Après le capitalisme, la vie !

Par Mis en ligne le 26 octobre 2009

Ya-t-il une vie après le ca­pi­ta­lisme ? De nos jours, la ré­ponse qua­si­ment spon­tanée est né­ga­tive. L’histoire est « finie », au sens où elle a at­teint sa fi­na­lité in­terne, car, après la fin des ré­gimes dits « com­mu­nistes » de l’Est eu­ro­péen, le ca­pi­ta­lisme est son ho­rizon ul­time. Voilà pour­quoi il est de­venu aujourd’hui plus fa­cile d’imaginer la fin du monde qu’une mo­di­fi­ca­tion bien moins ca­ta­clys­mique, celle du mode de pro­duc­tion ac­tuel­le­ment do­mi­nant. Il existe pour­tant une ré­ponse contraire, même si elle est mi­no­ri­taire, qui consiste à dire : bien sûr que oui, le ca­pi­ta­lisme n’est pas éternel, il n’est pas le der­nier mot de l’histoire, car l’histoire ne connaît pas de der­nier mot (ce en quoi elle dif­fère jus­te­ment des ré­cits théo­lo­giques). L’échec de ces ré­gimes ne si­gnifie pas la fin de la pers­pec­tive so­cia­liste, mais la fin d’un cycle du mou­ve­ment ré­vo­lu­tion­naire, celui du « court ving­tième siècle », dont il s’agit de faire un bilan et de tirer les né­ces­saires leçons.

Cette se­conde ré­ponse est in­con­tes­ta­ble­ment la nôtre, et, dans ses grandes lignes, elle est par­tagée par les au­teurs des contri­bu­tions de ce re­cueil. Cela signifie-t-il pour au­tant que la ques­tion ne mé­rite pas qu’on s’y at­tarde da­van­tage ? Il nous semble que non, et nous te­nons à pré­senter nos rai­sons au lecteur/trice pressé/e de sauter par dessus cette pré­sen­ta­tion pour passer di­rec­te­ment aux textes qui com­posent l’ouvrage qu’il/elle tient en main.

Lire la suite : Après le ca­pi­ta­lisme, la vie !

Laisser un commentaire