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Publications et événements
Nouveaux Cahiers du socialisme
Numéro 12, Automne 2014
COUV-NCS12-C1 Catalogue Sodep

La santé ma­lade de capitalisme

Bien qu’au Québec et au Ca­nada le do­maine des soins de santé soit, de­puis plus de 40 ans, ma­jo­ri­tai­re­ment dans le giron pu­blic, l’influence du ca­pi­ta­lisme sur la santé se fait sentir de plu­sieurs manières.

On la re­trouve bien sûr dans la forme par­ti­cu­lière qu’ont prise les pra­tiques mé­di­cales et l’organisation du sys­tème de soins à tra­vers les époques, et elle pé­nètre éga­le­ment, jusque dans ses re­plis les plus in­times, le rap­port plus gé­néral que nous en­tre­te­nons, en tant qu’individus, mais aussi en tant que so­ciété, à la santé.

Ce sont ces rap­ports contra­dic­toires et com­plexes entre santé et ca­pi­ta­lisme que le pré­sent nu­méro des Nou­veaux Ca­hiers du so­cia­lisme pro­pose d’explorer.

 

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Articles récents

Inventivité sociale et logique du partage
Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs
16 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Pre­mière femme à ob­tenir un Prix Nobel d’économie (en 2009) pour ses dé­ve­lop­pe­ments sur la théorie des com­muns[1], Elinor Os­trom est dé­cédée [le] mardi 12 juin [2013], à l’âge de 78 ans. Cher­cheuse po­li­tique in­fa­ti­gable et pé­da­gogue ayant à cœur de trans­mettre aux jeunes gé­né­ra­tions ses ob­ser­va­tions et ana­lyses, elle avait, malgré sa ma­ladie, continué son cycle de confé­rences et la ren­contre avec les jeunes cher­cheurs du do­maine des com­muns au Mexique et en Inde. [Peu avant sa mort], elle ex­pri­mait son sen­ti­ment d’urgence à propos de la confé­rence Rio+20 qui se [dé­rou­lait alors][2]. Une confé­rence du­rant la­quelle le terme de « com­muns » de­vient un point de ral­lie­ment, jusqu’à fi­gurer dans le titre du « Sommet des Peuples pour la jus­tice so­ciale et en­vi­ron­ne­men­tale en dé­fense des biens communs ».

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Une analyse intégrale de l’impérialisme contemporain suppose également une compréhension globale du capitalisme actuel
14 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Sous l'empire du capital – L'impérialisme du XXIe siècle, par Claudio Katz

Claudio Katz pro­pose des ana­lyses sur im­pé­ria­lisme aujourd’hui. Le titre de l’ouvrage Sous l’empire du ca­pital sou­ligne « le lien entre les mo­da­lités ac­tuelles de l’oppression mon­diale et les ca­rac­té­ris­tiques propre à l’accumulation capitaliste ».

En in­tro­duc­tion (pu­bliée avec l’aimable au­to­ri­sa­tion de M édi­teur (Québec) : In­tro­duc­tion : Claudio Katz : Sous l’empire du ca­pital. L’impérialisme aujourd’hui), l’auteur parle, entre autres, de la place du « gen­darme états-unien », des pri­vi­lèges de la pre­mière puis­sance mon­diale, de so­li­da­rité mi­li­taire oc­ci­den­tale, de ges­tion im­pé­riale col­lec­tive : « Les agres­sions me­nées par chaque puis­sance co­existent avec des in­cur­sions mon­diales conjointes et per­ma­nentes », de rup­ture avec le vieux scé­nario des guerres interimpériales.

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Guerre coloniale : Harper nous ramène au XIXe siècle
12 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le Jihad et les ima­nats is­la­miques naissent avec Ma­homet, mais de­puis deux cents ans, ils ont pris la forme d’une re­nais­sance is­la­mique contre l’oppression co­lo­niale de l’Occident.

Les seuls à réussir furent pro­ba­ble­ment les Wah­ha­bites saou­diens, ins­tru­ments des USA contre le co­lo­nia­lisme eu­ro­péen dans le dé­li­te­ment ot­toman. Les USA ont joué les ta­li­bans d’Afghanistan contre les so­vié­tiques; les Eu­ro­péens, les in­té­gristes li­byens contre Kadhafi.

