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Publications et événements
Nouveaux Cahiers du socialisme
Numéro 12, Automne 2014
COUV-NCS12-C1 Catalogue Sodep

La santé ma­lade de capitalisme

Bien qu’au Québec et au Ca­nada le do­maine des soins de santé soit, de­puis plus de 40 ans, ma­jo­ri­tai­re­ment dans le giron pu­blic, l’influence du ca­pi­ta­lisme sur la santé se fait sentir de plu­sieurs manières.

On la re­trouve bien sûr dans la forme par­ti­cu­lière qu’ont prise les pra­tiques mé­di­cales et l’organisation du sys­tème de soins à tra­vers les époques, et elle pé­nètre éga­le­ment, jusque dans ses re­plis les plus in­times, le rap­port plus gé­néral que nous en­tre­te­nons, en tant qu’individus, mais aussi en tant que so­ciété, à la santé.

Ce sont ces rap­ports contra­dic­toires et com­plexes entre santé et ca­pi­ta­lisme que le pré­sent nu­méro des Nou­veaux Ca­hiers du so­cia­lisme pro­pose d’explorer.

 

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Pourquoi relire Lénine : vidéos
27 janvier 2015
Relire Lénine

couverture_au-dela-de-LenineTrois vi­déos en com­plé­ment de l’ouvrage nu­mé­rique Lé­nine au-delà de Lé­nine par Pierre Beaudet.

VI­DEOS

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Élections fédérales
À la défense du droit à la FTQ de faire une campagne politique
26 janvier 2015
Conjonctures et actualités

Le mi­nistre Denis Lebel a fait une sortie contre la FTQ l’accusant de dé­penser l’argent des tra­vailleurs dans une cam­pagne po­li­tique en em­bau­chant huit per­sonnes pour tra­vailler à dé­faire les conser­va­teurs dans des cir­cons­crip­tions ci­blées, dont la sienne. Il es­time qu’il s’agit dans ce cas d’un dé­tour­ne­ment des co­ti­sa­tions syn­di­cales à d’autres fins que celles de la dé­fense des travailleurs.

Selon Denis Lebel, une ma­jo­rité de dé­putés NPD sont d’ex-leaders syn­di­caux. Il ques­tionne l’éthique de ces dé­putés qui au­raient à faire le choix entre re­pré­senter les contri­buables ca­na­diens ou re­pré­senter les in­té­rêts syn­di­caux dans une né­go­cia­tion avec les em­ployés de l’État.

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Relire la question nationale
Le « détour irlandais »
23 janvier 2015
La question nationale

a54ab7_766eface74d74391a71a39dc14a91b1c.png_srz_p_327_425_75_22_0.50_1.20_0De­puis long­temps, les so­cia­listes s’interrogent sur les luttes na­tio­nales. Leur projet « fon­da­mental »reste so­cial, l’émancipation des couches po­pu­laires et pro­lé­ta­riennes. On se sou­vient de la phrase la­pi­daire de Marx, « les ou­vriers n’ont pas de patrie ».

Au fil des luttes du­rant la pre­mière pé­riode du so­cia­lisme ce­pen­dant, il de­vient clair que le chemin de l’émancipation n’est pas aussi « droit » qu’on l’avait pensé au début. La com­plexité des sys­tèmes de do­mi­na­tion struc­turés au­tour des États et de grands em­pires fait en sorte que toutes sortes de contra­dic­tions s’imbriquent les unes dans les autres. Même si la lutte des classes pro­duit un effet po­la­ri­sant entre bour­geois et pro­lé­taires, d’autres frac­tures pro­li­fèrent entre la ville et la cam­pagne, entre les genres, les groupes eth­no­lin­guis­tiques et des pro­to­na­tions qui naissent avec les trans­for­ma­tions in­duites par le capitalisme.

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Frantz Fanon : contre le colonialisme
21 janvier 2015
Chantiers théoriques

Com­ment guérir le co­lo­nisé de son alié­na­tion? Telle est la ques­tion à la­quelle n’aura de cesse de ré­pondre le psy­chiatre mar­ti­ni­quais Frantz Fanon. Source d’inspiration pour les « post­co­lo­nial stu­dies », son œuvre est mal connue en France. Cin­quante ans après sa mort, re­tour sur une pensée aussi dé­ran­geante qu’actuelle.

« Nous ne ten­dons à rien de moins qu’à li­bérer l’homme de cou­leur de lui-même. » Tel est l’objectif que pour­suivra Frantz Fanon à tra­vers toute son œuvre in­tel­lec­tuelle. Elle puise dans son ex­pé­rience comme il l’explique dès son pre­mier ou­vrage, Peau noire, masques blancs (1952) : « L’objectivité scien­ti­fique m’était in­ter­dite, car l’aliéné, le né­vrosé, était mon frère, était ma sœur, était mon père. »

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« Travailler à disséminer des instruments de défense contre les mécanismes du pouvoir et de la domination »
19 janvier 2015
Conjonctures et actualités

