Bienvenue dans l’anthropocène. Le changement climatique et ses conséquences

Par Mis en ligne le 17 décembre 2009

Un groupe de cher­cheurs fran­çais et amé­ri­cains im­pliqué dans le GIEC pré­sente l’état des connais­sances sur le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique et ses consé­quences. Si des in­cer­ti­tudes per­sistent quant à l’ampleur et la ra­pi­dité du phé­no­mène, aucun doute sur sa na­ture : le climat change ra­pi­de­ment sous l’impact des ac­ti­vités hu­maines. Pour in­verser la ten­dance, le pro­grès tech­nique ne suffit pas ; nous de­vons changer nos comportements.

Re­censé : Com­prendre le chan­ge­ment cli­ma­tique, sous la di­rec­tion de Jean-Louis Fel­lous et Ca­the­rine Gau­tier, Odile Jacob, 2007, 285 p., 29, 90 euros.

« Les so­ciétés sont di­rec­te­ment in­fluen­cées par le climat et sa va­ria­bi­lité selon des mo­da­lités que nous com­men­çons seule­ment à com­prendre. Tout aussi im­por­tant est le fait que les po­li­tiques et les pra­tiques so­ciales, et les dé­ci­sions et com­por­te­ments par­ti­cu­liers des in­di­vidus et des groupes so­ciaux dans le temps et dans l’espace, ont et conti­nue­ront d’avoir un effet cru­cial sur le climat de la pla­nète. Dans ce contexte, le climat, ainsi que sa trans­for­ma­tion, est de­venu un élé­ment qui in­fluence les plans et les po­li­tiques des pays, les es­poirs et les craintes des in­di­vidus ». Voilà ré­sumée suc­cinc­te­ment la pro­blé­ma­tique du chan­ge­ment cli­ma­tique telle qu’elle se pose à nos so­ciétés. C’est le propos de Com­prendre le chan­ge­ment cli­ma­tique, ou­vrage écrit à plu­sieurs mains, que d’exposer l’état de la connais­sance en ma­tière de fonc­tion­ne­ment du climat ter­restre et d’évaluer l’impact de l’homme sur les chan­ge­ments ré­cents. Le livre s’inscrit donc dans la longue série de pu­bli­ca­tions et de do­cu­men­taires qui, de l’In­con­ve­nient Truth d’Al Gore à la ver­sion abrégée du rap­port du GIEC [1], sou­haitent ex­pli­quer cette thé­ma­tique pour le grand public.

L’ouvrage n’est pour­tant pas une vul­ga­ri­sa­tion scien­ti­fique au sens strict du terme. Com­posé de treize cha­pitres, il dé­crit le pro­cessus qui a abouti au rap­port du GIEC, passe en revue les com­po­sants du sys­tème cli­ma­tique (bilan ra­diatif des nuages, aé­ro­sols at­mo­sphé­riques, cycle de l’eau, du car­bone…), étudie les ef­fets du ré­chauf­fe­ment dans deux ré­gions par­ti­cu­lières du monde (l’Arctique et l’Europe), ex­plique l’évolution des mé­thodes d’observation et dis­cute l’impact so­cial du ré­chauf­fe­ment. Chaque cha­pitre est ré­digé par deux cher­cheurs, l’un amé­ri­cain l’autre fran­çais, pour sym­bo­liser le consensus scien­ti­fique par-delà les désac­cords po­li­tiques qui op­posent dans ce do­maine les Etats-Unis (qui n’ont pas ra­tifié le pro­to­cole de Kyoto) à l’Europe. Cette di­ver­sité de thèmes et d’auteurs n’est pas sans consé­quences sur la flui­dité du texte et de l’exposé : on n’évite pas des re­don­dances et des ruptures.

