-
2 septembre 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, Inégalités / Classes sociales, Médias / Propagande, Québec / Canada, Université d'été 2010Selon Philippe Hurteau et Éveline Couturier qui sont chercheurs avec l’IRIS, la crise actuelle est pour les dominants, une «opportunité» pour accélérer et approfondir le tournant néolibéral entrepris depuis une trentaine d’années. Les chercheurs lors d’une présentation à l’Université d’été des NCS ont souligné que le néolibéralisme avait bien utilisé, pour le discréditer les failles du régime keynésien antérieur. «En réalité, soulignent-ils, le keynésianisme avait été incapable d’assurer pour tous le filet social qui devait temporiser les inégalités tout en maintenant les inégalités de classe». Les dominants ont habilement capitalisé sur le mécontentement des classes populaires face à un État opaque, et «où le pouvoir des citoyens était très réduit, pour affirmer la nécessité d’introduire des relations marchandes dans la gestion publique». C’est ainsi que la gauche se trouve actuellement dans une situation paradoxale. «On veut préserver certains acquis, mais on peut difficilement attaquer l’État-providence, alors que la droite a champ libre pour proposer ses alternatives».
Lire la suite… -
2 septembre 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, Gauche / Mouvements sociaux, Socialisme / Anticapitalisme, Université d'été 2010Pour Maxime Ouellet, chargé de cours en sociologie à l’UQAM et intervenant à l’Université d’été des NCS, il faut analyser l’évolution du capitalisme contemporain en allant «au-delà de la surface». Contrairement à une certaine image répandue par les médias, le néolibéralisme ne mène pas à «moins d’État», mais plutôt à une autre sorte d’État. «En fin de compte estime Ouellet, le néolibéralisme exprime un nouveau compromis social au sein des dominants, un compromis dominé par une overclass». «L’État ne disparaît pas, mais se redéploie dans la marchandisation en faisant passer le «welfare state» au workfare state». Cet «immense processus de réingénierie sociale» repose sur une bureaucratisation encore plus opaque, cachée ou finalement, l’individu «entrepreneurial» doit être libéré de toute imputabilité.
Lire la suite… -
Intervention de Christophe AguitonLe mouvement social entre la transformation et l’hybridisationUniversité d'été des NCS 2010
-
2 septembre 2010
Gauche / Mouvements sociaux, Immigration / Diversité / Autochtones, Université d'été 2010Christophe Aguiton est un militant syndical et politique français qui a animé le syndicat SUD et les Marches européennes contre le chômage. Il a participé étroitement au processus du Forum social mondial, notamment dans son incarnation européenne (le Forum social européen). Il était de passage à Montréal dans le cadre de l’Université d’été des NCS et à l’invitation également du réseau Alternatives.
Lire la suite… -
Intervention d'Amir KhadirAvancer pas à pasUniversité d'été des NCS 2010
-
Selon Amir Khadir, Québec solidaire avance dans ses définitions «fondamentales», mais aussi en faisant connaître un point de vue alternatif sur les choses qui comptent le plus dans notre société. Dans le cadre de sa participation à l’Université d’été des NCS, Khadir a aussi rappelé l’importance pour la gauche et les mouvements sociaux d’intervenir dans le système parlementaire tel qu’il existe, avec toutes ses limites. «C’est un acquis de nos luttes d’avoir un système parlementaire. Certes c’est une structure qui au départ est établie par les dominants, mais où la population peut aussi imprégner un peu sa marque».
Lire la suite… -
Intervention de Francis Dupuis-DéryÉmancipation et autonomieUniversité d'été des NCS 2010
-
1 septembre 2010
Capitalisme / Néolibéralisme, Gauche / Mouvements sociaux, Philo / Socio / Politique, Université d'été 2010Pour Francis Dupuis-Déry, professeur à l’UQAM et militant anarchiste, le capitalisme est un sérieux problème pour l’humanité, mais le véritable problème, c’est le pouvoir étatique, qui existait bien longtemps avant le capitalisme. L’enjeu est et demeure le même : domination versus autonomie. Enfin de compte a-t-il expliqué lors d’une discussion à l’Université d’été des NCS, «cette contradiction entre pouvoir/domination et autonomie/libération est également dans chacun d’entre nous. La tension ne disparaît jamais, c’est une opposition fondamentale». La domination par ailleurs ne s’exerce pas seulement sur le plan économique. On le voit dans la réalité des femmes, des peuples opprimés. Le pouvoir se maintient par un système qui se maintient par la violence et le système symbolique, partout dans la société et même dans les mouvements sociaux progressistes».
