche, de l’extérieur comme de l’intérieur, conti­nuent leur aven­ture ré­vo­lu­tion­naire. Il suffit de suivre au ha­sard trois ex­pé­riences en cours pour être plei­ne­ment convaincu que si ré­vo­lu­tion bo­li­va­rienne il y a, c’est aujourd’hui plus que jamais.

Vive la Com­mune… bolivarienne

La pre­mière des vic­toires ré­vo­lu­tion­naires au Ve­ne­zuela a été de rendre leur di­gnité à ceux à qui on l’avait volée pen­dant des dé­cen­nies : pauvres, tra­vailleurs, pay­sans, femmes, In­diens… Le meilleur moyen pour cela était de donner au peuple un pou­voir d’action. En a ré­sulté l’Assemblée consti­tuante de 1999 qui a fait émerger un nou­veau texte fon­da­teur, pro­cla­mant une « dé­mo­cratie par­ti­ci­pa­tive et pro­ta­go­nique ». Der­rière ces mots ne se cache que l’essence de l’idée dé­mo­cra­tique comme nous la connais­sons de­puis les Lu­mières : « pou­voir du peuple, pour le peuple, par le peuple ».

Cela s’applique au Ve­ne­zuela avec les conseils com­mu­naux. Cette struc­ture permet d’organiser col­lec­ti­ve­ment la po­pu­la­tion afin de concré­tiser des pro­jets à échelle lo­cale (élec­tri­cité, gaz, eau, lo­ge­ment…) fi­nancés par l’État mais or­ga­nisés par la com­mu­nauté. Selon les sta­tis­tiques du mi­nis­tère en charge, il en existe aujourd’hui 34 000 ré­partis sur tout le ter­ri­toire. L’on peut ainsi voir, au cœur de la ca­pi­tale, dans les quar­tiers du 23 de Enero ou de Gra­moven, des com­mu­nautés au­to­gérer la construc­tion d’infrastructures et de lo­ge­ments ; ou dans la bour­gade de San Fran­cisco de Yaré, une As­sem­blée consti­tuante mu­ni­ci­pale (6). Mais l’on trouve éga­le­ment ailleurs de la ma­ni­pu­la­tion po­li­ti­cienne, de la cor­rup­tion à tous les ni­veaux, de l’inaction et de l’inefficacité.

C’est pour­quoi est ac­tuel­le­ment dé­battue une loi or­ga­nique de ré­forme des conseils com­mu­naux. Parmi les nou­veautés : pos­si­bi­lité de ré­vo­ca­tion des man­datés n’accomplissant pas leur tâche, contrôle ren­forcé des fi­nances avec for­ma­tion pro­fes­sion­nelle à la ges­tion bud­gé­taire par des agents spécialisés…

Plus en­core, cette nou­velle loi va créer le cadre légal pour une nou­velle en­tité : les com­munes so­cia­listes : une fois for­ti­fiées, les com­mu­nautés cherchent à s’étendre et s’unir avec leurs voi­sines pour mener des pro­jets de plus grande am­pleur, jusqu’alors uni­que­ment sur le plan tech­nique. Cela res­tait in­suf­fi­sant au ni­veau struc­turel. Aussi, re­grou­pant plu­sieurs conseils com­mu­naux, les com­munes so­cia­listes au­ront vo­ca­tion à non seule­ment co­or­donner les pro­jets pour les com­mu­nautés, mais éga­le­ment à exercer di­rec­te­ment le pou­voir po­li­tique en as­so­cia­tion avec la mu­ni­ci­pa­lité, avec des règles de fonc­tion­ne­ment de dé­mo­cratie di­recte et par­ti­ci­pa­tive. À la dif­fé­rence des conseils com­mu­naux, les com­munes s’affirment comme so­cia­listes, non comme « or­gane du Parti », pour bien mar­quer qu’elles sont la struc­ture po­li­tique à la base du pou­voir po­pu­laire. Sans en avoir la cau­tion of­fi­cielle, ce type d’organisation existe déjà, avec par exemple l’usine de sar­dine La Ga­viota, dans la ville de Cu­maná, passée de la di­rec­tion privée au contrôle ou­vrier grâce à la mo­bi­li­sa­tion com­mu­nale (7) ; ou ces conseils com­mu­naux qui aident les pay­sans à cultiver col­lec­ti­ve­ment leurs terres pour sub­venir aux be­soins ali­men­taires dans la ré­gion de Co­jedes (8).