Consensus sur la ten­dance, in­cer­ti­tude sur son ampleur

S’agissant d’un enjeu dé­sor­mais re­connu tant par la com­mu­nauté scien­ti­fique que par le monde po­li­tique – et dé­sor­mais aussi par les re­pré­sen­tants de l’industrie, à l’exception d’une poi­gnée de mam­mouths dont la France pos­sède quelques spé­ci­mens – le livre pro­pose ainsi un « état des lieux » des dé­bats scien­ti­fiques, ce qui en fait une ré­fé­rence utile pour tous ceux qui sou­haitent mieux com­prendre le ré­chauf­fe­ment. Sui­vant le conseil de Ci­céron mis en exergue dans la pré­face – « et je n’ai pas honte comme cer­tains d’avouer ne pas sa­voir ce que je ne sais pas » – il donne aussi une large place aux in­cer­ti­tudes qui l’entourent la ques­tion. La pré­sen­ta­tion des ac­quis de la connais­sance est tou­jours ef­fec­tuée sur ton pru­dent et me­suré, ce qui donne d’autant plus de poids aux quelques cer­ti­tudes qui se dégagent.

Car les in­cer­ti­tudes sur l’ampleur et la dy­na­mique du phé­no­mène ne sau­raient dis­qua­li­fier les conclu­sions gé­né­rales : la terre se ré­chauffe et l’activité de l’homme en est lar­ge­ment la cause. Ce constat conduit les au­teurs à em­ployer cou­ram­ment le terme d’an­thro­po­cène, si­gni­fiant par là que nous se­rions en­trés dans une nou­velle ère géo­lo­gique, mar­quée par l’émergence de l’activité hu­maine comme élé­ment dé­ter­mi­nant de l’évolution du sys­tème ter­restre. Le climat a certes changé aussi par le passé, pour d’autres rai­sons, par exemple à cause des os­cil­la­tions de l’axe d’inclinaison de la Terre. La vie ter­restre non hu­maine a elle aussi pu bous­culer la com­po­si­tion de l’atmosphère, et de mo­di­fier ainsi le climat. Mais l’ampleur de l’activité hu­maine est dé­sor­mais telle qu’elle est com­pa­rable, en termes de chan­ge­ment de l’atmosphère, à la for­ma­tion des grandes fo­rêts du car­bo­ni­fère qui conduisit à la for­ma­tion des ré­serves d’énergie fos­sile que l’activité hu­maine re­jette aujourd’hui. Ce chan­ge­ment d’époque se pro­duisit dans un es­pace de temps in­croya­ble­ment court : les deux siècles et demi qui nous sé­parent du début de la Ré­vo­lu­tion industrielle.

L’humanité agit sur le climat de deux fa­çons. D’une part, par la consom­ma­tion des éner­gies fos­siles, res­pon­sable des deux tiers de l’effet de ré­chauf­fe­ment ; d’autre part, par le chan­ge­ment d’affectation des sols – et par­ti­cu­liè­re­ment la dé­fo­res­ta­tion – qui en ex­pli­que­rait le reste. Les va­riables en jeu sont mul­tiples et par­fois, ce qui com­plique l’analyse, in­ter­dé­pen­dantes voire aux ef­fets contra­dic­toires : Si la dé­fo­res­ta­tion dé­gage des gaz à effet de serre (ren­for­çant le phé­no­mène de ré­chauf­fe­ment) elle li­bère des par­ti­cules (qui en obs­cur­cis­sant le ciel ré­duisent l’ensoleillement) et aug­mente l’albédo du sol (son pou­voir ré­flé­chis­sant, ce qui tend à ré­duire l’effet de serre). La plu­part des sys­tèmes étu­diés sont le pro­duit de phé­no­mènes sou­vent am­bi­va­lents, et dont le bilan final est par­fois dif­fi­cile à prévoir.