Lire la suite… -
Intervention de Marie Ève RancourtConvergencesUniversité d'été des NCS 2010
-
1 septembre 2010
Gauche / Mouvements sociaux, Université d'été 2010, État / Services publics / Bien communPour Marie Ève Rancourt, la Coalition contre la hausse des tarifs et la défense du secteur public mise en place en 2009 indique la possibilité de constituer un large front social apte à faire converger toutes les luttes. De plus, de ces pratiques émerge l’idée que le mouvement social n’est pas seulement «contre», mais est capable de produire des perspectives alternatives sur la fiscalité, la redistribution, l’amélioration des services publics. Lors de sa présentation à l’Université d’été des NCS, Rancourt a exprimé sa déception sur le fait que le mouvement syndical n’ait pas choisi d’intégrer les revendications du Front commun dans une perspective plus large. Elles espère que la lutte sera relancée via les coalitions régionales qui prolifèrent ici et là, et également à travers la prochaine Marche mondiale des femmes. Les défis sont multiples : «il faut démocratiser davantage nos coalitions et organisations. Il faut relancer de vastes campagnes d’éducation populaire». Elle estime que les mouvements populaires ont la possibilité de gagner contre Charest : «l’éducation et la santé, c’est gagnable. La lutte pour le gel des frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire est une bataille qu’on peut gagner. Dans la santé, ce n’est pas vrai qu’il faut capituler devant le ticket modérateur». À court terme, Rancourt pense que la priorité est d’appuyer la lutte de la FIQ qui se situe au cœur des grands enjeux de société.
Lire la suite… -
Marche mondiale des femmesDix ans de solidarité planétaire.
-
Introduction de l’ouvrage Dix ans de solidarité planétaire.
Perspectives sociologiques sur la Marche mondiale des femmesIntroduction
Lire la suite…
En 2010, la Marche mondiale des femmes fête ses dix ans d’actions mondiales sur l’ensemble des continents de la planète. L’histoire de ce réseau de solidarité au féminin est celle d’une lente transformation. Elle part du rêve de construire des solidarités entre les femmes du monde entier en réalisant des marches pour éradiquer la pauvreté et la violence en l’an 2000. Elle évolue à travers l’ambition d’entretenir durablement cette solidarité. Devenue un réseau permanent au fil du temps, la Marche mondiale des femmes (MMF) fait le choix, « tant que toutes les femmes ne seront pas libres », de relancer des actions mondiales tous les cinq ans. Ce livre s’adresse à l’ensemble des militantes et militants – nouveaux ou anciens – ainsi qu’aux sympathisants du mouvement et à tous ceux que la démarche de la MMF intéresse. -
Intervention de Ronald CameronLes défis du mouvement syndicalUniversité d
-
31 août 2010
Gauche / Mouvements sociaux, Université d'été 2010, État / Services publics / Bien communTous en conviennent, le mouvement syndical est en crise un peu partout dans le monde. Selon Ronald Cameron qui a été président de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), les causes de cette crise sont nombreuses et tiennent non seulement à l’évolution de la structure de production, mais aussi à la volonté de la bourgeoisie de récupérer ses positions notamment au niveau de l’accaparement de la richesse.
Lire la suite… - Propositions du Forum syndical
-
L’Assemblée syndicale se réjouit de la réalisation du FSE 2010 à Istanbul, soulignant l’importance qu’il y a à impliquer de nouvelles société civiles et de nouveaux pays. Nous sommes donc reconnaissants au Comité d’Organisation turc, en particulier, les confédérations syndicales turques.
Lire la suite…
Socialismes, féminismes et émancipation humaine
S’il y a, chez les socialistes, des traditions en faveur de l’émancipation des femmes1, il n’en reste pas moins qu’elles ont connu une éclipse avec la social-démocratisation des organisations du mouvement ouvrier (adaptation au capitalisme2) et la bureaucratisation du « communisme ». La deuxième vague féministe3 des années 1960-1970 a changé cela, bien que plusieurs groupes aient été, à l’époque, réfractaires à ce mouvement. Aujourd’hui, la gauche et les mouvements alternatifs se réclament pratiquement tous de l’émancipation des femmes, ce qui n’était pas le cas voici 30 ans.