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Les différentes facettes de la privatisation rampante du système de santé
10 octobre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le pro­cessus de pri­va­ti­sa­tion des sys­tèmes de santé a été ima­giné dans les an­nées 1980 par des think tanks (Gou­ver­nance Ins­ti­tute et Ins­ti­tute Health Summit). Puis il a été adopté par l’OCDE et l’OMC, lais­sant le soin à chaque pays d’adapter son ap­pli­ca­tion en te­nant compte des spé­ci­fi­cités na­tio­nales[1]. Com­battre ce pro­cessus de pri­va­ti­sa­tion sup­pose d’intervenir sur plu­sieurs fronts[2] : sur le front théo­rique et idéo­lo­gique, sur le mo­dèle scien­ti­fique de la mé­de­cine, sur celui de l’« hôpital-entreprise » et sur le fi­nan­ce­ment du sys­tème de santé.

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Le socialisme d’aujourd’hui, un écosocialisme démocratique…

Fran­çois Le­clercq : Pour toi, qu’est-ce que le so­cia­lisme aujourd’hui?

Pa­trick Vi­veret : Le so­cia­lisme pour moi aujourd’hui, c’est un éco­so­cia­lisme dé­mo­cra­tique. C’est-à-dire qui à la fois lie clai­re­ment la ques­tion de l’urgence éco­lo­gique et la ques­tion de l’urgence so­ciale dont on voit de plus en plus qu’ils sont in­sé­pa­rables et qui pose la ques­tion de la gou­ver­nance dé­mo­cra­tique à toutes les échelles de ter­ri­toire. Et y com­pris à l’échelle pla­né­taire puisque c’est là que les en­jeux fon­da­men­taux pour l’avenir de la col­lec­ti­vité hu­maine se jouent.

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L’écosocialisme comme projet politique

Le projet éco­so­cia­liste part de l’idée que la pré­sente crise éco­lo­gique, sans pré­cé­dent dans l’histoire de l’humanité, ne pourra être ré­sorbée sans la re­mise en ques­tion du sys­tème éco­no­mique, po­li­tique et so­cial qui lui a donné nais­sance et qui nous y ren­ferme tou­jours da­van­tage : le ca­pi­ta­lisme. Le mot d’ordre « system change, not cli­mate change » ré­sume dans sa plus simple ex­pres­sion l’impératif de notre temps, soit le dé­pas­se­ment du mode de pro­duc­tion qui conduit à l’épuisement des « deux sources d’où jaillit toute ri­chesse : la terre et le tra­vailleur »1.

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La croissance économique forte a une grande probabilité de ne pas revenir dans les pays développés : vraies et fausses raisons et incertitudes…

La crois­sance éco­no­mique nourrit tous les fan­tasmes. Les fan­tasmes de ceux qui placent en elle tous les es­poirs de sortir du ma­rasme dans le­quel les a plongés la crise éclatée en 2007 : ag­gra­va­tion du chô­mage, de la pau­vreté et des in­éga­lités, dé­fi­cits, en­det­te­ment privé et pu­blic, à quoi il faut ajouter sur le long terme épui­se­ment des res­sources et chan­ge­ment du climat. Les fan­tasmes éga­le­ment de ceux qui sont partis en croi­sade contre elle au nom de la dé­crois­sance pour mettre fin au pro­duc­ti­visme. Il se pour­rait bien que les es­poirs ou vel­léités des uns et des autres soient dou­chés par l’évolution du ca­pi­ta­lisme contem­po­rain. En effet, il est pro­bable que la crois­sance éco­no­mique forte ne re­viendra pas dans les pays ca­pi­ta­listes dé­ve­loppés. Le pro­blème est d’identifier pour­quoi, de façon à agir dans la bonne di­rec­tion pour conti­nuer tout de même sur la voie du pro­grès hu­main. Or, les études qui nous sont pro­po­sées os­cil­lent entre vraies et fausses rai­sons. Il en ré­sulte une marge d’incertitude non négligeable.