C’est la rente fi­nale… La ques­tion du pétrole

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Avec les dé­cou­vertes ré­centes de nou­veaux gi­se­ments, le pays dis­pose de la pre­mière ré­serve mon­diale d’or noir, de­vant l’Arabie Saou­dite. C’est l’unique – ou presque – res­source éco­no­mique de la ré­vo­lu­tion bo­li­va­rienne. La crise mon­diale de 2009 l’a rap­pelé, le pays a subi une im­por­tante ré­ces­sion (- 3%). Consé­quence : les bud­gets so­ciaux ont continué d’augmenter (et le ni­veau de vie avec) et le chô­mage de baisser (et la pau­vreté avec). Mais le pro­blème struc­turel de­meure. Les ac­teurs de ce pro­cessus ti­rant aussi les consé­quences de leurs échecs, début jan­vier, le gou­ver­ne­ment a choisi d’opérer un vé­ri­table tour­nant dans sa po­li­tique éco­no­mique, avec pour point d’appui une me­sure de dé­va­lua­tion de la mon­naie. L’objectif est d’en finir avec les taux de change pa­ral­lèles créant une in­fla­tion dé­me­surée mais sur­tout, de créer une vé­ri­table éco­nomie pro­duc­tive. Est ainsi créée la Cor­po­ra­tion des mar­chés So­cia­listes (CO­MERSO) qui or­ga­nise la pro­duc­tion par le sec­teur pu­blic de biens de consom­ma­tion cou­rants, nour­ri­ture, voi­tures, vê­te­ments, à des prix ac­ces­sibles aux classes po­pu­laires. Un grand pro­gramme de d’investissement est lancé pour fi­nancer l’expansion des pro­duc­tions non-pétrolières et pour rem­placer les im­por­ta­tions par des pro­duc­tions nationales.

En plus d’être pro­duc­tives, les en­tre­prises nou­vel­le­ment créées se­ront so­cia­listes au sens où elles per­met­tront la par­ti­ci­pa­tion di­recte des tra­vailleurs au pro­cessus de dé­ci­sion po­li­tique dans l’entreprise avec les conseils ou­vriers – struc­ture qui n’existe pas en­core lé­ga­le­ment même si elle est déjà uti­lisée. L’exemple pion­nier de cette nou­velle éco­nomie est l’« arepera so­cia­lista » (bou­lan­gerie so­cia­liste) du centre de Ca­racas, qui pro­pose tous les jours un ty­pique repas de base, pour trois fois moins cher que dans la res­tau­ra­tion privée, tout en réa­li­sant une marge de bé­né­fice, per­met­tant de fi­nancer le dé­ve­lop­pe­ment du projet (9). L’usine de pro­duc­tion so­ciale dans l’État de Guá­rico où la pro­duc­tion de fa­rine est vendue di­rec­te­ment à la com­mu­nauté sans in­ter­mé­diaires, à prix so­li­daire, en est un autre exemple (10).

Une ré­vo­lu­tion bio-incompatible ?

Avec la Bo­livie et Cuba, le Ve­ne­zuela est le seul État à avoir dé­noncé in­ter­na­tio­na­le­ment avec au­tant de fer­meté la res­pon­sa­bi­lité des pays riches dans les des­truc­tions en­vi­ron­ne­men­tales, avec cette for­mule qui fera date : « Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé » (11).

Le Ve­ne­zuela pollue, car il se dé­ve­loppe, comme tout pays en cours de dé­ve­lop­pe­ment. Mais l’ensemble du conti­nent latino-américain n’est res­pon­sable que de 4% des émis­sions mon­diales de gaz à effet de serre (12), alors que le bloc Amé­rique du Nord — Eu­rope cu­mule à lui seul plus de 50% de celles-ci (chiffres du mi­nis­tère de l’écologie). Tous res­pon­sables, mais cer­tains semblent l’être plus que d’autres.