La com­mu­nauté scien­ti­fique a ré­pondu à ce défi en dé­ve­lop­pant des mo­dèles ma­thé­ma­tiques qui s’attachent à si­muler les in­ter­ac­tions qui ont lieu dans le sys­tème cli­ma­tique. Or la tâche s’avère dif­fi­cile. En es­sayant de com­prendre les liens entre les élé­ments de la bio­sphère (at­mo­sphère, océans, conti­nents), les cher­cheurs ont été ra­pi­de­ment amenés à com­plexi­fier leurs mo­dèles, car ni l’atmosphère ni les océans ne peuvent être traités comme des en­tités ho­mo­gènes. Ils sont formés eux-mêmes de sous-ensembles dont l’interaction peut pro­duire des ef­fets très va­riables. Un seul exemple pour illus­trer cette dif­fi­culté : la dif­fé­rence de sa­li­nité entre les eaux de sur­face et de pro­fon­deur d’un océan condi­tionne les mou­ve­ments d’eau, et donc les trans­ferts de cha­leur et de car­bone vers les pro­fon­deurs – et in­ver­se­ment, de la re­montée de nu­tri­ments à la sur­face. La fonte des glaces (qui sont com­po­sées des eaux douces) baisse la sa­li­nité des eaux su­per­fi­cielles, ce qui va pro­ba­ble­ment ra­lentir les échanges, mais dans quelles pro­por­tions ? Dif­fi­cile à dire.

Ainsi, le sys­tème se com­pose de mul­tiples boucles d’interactions et de ré­tro­ac­tions entre des en­sembles et des sous-ensembles, de sorte que le ré­sultat est dif­fi­cile à pré­voir en dé­tail. Par ailleurs, l’inertie des masses en jeu, telle que la masse des océans ainsi que la sa­tu­ra­tion pro­bable mais dif­fi­cile à pré­voir de cer­tains mé­ca­nismes (la ca­pa­cité d’absorption du CO2 par les océans, par exemple) viennent en­core com­pli­quer la pré­vi­sion de la dy­na­mique comme de l’état d’équilibre final du système.

Du global au local

Une autre dif­fi­culté tient au lien entre les phé­no­mènes glo­baux constatés et leurs ef­fets lo­caux. Dire que la tem­pé­ra­ture ter­restre va aug­menter en moyenne de 5 de­grés en un siècle – aug­men­ta­tion qui se pro­duira plutôt par l’augmentation des tem­pé­ra­tures de nuit que celles de jour – et com­parer ce chiffre avec les der­nières gla­cia­tions, donne certes une vi­sion glo­bale de l’enjeu mais ne permet pas tou­jours d’établir des liens avec des phé­no­mènes mé­téo­ro­lo­giques précis, comme un ou­ragan ou une ca­ni­cule. En vé­rité, la cli­ma­to­logie et la mé­téo­ro­logie res­tent en­core lar­ge­ment deux champs scien­ti­fiques dis­tincts, leur in­té­gra­tion au sein d’une même science reste en­core à faire. Or ce sont bien les phé­no­mènes mé­téo­ro­lo­giques qui touchent le plus l’opinion pu­blique et qui la font ré­agir. Ce n’est pas là le moindre des pa­ra­doxes : les plus grandes évo­lu­tions res­tent les plus abs­traites. En l’état ac­tuel, nous ne pou­vons pas dire beau­coup plus que : les phé­no­mènes mé­téo­ro­lo­giques de forte am­pleur risquent d’être plus nom­breux dans l’avenir.

Faute de dis­poser pour le mo­ment de mo­dèles per­met­tant de re­lier le climat global et la météo lo­cale, com­ment éva­luer les ef­fets du ré­chauf­fe­ment sur les so­ciétés, afin de s’y pré­parer ? Et, ques­tion plus dé­li­cate en­core, com­ment le faire ré­gion par ré­gion ? Car selon que les ef­fets concernent une ré­gion fai­ble­ment ou den­sé­ment peu­plée, les consé­quences ne se­ront pas les mêmes. C’est une évi­dence, mais il convient de la rap­peler : si le chan­ge­ment cli­ma­tique n’affectait que les dé­serts, il y a fort à pa­rier qu’on en par­le­rait peu. Si les cher­cheurs ne peuvent pas en­core li­vrer des es­ti­ma­tions pré­cises pour les dif­fé­rentes zones de la pla­nète, il reste que la seule élé­va­tion du ni­veau de la mer suffit pour sus­citer l’inquiétude des po­pu­la­tions vi­vant dans les ré­gions littorales.