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De grandes banques organisent massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale

Nouvel exemple de « Too Big to Jail » : L’évasion et la fraude fis­cales in­ter­na­tio­nales or­ga­ni­sées par la prin­ci­pale banque suisse UBS.

UBS (Union des Banques suisses) qui a dû être sauvée de la faillite en oc­tobre 2008 par une in­jec­tion mas­sive d’argent pu­blic en Suisse est im­pli­quée dans le scan­dale du Libor, dans celui de la ma­ni­pu­la­tion du marché des changes (UBS fait l’objet d’une en­quête ap­pro­fondie de la part des au­to­rités tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni, à Hong Kong et en Suisse) et dans les ventes abu­sives de pro­duits hy­po­thé­caires struc­turés aux États-Unis. UBS, tout comme HSBC et le Crédit suisse[1] no­tam­ment, s’est aussi spé­cia­lisée dans l’organisation à une échelle sys­té­mique de l’évasion fis­cale des grandes for­tunes des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs[2].

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Autogestion et pouvoir/s…
29 septembre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Cette contri­bu­tion sur les ques­tions de l’autogestion comme mode de ré­sis­tance et projet de so­ciété veut partir d’une ten­sion qui tra­verse bien des dé­bats passés/présents : celle qui semble op­poser droits in­di­vi­duels et ap­proches d’ensemble – donc en­jeux de pou­voirs. Je par­tirai d’une concep­tion de l’autogestion comme prin­cipe ou droit de base ac­cordé à tous ses ci­toyens, hommes et femmes dans leur di­ver­sité : le droit de par­ti­ciper de façon au­to­nome au pro­cessus de pro­duc­tion et dis­tri­bu­tion des ri­chesses (biens et ser­vices) avec les moyens de le contrôler plei­ne­ment, en cher­chant dans les dif­fé­rentes par­ties abor­dées à dé­passer cer­tains faux di­lemmes. Je pro­po­serai d’abord quelques prin­cipes gé­né­raux, puis une façon d’intégrer le « passé/présent », enfin je met­trai l’accent sur la cen­tra­lité d’une re­for­mu­la­tion stra­té­gique ac­tuelle des luttes au­to­ges­tion­naires à partir des « Biens Communs ».

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Déclaration face au Sommet Canada-Union européenne à Ottawa
Au-delà de cent organisations des deux côtés de l’Atlantique dénoncent un accord qui enrichira les entreprises multinationales, au détriment des droits des populations
26 septembre 2014
Gauche / Mouvements sociaux

Le sommet Canada-Union eu­ro­péenne, qui s’ouvre ce 26 sep­tembre à Ot­tawa, mar­quera la clô­ture des né­go­cia­tions de l’Accord éco­no­mique et com­mer­cial global (AÉCG) entre le Ca­nada et l’Union eu­ro­péenne. L’AÉCG vise bien plus que les simples échanges de mar­chan­dises, il af­fec­tera aussi le com­merce de nom­breux ser­vices, dont les ser­vices fi­nan­ciers et les ser­vices pu­blics. L’accord touche éga­le­ment la co­opé­ra­tion rè­gle­men­taire, les contrats sur les mar­chés pu­blics, l’agriculture, la pro­tec­tion des in­ves­tis­seurs et la mo­bi­lité de la main-d’œuvre. Tenus loin du re­gard des par­le­men­taires tout au long des né­go­cia­tions, les textes qu’on nous dit être fi­na­lisés, ont tardé à être rendus pu­blics. Il s’agit d’un dé­ficit dé­mo­cra­tique no­toire qui vise à étouffer tout débat et place nos so­ciétés et leurs éluEs de­vant un fait ac­compli, sans pos­si­bi­lités d’amendements. Tandis qu’aucun par­le­ment n’aura pu prendre po­si­tion face aux dis­po­si­tions de l’accord, le sommet d’Ottawa sera es­sen­tiel­le­ment une nou­velle opé­ra­tion de re­la­tions pu­bliques pour le pu­bli­ciser, avec les dis­cours et les photos d’usage. Sui­vront le pro­cessus de son adop­tion for­melle, puis son en­trée en vigueur.

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