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Publications et événements
6e édition de l'université populaire des NCS
du 20 au 23 août 2015 à l'UQAM

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Les Nou­veaux Ca­hiers du so­cialisme (NCS) en col­la­bo­ra­tion avec Ca­na­dian Di­men­sion pré­sentent l’Université po­pu­laire 2015 sous le thème « Re­pen­sons l’émancipation».

  • En 2012, les étu­diants et les étu­diantes ont re­dy­na­misé l’idée que, oui en fin de compte, l’avenir est ou­vert. Aujourd’hui en 2015, une grande conver­gence, re­grou­pant tous les sec­teurs de la so­ciété, dit NON aux ab­surdes po­li­tiques de l’« aus­té­rité » et re­tisse les liens de so­li­da­rité entre gé­né­ra­tions, ré­gions, com­mu­nautés. C’est le point de dé­part de l’université po­pu­laire des NCS, pour ap­pro­fondir la ré­flexion pour et par les mou­ve­ments po­pu­laires, pour fa­vo­riser l’interaction et per­mettre l’expression d’un large éven­tail de pers­pec­tives, pour re­penser l’émancipation et ré­in­venter le monde.
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Articles récents

Nouveaux Cahiers du socialisme
Impérialisme au XXIe siècle, Empires et confrontations
Numéro 13, Hiver 2015
18 février 2015
Non classé
No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

No. 13 –Im­pé­ria­lisme au XXIe siècle

In­tro­duc­tion au numéro

Nu­méro co­or­donné par : Flavie Achard, Pierre Beaudet, Sté­phane Cha­li­four, Do­nald Cuc­cio­letta, Francis For­tier, Phi­lippe Hur­teau, Thomas Chiasson-LeBel, Ghis­laine Raymond

 

En 1914, l’histoire contem­po­raine bas­cu­lait avec la Pre­mière Guerre mon­diale. Celle-ci lan­çait le monde en­tier dans un conflit d’une vio­lence sans pré­cé­dent. Cette guerre in­ter­éta­tique aux ac­cents de lutte de classes voyait s’affronter dif­fé­rentes puis­sances im­pé­ria­listes dans une ri­va­lité qui al­lait en éli­miner plu­sieurs. C’est à cette époque que le mar­xisme s’est d’abord in­té­ressé, avec une at­ten­tion par­ti­cu­lière, à la ques­tion de l’impérialisme.

Au mo­ment de bou­cler ce nu­méro, cent ans plus tard, le Par­le­ment ca­na­dien, com­posé d’une ma­jo­rité de conser­va­teurs, vient d’engager la par­ti­ci­pa­tion du Ca­nada à des bom­bar­de­ments aé­riens en Irak. L’objectif pour­suivi, plutôt flou, est d’affaiblir un groupe armé qui opère dans la ré­gion, l’État is­la­mique en Irak et au Le­vant (EIIL), qui re­pré­sen­te­rait une « me­nace à l’échelle mon­diale »[1]. Cet ob­jectif a été ré­af­firmé à la suite des in­ci­dents à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et à Ot­tawa en oc­tobre der­nier dans les­quels des mi­li­taires ont été tués. Les ser­vices de sé­cu­rité af­firment que les meur­triers se ré­cla­maient d’un cer­tain islam « ra­dical », ce qui jus­ti­fie­rait, selon le gou­ver­ne­ment, de par­ti­ciper en­core da­van­tage à la « guerre contre le ter­ro­risme mondial ».

 

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Les traités de libre-échange : L’expérience de l’ALÉNA et le Traité Transpacifique
27 juillet 2015
Université d'été 2015

 

En ce mo­ment, les États-Unis né­go­cient avec onze autres pays le traité Trans-Pacifique qui doit ré­guler les in­ves­tis­se­ments dans l’ensemble de cette zone. Ces né­go­cia­tions sont te­nues se­crètes pour les peuples concernés, mais elles ne le sont pas pour les ca­pi­ta­listes im­pli­qués. Pour les seuls États-Unis, les re­pré­sen­tants d’environ 600 en­tre­prises y sont in­té­grés jusqu’au cou.

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Au pays de l’or noir, l’orange triomphe
24 juillet 2015
Université d'été 2015

 

Tard en soirée, le mardi 5 mai, des mil­liers de gens, eu­pho­riques, se sont re­trouvés au centre-ville d’Edmonton, au quar­tier gé­néral du NPD pro­vin­cial. Le parti de Ra­chel Notley, contre toute at­tente, ve­nait de rem­porter la vic­toire aux élec­tions pro­vin­ciales. Des mil­liers de jeunes, des cen­taines de moins jeunes, tous por­tant fiè­re­ment l’orange, étaient eu­pho­riques mardi soir. Plu­sieurs ont pleuré, sur­tout les plus vieux, qui ont connu Grant Notley, le père de Ra­chel Notley, dé­puté et chef du NPD de 1974 à 1984, année de sa mort tra­gique dans un ac­ci­dent d’avion.