De­puis six mois et pour en­core quelques temps, tout le Nord de l’Amérique la­tine, dont le Ve­ne­zuela, vit une des plus grandes sé­che­resses de son his­toire. Si 70% de l’énergie vé­né­zué­lienne est de source hy­drau­lique (énergie très peu pol­luante), l’alimentation élec­trique du pays dé­pend, du coup, énor­mé­ment du ni­veau des bar­rages. Face à cette sé­che­resse ex­cep­tion­nelle, l’État a été forcé de prendre des me­sures dras­tiques. Au lieu d’augmenter les prix, celui-ci a choisi une voie plus « po­pu­liste » (bien que tout aussi im­po­pu­laire) : le ra­tion­ne­ment de l’eau et de l’électricité. Tout le monde est concerné : riches, pauvres, ad­mi­nis­tra­tions pu­bliques, mais éga­le­ment le sec­teur privé avec en tête l’industrie lourde, les su­per­mar­chés et les banques.

Cela s’accompagne d’une in­tense cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion dans tout le pays, ap­puyée par une partie des mé­dias privés n’ayant pas en­tiè­re­ment cédé à l’envie ir­ré­sis­tible de pousser le pays dans le chaos, pour faire tomber le « singe » (13). En quelques se­maines, la consom­ma­tion éner­gé­tique na­tio­nale a di­minué de 20% (Te­lesur, 20 fé­vrier). Me­sure ar­bi­traire qui va à l’encontre des dé­sirs du peuple ? Mais en est-il dif­fé­rem­ment en Eu­rope, où le thème éco­lo­gique a en partie émergé sous pres­sion du porte-monnaie vide ? Au final, hormis les sec­teurs anti-chavistes tra­di­tion­nels, le plan de ra­tion­ne­ment est plutôt bien ac­cepté. Dans les quar­tiers po­pu­laires, l’on a adopté tous les « pe­tits gestes qui font le grand chan­ge­ment » si chers aux éco­lo­gistes en Eu­rope. Ainsi, la nuit, l’on peut dé­sor­mais voir les lueurs blanches des mil­lions d’ampoules basse consom­ma­tion de l’éclairage pu­blic ré­cem­ment ins­tal­lées dans les quar­tiers pauvres, alors que les jaunes, tra­di­tion­nelles, conti­nuent de briller dans les quar­tiers riches. En ma­tière en­vi­ron­ne­men­tale, il reste une mon­tagne à gravir, no­tam­ment celle des dé­chets, in­fes­tant les villes comme les cam­pagnes. Sans ou­blier la sur­con­som­ma­tion, le pays étant en pro­por­tion celui avec le plus haut taux au monde de té­lé­phones Black­berry par ha­bi­tant. Mais défait-on l’œuvre « glo­rieuse » de deux siècles de ca­pi­ta­lisme en une dé­cennie, aussi ré­vo­lu­tion­naire soit-elle ?

La pol­lu­tion mon­diale est causée avant tout par les pays riches, mais ce sont les pays pauvres qui sont les pre­miers tou­chés par les chan­ge­ments cli­ma­tiques : sé­che­resse en Amé­rique la­tine, mul­ti­pli­ca­tion des cy­clones en Amé­rique cen­trale et en Asie orien­tale ou dis­pa­ri­tion du ter­ri­toire lui-même comme aux Îles Mal­dives… Les ca­tas­trophes na­tu­relles laissent un nombre au­tre­ment plus im­por­tant de vic­times dans les pays du tiers monde que dans le monde dé­ve­loppé. De là en conclure que les pauvres payent di­rec­te­ment les consé­quences de l’irresponsabilité des riches, il n’y a qu’un pas, qu’il est peut être né­ces­saire de fran­chir pour com­prendre pour­quoi la conscience en­vi­ron­ne­men­tale est in­dis­so­ciable de l’idée de so­cia­lisme du XXIe siècle.

Au final, aussi peu vi­sible que ce soit de l’extérieur, ces exemples ne consti­tuent qu’une in­fime partie de ce qui se joue ac­tuel­le­ment au Ve­ne­zuela. Cette fois, ce n’est plus des­crip­tible, mais l’on peut le sentir dans tout le pays qu’un pro­cessus de conscien­ti­sa­tion sur le long terme est en train de s’opérer en profondeur.