Les in­cer­ti­tudes quant à l’impact exact du chan­ge­ment cli­ma­tique au ni­veau local n’ont pas em­pêché les États d’en dé­battre et de né­go­cier, ni les ci­toyens de prendre des ini­tia­tives spon­ta­nées. Si les États-Unis n’ont pas signé le pro­to­cole de Kyoto, cer­tains États fé­dérés, comme la Ca­li­fornie, ont com­mencé à agir. Sans être for­cé­ment co­or­don­nées, ces ac­tions lo­cales se dé­roulent à tous les ni­veaux et vont sou­vent dans le même sens ; prises en­semble, elles es­quissent ce qu’on pour­rait ap­peler une gou­ver­nance du climat, dont l’enjeu es­sen­tiel est la ré­duc­tion des émis­sions des gaz à effet de serre et les moyens (normes, quotas) pour y parvenir.

La dif­fi­culté ma­jeure vient du fait que l’origine de ces gaz est liée à notre mo­dèle de so­ciété, très consom­ma­teur en énergie. C’est là une par­ti­cu­la­rité de l’effet de serre par rap­port à d’autres en­jeux en­vi­ron­ne­men­taux comme les bio­cides ou la couche d’ozone : il ne suffit pas de sub­sti­tuer dans un pro­cessus in­dus­triel, à des pro­duits pol­luants in­cri­minés, d’autres pro­duits qui ne le se­raient pas, c’est l’ensemble du sys­tème éner­gé­tique sur le­quel s’est dé­ve­loppé la so­ciété in­dus­trielle qui est in­ter­pellé. Les au­teurs ne semblent pas croire que l’on puisse trouver des éner­gies propres dont le dé­ve­lop­pe­ment soit suf­fi­sant pour rem­placer, au joule le joule, notre consom­ma­tion ac­tuelle d’énergie fossile.

Au cœur de la ques­tion cli­ma­tique fi­gurent donc nos mo­dèles de dé­ve­lop­pe­ment fondés sur un haut ni­veau de consom­ma­tion d’énergie. Il est si­gni­fi­catif que les au­teurs du livre n’envisagent même pas une ré­duc­tion des émis­sions to­tales de gaz à ef­fets de serre : le scé­nario qu’ils dis­cutent est plutôt celui d’une dé­cé­lé­ra­tion de la crois­sance ! Etant donné le dé­ve­lop­pe­ment ac­tuel de la Chine et de l’Inde – fondé en partie sur le charbon, dont la consom­ma­tion est très émet­trice – et l’absence d’inflexion ra­di­cale dans les pays dé­ve­loppés déjà gros émet­teurs, on peut au mieux es­pérer que l’augmentation des émis­sions glo­bales sera de moins en moins rapide.

Contrai­re­ment à ce qui est sou­vent avancé, la fin du pé­trole n’aura qu’un effet très re­latif sur ce débat. L’abondance des ré­serves de charbon et la chimie du charbon qui permet d’en ex­traire des car­bu­rants li­quides ou des gaz font que la ques­tion des res­sources éner­gé­tiques ne se po­sera pas réel­le­ment avant un siècle. Il est donc vain d’attendre que l’épuisement an­noncé des ré­serves pé­tro­lières mette un frein aux émissions.