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Grèce
« La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro et du changement social »
22 juillet 2015
Université d'été 2015

Ce texte est la trans­crip­tion tra­duite de l’intervention de Co­stas La­pa­vitsas au col­loque « De­mo­cracy Ri­sing », tenu à Athènes le 17 juillet 2015. Les in­ter­titres sont de notre responsabilité.

Co­stas La­pa­vitsas est dé­puté élu au Par­le­ment grec, membre de la Pla­te­forme de gauche de Sy­riza, et pro­fes­seur d’économie à SOAS (School of Oriental and African Stu­dies, Londres).

Une ca­pi­tu­la­tion désastreuse

Le gou­ver­ne­ment Sy­riza vient de si­gner un nouvel ac­cord de sau­ve­tage. C’est un très mau­vais ac­cord, pour des rai­sons évi­dentes que je vais énumérer.

Tout d’abord, cet ac­cord est ré­cessif. Il va plonger l’économie grecque dans la ré­ces­sion. Parce que les seules aug­men­ta­tions d’impôts s’élèvent à 2 % du PIB. Elles concernent sur­tout la TVA, impôt in­di­rect pré­levé sur des pro­duits prin­ci­pa­le­ment consommés par les tra­vailleurs. Mais elles concernent aussi les en­tre­prises et vont d’abord frapper les pe­tites et moyennes en­tre­prises, qui de­meurent la co­lonne ver­té­brale de l’économie grecque. L’agriculture est sans doute le sec­teur le plus du­re­ment touché par cette aug­men­ta­tion : l’impôt sur le re­venu versé par les agri­cul­teurs va dou­bler, et ils se­ront soumis à de nou­velles obli­ga­tions. Ces me­sures sont in­con­tes­ta­ble­ment ré­ces­sives. Elles ar­rivent à un mo­ment où l’économie grecque chan­celle au bord du pré­ci­pice. Il ne fait aucun doute qu’elles vont la faire bas­culer dans la récession.

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Ne pas baisser les bras
20 juillet 2015
Université d'été 2015

Ils sont, ils étaient, ils se­ront des cen­taines, des mil­liers, des cen­taines de mil­liers à partir pour ne ja­mais ar­river. Et comme d’habitude, après le temps de l’émotion et de l’indignation viendra celui de l’oubli et de l’indifférence. Ils sont, ils étaient, ils se­ront tous ou­bliés parce que des po­li­tiques éco­no­miques in­éga­li­taires et as­sas­sines conti­nue­ront à se­créter le chô­mage et la pau­vreté de masse, les conflits armés et le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. Au cours des vingt der­nières an­nées, presque 30 000 per­sonnes ont péri aux portes de l’Europe. De­puis le début de 2015 que l’Europe a pro­clamé « l’année du dé­ve­lop­pe­ment », on es­time à 1 700 le nombre de morts, voire plus, car cette com­pa­ti­bi­lité ma­cabre est hasardeuse.

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Quelques constats sur la crise en Grèce
Démocratie et rupture dans la lutte contre l’austérité
18 juillet 2015
Université d'été 2015

 

Comme beau­coup de mi­li­tants et mi­li­tantes de la gauche anti-austérité par­tout dans le monde, nous avons suivi, d’heure en heure, la crise grecque de­puis quelques se­maines. Comme tout le monde, nous ne sommes pas heu­reux du dé­noue­ment. Qu’une telle mise en tu­telle sur le peuple grec soit mise en place par la com­mis­sion eu­ro­péenne est une nou­velle triste. Ce­pen­dant, nous voyons bien que la si­tua­tion n’est pas figée et que la lutte va se pour­suivre sur le plan idéo­lo­gique, éco­no­mique et po­li­tique. L’histoire ne se ter­mine ja­mais, en­core moins celle de la lutte des classes.

