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Publications et événements
Nouveaux Cahiers du socialisme
Numéro 12, Automne 2014
COUV-NCS12-C1 Catalogue Sodep

La santé ma­lade de capitalisme

Bien qu’au Québec et au Ca­nada le do­maine des soins de santé soit, de­puis plus de 40 ans, ma­jo­ri­tai­re­ment dans le giron pu­blic, l’influence du ca­pi­ta­lisme sur la santé se fait sentir de plu­sieurs manières.

On la re­trouve bien sûr dans la forme par­ti­cu­lière qu’ont prise les pra­tiques mé­di­cales et l’organisation du sys­tème de soins à tra­vers les époques, et elle pé­nètre éga­le­ment, jusque dans ses re­plis les plus in­times, le rap­port plus gé­néral que nous en­tre­te­nons, en tant qu’individus, mais aussi en tant que so­ciété, à la santé.

Ce sont ces rap­ports contra­dic­toires et com­plexes entre santé et ca­pi­ta­lisme que le pré­sent nu­méro des Nou­veaux Ca­hiers du so­cia­lisme pro­pose d’explorer.

 

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Articles récents

Précis républicain à l’usage de la gauche québécoise
29 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

« La no­tion de peuple est d’abord une no­tion po­li­tique. Elle a donc né­ces­sai­re­ment une di­men­sion stra­té­gique. Le pou­voir est tou­jours à conquérir ou à conserver contre un en­nemi ou un concur­rent, réel ou sup­posé, du peuple. » — Sadri Khiari

Thèses sur le peuple qui vient

  • 1 Le tiers man­quant entre la ques­tion so­ciale et la ques­tion na­tio­nale constitue le sujet po­li­tique qui per­mettra de sur­monter la contra­dic­tion his­to­rique du Québec. La pre­mière, qui ques­tionne l’exploitation éco­no­mique et les classes so­ciales qui en dé­coulent, s’oppose dans l’entendement à la se­conde, qui cherche à li­bérer la na­tion qué­bé­coise de sa su­bor­di­na­tion po­li­tique vis-à-vis l’État ca­na­dien. Qu’y a-t-il de commun entre une ma­jo­rité so­ciale et une na­tion, qui pour­rait re­ca­drer le débat en ar­ti­cu­lant la lutte pour la trans­for­ma­tion so­ciale au projet d’émancipation na­tio­nale? Le peuple.
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Marx et le détour irlandais
29 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

En abor­dant la ques­tion na­tio­nale, on sait que nos « an­cêtres », en com­men­çant par Marx, ont mené de grands dé­bats qui ont continué lors des grandes ré­vo­lu­tions du 20e siècle et au-delà. Au Québec, dans le tour­nant des an­nées 1960, la gauche qué­bé­coise a adopté la pers­pec­tive « indépendance-socialisme » (le tiret entre les deux mots in­di­quant qu’il s’agissait, dans cette op­tique, d’une seule et même lutte). Plus tard, cette po­si­tion a été contestée par di­vers cou­rants (dont les partis se dé­fi­nis­sant comme « marxistes-léninistes) qui pro­po­saient de re­venir au projet an­té­rieur de « lutte com­mune contre le ca­pi­ta­lisme ». Néan­moins dans les an­nées 1980 – 90, la ma­jo­rité de la gauche s’est rallié à une mou­ture re­nou­velée du « socialisme-indépendance », et ce dans le contexte d’une grande conflic­tua­lité avec le PQ et sa ges­tion néo­li­bé­rale. C’est là où sont nés di­vers pro­jets, dont celui de Québec So­li­daire. C’est ainsi qu’on se re­trouve aujourd’hui de­vant un nouveau-vieux débat, face à l’offensive des do­mi­nants qui cherchent à « li­quider » les ob­jec­tifs de l’émancipation so­ciale et na­tio­nale. C’est dans ce contexte qu’il peut être in­té­res­sant de (re) par­courir ce qu’ont pensé nos « an­cêtres » et c’est pour­quoi vous sont pro­po­sées quelques ré­flexions sur cet « héritage ».