Conscien­ti­sa­tion, le mot fait peur… Mais avons-nous bien conscience dans nos pays si dé­mo­cra­tiques de ce qui se joue au tra­vers des mé­dias, des puis­sances éco­no­miques et po­li­tiques ? Dans tous les cas, plus de 50% de la po­pu­la­tion vé­né­zué­lienne pour­suit ac­tuel­le­ment une for­ma­tion édu­ca­tive, jeunes, adultes, per­sonnes âgées. On lit, on se forme, cri­tique et auto-critique, pour faire avancer les choses. Il reste un très long tra­vail à ac­com­plir. Il a fallu dix ans pour com­mencer à ré­former l’université où l’on en­seigne tou­jours le néo­li­bé­ra­lisme et la « dé­cou­verte » de l’Amérique en 1492.

Trop lent, trop peu ? On ne change pas les consciences comme on signe un dé­cret. Et pen­dant que nous sommes oc­cupés à cri­ti­quer et à in­sister sur la moindre faille d’un pro­cessus im­par­fait mais unique, nous en ou­blions presque de faire ce même tra­vail d’analyse chez nous, où, après avoir théo­risé mille-et-une fois la ré­vo­lu­tion par­faite, nous sommes tou­jours in­ca­pables d’enclencher un quel­conque projet global de trans­for­ma­tion so­ciale. C’est peut être le signe de tout ce qu’il nous reste à ap­prendre d’humilité, comme monde oc­ci­dental riche, « dé­ve­loppé », « ci­vi­lisé », d’un pays du dit « tiers monde », qui est aujourd’hui tou­jours en ré­vo­lu­tion… et qui le res­tera sans doute pour en­core un bon bout de temps.

Re­prise d’article : Alter Infos Ame­rique Latine

Notes

[1] Voir par exemple, « VE­NE­ZUELA — Écran nègre, nuit blanche pour les élites », « FRANCE-VENEZUELA — Li­bé­ra­tion et le Ve­ne­zuela : dés­in­for­ma­tion à vie ? », « VE­NE­ZUELA — Mr. Langellier prend un aller simple pour le pays des so­viets », « VE­NE­ZUELA — Mar­tine Gozlan, Axel Gyldén, David Pu­jadas ou… Oliver Stone : qui est le jour­na­liste ? » – note DIAL.

[2] La ma­jeure partie des liens cités dans les notes ren­voient au site web de la chaine, en es­pa­gnol et en fran­çais : La re­vo­lu­ción VIVE.

[3] L’expression est de Francis Fu­kuyama.

[4] C’est le titre d’un livre de John Hol­loway pu­blié en an­glais en 2002.

[5] L’expression est de Marc Saint-Upéry. Lire la ré­ponse de Luis Alegre Za­ho­nero et San­tiago Alba Rico : « Ré­vo­lu­tion ? Quelle ré­vo­lu­tion ».

[6] Sur le 23 de Enero, voir « les ha­bi­tants de la com­mu­nauté de La Pie­drita prennent en charge la construc­tion des in­fra­struc­tures » ; sur Gra­moven et San Fran­cisco de Yaré, voir « Si les ex­cep­tions ne confirment plus la règle ».

[7] Voir « L’entreprise ré­cu­pérée so­cia­liste La Ga­viota » ou le do­cu­men­taire réa­lisé par l’École po­pu­laire et latino-américaine de ci­néma (sous-titres en fran­çais). L’entreprise a fi­na­le­ment été na­tio­na­lisée fin no­vembre.

[8] Voir « Don To­ribio, exemple de lutte pour la sou­ve­rai­neté ali­men­taire ».

[9] Voir « Pre­si­dente inau­gura are­pera so­cia­lista ».

[10] Voir « Vie quo­ti­dienne d’une usine de pro­duc­tion so­ciale dans l’État de Guá­rico ».

[11] Phrase pro­noncée par Hugo Chávez dans son dis­cours aux mou­ve­ments so­ciaux lors de la Confé­rence sur le climat de Co­pen­hague, le 16 dé­cembre 2009, re­pre­nant un slogan écrit sur une des pan­cartes des manifestants.

[12] On pour­rait au pas­sage rap­peler que tous les pro­jets d’extraction mi­nière dans la forêt ama­zo­nienne sont sus­pendus de­puis 1998.

[13] C’est ainsi que le pré­sident est par­fois dé­signé dans ces mêmes médias.

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