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Empire et Multitude : Empire post-impérialiste ou nouvelle expansion de l’impérialisme?
15 juillet 2015
Université d'été 2015

Mi­chael Hardt et An­tonio Negri ont choisi d’appeler le sys­tème global ac­tuel « Em­pire ». Le choix de ce terme vise à dis­tin­guer ses ca­rac­té­ris­tiques prin­ci­pales de ce qui dé­finit l’« im­pé­ria­lisme » . Dans cette concep­tion l’impérialisme est ré­duit à sa di­men­sion stric­te­ment po­li­tique, c’est-à-dire aux li­mites du pou­voir formel d’un État au-delà de ses propres fron­tières, confon­dant donc im­pé­ria­lisme et co­lo­nia­lisme. Le co­lo­nia­lisme n’existe donc plus, pas plus que l’impérialisme. Cette af­fir­ma­tion creuse re­prend le dis­cours [nord -] amé­ri­cain do­mi­nant selon le­quel les États-Unis, à la dif­fé­rence des États eu­ro­péens, n’ont ja­mais as­piré à former un em­pire co­lo­nial pour leur propre in­térêt et n’ont donc ja­mais pu être « im­pé­ria­listes » (et ne le sont pas plus aujourd’hui qu’hier, comme Bush nous le rappelle).

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Crise écologique
L’économie verte, un écran de fumée au service des puissants
Dossier : Après-crise ou crise permanente ?
13 juillet 2015
Université d'été 2015

 

De­puis quelques an­nées, la no­tion d’économie verte tente de se frayer un chemin dans le vo­ca­bu­laire mé­dia­tique et po­li­tique. Sub­stitut de choix au très gal­vaudé «  dé­ve­lop­pe­ment du­rable  », le terme « éco­nomie verte » sug­gère l’idée de mettre l’économie au ser­vice de la pro­tec­tion de l’environnement ou, à tout le moins, de faire en sorte que la pro­tec­tion de l’environnement soit ren­table, donc plus at­trayante pour les en­tre­prises. Il s’agit d’une idée certes sé­dui­sante et ras­su­rante, puisqu’on reste en ter­rain connu, mais le marché peut-il vrai­ment ré­gler la crise éco­lo­gique actuelle ?

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Pourquoi un parti?
10 juillet 2015
Non classé

Les partis po­li­tiques qui ont au cœur du projet so­cia­liste pen­dant des dé­cen­nies sont ques­tionnés par les mou­ve­ments po­pu­laires aujourd’hui. Sont-ils utiles en­core? Cela sera un des thèmes abordés par l’université po­pu­laire des NCS les 20 – 23 août prochains.

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Entrevue avec Clifton Nicholas, cinéaste et militant mohawk
8 juillet 2015
Université d'été 2015

Ge­ne­viève Beaudet — Clifton Ni­cholas, vous êtes réa­li­sa­teur de films do­cu­men­taires, mi­li­tant au Ré­seau en­vi­ron­ne­mental au­toch­tone et membre de la Pre­mière Na­tion mo­hawk de Ka­ne­sa­take. Ré­cem­ment, vous avez réa­lisé et pro­duit deux films do­cu­men­taires sur l’environnement : No Fra­cking Way (2013) et The Iron Snake (2014). Quel est votre par­cours personnel?

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Bilan du gouvernement conservateur
De multilpes raisons pour voter contre Harper
6 juillet 2015
Université d'été 2015

Un bilan en­vi­ron­ne­mental désastreux

De­puis leur ar­rivée au pou­voir, les conser­va­teurs ont tout fait pour sa­boter les avan­cées du Ca­nada en ma­tière de pro­tec­tion de l’environnement.

Ils ont abrogé la Loi ca­na­dienne sur l’évaluation en­vi­ron­ne­men­tale, dis­sous la Table ronde na­tio­nale sur l’environnement et l’économie, re­manié la Loi sur les pêches, la Loi sur les es­pèces en péril et la Loi sur la pro­tec­tion de la navigation.

Ils ont tor­pillé les né­go­cia­tions du pro­to­cole de Kyoto sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Le Ca­nada s’est re­tiré de la Conven­tion des Na­tions unies sur la lutte contre la dé­ser­ti­fi­ca­tion en 2013 (192 pays l’ont si­gnée, le Ca­nada est main­te­nant le seul pays à ne pas en faire partie).

Les conser­va­teurs ont di­minué les cibles de ré­duc­tion des gaz à effet de serre. Ils ont ré­duit la pro­tec­tion de la bio­di­ver­sité, les exi­gences des éva­lua­tions en­vi­ron­ne­men­tales et l’accès aux consul­ta­tions pu­bliques pour fa­ci­liter l’approbation de pro­jets in­dus­triels. Ainsi, l’évaluation en­vi­ron­ne­men­tale que l’Office na­tional de l’énergie fera du projet d’Énergie Est ne peut pas tenir compte de l’augmentation des gaz à effet de serre, même si cet oléoduc, à lui seul, trans­por­tera 1,1 mil­lion de ba­rils de pé­trole par jour. C’est comme si l’on ajou­tait 7 mil­lions de vé­hi­cules sur les routes du Québec.

Par
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