Les do­mi­nants qui ne trouvent rien à re­dire au monde tel qu’il est, ont partie liée avec « le bon sens » qui dit que ce qui est doit être et ne sau­rait être au­tre­ment. Le bon sens des do­mi­nants ac­cré­dite, par exemple, la confu­sion ba­nale entre na­ture et culture, entre ordre so­cial et ordre na­turel. Ainsi l’idéologie du don prétend-elle rendre compte des in­éga­lités sco­laires par des in­éga­lités « na­tu­relles » (de « ta­lent » ou de pa­tri­moine gé­né­tique). C’est le même genre de croyance qui sou­tient les mo­bi­li­sa­tions à la fa­veur de la fa­mille tra­di­tion­nelle sup­posée, elle aussi, « na­tu­relle ». Et c’est en­core le même bon sens qui s’efforce de faire passer les axiomes du ca­pi­ta­lisme néo­li­béral – la re­cherche du profit maximum, les bien­faits de la concur­rence libre et non faussée, l’incapacité éco­no­mique de l’État, etc. – pour un ho­rizon « ra­tionnel » in­dé­pas­sable. Exercer le pou­voir sym­bo­lique, c’est amener les do­minés à croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pos­sibles et convaincre ceux qui en dou­te­raient qu’il n’y a pas d’alternative. Dé­clinée sous di­verses formes, la doxa néo­li­bé­rale est aujourd’hui hé­gé­mo­nique dans l’arène po­li­tique et dans l’univers mé­dia­tique. Dans le champ in­tel­lec­tuel, comme dans les pro­grammes sco­laires, elle gagne du ter­rain et c’est une des rai­sons pour les­quelles l’ordre règne…

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Syriza et Podemos : l’espoir se construit en marchant
16 janvier 2015
Conjonctures et actualités

Le 29 dé­cembre der­nier, le chef du gou­ver­ne­ment conser­va­teur grec de la Nou­velle dé­mo­cratie, An­tonis Sa­maras, échouait à réunir les 180 dé­putés né­ces­saires pour faire élire son can­didat à la pré­si­dence de la ré­pu­blique, l’ancien com­mis­saire eu­ro­péen à l’Emploi, Sta­vros Dimas, pro­vo­quant des élec­tions lé­gis­la­tives an­ti­ci­pées, le 25 jan­vier pro­chain. Aujourd’hui, les son­dages cré­ditent SY­RIZA et son pro­gramme anti-austérité, dé­cliné par Alexis Tsi­pras à Thes­sa­lo­nique, le 13 sep­tembre, de 27 à 28 % des in­ten­tions de vote.

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Terrorisme, l’arme des puissants, par Noam Chomsky [2001]

Re­prise d’un billet de 2001 de Noam Chomsky…

Pour­quoi, s’interrogeait le pré­sident Bush, des gens « peuvent nous dé­tester », alors que « nous sommes si bons »? Les di­ri­geants amé­ri­cains n’ont pas tou­jours conscience des ef­fets à moyen et à long terme de leur dé­ter­mi­na­tion à tou­jours l’emporter contre n’importe quel ad­ver­saire. Et leurs ex­ploits d’hier peuvent se payer de­main d’un prix très lourd. M. Ben Laden fut le pro­duit de la vic­toire des États-Unis contre les So­vié­tiques en Af­gha­nistan; quel sera le coût de leur nou­veau triomphe dans ce pays?

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L’attentat contre Charlie Hebdo : l’occultation politique et médiatique des causes, des conséquences et des enjeux
12 janvier 2015
Gauche / Mouvements sociaux

L’attentat contre l’hebdomadaire sa­ti­rique Charlie Hebdo mar­quera notre his­toire contem­po­raine. Il reste à sa­voir dans quel sens et avec quelles consé­quences. Dans le contexte ac­tuel de « guerre contre le ter­ro­risme » (guerre ex­té­rieure) et de ra­cisme et d’islamophobie d’État, les ar­ti­sans de cet acte ont, consciem­ment ou non [1] ac­cé­léré un pro­cessus de stig­ma­ti­sa­tion et d’isolement de la com­po­sante mu­sul­mane, réelle ou sup­posée, des classes populaires.

« Le ventre est en­core fé­cond, d’où a surgi la bête im­monde. » Ber­tolt Brecht

Les consé­quences po­li­tiques de l’attentat sont déjà dé­sas­treuses pour les classes po­pu­laires et cela va se ren­forcer si au­cune al­ter­na­tive po­li­tique à la fa­meuse « Union na­tio­nale » n’est proposée.

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Changement climatique et Amazonie

À la fin dé­cembre 2014, les Na­tions Unies ont or­ga­nisé la der­nière réunion pré­pa­ra­toire à la Confé­rence de Paris sur le Chan­ge­ment cli­ma­tique. Du­rant ce sommet, il a été fait ré­fé­rence à plu­sieurs re­prises à la forêt ama­zo­nienne, le Tri­bunal d’opinion sur les droits de la Na­ture qui s’est tenu en marge de la réunion onu­sienne a éga­le­ment abordé le sujet.

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Vers une alliance PQ-CAQ?

Dans un texte d’avril 2013 qui pro­po­sait une ana­lyse gram­scienne du rôle des in­tel­lec­tuels et la re­con­fi­gu­ra­tion idéo­lo­gique des partis, j’évoquais l’hypothèse d’une éven­tuelle conver­gence du Parti qué­bé­cois et de la Coa­li­tion Avenir Québec. Loin de re­pré­senter une spé­cu­la­tion ex­cen­trique, de nou­veaux signes sur la scène po­li­tique qué­bé­coise com­mencent à cor­ro­borer ce pro­nostic. Ce qui à l’époque de­meu­rait un monde pos­sible loin­tain s’avère un scé­nario de plus en plus pro­bable qui pour­rait se concré­tiser dans un avenir rap­proché. Cet ar­ticle vise à faire la dé­mons­tra­tion qu’une al­liance entre le PQ et la CAQ est non seule­ment pos­sible, mais réa­li­sable, dans la conjonc­ture ac­tuelle, no­tam­ment à cause du rôle clé de Pierre Karl Pé­la­deau dans la créa­tion d’un nou­veau bloc his­to­rique. Comme le rap­pelle Simon-Pierre Savard-Tremblay (SPST), l’analyse des struc­tures so­cioé­co­no­miques ne doit éva­cuer la fonc­tion dé­ter­mi­nante des ac­teurs dans les contextes de crise et de désarroi idéologique.

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