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Quelle stratégie socialiste? Quel État canadien?
Quel rôle pour le peuple québécois?
28 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Un État cen­tra­lisé et impérialiste

L’Acte de l’Amérique du Nord Bri­tan­nique (AANB), une loi adoptée par le par­le­ment bri­tan­nique, a donné au par­le­ment fé­déral ca­na­dien le pou­voir de « faire des lois pour la paix, l’ordre et le bon gou­ver­ne­ment du Ca­nada, re­la­ti­ve­ment à toutes les ma­tières ne tom­bant pas dans les ca­té­go­ries de su­jets par la pré­sente loi ex­clu­si­ve­ment as­si­gnés aux lé­gis­la­tures des pro­vinces ». En réa­lité, les com­pé­tences po­li­tiques les plus im­por­tantes sont toutes dans les mains de l’État cen­tral : af­faires étran­gères, dé­fense, banques et caisses d’épargne, trafic et com­merce, assurance-chômage, na­vi­ga­tion, pê­che­ries, émis­sion de papier-monnaie, ban­que­route et faillite, trans­port et com­merce in­ter­pro­vin­cial, af­faires « in­diennes », ma­riage et di­vorce, loi cri­mi­nelle, pé­ni­ten­ciers, no­mi­na­tion des juges des cours su­pé­rieurs, etc., et last but not least, le pou­voir ré­si­duel, etc. Les pou­voirs du gou­ver­ne­ment fé­déral in­cluent éga­le­ment la no­mi­na­tion des juges à la Cour su­prême (cour consti­tu­tion­nelle), de même que celle des juges des cours su­pé­rieurs des pro­vinces, ainsi que ceux des tri­bu­naux ad­mi­nis­tra­tifs af­fé­rents aux com­pé­tences fé­dé­rales et fi­na­le­ment, la lé­gis­la­tion du tra­vail ap­pli­cable à toutes les ins­ti­tu­tions et en­tre­prises de ju­ri­dic­tion fédérale.

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Le blogue de Pierre Beaudet
La victoire d’Evo
26 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux
Pierre Beaudet

Pierre Beaudet

Com­ment un in­dien ay­mara pro­duc­teur de coca est-il de­venu pré­sident de la ré­pu­blique de Bo­livie, ce pays le plus pauvre de l’hémisphère?

Jusque dans les an­nées 2000, la Bo­livie res­tait le royaume des mil­lion­naires et des mi­li­taires, dans un pays d’apartheid ex­cluant la ma­jo­rité de la po­pu­la­tion au­toch­tone et pay­sanne. Di­vers épi­sodes de lutte armée n’avaient rien donné sinon que des dé­faites pour les mou­ve­ments po­pu­laires. Les syn­di­cats dans les mines, le prin­cipal sec­teur éco­no­mique, ne par­ve­naient pas à blo­quer l’assaut du néo­li­bé­ra­lisme. Mais peu à peu, les chô­meurs et le petit peuple des bi­don­villes se sont or­ga­nisés, comme dans l’immense ban­lieue de La Paz, El Alto, où s’entassent plus d’un mil­lion de per­sonnes. Les « co­ca­leros » (culti­va­teurs de coca) se sont ré­voltés contre les exac­tions com­mises par les mi­li­taires et leurs sup­por­teurs amé­ri­cains de la DEA et de la CIA. Une grande ville, Co­cha­bamba, s’est sou­levée contre la pri­va­ti­sa­tion de l’eau que ten­tait d’imposer le gou­ver­ne­ment avec la mul­ti­na­tio­nale amé­ri­caine Bechtel. Au début des an­nées 2000, la Bo­livie était le théâtre d’immenses mo­bi­li­sa­tions populaires.

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De l’Écosse à la Catalogne
C’est le défi démocratique du droit à décider qui a gagné
24 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le Non à l’indépendance a gagné, de jus­tesse et par le re­cours au chan­tage à la peur du futur (la cam­pagne du Better to­ge­ther en est venue à s’appeler « le projet de la peur »), mais le ré­sultat ob­tenu par le Oui montre clai­re­ment que si le Royaume-Uni veut sur­vivre, il ne pourra plus exister comme au­pa­ra­vant. L’option que David Ca­meron a re­fusé d’inclure dans la ques­tion du ré­fé­rendum (la Devo-Max) et qu’il a dû ré­cu­pérer dans l’étape fi­nale de la cam­pagne pour pou­voir mettre en échec le Oui est main­te­nant sur la table, pour au­tant que cela ne se passe pas comme au Ca­nada où les pro­messes faites ont vite été oubliées…

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Argentine
La dette extérieure et la « tromperie organisée »
22 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Quand j’étais en­fant, nous fai­sions un ballon avec du pa­pier journal et de vieux chif­fons et nous l’enveloppions avec de la fi­celle pour qu’il ré­siste mieux aux coups de pied. Nous nous amu­sions aussi à bien d’autres jeux parmi les­quels il y en avait un que nous ap­pe­lions « la trom­perie organisée ».