Si l’on ajoute à cela que l’inertie des phé­no­mènes est telle que tous les ef­fets des émis­sions du XXe siècle ne se sont pas en­core pro­duits, la stra­tégie à adopter doit pour­suivre deux ob­jec­tifs : d’une part, un tra­vail de pré­ven­tion vi­sant à li­miter, au­tant que faire se peut, l’ébranlement du sys­tème cli­ma­tique, et à mi­ni­miser ainsi son im­pact sur les gé­né­ra­tions fu­tures. D’autre part, une stra­tégie d’adaptation, car quoi qu’il ar­rive, dé­sor­mais les so­ciétés de­vront af­fronter et af­frontent déjà un ré­chauf­fe­ment. Pour au­tant, au delà de ces prin­cipes, les au­teurs ne pro­posent à vrai dire au­cune stra­tégie particulière.

En conclu­sion, les au­teurs du livre ap­pellent « une stra­tégie sage pour vivre dans un monde per­turbé », fondée sur cinq axes :

– la mise en place d’un pro­gramme vi­sant à mieux com­prendre le sys­tème cli­ma­tique et à re­lier les ni­veaux global et local. Mais, de l’aveu propre des au­teurs, les fi­nan­ce­ments pour ce genre de re­cherches baissent au lieu d’augmenter ;

– Un tel pro­gramme n’est pos­sible sans un ré­seau mon­dial de points d’observations, car les mo­dèles ma­thé­ma­tiques se nour­rissent des don­nées pré­le­vées sur le terrain ;

– Un « bilan sans com­plai­sance des res­sources éner­gé­tiques dis­po­nibles » est nécessaire ;

– Le dé­ve­lop­pe­ment de pro­grammes éner­gé­tiques, axés tant sur la ré­duc­tion de la consom­ma­tion que l’exploitation d’autres sources d’énergie dont le nu­cléaire – sur ce point, no­tons que les au­teurs ne donnent pas la so­lu­tion (car elle n’existe pas) au pro­blème des dé­chets ra­dio­ac­tifs : rap­pe­lons pour mé­moire que la demi-vie du plu­to­nium est de 24.000 ans ;

– Enfin, une adap­ta­tion glo­bale des so­ciétés aux chan­ge­ment à venir.

Cette stra­tégie pa­raît po­li­ti­que­ment « rai­son­nable », même si d’aucuns la trou­ve­ront peut-être déjà ardue à mettre en place. Or, l’exposé même de la pro­blé­ma­tique tout au long de l’ouvrage pose l’angoissante ques­tion de sa­voir si ce qui est po­li­ti­que­ment « rai­son­nable » est suf­fi­sant du point de vue de la bio­sphère. En d’autres termes, le pro­blème est bien celui de sa­voir si la com­mu­nauté mon­diale se montre à la hau­teur des bou­le­ver­se­ments qu’elle a pro­vo­qués. Car le chan­ge­ment cli­ma­tique mo­difie pro­fon­dé­ment le rap­port entre l’homme et la na­ture : il ne s’agit plus de com­prendre pour se dé­fendre et do­miner mais de com­prendre pour se res­treindre ! Parce qu’il est in­duit par l’activité hu­maine, le chan­ge­ment cli­ma­tique ren­voie l’homme à lui-même : il s’agit moins de changer le monde que de changer de com­por­te­ment. Es­pé­rons que l’âge de l’anthropocène qui s’ouvre avec l’émergence de l’homme comme puis­sance « géo­lo­gique » continue long­temps avec lui.

Notes

[1] Groupe In­ter­gou­ver­ne­mental d’Experts sur l’Evolution du Climat (en an­glais In­ter­go­vern­mental Panel on Cli­mate Change, IPCC), créé en 1988 à la de­mande du groupe des pays in­dus­tria­lisés (G7). Le groupe a pour mis­sion d’évaluer, « sans parti pris et de façon mé­tho­dique, claire et ob­jec­tive », les in­for­ma­tions né­ces­saires pour mieux com­prendre les des risques liés au chan­ge­ment cli­ma­tique d’origine humaine.

Laisser un commentaire