Non aux hausses de tarifs

Mis en ligne le 26 février 2010

L’ASSÉ dé­nonce le « Pacte pour le fi­nan­ce­ment concur­ren­tiel de nos uni­ver­sités » (com­mu­niqué du 23 fé­vrier 2010)

Les 16 si­gna­taires du « Pacte » ré­clament un dégel des frais de sco­la­rité sur 3 ans après 2012 pour re­joindre la moyenne ca­na­dienne et l’instauration d’un sys­tème de frais de sco­la­rité dif­fé­rencié. Mais, déjà en 2007, une étude du gou­ver­ne­ment af­fir­mait qu’entre 6000 et 13 000 étudiant-e-s se­raient exclu-e-s des bancs d’école suite au dégel pour la pé­riode 2007 – 2012 dé­crété par le gou­ver­ne­ment li­béral. La hausse des frais de sco­la­rité se tra­duit par une aug­men­ta­tion de l’endettement étu­diant et des heures de tra­vail sa­larié. « Ça suffit de vou­loir sans cesse si­phonner les poches des étudiant-es ! », s’indigne Chris­tian Pépin.

L’ASSÉ ques­tionne éga­le­ment la ques­tion de dif­fé­ren­cia­tion des frais. S’il coû­tera plus cher pour un-e étudiant-e de s’inscrire en mé­de­cine qu’en phi­lo­so­phie, les étudiant-es moins fortuné-es au­ront moins de pos­si­bi­lités de s’inscrire dans les pro­grammes plus cou­teux. « On veut ici créer un sys­tème à 2 vi­tesses qui em­pê­chera certain-es jeunes d’étudier là où ils le veulent vrai­ment », dé­nonce Chris­tian Pépin.

Les si­gna­taires du Pacte pro­posent éga­le­ment d’injecter des fonds sup­plé­men­taires dans le sys­tème de prêts et bourses. Tou­te­fois, celui-ci est déjà lar­ge­ment pro­blé­ma­tique et sous-financé. « On veut hausser les frais de sco­la­rité jusqu’à 10 000$ alors qu’il y a déjà un trou dans les prêts et bourses ? Ce que ces gens pro­posent, c’est un mo­dèle uni­ver­si­taire à l’américaine qui va nous faire re­venir pra­ti­que­ment 50 ans en ar­rière. Pour­quoi ne pas aller de l’avant comme les autre pays de l’OCDE et se di­riger vers la gra­tuité sco­laire, pour as­surer un accès uni­versel à l’éducation ? », ques­tionne Chris­tian Pépin.

Pour l’ASSÉ, la ques­tion des frais de sco­la­rité est une illus­tra­tion concrète des ef­fets qu’une ta­ri­fi­ca­tion va avoir sur l’accessibilité aux ser­vices pu­blics. Pour­quoi le gou­ver­ne­ment refuse-t-il, en­core aujourd’hui, d’envisager des al­ter­na­tives al­lant dans le sens d’une fis­ca­lité plus pro­gres­sive et d’une contri­bu­tion plus juste des contri­buables à re­venu élevé et des grandes entreprises ?

Seule as­so­cia­tion étu­diante na­tio­nale com­pre­nant des membres de tous les cycles d’enseignement su­pé­rieur confondus, l’ASSÉ re­groupe ac­tuel­le­ment plus de 40 000 membres dans les cé­geps et les uni­ver­sités du Québec. Elle mi­lite de­puis sa créa­tion pour l’accessibilité à un sys­tème d’éducation gra­tuit, pu­blic et de qualité.

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