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Inventivité sociale et logique du partage
Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs
16 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Pre­mière femme à ob­tenir un Prix Nobel d’économie (en 2009) pour ses dé­ve­lop­pe­ments sur la théorie des com­muns[1], Elinor Os­trom est dé­cédée [le] mardi 12 juin [2013], à l’âge de 78 ans. Cher­cheuse po­li­tique in­fa­ti­gable et pé­da­gogue ayant à cœur de trans­mettre aux jeunes gé­né­ra­tions ses ob­ser­va­tions et ana­lyses, elle avait, malgré sa ma­ladie, continué son cycle de confé­rences et la ren­contre avec les jeunes cher­cheurs du do­maine des com­muns au Mexique et en Inde. [Peu avant sa mort], elle ex­pri­mait son sen­ti­ment d’urgence à propos de la confé­rence Rio+20 qui se [dé­rou­lait alors][2]. Une confé­rence du­rant la­quelle le terme de « com­muns » de­vient un point de ral­lie­ment, jusqu’à fi­gurer dans le titre du « Sommet des Peuples pour la jus­tice so­ciale et en­vi­ron­ne­men­tale en dé­fense des biens communs ».

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Une analyse intégrale de l’impérialisme contemporain suppose également une compréhension globale du capitalisme actuel
14 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Sous l'empire du capital – L'impérialisme du XXIe siècle, par Claudio Katz

Claudio Katz pro­pose des ana­lyses sur im­pé­ria­lisme aujourd’hui. Le titre de l’ouvrage Sous l’empire du ca­pital sou­ligne « le lien entre les mo­da­lités ac­tuelles de l’oppression mon­diale et les ca­rac­té­ris­tiques propre à l’accumulation capitaliste ».

En in­tro­duc­tion (pu­bliée avec l’aimable au­to­ri­sa­tion de M édi­teur (Québec) : In­tro­duc­tion : Claudio Katz : Sous l’empire du ca­pital. L’impérialisme aujourd’hui), l’auteur parle, entre autres, de la place du « gen­darme états-unien », des pri­vi­lèges de la pre­mière puis­sance mon­diale, de so­li­da­rité mi­li­taire oc­ci­den­tale, de ges­tion im­pé­riale col­lec­tive : « Les agres­sions me­nées par chaque puis­sance co­existent avec des in­cur­sions mon­diales conjointes et per­ma­nentes », de rup­ture avec le vieux scé­nario des guerres interimpériales.

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Guerre coloniale : Harper nous ramène au XIXe siècle
12 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le Jihad et les ima­nats is­la­miques naissent avec Ma­homet, mais de­puis deux cents ans, ils ont pris la forme d’une re­nais­sance is­la­mique contre l’oppression co­lo­niale de l’Occident.

Les seuls à réussir furent pro­ba­ble­ment les Wah­ha­bites saou­diens, ins­tru­ments des USA contre le co­lo­nia­lisme eu­ro­péen dans le dé­li­te­ment ot­toman. Les USA ont joué les ta­li­bans d’Afghanistan contre les so­vié­tiques; les Eu­ro­péens, les in­té­gristes li­byens contre Kadhafi.

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Les différentes facettes de la privatisation rampante du système de santé
10 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le pro­cessus de pri­va­ti­sa­tion des sys­tèmes de santé a été ima­giné dans les an­nées 1980 par des think tanks (Gou­ver­nance Ins­ti­tute et Ins­ti­tute Health Summit). Puis il a été adopté par l’OCDE et l’OMC, lais­sant le soin à chaque pays d’adapter son ap­pli­ca­tion en te­nant compte des spé­ci­fi­cités na­tio­nales[1]. Com­battre ce pro­cessus de pri­va­ti­sa­tion sup­pose d’intervenir sur plu­sieurs fronts[2] : sur le front théo­rique et idéo­lo­gique, sur le mo­dèle scien­ti­fique de la mé­de­cine, sur celui de l’« hôpital-entreprise » et sur le fi­nan­ce­ment du sys­tème de santé.

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